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Afrique du Nord

A peine j'ouvre les yeux (2015)
Leyla Bouzid
Tunisie
102′
Tunis, juste avant la chute du président Ben Ali. Farah vient d’avoir son bac, rêve de musique et joue dans un groupe de rock contestataire. Elle aime, boit et chante dans des cafés où il n’y a que des hommes. Sa mère a peur et voudrait la protéger contre elle-même. Leyla Bouzid nous offre un film d’une vivacité incroyable et, d’une certaine manière, un hommage à une jeunesse qui voudrait vivre, elle aussi. Une jeunesse tunisienne Été 2010. Farah vient de réussir son bac avec mention. Sa famille fait la fête et la voit déjà étudier la médecine. Mais ce n’est pas ce que voudrait la jeune fille qui chante dans un groupe de rock contestataire et rêve de faire musicologie. Alors elle sort la nuit, malgré les promesses faites à sa mère, boit et chante, aime, enfin, Borhène, le parolier et leader du groupe. Elle fait tout cela avec la fougue et l’énergie de la jeunesse. Sa mère essaie bien de la brider en l’absence de son père qui travaille loin de Tunis. Mais rien n’y fait, elle veut vivre, à l’image de toute une jeunesse qui supporte de moins en moins la police secrète de Ben Ali. Celle-ci commence à s’intéresser à ce groupe qui prend trop de libertés: des concerts sont annulés et un ami de sa mère, la prévient: sa fille est en danger elle aussi. Hayet décide alors d’envoyer Farah à Gafsa, rejoindre son père. Au moment de prendre le taxi collectif, Farah disparaît.Leyla Bouzid insuffle autant d’énergie dans son premier film que la jeune Baya Medhaffer met à incarner son personnage de Farah. La caméra de Sébastien Goepfert suit le mouve-ment avec la même fougue, captant les envies de liberté de la jeune fille et de ses amis avec une maestria remarquable. À peine j’ouvre les yeux est un film fait de coups de poing, où s’opposent les émotions des protagonistes du récit. Aux envies de vivre de la fille, la mère répond par l’inquiétude et la crainte, donnant l’image d’une femme conservatrice. Puis, tout bascule avec la disparition de sa fille, une autre femme apparaît, courageuse, prête à mordre. Leyla Bouzid saisit et met en scène ce changement d’atmosphère, où l’angoisse prend le pas sur l’envie de vivre, avec autant de justesse qu’elle suivait les escapades des jeunes gens. Quelques mois avant la chute du président Ben Ali, voici un superbe instantané du climat régnant en Tunisie. Pas de démons-tration, juste du beau cinéma. Martial Knaebel
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Adam (2019)
Maryam Touzani
Maroc
101′
Dans l’une des petites ruelles de la vieille médina de Casablanca, Abla, veuve, possède une petite boulangerie fine. Ses journées sont bien remplies avec la fabrication et la vente de ses pains et pâtisseries, sans compter sa fille de huit ans, Warda, qui demande aussi sa part d’attention. Un après-midi, Samia, une jeune femme enceinte, frappe à la porte d’Abla. Elle cherche un endroit pour passer la nuit et propose de l’aider à la maison et à la boulangerie. Abla n’est pas intéressée, mais la petite Warda et son grand coeur adoptent Samia immédiatement… La réalisatrice Maryam Touzani raconte une histoire universelle, sur l’amitié entre deux femmes très différentes, sur la solidarité féminine, la maternité et l’art sensuel de travailler la pâte. Son film est porté par la beauté saisissante de ses images et par le jeu très inspiré des deux interprètes Lubna Azabal et Nisrin Erradi. Présenté en première mondiale au Festival de Cannes, « Adam » est le premier film réalisé par une femme que le Maroc a choisi pour le représenter aux Oscars. Une perle cinématographique, profonde et légère à la fois.
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Al asfour - Le moineau (1972)
Youssef Chahine
Egypte
102′
Un peu plus de quinze ans après Gare centrale, en 1974, Youssef Chahine réalise Al Asfour (Le moineau). Il y pousse à l'extrême une mise en scène éclatée qui semble partir dans tous les sens, où de multiples histoires débutent chaque fois qu'un nouveau personnage apparaît, où la compréhension de l'ensemble semble n'apparaître qu'à la fin. Il ne s'agit pas pour autant d'un film «à se prendre la tête», car Chahine n'abandonne pas son regard affectueux vis-à-vis des petites gens. Le récit se déroule au printemps 1967, le jeune officier Raouf est envoyé dans la campagne pour arrêter un voleur, Abou Kehder, qui se révèle n'être qu'un sous-fifre employé par un réseau mafieux dont les ramifications vont jusque dans les hautes sphères du pouvoir. Mais Raouf est un poète qui se pose des questions. Il veut arrêter le bandit alors que tout le monde veut le voir mort, dont Cheikh Ahmed qui veut venger la mort de son frère. Lorsqu'il rentre au Caire, sans avoir pu empêcher la mort de Kehder, la guerre des Six jours a commencé. Ces quelques ne reflètent pas l'ensemble de l'intrigue foisonnante, où les développements multiples donnent un aperçu presque documentaire, au-delà de la fiction, de l'atmosphère qui régnait à ce moment-là dans la population égyptienne, fière de son armée, sûre de pouvoir se défendre victorieusement contre l'ennemi israélien. Et c'est dans cette atmosphère et celle qui a frappé le peuple à l'annonce de la défaite, qu'on pourrait voir le personnage principal du film. Dans un très beau texte, le critique de cinéma tunisien Tahar Chikhaoui, évoque, à propos d'Al Asfour, d'une «esthétique de la défaite» découverte par Chahine. Une forme esthétique qui permette de rendre compte, et de porter à l'écran, des sentiments, et de la réalité, de cette défaite qui a consterné les populations du monde arabe. Le moment-clé du film, à la fin, quand la voix de Nasser annonçant sa démission (il s'agissait là de l'enregistrement véritable qu'on entendait) s'est tue. La caméra se promène dans un silence intégral dans les rues du Caire. Puis, un cri, celui d'une femme, et voici la rue qui se remplit, la rumeur qui enfle pour ne devenir qu'un cri: «Non!». Le peuple est dans la rue et refuse la démission du Raïs. Non par idolâtrie, ou par peur, simplement parce que, comme le disait Chahine dans une interview (qu'on trouvera dans le bonus du DVD), «après une telle défaite, on ne peut pas partir comme ça et simplement démissionner pour laisser le peuple tout seul». En raison de sa mise en cause directe du pouvoir dans la responsabilité de la défaite de 67, le film fut interdit et ne put être présenté qu'après la fin de la guerre d'octobre 73. Martial Knaebel
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Bab el-oued City (1994)
Merzak Allouache
Algérie
92′
Nous sommes à Bab el-Oued, quartier historique et populaire d'Alger. Boualem est employé dans une boulangerie du quartier. Il travaille dur la nuit et dort le jour. Un après-midi, alors qu'il se repose après une nuit de labeur, la voix amplifiée du prêche de l'imam Rabah, diffusée par un haut-parleur au volume sonore maximal, réveille Boualem en sursaut. Celui-ci, dans un accès de colère incontrôlable, grimpe sur la terrasse, arrache le haut-parleur, l'emporte et le jette à la mer. Ce geste, que Boualem ne peut expliquer véritablement, va mettre le quartier en émoi. Un groupe de jeunes, dirigé par Saïd, se met à la recherche du coupable pour lui infliger une punition exemplaire pour son acte provocateur. Ces péripéties nous font découvrir un quartier, Bab el-Oued, avec ses ambiances populaires, parfois attachantes et drôles. Il y a les femmes, vivant avec dérision leur quotidien routinier. Il y a les jeunes dans les rues, sans espoir ni travail, partagés entre la drogue et l'embrigadement, il y a les souvenirs nostalgiques d'une splendeur passée. Il y a l'amour, enfin, entre Boualem et Yamina, la jeune sceur de Saïd... Portrait d'une jeunesse perdue, à l'avenir obscurci par une crise économique et une montée de l'extrémisme. «Bab el-Oued City» donne une image universelle d'une génération. Les rêves de la jeunesse algéroise sont les mêmes que ceux de la jeunesse européenne, ce sont les mêmes que la jeunesse du monde entier. Comme partout, le désespoir et l'exclusion sont le terreau idéal pour les fondamentalismes de tout bord.
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avec bonus
Cairo Station (1958)
Youssef Chahine
Egypte
73′
Bonus:
C'est avec Bab al-Hadid , son troisième film que Youssef Chahine frappera un grand coup, jetant aux orties toutes les conventions du cinéma populaire pour présenter un drame social dont le lieu unique sera la gare centrale du Caire et de ses dépendances. Un film dans la plus pure veine du néoréalisme, tourné en noir et blanc, dont le héros, qu'il interprètera lui-même, est un pauvre hère, Kenawi, recueilli par le tenancier du kiosque de la gare. Mais LE personnage principal en sera la gare, sa vie trépidante, chaotique, éclatée, ces foules qui la traversent, qui y travaillent pour une misère. 1958, date de la sortie du film, cela fait six ans que le roi Farouk a été déposé par le Mouvement des Officiers Libres composé de jeunes militaires emmené par Gamal Abn El Nasser, quatre ans que ce dernier a renversé le président en exercice, le général Naguib, pour gouverner sans partage. L'enthousiasme des jeunes progressistes, dont on peut dire que Youssef Chahine faisait partie, s'est assez vite refroidi, car beaucoup de travers qui caractérisaient la société égyptienne tardaient à disparaître. Bab al-Hadid exprime sans beaucoup d’ambiguïté que le réalisateur prend déjà ses distances par rapport au régime. La gare est en effet racontée comme le microcosme d'une société, où la corruption, le clientélisme et le mépris pour les plus faibles font office de «gouvernance». La gare, donc, c'est là où toutes sortes de gens essaient de glaner quelques pièces pour vivre. Il y a l'accorte et belle Hanouna qui vend des limonades à la sauvette aux voyageurs, sur les quais, dans les trains. Elle et ses compagnes doivent se cacher de la police et du gérant du buffet. Les formes généreuses de la belle attirent les regards, et elle sait en user pour accrocher le chaland. Le pauvre Kenawi, sale, difforme et boîteux, devenu vendeur de journaux à la criée, prisonnier de sa solitude, en tombera follement amoureux. Mais elle n'a d'yeux que pour le fort et beau Abou Serih, un porteur parlant haut et cherchant à fédérer ses camarades pour fonder un syndicat afin que cesse leur dépendance envers une espèce de maffia qui les sous-paie. Fou d'amour et de jalousie, Kenawi, voyant qu'elle lui échappe voudra la tuer. Tout ceci se déroule au milieu d'un maelström de scènes de la vie quotidienne trépidante de la gare, où nos personnages se fondent, où quelques fois le spectateur se noie, emporté par les courants qui se croisent, se bousculent sur les quais, au guichet. Avec Bab al-Hadid, Chahine a mis le cinéma égyptien cul par-dessus tête, se libérant de toutes les conventions régissant la mise en scène cairote de l'époque, la caméra s'attardant sur les formes généreuses d'Hanouna, osant parler de sexe sans fard, montrant que le Nassérisme n'avait rien réglé, en fait filmant la réalité telle qu'elle était - le film a d'ailleurs était tourné intégralement dans la gare et ses alentours. Le film a été d'abord rejeté dans son pays, mais la vitalité quasi explosive qui en jaillit, la capacité du cinéaste de diriger une mise en scène polyphonique, auront assis sa réputation internationale. Version restaurée.
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Dunia (2006)
Saab Jocelyne
Egypte
112′
Etudiant la poésie soufie et la danse orientale au Caire, Dunia est à la recherche d’elle même et aspire à devenir danseuse professionnelle, à l’instar de sa mère disparue. Lors d’un concours, elle rencontre le Dr. Beshir, homme de lettres et illustre penseur soufi. Elle goûtera avec lui au plaisir des mots dans ses recherches sur l’extase dans la poésie soufie et découvrira dans ses bras le plaisir des sens. Mais un autre prétendant fait pression. Dunia l’épousera sans aucun désir. Il lui faudra affronter la tradition, qui a détruit sa capacité au plaisir, pour pouvoir libérer son corps et danser avec son âme. L’histoire se déroule en Egypte au moment où «Les Mille et une Nuits» sont interdits pour cause de pornographie. Le film fait référence à la poésie, la danse et la musique, qui sont des racines partagées par tous les Etats arabes. Il parle du passage à l’âge adulte, de l’affirmation de l’identité, de la place de l’individu et de ses valeurs dans une société pré-moderne. Ce sont des expériences que connaissent aujourd’hui toutes les couches des diverses sociétés arabes. Le film fait aussi référence à la mutilation génitale féminine, autant pour la dénoncer que pour aborder la notion d’excision culturelle et intellectuelle. De ses acteurs immanquablement beaux à la manière de filmer privilégiée par la réalisatrice, le film dessine une Egypte qui campe à mi-chemin entre ses évidences crues et ses idéaux.
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La belle et la meute (2017)
Kaouther Ben Hania
Tunisie
100′
Mariam, jeune étudiante à l’université de Tunis, est violée au sortir d’une fête organisée dans un hôtel. Elle veut porter plainte, mais elle se heurte à la suspicion, voire au déni, quand ce ne sont pas carrément des menaces. Kaouther Ben Hania s’inspire d’un fait réel et d'un livre pour filmer, caméra au poing, les démarches d’une jeune femme qui réclame justice. Et la réalisatrice tunisienne frappe fort. Kaouther Ben Hania n’est pas une inconnue pour ceux qui s’intéressent au cinéma tunisien. On doit en effet à la jeune réalisatrice cet objet filmique non identifié, Le Challat de Tunis, mi-documentaire, mi-fiction, qui s’essayait à enquêter sur une légende urbaine d’un jeune Tunisois balafrant les fesses des jeunes femmes. Avec La belle et la meute, Kaouther Ben Hania, paradoxalement, entre résolument dans la fiction pour mieux s’approcher de la réalité. C’est une Mariam hagarde, courant et trébuchant dans la rue, que nous retrouvons après la fête après l’avoir quittée au bas des marches de la salle de danse. Mais cette fois-ci, la caméra ne la quittera plus, se collant à elle, épousant ses moindres gestes, ses moindres faux-pas, donnant le sentiment de suivre chaque plan-séquence en temps réel. La réalisatrice place également des balises, marquant autant de stations du «chemin de croix» de Mariam, donnant à chaque chapitre sa propre tension, sa propre force. Hôpital, poste de police, hôpital de nouveau. Mariam Al Ferjani (Mariam) donne à son personnage une présence immense, sa détresse nous atteint sans crier gare, les regards de commisération, de mépris, menaçants que lui jettent les femmes et les hommes qu’elle doit croiser à l’hôpital ou au commissariat de police, ont de quoi ébranler le spectateur le plus endurci. En ne montrant aucune violence physique et uniquement la détresse de la jeune femme, Kaouther Ben Hania la décuple et fait de chaque coin de couloir le lieu d’une nouvelle embuscade et maintient ainsi une tension qui ne se libérera qu’à la dernière séquence. Véritable thriller politique, La belle et la meute livre un instantané, presque allégorique, d’un pays et d’une société sur le fil du rasoir auquel s’ajoute un superbe portrait de femme. Martial Knaebel
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La terre (Al Ard) (1969)
Youssef Chahine
Egypte
129′
Dans l'Egypte des années trente, alors sous domination britannique, les paysans d'un village du delta du Nil voient leurs permis d'irriguer arbitrairement réduits alors que les champs de coton souffrent de la sécheresse et que la récolte est proche. Abou Suelam est l'un d'eux, il est aussi le père d'une jolie jeune fille que plusieurs hommes voudraient épouser. Il va mener la révolte contre cette décision prise uniquement pour favoriser les gros propriétaires terriens de la région qui voudraient accaparer les terres. Ils ont eu vent de la décision du gouvernement du Caire de construire une route sur les terrains des petits paysans. L'un des héros de la lutte contre l'empire ottoman sera envoyer à la capitale pour plaider la cause des petits paysans. Leur confiance sera trahie. Al-Ard est considéré comme le meilleur film égyptien de tous les temps. Adapté d'un roman écrit par l'écrivain et dramaturge Abdel Rahman El Sharkawi. Au moment du tournage, la situation politique égyptienne était à un tournant historique, la santé du président Nasser était déjà déclinante. Pour contourner la censure, Chahine plaça son film dans les années trente, mais ce sont bien la bourgeoisie et l'administration contemporaines qui étaient visées par La Terre, où le réalisateur réunit les meilleurs acteurs du moment dans une épopée haletante justement remarquée au festival de Cannes la même année.
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Le challat de Tunis (2014)
Kaouther Ben Hania
Tunisie
89′
Tunis, avant la révolution. Une rumeur court dans les quartiers populaires, selon laquelle un homme à moto balafrerait les fesses des femmes aux arrière-trains trop aguichants qu’il croiserait sur son chemin. Après la révolution, la jeune réalisatrice Kaouther Ben Hania se lance à sa recherche pour connaître ses motivations. Vrai ou faux documentaire? Ce Challat, existe-t-il vraiment? Très vite, on ne se pose plus la question. Les scènes d’interviews ou d’interventions s’enchaînent à un tel rythme, chacune apportant sa contradiction à la précédente, qu’on renonce à vouloir percer le mystère pour admirer l’exercice d’équilibriste que nous propose à voir la réalisatrice. Kaouther Ben Hania nous promène ainsi (au sens propre, comme au figuré) dans les quartiers de Tunis. De même, on n’essaie plus de savoir quel personnage est bien réel ou fictionnel car, au bout du compte, tout le monde y joue un rôle, qu’il soit assigné par la société ou par la réalisatrice. La verve de tous ces gens ne cesse de nous prendre au dépourvu avec son langage truculent et sa capacité d’autodérision, les hommes se moquant à leur manière de leur propre machisme. Alors, documentaire ou fiction? Un mélange des deux, c’est sûr. Et ce n’est qu’au générique de fin qu’on peut (un tout petit peu) faire la différence. Par contre, il y a une chose de sûr et de vrai: la plongée dans la réalité de société tunisienne d’après la révolution que nous propose la jeune réalisatrice est révélatrice car on y voit bien qu’elle n’a, de loin, pas résolu tous ses problèmes qui apparaissent à tout moment en pointillés. Martial Knaebel
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Le Miracle du Saint Inconnu (2019)
Alaa Eddine Aljem
Maroc
100′
L’économie de moyens utilisés pour réaliser un film cache souvent des richesses insoupçonnées. Ce pourrait être là le miracle du Saint inconnu. A l’instar du Finlandais Aki Kaurimaski, Alaa Eddine Aljem ne s’embarrasse pas en portraiturant ses personnages en profondeur. Ils sont là, tout simplement, mais bien là, et leur présence emplit l’écran, donne du corps à un récit qui n’arrête pas de nous surprendre. Voici donc le malfrat Amine de retour au pied de la colline pour voir sa cache cachée par un monument. Le coin désertique est maintenant occupé par un village qui attend les touristes et les pèlerins. Habité par des personnages qu’on croirait sortis d’un cartoon signé Tex Avery – coiffeur faisant office de dentiste, un couple médecin-infirmier des plus improbables, sans oublier le gardien du mausolée et son chien aux dents d’or. Burlesques souvent, ces personnages sont empreints d’une profonde humanité. Même Amine laisse entrevoir des sentiments. On ne s’étonne pas, alors, de l’apparition,de deux personnages tragiques – Brahim et son fils. Le père persiste à cultiver une terre aride sous un soleil de plomb, persuadé que la pluie reviendra, mais le seul tonnerre qu’on entende vient de la dynamite utilisée pour ouvrir une route. Le fils aimerait bien qu’il abandonne cette terre ingrate. Alaa Eddine Aljem manie la dérision, dynamitant, au sens propre comme au figuré, les croyances d’une époque tourmentée. Métaphore pertinente de notre temps, que ce mausolée en fait construit sur de l’argent, lui-même le produit d’un vol. Si l'on rit beaucoup, on est aussi touché par le destin de ces petites gens. Ici, comme chez Kaurimäski, l’absurde et le burlesque sont au service de l’émotion et de la réflexion. Un vrai «think good movie».
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Le retour de l'enfant prodigue (1976)
Youssef Chahine
Egypte
124′
Ali est attendu dans le village de Mitchaboura par les siens, les Madbouly, propriétaires d’une petite entreprise et par les ouvriers, pour qui il représente l’espoir. Pour Ibrahim, le retour d’Ali, son oncle, doit lui permettre d’aller étudier à l’étranger, ce à quoi s’oppose son père. Pour Fatma, qui a tout sacrifié au nom de l’amour qu’elle vouait à Ali absent, c’est la grande désillusion.
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Mille mois (2003)
Faouzi Bensaidi
Maroc
120′
1981, Maroc, le mois du Ramadan. Dans un village au coeur des montagnes de l'Atlas, Mehdi, un garçon de sept ans, s'installe avec sa mère Amina chez son grand-père Ahmed. Son père est en prison. Pour préserver l'enfant, Amina et Ahmed lui font croire que celui-ci est parti travailler en France. A l?école, Mehdi a le privilège de veiller à la chaise de l'instituteur. Son rapport aux autres et au monde est construit autour de cet objet. L'équilibre de sa vie est fragile. «Pour moi, choisir un lieu de tournage est aussi important que choisir un comédien. Il y a une émotion qui doit se dégager de l'espace, dans son rapport potentiel à mes personnages, dans la manière dont ils évoluent en lui et avec lui. Mon village est constitué d'espaces éparses mais qui, une fois réunis, constituent le vrai village du film, de mon histoire, ce qu'aucun village réel n'aurait pu produire. Ça me paraît même une évidence car, au cinéma, on est constamment amené à cadrer un monde qui se présente à nos yeux, conforme à la réalité, pour créer un monde conforme à sa propre vérité. Quand on arrive sur le lieu de tournage, la vue est à 360 degrés et il faut choisir l'objectif qui va couper à l'intérieur de cette vue réelle. J'ai donc tourné à plusieurs endroits : Marrakech, Casablanca, Meknès et essentiellement à Moulay Brahim, un village du Moyen Atlas niché à 1800 mètres d'altitude entre Marrakech et Taroudan. Beaucoup de choses passent par les femmes. Elles ont trop souvent occupé la fonction de victime et l'Occident a acheté cette image, il en redemande même. Ce n'est pas toujours vrai. Les pères peuvent être sensibles aussi, fragiles, absents, tolérants et les femmes tout le contraire. Nos sociétés sont complexes et multiples comme le sont les hommes. En tout cas cette victimisation des femmes m?énerve. Les femmes dans mon film sont fortes, libres, malignes, joueuses, dures?» Faouzi Bensaidi
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Mort à vendre (2011)
Faouzi Bensaidi
Maroc
112′
Tetouan, non loin de Ceuta, l’Espagnole, et de la Méditerranée. Si proche du Nord rêvé, et qui en est pourtant si loin. C’est dans cette ville nichée dans les premiers contreforts du Rif que trois jeunes gars, trois amis, décident de voler une bijouterie. Après What a Wonderful World, marqué par une liberté de ton et une recherche esthétique qui en a dérouté plus d’un, Faouzi Bensaïdi revient à un cinéma plus classique, empruntant des chemins à première vue plus balisés du film noir. Malik, Allal et Soufiane, trois copains, vivent de vols à la tire dans une ville coincée entre une colline et une imposante montagne, Tétouan. Un jour, ils décident de changer leur destin. Voler la grande bijouterie de la ville. Mais bientôt les raisons du vol vont diverger et les opposer! Malik, 26 ans, sans emploi, est fou amoureux de Dounia, prostituée dans la boîte de nuit « la Passarella ». S’il accepte de participer au vol c’est sûrement pour la sauver. Allal, 30 ans, est un dur. Grand et fort, Il ne comprend pas pourquoi Malik est amoureux de Dounia. S’il veut dévaliser la bijouterie, c’est pour se lancer dans le grand trafic de drogue. Soufiane, 18 ans, est un lycéen qui sèche les cours sauf celui de sport. Il est agile, rapide, rieur, solide et bon vivant, mais un jour, sa vie bascule. S’il décide de participer c’est pour tuer le propriétaire chrétien de la bijouterie. Une ville constamment sous un ciel bas et lourd, trois losers, un rêve de grandeur, une bijouterie, une femme débarque dans la ville... Après Mille mois et WWW, Death for Sale est un film ludique jouant et se jouant des codes et partitions du cinéma du genre, en y changeant de registre à l’intérieur même du film, essayant d’emmener le film noir vers le burlesque, la comédie romantique, la comédie musicale, la bande dessinée et les images pixellisées d’Internet. C’est une fiction qui trouve sa source dans la société marocaine. C’est un film sur les désirs impossibles qui finissent par tuer ceux qui les portent, les trafics et circulations de tous genre, des biens, des Hommes, des sentiments... et de la mort, quand il ne reste que ça à vendre ou à acheter, donc de la mort comme commerce, comme croyance, comme lâcheté et comme courage aussi. Satire sociale, Death for Sale est aussi une belle œuvre poétique, dans la lignée du réalisme poétique cher à un Solanas ou à un Chahine.
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Sheherazade (2011)
Nacer Khemir
Tunisie
81′
Shéhérazade, c’est cette princesse qui racontait chaque nuit une histoire à son Sultan de mari, lui promettant la suite la nuit suivante et qui sauvait ainsi sa tête, car le Sultan, après avoir été trompé et pour ne plus l’être, avait décidé de faire exécuter ses épouses le lendemain de la nuit de noces. Ces récits, qui s’emboîtent les uns dans les autres, provenant d’Inde ou de Perse et colportés par les marchands, forment le corpus des contes des Mille et Une Nuits. Ils ont traversé les siècles, transmis oralement par des générations de conteurs, et font maintenant partie, non seulement de la culture arabe, mais aussi du patrimoine universel. Il était donc logique, bien qu’audacieux, que le réalisateur Nacer Khemir filme, en toute simplicité, le conteur Nacer Khemir. Une scène plongée dans la pénombre, éclairée presque uniquement par une multitude de petites bougies, symbolisant les feux du désert, où le conteur est simplement assis sur une chaise. La magie du verbe peut alors se déployer et envoûter la salle du théâtre à Tunis - celle du cinéma aussi. Cela n’a l’air de rien, mais le charme agit, on écoute et on voudrait que cela ne finisse pas. Quelques séquences viennent illustrer les récits, filmés avec soin, dans des tons en harmonie avec le récit, mais cédant le premier rôle à la parole, afin que notre capacité d’écoute ne soit pas distraite. Ce dispositif, apparemment modeste, revêt, en fait, une richesse extraordinaire et, surtout, souligne le caractère oral de tous ces contes. Ou la parole contre la mort, surtitre à double sens donné au film, car aussi bien pour l’artiste que pour Shéhérazade, c’est la parole qui lui permet de continuer à exister. Martial Knaebel
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The Song of Mary Blane (2019)
Bruno Moll
Suisse
86′
En 1866, le peintre soleurois Frank Buchser est envoyé aux Etats-Unis en vue de peindre un monumental tableau des «Héros de la guerre civile» pour la future salle du Conseil national à Berne. Au début, Buchser brosse consciencieusement le portrait des politiciens et des généraux dans l'esprit de la commande. Mais il s'intéresse de plus en plus aux Indiens déportés dans des réserves et aux conditions de vie des esclaves qui viennent d'être libérés. Des années plus tôt, fasciné par la culture mauresque, Frank Buchser déguisé en cheikh turc se rendait à cheval à Fès, ville marocaine interdite aux chrétiens sous peine de mort. Le cinéaste suisse Bruno Moll (Pizza Bethléem, Le voyage à Tunis) raconte les deux voyages aventureux de l'artiste rebelle et controversé. Le récit commence avec des images documentaires des émeutes de Charlottesville en août 2017 et les notes de journal intime de Frank Buchser lorsque, en 1869, le général Lee posait pour le peintre. Dans un grand retour en arrière, le cinéaste raconte le séjour de Buchser en Andalousie et au Maroc en 1858, rentre avec lui en Suisse et conclut avec son aventure nord-américaine.
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