Amérique du Sud

A idade da terra (1980)
Glauber Rocha
Brésil
153′
Une vision personnelle du Brésil contemporain et de son évolution, traversée par un certain nombre d'archétypes qui renvoient parfois à des films précédents de Glauber Rocha : l'Indien, le Colonisateur, le Nordestin, l'Ouvrier, l'Amazone, le Bourgeois et un Christ noir, porteur d'une nouvelle espérance révolutionnaire pour le Tiers Monde. Dernier film du Glauber Rocha. Glauber Rocha fut né en 1938 dans la région de Bahia, au Brésil. Son éducation est religieuse, sa mère étant une presbytérienne pratiquante. Au lycée, il fait du théâtre; puis s’inscrit en droit à l’université de Bahia, où il restera trois ans. A partir des années 60, il se tourne vers le cinéma. Barravento fait bonne impression dans plusieurs festivals. En 64, Le dieu noir et le diable blond est ovationné à Cannes l’année suivante Antonio das Mortes gagne le Prix de la Mise en Scène. Rocha devient célèbre partout. Il tourne alors un grand nombre de films, du Lion à Sept Têtes, tourné en moins de trois semaines en Afrique, à Têtes Coupées, tourné en Espagne quelques mois plus tard. Journaliste, critique de cinéma, réalisateur, penseur, écrivain, agitateur culturel, polémique, controversé, Glauber Rocha devient aussi le nom le plus important du «Cinéma Novo» du Brésil. Il meurt en 1981, un ans après la première de son dernier film au Festival de Venise.
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Anina (2013)
Alfredo Soderguit
Uruguay
79′
Anina Yatay Salas est une petite rouquine rêveuse qui n'aime vraiment pas son nom dont chaque partie est un palindrome, c'est-à-dire qu'on peut lire indifféremment par le début ou par la fin. Ses camarades de classe la taquinent toujours à ce propos, particulièrement l'ennemie jurée d'Anina, Yisel. Lorsque les deux se mettent à se battre sur le terrain de jeux, elles sont envoyées chez la directrice de l'école qui veut les discipliner avec une punition qui mettra leurs nerfs à l'épreuve: celle-ci est scellée dans une enveloppe noire fermée qu'elles reçoivent chacune et qu'elles n'ont pas le droit d'ouvrir avant une semaine. Pour Anina, c'est cauchemardesque, avec ces journées qui n'en finissent pas. Elle essaie bien, avec sa meilleure amie, curieuse elle aussi, de trouver toutes sortes de moyens pour savoir ce que contient l'enveloppe, sans succès. Petit à petit, Anina réalise que Yisel ne fait pas que partager son sort: elle est confrontée à des problèmes bien plus importants qu'Anina. Les deux rivales apprennent ainsi à se connaître, non sans hésitation. Vu avec les yeux de l'héroïne, le monde des adultes prend parfois des dimensions fantastiques dans cette histoire à la fois ludique et joyeuse dans sa façon de rappeler quelques vérités.
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Antonio das mortes (1969)
Glauber Rocha
Brésil
100′
Antonio das Mortes est un célèbre tueur de cangaceiros. Il est chargé par un colonel propriétaire terrien de tuer un de ces rebelles, vivant sur ses terres au milieu des beatos, communauté mystique de paysans. Antonio le tue, puis prend la défense des beatos contre des tueurs à gages, les Jacungos, engagés par le colonel.
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Aqui no ha pasado nada (2016)
Alejandro Fernández Almendras
Chili
95′
Vicente prend ses vacances dans la maison familiale du bord de mer, après une année d’études à Los Angeles. Il passe son temps à flirter dans des parties arrosées de la jeunesse dorée du coin. Lorsque l’une d’elles se termine tragiquement, Vicente devient un coupable tout trouvé. Tourné dans l’urgence, Aqui no ha pasado nada (qu’on pourrait traduire par: «Circulez, il n’y a rien à voir») relate un fait réel. Celui d’un accident ayant impliqué le fils d’un politicien influent, blanchi par la justice grâce aux relations politiques de son père. L’affaire fit la une des médias chiliens. Almendras décida de s’emparer du sujet pour en faire une critique sociale acide d’une bourgeoisie confortablement assise sur ses privilèges. Pour financer son projet, le réalisateur lança une campagne de dons et les acteurs, ainsi que l’équipe du tournage, mirent leurs émoluments en participation. Cependant, au-delà de cette dénonciation, Aqui no ha pasado nada est aussi intéressant par le traitement qu’il utilise pour décrire une jeunesse qui ressemble à s’y méprendre à celle d’Europe: une jeunesse qui essaie de combattre sa solitude, son ennui et la vacuité de son existence dans des rassemblements où les saouleries sont élevées au rang de happenings. Almendras use alors de focales rapprochées isolant ses protagonistes au milieu de la foule des fêtards. De la même manière, les smartphones et leurs messages courts vides de sens, soulignent encore plus le caractère amputé des relations des protagonistes, accentué par une bande son au caractère punk envahissant. Dénonciation politique, le film essaie surtout de s’adresser aux jeunes, utilisant leurs codes et leurs outils. Martial Knaebel
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Bombón - le chien (2004)
Carlos Sorin
Argentine
98′
Avec une infinie tendresse, Bombón nous conte les joies, les peines et les espoirs de personnages attachants, croisés au détour des routes interminables de Patagonie. Juan vient d'être licencié de la station-service où il travaillait depuis vingt ans. Confronté au chômage alors qu'il a 52 ans et pas de formation, il sculpte des manches de couteaux qu'il essaie de vendre, sans succès. Un jour, après être venu en aide à une jeune femme en panne au bord de la route, il se retrouve propriétaire d'un chien de race, un magnifique dogue argentin baptisé Bombón. Il semble que la chance lui sourie enfin: son chemin croise bientôt celui de Walter, entraîneur professionnel enthousiaste, qui n'a de cesse de présenter Bombón au prochain concours canin. L'objectif: monnayer les services du champion pour donner une descendance à des femelles. Mais l'animal semble peu enclin à faire ce que l'on attend de lui... Après Historias minimas, le réalisateur argentin Carlos Sorín revient avec d'autres « petites histoires », racontées dans le même esprit minimaliste, à la limite du documentaire. Les histoires simples de personnages simples? Le réalisateur s'en défend : «L'univers intérieur du plus humble paysan est aussi insondable que celui d'un professeur de philosophie », explique-t-il. « La différence est que le second communique principalement par la parole, tandis que le premier s'exprime par des gestes et des silences. Au cinéma, j'ai toujours préféré le geste au texte.» Un regard, une expression, un mouvement que l'on devine à peine: il n'en faut pas plus pour exprimer la vérité des personnages. Une démarche soutenue par des comédiens amateurs qui jouent avec un naturel confondant. Ou plutôt, qui n'ont pas besoin de « jouer », car ainsi que le souligne le réalisateur, « les interprètes du film sont, dans leur essence même, dans leur âme, identiques à leurs personnages.» Au final, des émotions réelles pour une fiction qui sonne extraordinairement juste.
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Borges - Los libros y la noche (2000)
Tristan Bauer
Argentine
80′
Allant et venant entre le documentaire et la fiction, le film aborde la vie et l'oeuvre de l'un des plus grands auteurs de langue espagnole: Jorge Luis Borges. La texture du film est une juxtaposition de documents d'archives et d'univers fascinants de labyrinthes infinis de bibliothèques et de livres. Walter Santa Ana incarne le personnage créé par l'écrivain argentin, qui n'est autre que Borges lui-même. Pour commémorer le centenaire de la naissance de Jorge Luis Borges, Tristán Bauer a réalisé un documentaire où se mêlent avec maîtrise, respect et poésie, des documents d'archives, des entretiens, des photographies retraçant les principaux moments de la vie de l'écrivain, de ses positions politiques et ses déboires avec le régime Perón à ses succès internationaux. Tristán Bauer ne se limite pas à un travail d'historien, mais restitue l'univers de l'écrivain avec sobriété et subtilité : puits infinis de l'étrange Bibliothèque de Babel, multiples couloirs, cercles, miroirs, escaliers et hexagones. Il part à la rencontre du monde de Borges, de sa fiction et parvient à évoquer l'atmosphère de ses poésies, de ses contes, de ses obsessions littéraires et métaphysiques.
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Ecuador (2012)
Jacques Sarasin
Équateur
76′
Dans un monde à sens unique, où les pays du nord exportent leur modèle économique et politique dans le monde entier, il existe un pays d’Amérique latine qui s’est engagé dans une réforme profonde de ces modèles et invente une nouvelle gouvernance, pragmatique et humaniste.Ce pays est l’Equateur.Rafael Correa, économiste réputé, venu à la politique comme on part en mission, en est devenu le Président en 2006.Il a transformé un pays aux structures archaïques en une démocratie participative, sociale, indépendante et écologique.Aux équatoriens, il a apporté l'espoir que les vieilles structures figées n'étaient pas une fatalité, que tous les citoyens avaient leur mot à dire et qu'il y aurait enfin quelqu'un pour les écouter. Ce film est fait pour tous, habitants des pays riches et en développement ; il ouvre des perspectives concrètes vers une nouvelle façon de vivre la globalisation. Il montre que d’autres projets politiques, écologiques et économiques sont possibles.Ce film n’est pas un film sur l’Equateur, mais sur un projet politique, sur une utopie devenue réalité. Il est porteur d’idées, de réflexions et de solutions sur les crises actuelles, et il propose un vrai débat autour de l’avenir de nos sociétés.
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Eduardo Falú (2009)
Oliver Primus Arno Oehri
Argentine
82′
C'est un voyage poétique à travers la musique singulière du maître Argentin Eduardo Falú (1923 - 2013) et en même temps, un portrait intime de ce musicien exceptionnel. Partant de sa relation intense avec le paysage du nord-ouest argentin, sa chère ville de Salta, les vastes plaines de la Pampa, les majestueuses montagnes des Andes et leurs canyons, les vallées fertiles et les hauts plateaux désertiques. Le film suit pas à pas chaque étape de la vie et carrière de Falú.
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El abrazo de la serpiente (2015)
Ciro Guerra
Colombie
125′
Au début du XXe siècle, un ethnologue allemand s’enfonce dans la forêt amazonienne à la recherche d’une plante mythique, la yakruna. Il sera guidé par Karamakate, un jeune mais puissant chaman amazonien. 40 ans plus tard, c’est un Etats-Unien qui retrouve Karamakate pour la même recherche. Ciro Guerra nous propose une antithèse éloquente aux discours sur l’apport de la «civilisation» dans ces contrées perdues. Inverser les rôles Theo explore l’Amazonie depuis des années et il a entendu parler d’une plante miracle, la yakruna. Maintenant qu’il est malade et affaibli, la nécessité de la trouver se fait pressante. Son guide l’amène chez Karamakate, un jeune chaman seul capable, selon lui, de trouver le lieu mythique. Mais Karamakate ne voit en Theo que le complice des massacreurs de son peuple dont il est le seul survivant. Il accepte de les guider, mais à contre-coeur. Quarante ans plus tard, Evan rencontre un Karamakate âgé, lui demandant aussi de l’aider à retrouver cette yakruna et les traces de Theo disparu. Mais Karamakate ne se souvient plus bien. Qui donc va alors guider qui? El abrazo de la serpiente reprend le flambeau d’une tradition qui a longtemps défini le cinéma latinoaméricain: le réalisme magique, onirique, cher aux Fernando Solanas, Glauber Rocha et autres Fernando Birri. Alors ça foisonne de trouvailles esthétiques, de situations allant jusqu’au burlesque, cela joue aussi avec le temps et l’espace, car les deux époques se croisent et en quelque sorte se répondent. Evans suit les pas de Theodor, mais ce sont deux mondes qui n’ont rien de commun qu’ils visitent. Le chaos engendré par la présence envahissante des Blancs aura tout bouleversé - et pas pour le meilleur. Au détour d’une scène Ciro Guerra se moque ironiquement du Fitzcarraldo de Werner Herzog et du colonel Kurtz d’Apocalypse Now. On l’aura compris Ciro Guerra a voulu inverser le regard, tenté de d’imaginer un récit d’une expédition non pas raconté du point de vue de l’explorateur comme il est d’habitude, au contraire c’est le regard des «explorés» que veut transmettre la caméra et le film. Cette inversion pertinente et nécessaire des rôles donne une tonalité rafraîchissante et légère à un propos tout ce qu’il y a de plus sérieux. Martial Knaebel
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El boton de nacar (2015)
Patricio Guzmán
Chili
82′
Avec Nostalgia de la luz, Patricio Guzmán, nous emmenait dans le désert d’Atacama, à l’extrême nord du Chili. Là-bas, il y sondait le cosmos pour scruter les rocs et les sables du désert. El botón de nacár nous emporte, lui, à l’extrême sud du pays, 4000 km plus bas où c’est maintenant l’eau qu’on trouve dans les étoiles. Mais c’est encore sur l’histoire des hommes et de leur mémoire que revient Patricio Guzmán. Ces deux films, Nostalgie de la lumière et Le bouton de nacre, forment bien un diptyque cohérent. Au premier, illuminé par la lumière si pure et la sécheresse du désert du nord, répond le ciel chargé et la froide humidité de l’archipel du sud. Ici, ce sont l’eau et le froid qui ont formé les hommes et les civilisations. Car ces îles innombrables étaient habitées, bien avant que les colons n’arrivent et massacrent - ils étaient encore 8000 au 18e siècle, ils ne sont plus que 20 descendants directs aujourd’hui. C’est la première idéeforce: l’existence d’une civilisation capable de survivre dans des conditions extrêmes, de traverser le Cap en petit canoë, de compositions musicales sophistiquées. La deuxième idée-force: faire ressentir par le spectateur, physiquement, la géographie bizarre de ce pays qu’est le Chili - tout en longueur, ouvert sur la mer qui est sa plus grande frontière, et pourtant profondément terrien. Un pays si long, qu’on ne peut le représenter en un seul morceau. Enfin, il y a la mémoire de l’eau. Celle qui vient du cosmos - qui se compte en millions d’années - et celle, plus macabre et contemporaine, qui vient de l’océan - car ici, comme au nord, les militaires ont essayé d’effacer les traces de leurs crimes. Ces trois idées-forces sont exprimées dans de véritables mises en scène de cinéma qui offrent des moments sublimes: la musique jouée par le musicologue Claudio Mercado, ou la leçon de vocabulaire de Christina Calderon, descendante des Yagán. Emma Malig, artiste, déroule une étrange et longue bande de papier froissé, le Chili, en un seul morceau. Enfin, se déroule sous nos yeux la reconstitution du «travail» fastidieux et minutieux qu’impliquait cette volonté des militaires d’effacer des milliers d’individus des mémoires. C’était sans compter ce bouton de nacre ramené à la surface. Martial Knaebel
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El lado oscuro del corazón (1992)
Eliseo Subiela
Argentine
128′
A Buenos Aires, un jeune poète du nom de Oliverio mène une vie de bohême qui le contraint parfois à vendre ses idées à une agence de publicité. Le reste du temps, il échange des poèmes amoureux contre des steaks auprès du patron d'un resto populaire, ou bien demande l'aumône pour quelques stances déclamées à des automobilistes. Ce personnage représente une étape de la vie du réalisateur à l'heure où lui aussi était en quête de la partenaire idéale. Les femmes, Oliveiro les aime toutes et aime tout d'elles. Mais il lui est impossible d'excuser une incapacité, à ses yeux fondamentale chez une femme, celle de ne pouvoir voler ... s'envoler avec lui. Cette recherche le conduit à traverser le Rio de La Plata. Dans un bar, il rencontre Ana dont il finit par s'éprendre. Elle seule sera capable de lui faire découvrir le côté obscur de son coeur. Amour, érotisme, imagination, poésie: ils représentent la fureur de vivre, pour échapper à la mort et au néant. C'est pourquoi, «Le côté obscur du coeur» constitue, comme l'a écrit le 'Frankfurter Rundschau', «l'un des rares films qui admette les sentiments sans les remettre en question avec scepticisme». Un film d'amour moderne, donc, qui défend sa position avec opiniâtreté.
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El mudo (2013)
Daniel und Diego Vega
Pérou
87′
Après une courte enquête, la police conclut que le tir qui a failli tuer le fonctionnaire de justice Constantino Zegarra n’était en fait qu’une balle perdue. Mais Constantino, convaincu que quelqu’un a tenté de l’éliminer, ré-ouvre une enquête qui l’amène bientôt à franchir les limites imposées par sa fonction pour prouver qu’il a raison.
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En el nombre de la hija (2011)
Tania Hermida
Équateur
102′
En el Nombre de la Hija, c’est l’histoire d’une fille de neuf ans dont le nom est sujet à controverse. Manuela a été prénommée ainsi par son père socialiste et athée, mais sa grand-mère, catholique et conservatrice, insiste pour qu’elle porte le nom que les filles aînées de la famille portent depuis des générations: Dolores. Nous sommes dans une vallée des Andes équatoriennes, durant l’été de 76. Manuela et son petit frère Camilo passent leurs vacances avec leurs cousins et leurs grands-parents dans le domaine familial. Dans son enthousiasme à défendre les idées de son père, Manuela se confronte à ses cousins et ses grands-parents, mais une rencontre inattendue l’amène surtout à se faire face à elle-même. Tenu au secret dans la bibliothèque abandonnée de la famille, l’oncle Felipe, schizophrène, se voue à la libération des mots de la contrainte des dogmes. Sa sagesse libère Manuela de ses propres dogmes et change à jamais sa relation aux morts, y compris celle vis-à-vis de son propre nom.
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Gente de bien (2014)
Franco Lolli
Argentine
87′
Eric, 10 ans, se retrouve à vivre du jour au lendemain avec Gabriel, son père qu’il connaît à peine. Voyant que l’homme a du mal à construire une relation avec son fils et à subvenir à leurs besoins, Maria Isabel, la femme pour laquelle Gabriel travaille comme menuisier, décide de prendre l’enfant sous son aile.
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Herencia (2001)
Paula Hernández
Argentine
90′
Peter arrive à Buenos Aires, venant d’Allemagne. Il espère retrouver une jeune femme avec laquelle il a eu une aventure, mais il fera la connaissance de Olinda, tenancière d’un petit restaurant de quartier qui était elle-même venue en Argentine retrouver son grand amour. Paula Hernández (Un amor) démontrait déjà dans ce premier film son talent de conteuse de l’amour et de créatrice d’ambiances chaleureuses. Une découverte tardive d’une belle histoire d’amour. Le jeune allemand qui arrive à Buenos Aires est à la recherche d’une jeune femme qu’il ne trouve pas. Il persuade une tenancière de gargote d’âge mûr et légèrement caractérielle de lui prêter le comptoir pour y dormir. Elle est d’origine italienne, et son amitié avec le jeune homme permettra de faire ressurgir des désirs de retour, alors que lui, déçu dans sa recherche, préférera au contraire rester. Les personnages secondaires sont les clients, un homme qui est amoureux de la patronne et dessine tous les jours ce qu’il voit sur la nappe en papier; une jeune femme qui se dispute avec son amoureux et finit par trouver le jeune Allemand bien sympathique et exotique, moins macho que son beau brun. Herencia (Héritage) est un film extrèmement sympathique, qui dessine avec une grande tendresse et sensibilité des gens ordinaires, avec leurs doutes et leurs tristesses et la vie d’un quartier de Buenos Aires. Tout est filmé de façon classique, mais en gardant les atouts pour le moment propice, afin de réserver de belles surprises. Les effets de la nostalgie et de l’exil volontaire sont bien vus et on s’y laisse prendre avec plaisir.
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L'ami allemand - El amigo alemán (2012)
Jeanine Meerapfel
Argentine
100′
Sulamit Löwenstein et Friedrich Burg, enfants d'immigrés allemands, ont grandi ensemble dans le Buenos Aires des années 1950. La famille de Sulamit est une famille juive qui s'est exilée en Amérique du Sud pour échapper à l'holocauste ; le père de Friedrich a fait partie des SS et est recherché en tant que criminel de guerre. Dans sa fuite, il a changé de nom. Sulamit et Friedrich deviennent amis et tombent amoureux l'un de l'autre. Quand Friedrich découvre le passé de son père, il décide de rompre tout lien avec sa famille et de partir en Allemagne. Là-bas, il rejoint les mouvements étudiants des années 1960. Sulamit le suit à Francfort grâce à une bourse. Mais l'engagement politique de Friedrich ne laisse pas de place à une relation amoureuse. Sulamit rencontre alors Michael, un professeur, et tombe amoureuse de lui. Elle continue cependant de prendre des nouvelles de Friedrich. Friedrich retourne en Argentine pour lutter contre la dictature militaire et est arrêté et emprisonné lors d'une action armée. Sulamit, informée de la disparition de Friedrich, part en Argentine et retrouve l'endroit où il est détenu. Elle réussit à lui rendre visite en prison grâce à l'aide d'un groupe de soutien des disparus politiques qui lui procure un faux passeport. Elle se rend compte alors qu'elle aime Friedrich par-dessus tout et se sépare de Michael à son retour en Allemagne. À la suite du changement de gouvernement en Argentine en 1983, Friedrich est libéré. Il se rend en Patagonie pour soutenir les Mapuches qui luttent pour garder leur territoire. Sulamit revient en Argentine pour rejoindre l'homme qu'elle a toujours aimé. L'intrigue du film s'inspire de la vie de la réalisatrice elle-même, dont la famille juive allemande s'était réfugiée en Argentine durant la 2e guerre mondiale.
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La hora de los hornos (1968)
Fernando Solanas
Argentine
89′
«Notre film est un film d'agitation et de propagande. C'est encore plus: un film d'action, un film-acto», a dit Fernando Solanas à propos de l'œuvre clé du nouveau cinéma latino-américain. Réalisé dans la seconde moitié des années soixante, La hora de los hornos est clairement un film destiné à un public averti et engagé. Dans une véritable orgie de montages de sons, d'images et de textes, les auteurs compilent des images qui ont façonné et déterminé l'histoire et la vie sur le continent latino-américain. L'attitude est clairement et sans équivoque celle d'un éclairage politique: «Le film n'est pas encore terminé, si l'on considère qu'un film historique actuel ne peut pas avoir de fin. Il ne se terminera que lorsque nous aurons le pouvoir, lorsque la révolution aura eu lieu», a dit Solanas à l'époque. Entre-temps, au moins deux choses sont claires: le processus décrit et dénoncé dans le film se poursuit avec l'évolution de la géographie. Et Solanas lui-même a repris en 2001 le travail de l'époque et réalisés deux suites, Memoria del saqueo et La dignidad de los nadies. La hora de los hornos fascine aujourd'hui encore comme document contemporain et par sa force.
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La memoire de l'eau (2015)
Matias Bize
Chili
88′
Une seconde d’inattention peut bouleverser toute une vie et assécher une relation. Javier et Amanda ont perdu leur enfant lors d’un stupide accident dans leur propre jardin. Et elle ne supporte plus de partager sa douleur avec celui qui lui rappelle trop l’enfant disparu. La memoria del agua touche par sa sobriété pour décrire les peines qu’engendre la perte d’un être cher et pour en faire un drame universel. Amanda et Javier pleurent leur enfant de quatre ans. La jeune femme décide de quitter la maison et le mari qui lui rappellent trop le petit Pedro. Lui voudrait bien qu’ils puissent faire face ensemble, mais, pour elle, c’est au-dessus de ses forces et sa décision est prise. Elle part, et commence par se noyer dans son travail d’interprète. Javier se retrouve seul dans leur foyer maintenant vide avec sa douleur alors qu’architecte, il doit construire une maison pour un jeune couple qui, lui, rayonne de bonheur. Leur relation n’est pourtant pas totalement rompue. Ils se revoient à l’occasion mais, à chaque fois, c’est leur peine commune qui remonte à la surface. Ce drame qui les lie et les sépare à la fois. Si Amanda essaie de refaire sa vie avec un ami de jeunesse - Marcos, Javier espère encore son retour et qu’ils puissent se reconstruire ensemble. Et il lui propose une ultime sortie, une virée vers le sud qu’ils s’étaient promis de faire, avant. Memoria del agua ne traite pas de la séparation, du moins pas que de cela. Le Chilien Matías Bize, dont c’est le cinquième film, s’attache surtout à observer, avec précision et aussi empathie, les cheminements différents de ses deux protagonistes. Il nous montre, avec une grande délicatesse et sobriété, combien sont fragiles les édifices que se bâtissent Amanda et Javier pour essayer de continuer à vivre et de surmonter leur épreuve. Amanda semble la plus solide, malgré ses larmes, elle avance, travaille, entame une nouvelle vie avec Marcos. Pourtant, il suffira d’un événement anodin pour que tout s’écroule. Javier, lui, ne fait qu’attendre, espérant son retour, incapable de se refaire tout seul. Tout ceci se déroule au Chili, mais la simplicité de la mise en scène et des dialogues donne au récit une portée universelle.
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La mirada invisible (2010)
Diego Lerman
Argentine
93′
Buenos Aires, mars 1982. Dans les rues de la capitale argentine, la dictature militaire est contestée. Marita est surveillante au Lycée National de Buenos Aires, l’école qui forme les futures classes dirigeantes du pays. Elle a 23 ans et veut bien faire. Monsieur Biasutto, le surveillant en chef, décèle tout de suite chez elle l'employée zélée qu'il attendait. Il lui apprend à être l’oeil qui voit tout, mais qui échappe aux regards des autres: l’oeil invisible. Marita se lance alors dans une surveillance acharnée de ce petit monde clos, imaginant, décelant, traquant ... Un film plein de force, qui observe la vie quotidienne sous un régime qui ne laisse aucune place à la vie. Une des grandes découvertes de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes cette année. Lerman a réussi, entouré d’excellents acteurs, à identifier les mécanismes inhumains de la dictature, la méfiance croissante envers tout le monde et les dangers qui entourent cette spirale de la perversion. Un film qui rappelle dans son intensité les débuts de Bertolucci; un cinéma qui entend graver la politique dans ses images.
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La teta asustada (2009)
Claudia Llosa
Pérou
94′
A la mort de sa mère, la jeune et belle Fausta se retrouve seule pour affronter les peurs qui lui ont été léguées d’un passé de guerre civile dans les Andes, théâtre d’une lutte sanguinaire de l’armée et la police péruviennes contre la guérilla du Sentier lumineux. Pour répondre au vœu de sa mère d’être enterrée dans son village, Fausta doit trouver rapidement de l’argent permettant de payer le voyage et le cercueil car son oncle ne veut pas d’un cadavre dans la maison au moment des noces de sa propre fille sur le point de se marier. Après le succès de son premier film, Madeinusa, la jeune réalisatrice péruvienne Claudia Llosa reprend les éléments fantastiques de croyances populaires pour nous livrer une parabole émouvante par la modestie apparente d’une mise en scène, pourtant toute en finesse, qui lui valut l’Ours d’Or de la 59e Berlinale. ******************** Les indiens sont toujours là Claudia Llosa a su trouver le ton juste, dans une mise en scène foisonnante de trouvail-les, qui ne cessent de nous surprendre tout au long des 100 minutes que dure son film. En refusant de sombrer dans un pathétique convenu, la réalisatrice joue, au contraire, sur les oppositions de caractères ou le regard décalé. Elle ne lâche rien pourtant sur l’âpreté des situations, sur la tragédie vécue par la jeune héroïne, sur la dureté des rapports sociaux et de la vie de ces laissés pour compte de la société péruvienne. Car ce film reflète bien ce qu’est le Pérou d’aujourd’hui, où une riche minorité continue d’accaparer, où les Indiens sont toujours méprisés et exploités, au mieux oubliés. Et pourtant, ce deuxième film, qui est un miracle d’équilibres audacieux, va bien au-delà de la simple dénonciation sociale. Les échappées scénaristiques y prennent, à chaque fois, le spectateur à contre-pied, naviguant sur la poésie des émotions, jouant du physique de ses personnages - en particulier d’une Magaly Solier imposante dans sa façon d’exprimer, ou plutôt de réprimer, les états d’âmes de Fausta. A l’image de sa façon de chantonner, psalmodier, la chanson que lui a apprise sa mère, d’une voix rauque, rugueuse, dont la mélodie faussement monotone finit par vous prendre aux tripes. Paradoxalement, ce drame, avant tout intérieur, nous paraît ainsi très « physique ». Un sentiment encore accentué par des dialogues presque monosyllabiques, qui prennent parfois la forme de coups de poing, pour rappeler les personnages à leur réalité. Bref, La teta asustada est une véritable œuvre de cinéma dont le souffle nous remue et nous interpelle et dont le style effronté ne peut qu’enchanter le cinéphile. Martial Knaebel
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La tierra y la sombra (2015)
Acevedo César Augusto
Colombie
98′
Alfonso est un vieux paysan qui revient au pays pour se porter au chevet de son fils malade. Il retrouve son ancienne maison, où vivent encore celle qui fut sa femme, sa belle-fille et son petit-fils. Il découvre un paysage apocalyptique. Le foyer est cerné par d'immenses plantations de cannes à sucre dont l’exploitation provoque une pluie de cendres continue. 17 ans après avoir abandonné les siens, Alfonso va tenter de retrouver sa place et de sauver sa famille.
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Las aventuras de dios (2001)
Eliseo Subiela
Argentine
82′
Le cinéma est l'art du souvenir et Eliseo Subiela est l'un des artistes du souvenir au cinéma les plus doués. Dans ce film qui renoue particulièrement avec ses premiers films et d'une très belle manière avec les films majeurs du cinéma d'auteur européen des années 60 - des chefs-d'oeuvre comme «L'Année dernière à Marienbad» ou «Le Silence» - Subiela nous fait planer entre les réalités, entre le dedans et le dehors, entre l'ici et l'au-delà, entre l'amour et l'abandon. Subiela qualifie de «thriller métaphysique» l'histoire de cet homme semblant pénétrer dans sa propre tête pour émerger des flots de la mer et réapparaître dans un hôtel apparemment inhabité. Là, il rencontre une série de personnages qui éveillent en lui le souvenir de moments de la vie, de l'existence humaine et de ses ingrédients. Cet homme est en compagnie d'une femme et tous deux sont prisonniers dans un espace onirique; ils traversent des bâtiments des années 30 semblables à des labyrinthes et se retrouvent dans le présent comme dans un espace intemporel. Pourra-t-il en sortir ou est-il prisonnier à jamais? La réalité existe-t-elle ou tout est-il le fruit de l'imagination, de l'invention, du mensonge, du rêve, de l'espoir, du désir? Eliseo Subiela nous invite à un merveilleux voyage dans des sphères philosophiques
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Les oiseaux de passage - Pájaros de verano (2018)
Ciro Guerra, Cristina Gallego
Colombie
125′
Rapayet veut épouser Zaida, mais Ursula, la mère, se méfie du prétendant et exige une dot qu’elle pense au-delà de ses possibilités. Le jeune homme trouvera pourtant un moyen et c’est ainsi que débutera le trafic de drogues en Colombie. Ciro Guerra et Cristina Gallego insèrent une action «à la Coppola» dans un contexte historique et culturel étrange et palpitant. Ursula est la Marraine Nous sommes dans les années 70 et c’est la fête dans le clan wayúu qui célèbre l’entrée dans l’âge adulte de Zaida. Rapayet profite de la danse traditionnelle pour demander la main de la belle. Ursula, la mère, est méfiante car la famille du jeune homme est pauvre. Elle exige alors une dot au-delà des moyens du prétendant. Celui-ci ne renonce pas et profite du passage de jeunes États-uniens pour leur vendre une cargaison de marijuana. La richesse s’installe alors dans ce groupe ethnique oublié du développement de la Colombie. Richesse qui suscitera jalousie et guerres de clans. On se souvient de la force d’évocation de El abrazo de la serpiente, où l’intrusion des Blancs et missionnaires détruisit le fragile équilibre entre nature et population indigène. S’il change de décor, quittant la forêt luxuriante pour une zone aride et quasi-désertique, Ciro Guerra ne renonce pas à la théâtralité d’une mise en scène épurée qui donne aux personnages toute leur dimension tragique. Bien sûr, Le Parrain de Coppola vient immédiatement à l’esprit lorsqu’on admire la présence de Carmiña Martinez campant une Ursula, sorte de Doña Corleone wayúu. Par ailleurs, le chef opérateur David Gallego filme magnifiquement ces paysages de western au point qu’on se surprend à attendre une musique de Ennio Morricone. On ne peut toutefois oublier le caractère avant tout latino-américain du film et l’apparition des Peace Corps évoquerait plutôt Le sang du condor, du Bolivien Jorge Sanjines, où ces jeunes gens stérilisaient en douce les femmes des communautés indiennes. Ici, les oiseaux de passage pourraient bien être ces petits avions atterissant pour repartir avec leur cargaison d’herbe. Voici ce qui fait la force des films de Ciro Guerra et Cristina Gallego: une intrigue passionnante évoquant un contexte historique très bien dessiné. Martial Knaebel
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Liquid Truth (2017)
Carolina Jabor
Brésil
89′
Rubens est maître-nageur dans un club sportif. Il aime son travail et ses élèves. Peut-être trop? Un de ses bambins rapporte à sa mère une proximité excessive. Pour Rubens, c’est le début d’une descente aux enfers. La jeune réalisatrice Carolina Jabor ne ménage pas ses effets et entraîne très vite le spectateur dans une situation dramatique haletante. Rubens est encore jeune, toujours beau gosse, de caractère jovial. Il est chaleureux avec ses élèves qui le lui rendent bien. Sa relation avec son amie Sofia est volcanique et passionnée. Ses collègues apprécient sa joie de vivre. Il est donc surpris, ne comprend pas, lorsque les parents du petit Alex l’accusent d’abuser de leur garçon de huit ans. Défendu tout d’abord, maladroitement, par Ana, la directrice du centre sportif, Rubens va devoir affronter la vindicte des parents entourés de gens qui vont le juger coupable quoiqu’il dise, sur la base des paroles d’un enfant et dans l’absence de toute preuve formelle. En choisissant de donner un déroulement linéaire à son récit, limpide, sans aucun artifice scénaristique, Carolina Jabor laisse une totale liberté au spectateur. A lui d’interpréter les signes qui lui sont proposés. La réalisatrice concentre toute son attention sur quelques personnages-clés, laissant quelque peu de côté l’atmosphère insidieuse, oppressante, qui mène inéluctablement à une chasse aux sorcières. Les ambiguïtés seront assumées par les personnages, en premier lieu Rubens, carrure d’athlète, mais fragile. Ana, la directrice, d’abord ferme aux côtés de son employé, mais dont la défense malhabile s’effilochera lamentablement au fur et à mesure que la pression se fera plus forte. Les parents du petit Alex montrent aussi des signes de déséquilibre, le père exigeant, la mère de toute évidence névrosée. Paradoxalement, ou peut-être pas d’ailleurs, c’est l’amie de Rubens, Sofia, la plus jeune de tous qui se montrera la plus forte et restera ferme à ses côtés. En jouant sur l’intimité de scènes où les protagonistes sont rarement plus de deux ou trois, Carolina Jabor livre une intrigue claire où le suspens tient moins au dénouement qu’à l’évolution de ses personnages. Liquid Truth est un témoignage précieux d’une époque. Martial Knaebel
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Lluvia (2008)
Paula Hernández
Argentine
106′
Depuis trois jours, la pluie tombe abondamment sur Buenos Aires. Alma et Roberto ne se connaissent pas encore. Solitaires et vulnérables, à la merci des flots diluviens qui s’abattent inexorablement, ils cheminent tous deux à travers la capitale. Leur rencontre fortuite va bouleverser le cours des événements. Un film somptueux, réalisé de main de maître par l’une des plus douées représentantes de la nouvelle vague du cinéma argentin. En plein embouteillage, sous une pluie torrentielle, Alma semble faire comme les autres passagers des voitures voisines, attendre tranquillement, par habitude plus que par raison, que le blocage se désengorge et que la circulation se fluidifie à nouveau, pour enfin pouvoir reprendre sa route et atteindre sa destination. Malgré ce calme apparent, il y a quelques jours, elle a quitté l'homme avec qui elle partageait sa vie depuis neuf ans. Elle est partie sans but précis, spontanément, emportant furtivement quelques effets personnels, sa voiture comme seul et ultime refuge. Après plus de trente ans passé en Espagne, Roberto est revenu à Buenos Aires, sa ville natale qu’il avait quitté enfant, avec sa mère. Désormais, il ne connaît plus personne, ne possède plus aucun lien avec la capitale argentine. Hormis ce père qu’il n’a plus revu depuis son départ et qui est au crépuscule de sa vie, dans le coma. Son appartement doit être vidé rapidement. C’est le but de ce retour sur ses terres d’origine, laissant, pour quelques jours, sa famille derrière lui. Alma est en quête de changement, sans trop savoir quoi. Elle a atteint un point charnière de sa vie et erre à travers la ville, à la recherche d’une échappatoire. Roberto cherche des pistes, des réponses, à propos de la vie de son père qu’il n’a pas connu, de ses choix passés. Un soir, subrepticement, au milieu d’un embouteillage, leur route va se croiser. Sous la pluie, encore. Avec une finesse désinvolte, une photographie impeccable, des acteurs au charisme évident (Valeria Bertuccelli, qui interprète le personnage d’Alma, a notamment joué dans XXY) et une structure narrative parfaitement maîtrisée, la réalisatrice Paula Hernandez confirme avec Lluvia, son troisième long métrage, sa place aux côtés des plus talentueux artisans de la nouvelle vague du cinéma argentin.
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Loveling (2017)
Gustavo Pizzi
Brésil
98′
Entre la vieille maison en lambeaux, la nouvelle qui n’en finit pas d’être achevée, une sœur qui débarque avec son fils et un oeil au beurre noir, Irene a fort à faire. Ajoutons un mari aimant nul en affaires, mais prompt à lancer des plans sur la comète et on peut imaginer le quotidien chaotique de cette mère de 4 gars dans une tragi-comédie brésilienne enlevée et chaleureuse. Si on peut se permettre le jeu de mots, voici une authentique comédie authentique. Authentique comédie parce que c’en est une véritable, au rythme affolant et aux gags surprenants. Comédie authentique, car les situations que Gustavo Pizzi met en scène - avec l’aide de Karine Teles, son épouse, coscénariste en plus d’être Irene à l’écran -, reflète sans conteste des réalités vécues par une classe moyenne brésilienne en voie de paupérisation. La famille (et le film) est portée à bout de bras par Irene obligée de courir dans tous les sens, pour gérer ses fils et son mari, puis pour accueillir sa soeur, en plus de pratiquer des petits boulots pour joindre les deux bouts. Lorsque Fernando, l’aîné, rentre à la maison pour annoncer qu’il est engagé par une équipe de handball allemande, et qu’il pourra poursuivre ses études là-bas, tout le monde se réjouit. Mais il part dans 3 semaines et, du coup, Irene redevient une mère poule affolée à l’idée de voir son fils quitter le nid. La réussite de Loveling tient à l’accumulation de détails dans des situations si vraies qu’elles pourraient bien être réelles. Cette somme donne de la profondeur à l’intrigue et de l’émotion à la comédie. On s’entiche aussi de tous ces personnages qui tiennent tous une place unique, apportant chacun son lot de complications à la cascade de problèmes déjà nombreux auxquels doit faire face la mère. Cela pourrait tourner à la tragédie, mais non, le duo Pizzi-Teles évite l’écueil en retournant les situations scabreuses vers quelque chose de poétique et de tendre. Grâce à l’immense talent de Karine Teles, dont la performance à elle seule vaut déjà le détour. Mais il ne faut pas oublier les autres acteurs, tous convaincants, jusqu’aux petits jumeaux espiègles qui semblent s’amuser de tout. Martial Knaebel
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Lugares comunes (2003)
Adolfo Aristarain
Argentine
108′
Fernando est professeur de pédagogie à Buenos Aires. Il est marié depuis de nombreuses années à Liliana, d'origine espagnole, qui exerce son métier d'assistante sociale dans les quartiers les plus pauvres de la ville. Ils s'aiment, se respectent, se sont mutuellement fidèles. Aucun des deux ne conçoit la vie sans l'autre. Le monde placide et intellectuel de Fernando est profondément altéré quand il reçoit, sans préavis, une lettre qui l'informe de sa mise en retraite anticipée. Un événement qui les force à s'interroger sur leur vie commune. Du plaisir, tout simplement Un vieil homme blasé, que la vie arrive pourtant encore à faire aimer. Les idéaux galvaudés par la politique, qui restent et continuent de vivre. Le cinéma, art de divertissement, permettant néanmoins continuellement de ciseler des dialogues et des sentiments. Voilà les pensées qui nous viennent lorsque nous voyons un film d'Adolfo Aristarain. Quasiment dans toute son oeuvre, nous retrouvons ce personnage revenu de tout, le plus souvent incarné avec bonheur par Federico Luppi - cabotin ou tragique, et qui pourtant n'arrive pas à abandonner ses idéaux ni ses sentiments. Aristarain n'a jamais voulu coller d'étiquette politique à ses films. Néanmoins, ils le sont car ils vont bien au-delà des discours pour rechercher le fond des convictions des personnages qu'ils mettent en scène. De la même manière, le réalisateur ne prétend jamais être à la découverte de nouvelles voies cinématographiques. Pourtant, chacun de ses films est une tentative pour trouver la meilleure image, les meilleurs dialogues, les meilleurs décors, capables d'exprimer l'idée qui en est, en fait, le personnage même. Et voilà ce qui en fait un cinéma réellement populaire que souvent les critiques rejettent car il est «trop simple» ou «trop facile». Un cinéma populaire qui en appelle à l'intelligence du spectateur, non à ses références cinématographiques. Un cinéma où il suffit d'aimer pour comprendre les personnages. Un cinéma où il suffit de regarder, yeux et oreilles grandes ouvertes. Un cinéma de plaisir, tout simplement. Martial Knaebel
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avec bonus
Medianeras (2011)
Gustavo Taretto
Argentine
111′
Bonus: cour métrage
Martin et Mariana vivent tous les deux à Buenos Aires, dans la solitude. Lui, concepteur de sites Internet travaille essentiellement chez lui et cela tombe bien car il est plutôt agoraphobe. Elle, architecte, peine à trouver un emploi et décore des vitrines en attendant. Les deux ont en commun d’essayer de se remettre d’une rupture amoureuse et, même s’ils ne se connaissent pas, d’habiter la même rue de la capitale argentine où ils se croisent, lui avec le petit chien abandonné par son ex, elle les bras encombrés de ses mannequins. Comédie romantique dont le personnage de Martin semble sortir tout droit d’un film de Woody Allen, et dont le ton léger et souvent humoristique n’empêche pas, au contraire, une réflexion profonde, et étonnante par sa rigueur, sur la vie et l’architecture urbaine. *************** Une comédie urbaine Cela aurait pu être une bluette, comme Hollywood nous en abreuve si souvent, dont l’issue heureuse est attendue, sur la rencontre de deux êtres perdus dans une grande ville. Medianeras est bien plus que cela. Il y a d’abord ce monologue, qui ouvre le film, décrivant la ville portègne dans un style à la fois poétique, sociologique, urbanistique. La pertinence des idées que ce monologue surprenant développe lui donne une force extraordinaire et transforme totalement le ton de cette comédie romantique. Une fois les deux personnages présentés, dont on a compris tout de suite qu’ils finiront par se rencontrer et s’aimer à coup sûr, on peut s’attacher à suivre leurs pérégrinations en parallèle dans la jungle urbaine de Buenos Aires. Et c’est là que nous allons de surprises en surprises car le jeune réalisateur Gustavo Taretto développe son récit avec une imagination foisonnante, imprévisible, qui nous fait découvrir ses personnages et une ville comme rarement un cinéaste l’aura fait. Le ton reste léger tout au long du film, avec des scènes du plus haut comique ( Mariana obligeant un soupirant à grimper 20 étages car elle a peur de l’ascenseur). Il faut souligner ici les prestations époustouflantes des deux acteurs, Pilar López de Ayala ( Mariana) et Javier Drolas. La première campe une Mariana émouvante et drôlatique, lui un Martin « geek » dépressif et paumé. Pourtant, les sujets à réflexion ne sont pas éludés, que ce soit la solitude, le désarroi de la jeunesse ou l’urbanisation comme reflet d’une société. Ils sont aussi traités avec la même précision que la description urbanistique de Buenos Aires de l’introduction. Le passage du réalisateur par la publicité lui a aussi appris l’importance du rythme dans le déroulement d’une histoire, pour que celleci garde sa fraîcheur jusqu’au final attendu. Il s’ajoute à cette comédie si argentine une dimension universelle car cette histoire pourrait se déplacer dans bien des mégalopoles de la planète avec leurs avenues, leur gratteciel rutilants de verre avoisinant des bâtisses délabrées, leur foules anonymes stressées où l’on se côtoie sans jamais se rencontrer. Comédie urbaine, Medianeras (qui désigne les murs ou les maisons mitoyennes) est sans conteste aussi, et surtout, une superbe réflexion sur le monde urbain à l’ère du virtuel. Martial Knaebel ************ «MEDIANERAS était un court métrage qui remporta 40 prix dans le monde entier - un court métrage qui recelait en lui un long métrage. Notre objectif était de mettre au jour le long métrage. Dans le film EL SOL DEL MEMBRILLO (LE SONGE DE LA LUMIERE), Víctor Erice médite entre autres sur l’obsession d’Antonio López de peindre l’arbre qu’il avait planté et qu’il voyait grandir dans son jardin. L’arbre change au fil du temps, avec les saisons et spécialement en fonction de la luminosité. MEDIANERAS est mon arbre. Je l’ai planté il y a plus de quatre ans et je l’ai regardé grandir depuis. Pour reprendre l’analogie avec la peinture, le court métrage révèle le geste du coup de pinceau, la palette de l’artiste, le tronc qui le maintient en place, les branches principales et la couleur de ses feuilles. Maintenant, avec le long métrage, vient le moment d’entrer dans le détail, d’explorer la profondeur et les nuances, les ambiguïtés et les contradictions. L’histoire change exactement de la même façon que la ville qui lui sert de scénario : Buenos Aires. Certaines des scènes se fanent tandis que d’autres fleurissent.» (Gustavo Taretto)
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Mr. Kaplan (2014)
Álvaro Brechner
Uruguay
90′
Du sommet d’un plongeoir, un vieil homme au crépuscule de sa vie se demande en quoi son existence a pu être d’une quelconque utilité pour l’humanité. C’est le point de départ d’une comédie subtile et jouant sur les paradoxes que nous propose Alvaro Brechner, où un vieillard approchant de la sénilité se donne pour mission de dévoiler le passé nazi du tenancier d’une modeste buvette d’une plage proche de Montevideo. Jacobo Kaplan est arrivé d’Europe dans les années trente. Il a laissé là-bas toute sa famille. Aujourd’hui, octogénaire, les réminiscences de son passé lui reviennent, dont l’injonction de son père à son départ de Pologne: «Tu es très spécial. Maintenant, va et prouve-le». Et justement, il n’y a rien eu de marquant dans sa vie qui méritât de passer à la postérité. Deux événements fortuits, sans lien entre eux, vont lui permettre, pense-t-il, d’accomplir une mission extraordinaire: d’abord un reportage sur un ancien nazi démasqué en Argentine, ensuite une phrase anodine de sa petite-fille mentionnant un allemand que les jeunes surnomment le «nazi» vu souvent sur une plage qu’ils fréquentent. Pour Jacobo, pas de doute, 1+1 font un et pas deux, il a trouvé sa mission et embarque avec lui Wilson, un ancien policier pas très net. Avec Mr Kaplan, Alvaro Brechner développe plusieurs thèmes. On y voit la vieillesse, la perception de l’histoire passée dans le présent et la recherche de l’estime de soi. Pour les aborder, Brechner use d’un traitement au ton mi-figue, mi-raisin, à la fois sérieux - car les sujets le sont, et plaisant, voire parfois carrément comique - car les situations s’y prêtent. On admirera, de ce point de vue, le superbe travail de montage de Nacho Ruiz Capillas assisté de Brechner lui-même. Bien vite, on réalise que l’intrigue est cousue de fil blanc, et on se doute bien que Kaplan ne fait que prendre ses désirs pour des réalités. Pourtant, si le suspens s’évente, on n’est jamais au bout des surprises que nous réservent ces deux personnages à la recherche de moulins à vent. On peut d’ailleurs d’autant mieux apprécier les aventures de Don Quichotte-Kaplan, suivi de son Panza-Wilson, qu’on n’a plus à se soucier du résultat de leurs investigations... qui ne sera tout de même pas celui qu’on attend. Martial Knaebel
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Nostalgia de la luz (2010)
Patricio Guzmán
Chili
94′
Au Chili, à 3000 mètres d’altitude, les astronomes du monde se rassemblent dans le désert d’Atacama pour observer les étoiles. Car la transparence du ciel est telle qu’elle permet de regarder jusqu’aux confins de l’univers. C’est aussi un lieu où la sécheresse du sol conserve intacts les restes humains: ceux des momies, des explorateurs et des mineurs. Mais aussi ceux des prisonniers de la dictature, que certaines femmes continuent de rechercher. Le désert d’Atacama Le désert est un immense espace hors du temps, fait de sel et de vents. Une parcelle de la planète Mars sur la planète Terre. Tout y est immobile. Pourtant, cette étendue est remplie de traces mystérieuses. Quelques villages vieux de deux mille ans sont toujours là. Les trains abandonnés dans les sables par les mineurs du 19e siècle n’ont pas bougé. Partout, il y a des ossements. Il y a aussi de gigantesques coupoles qui ressemblent à des vaisseaux spatiaux échoués et dans lesquelles vivent les astronomes. A la nuit tombée, la Voie Lactée est si lumineuse qu’elle projette des ombres sur le sol. Le présent invisible Pour un astronome, le seul temps réel est celui qui vient du passé. La lumière des étoiles met des centaines de milliers d’années à parvenir jusqu’à nous. C’est pourquoi les astronomes regardent toujours en arrière. Vers le passé. Il en est de même pour les historiens, les archéologues, les géologues, les paléontologues et les femmes qui cherchent leurs disparus. Tous ont un point commun: ils observent le passé pour mieux saisir le temps présent et futur. Face à l’incertitude de l’avenir, seul le passé peut nous éclairer. La mémoire invisible La mémoire assure nos vies, tout comme la chaleur de la lumière solaire. L’être humain ne serait rien sans mémoire -un objet sans palpitations - sans commencement et sans avenir. Après 18 ans de dictature, le Chili connaît de nouveau la démocratie. Mais à quel prix... Beaucoup ont perdu leurs amis, leurs parents, leur maison, leur école, leur université. Et d’autres ont perdu la mémoire, peut-être pour toujours. Patricio Guzmán
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Paraiso (2009)
Hector Galvez
Pérou
89′
Jardínes del Paraíso est un bidonville de la banlieue de Lima au Pérou. On y trouve une jeunesse dont l’horizon est fermé et qui se cherche malgré tout un avenir. Joaquín, Antuanet, Sara, Lalo et Mario, les héros du film, font partie de cette jeunesse. Paraíso nous raconte leur vie, leurs espoirs et leur réalité dans un langage d’une extrême beauté parce que simple, émouvant et universel. Héctor Gálvez, le réalisateur de Paraíso, dont c’est le premier film de fiction, avait été mandaté pour organiser un atelier vidéo dans cette banlieue. Sur place, il s’est trouvé face à une jeunesse qui ne cherche qu’à sortir de la misère sociale. Profondément touché par ces rencontres, il s’est inspiré de ses conversations et des histoires qui lui ont été racontées pour écrire son scénario. Il en a tiré une œuvre au réalisme saisissant où sa sympathie pour les personnages transpire à chaque scène et devient vite contagieuse. Nous suivons des jeunes dans leur quotidien, avec leurs copains, dans leurs familles, certains étudiant au collège, d’autres essayant de grappiller ici ou là quelques soles dans des petits boulots qui ne les mènent pas loin. Et même s’ils se livrent parfois à des petites rapines, on les sent honnêtes au fond d’eux-mêmes. Les mères, quant elles, sont hantées, la nuit, par les cauchemars de la guerre civile vécue dans leur village. Les maris et les pères sont étrangement absents. Il n’y a rien de misérabiliste, ni de paternalisme, dans ce témoignage au réalisme poignant, tout au contraire car il donne de la dignité non seulement aux habitants des Jardínes del Paraíso, mais aussi à toutes les jeunesses de banlieue du monde. Martial Knaebel
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Rara (2016)
Pepa San Martin
Chili
90′
Sara a 13 ans. Avec sa sœur, Catalina, elle vit avec sa mère Paula et sa partenaire Lia. Son père n’apprécie pas cette promiscuité et aimerait que ses filles aient une vie de famille «normale». Mais Sara a bien d’autres soucis, entre son premier amour et son corps qui se transforme. Une comédie légère, mais incisive, pour ausculter une société encore conservatrice. Sara aime les garçons, bien qu’elles les trouvent bêtes le plus souvent. Elle a aussi une amie à qui elle dit tout, mais elle lui cache aussi des choses. Sara est une petite fille au seuil de l’adolescence qui pense qu’elle mène la vie normale d’une fille à son âge. Ce n’est pas l’avis de son père, ni de son entourage. En cause, le fait que sa mère Paula - chez qui vivent les deux enfants - vit avec une femme et non un homme. À la suite d’une petite dispute futile avec sa mère, Sara quitte la maison pour aller vers son père. Ce dernier saute sur l’occasion pour tenter de récupérer ses filles. Toute l’histoire nous est racontée du point de vue de Sara, campée par une prodigieuse Julia Lübbert qui crève l’écran avec un naturel et une vivacité dignes de tous les éloges. Ce choix scénaristique a permis à la jeune réalisatrice Pepa San Martin d’éluder tout ce qui aurait pu alourdir son récit et donne un film au ton léger, tissant ses fils sans qu’on y prenne garde pour arriver à une conclusion (presque) inattendue. Rara, c’est une histoire de petits riens - de ces événements à première vue sans importance, qui font la vie de tous les jours. Cependant, un mot de trop, ou mal placé, et tout prend des proportions qu’on n’attend pas, ouvrant la porte à de nouveaux développements - à la merci eux aussi d’autres réparties, apportant de nouvelles petites surprises. Ne se départant pas du regard de Sara, le récit ne prépare pas, si ce n’est par quelques allusions, au dénouement final. C’est d’ailleurs cette subtilité du scénario, coécrit avec Alicia Scherson (Play, Turistas), ajoutée au soin apporté à la crédibilité des personnages, incarnés par des acteurs hors-pairs, qui donne à l’ensemble un naturel à la fois léger et sérieux, drôle et émouvant. Martial Knaebel
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Refugiado (2014)
Diego Lerman
Argentine
93′
Laura est obligée de fuir avec son fils Matías. Son mari, Fabián, vient de la battre violemment, encore une fois. Laura cherche un refuge dans Buenos Aires où elle puisse se sentir en sécurité et où les deux seraient protégés. C’est ainsi que démarre un road-movie singulier, haletant, où Diego Lerman adopte le regard (encore) innocent de l’enfant qui sent, mais sans vraiment tout comprendre. Entre thriller et dénonciation sociale Lorsque la mère de Matías ne vient pas le récupérer à l’école, une maîtresse décide de le ramener chez lui. Arrivés sur place, ils trouvent Laura gisant sur le sol. La violence conjugale est un phénomène universel qui sévit partout. Diego Lerman en filme l’impact sur les victimes. On ne verra jamais l’auteur des violences, le mari et père Fabián, mais la peur de celles-là guidera la trajectoire des deux victimes tout au long du récit. Invisible, sauf vaguement au détour d’un couloir, il ne laisse pas de répit aux deux fugitifs. Le ressenti et l’atmosphère seront donc le moteur du drame et cela d’autant plus que le réalisateur a choisi de se placer du point de vue du gamin plutôt que celui de la mère. Pari audacieux, et réussi, que de faire reposer quasiment tout le film sur Matías - un Sebastián Molinaro impressionnant de profondeur et réussissant magistralement à exprimer l’ambivalence des sentiments du petit garçon. Car s’il suit la mère, c’est un peu par force car il ne la comprend que jusqu’à un certain point. Il ressent bien ce qu’elle endure et l’effroi qui la pousse à fuir. Cependant, il tient toujours à son père dont on comprend qu’il n’a pas subi les coups. Cette incertitude quant aux sentiments de l’enfant est la source du suspens et de la tension qui tient le film et dont le paroxysme sera atteint dans une scène extraordinaire, appelée à devenir un archétype du genre, au même titre que la scène de la douche de Psychose, de Hitchcock - où nos deux protagonistes retournent chez eux pour récupérer quelques affaires, des jouets pour Matías qui n’arrive pas à se décider alors que Fabián pourrait arriver d’un moment à l’autre. Caméra portée, puis fixe,musique minimale, tout se conjugue pour maintenir une tension extraordinaire qui fait de Refugiado un film poignant balançant entre thriller et dénonciation sociale. Martial Knaebel
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Tigre (2017)
Silvina Schnicer
Argentine
93′
Pour tenter de renouer le contact avec son fils, une femme vient passer quelques jours dans la maison qu'elle possède sur une île du delta du Tigre. Mais elle constate que le retour et la réconciliation ne sont jamais faciles. Un drame familial atmosphérique de Silvina Schnicer et Ulises Porra Guardiola.
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Trans-Cutucu, retour à la forêt (2009)
Lisa Faessler
Équateur
92′
Deux énormes bulldozers jaunes creusent simultanément la terre rouge carmin alors que plusieurs chevaux se lèchent mutuellement leurs plaies dues aux lourdes charges qu’ils transportent. À quelques mètres de là se parque un car pour permettre à des touristes occidentaux de descendre. Ils souhaitent atteindre à pied les cabanes en bois au-dessus du chantier. Il s’agit de la construction de la route Trans-Cutucú Amazonía, qui traversera les terres quasiment vierges des Indiens. Elle servira à faciliter le transport du bois depuis les villages jusqu’à la capitale de la province Morona-Santiago. Dans Trans-Cutucú, la réalisatrice Lisa Faessler montre les rudes conditions de vie des indigènes Equatoriens, qui subissent une pression croissante de l’industrie. Un agriculteur cultivant la canne à sucre explique qu’il n’arrive plus à se débarrasser de sa récolte, car les marchands ne lui paient quasiment rien. Comme la plupart de ses camarades du village, il ne peut rien faire d’autre que s’attaquer à son propre espace de vie, la forêt tropicale, pour en vendre le bois à bon prix. Pour opérer un contraste aux images de la situation actuelle, la réalisatrice utilise des séquences en noir et blanc datant de 1986, dans lesquelles de vieux Indiens, tour à tour ivres et sobres, racontent des histoires sur la nature mystique. Ces anciens documents présentent aussi des actes rituels: la recherche de chutes d’eau sacrées ou le fait de boire un alcool fort particulièrement mauvais. Un documentaire subtil sur le profond fossé entre une tradition centenaire et le caractère irrémédiable de la modernisation.
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Ultimas imagenes del naufragio (1989)
Eliseo Subiela
Argentine
130′
Roberto, agent d'assurance, est malheureux avec son épouse depuis des années. Il rêve de devenir écrivain. Un jour, il sauve la belle et mystérieuse Laura du suicide. Un vrai coup de chance: non seulement elle lui fournit des histoires vécues qu'il peut mettre sur papier, mais elle a aussi tout ce qui manquait à son bonheur. Roberto tombe éperdument amoureux, inconscient de ce que cela va provoquer.
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Un amor (2012)
Paula Hernández
Argentine
100′
Lisa surgit dans la vie de Bruno, un scénariste de télévision à succès, après trente ans d'absence. Les souvenirs d'adolescence reviennent, lorsque lui et son meilleur ami, Lalo, tombèrent amoureux de Lisa, venue de nulle part, dans la chaleur étouffante d'un été de vacances dans la province argentine. Dans son troisième film, la jeune réalisatrice Paula Hernandez continue d'explorer, avec une belle subtilité, la psyché de ses personnages et confirme une maîtrise de la mise en scène peu commune. Bruno est un adolescent timide et romantique, tout le contraire de Lalo, expansif et prenant les choses comme elles viennent. Ce qui ne les empêche pas dêtre les meilleurs amis du monde. L'apparition de Lisa, au cours des vacances, n'arrivera pas à détruire cette amitié, bien que les sentiments des deux adolescents pour elle deviennent de plus en plus clairs, comme ceux de la jeune fille d'ailleurs. Lisa disparaîtra comme elle est apparue, sans crier gare. Et trente ans plus tard, la voilà à Buenos Aires, toujours imprévisible, sur le pas de la porte d'un Bruno marié et père de famille. Elle lui propose de contacter Lalo, perdu de vue lui aussi depuis longtemps. Le passé et le présent sentrechoquent, les sentiments, que Bruno croyait enterrés à jamais, remontent à la surface. Lalo, lui, n’avait pas oublié, mais il a du mal à croire à ce retour. Il est un moment de la vie, quand on approche de la cinquantaine, où on réalise que l’on a moins de futur que de passé, où la mémoire est encore douloureuse des regrets de l’adolescence, mais où on peut aussi encore espérer changer le cours des choses. C’est cette crise de la cinquantaine, la prise de conscience de la perte définitive de la jeunesse, que Paula Hernandez met en scène avec une justesse de style étonnante, s’inspirant d’une nouvelle, «Un amor para toda la vida», de l’écrivain poète Sergio Bizzio auteur déjà de nombreux scénarios à succès en Argentine. Les images évoquent superbement le passage du temps - tons plus chaleureux, et grain plus grossier pour les années 70, couleurs plus dures et plus sombres pour le temps présent. Jouant sur les non-dits, évitant les effets faciles, Paula Hernandez s’appuie aussi sur les prestations époustouflantes de ses acteurs, rendant perceptibles en quelques mots, regards ou gestes, le maelstrom des émotions qui les transperce.
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Vieux chats - Gatos viejos (2011)
Sebastian Silva Pedro Peirano
Chili
90′
Isidora et Enrique forment un vieux couple de Santiago du Chili. Ils partagent leur appartement cossu avec deux chats tout aussi vieux. Leur quotidien paisible est soudain perturbé par l’annonce de la visite de leur fille Rosario. Cette arrivée impromptue ne semble pas les réjouir,bien au contraire. Il est vrai que c’est un ouragan qui s’engouffre dans leur appartement car Rosario est allergique aux poils de chat. Si ce n’était que cela. Car tout semble opposer la vieille Isidora, plutôt conservatrice et posée, et cette femme arrivant surexcitée. Dans une mise en scène réglée au cordeau, entretenant un suspens digne des meilleurs thrillers, et s’appuyant sur la performance d’un couple d’acteurs prestigieux, Gatos viejos passe sans crier gare de la comédie du fossé des générations au drame de la vieillesse et de ses déchéances. ********************** Retraite troublée Gatos viejos tient à la fois de la performance cinématographique et de la relation poignante de la perte de contrôle due à la vieillesse. La performance d’abord, puisque c’est elle qui porte la force de conviction de la seconde: il y a celle du cadre où toute la première partie se joue dans un appartement, dont l’enfermement est à l’image du rétrécissement du monde dans lequel vit la vieille dame, en raison de ses faiblesses physiques (sans l’ascenseur, trop souvent en panne, impossible pour elle de sortir) et mentales. Ce sera d’ailleurs d’abord au travers du regard étriqué d’Isidora que nous ferons la connaissance de sa fille Rosario: une vision réactionnaire de la lesbienne, droguée et irresponsable. Cette vision est tellement caricaturale qu’elle en devient comique avec cette boule de nerfs échevelée qui ne peut rester en place, qui a besoin de sa ligne toutes les cinq minutes. Il y a aussi la performance époustouflante de Bélgica Castro (90 ans! Une star du théâtre dans tout l’Amérique latine), qui campe avec une extrême sensibilité une Isidora d’abord sûre d’ellemême, puis perdant cette assurance au fur et à mesure que ses repères lui échappent, quilui interdisent de descendre les escaliers. Ce qu’elle va finir par faire pourtant, dans une scène d’anthologie au suspens à vous couper le souffle. Mais un suspens qui s’intéresse moins à l’issue finale qu’à celle de chaque mouvement de la vieille dame, marche après marche. Car la voilà à la lumière de la ville, de la réalité. Isidora n’est plus qu’une dame âgée qui présente les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer. Par contraste alors, sous cette même lumière, Rosario et son amie « Hugo » acquièrent une dimension plus humaine, moins junkie et certainement aussi plus proche de la réalité. Pedro Pereino et Sebastián Silva sont de tout jeunes réalisateurs chiliens qui confirment ici le talent qu’ils avaient déjà laissé deviner lors de leurs deux premiers films. Ils ont su trouver le ton juste et la distance adéquate pour aborder ce thème si délicat que représentent le vieillissement et la sénilité. Réussissant à filmer, presque à la loupe, le visage crevassé d’Isidora sans paraître indécents, donnant à chaque personnage une dimension profondément humaine pour, finalement, nous livrer une oeuvre parfois drôle, le plus souvent poignante, qui ne tombe jamais dans le pathos larmoyant. Tablant sur une extrême simplicité d’une dramaturgie linéaire, Gatos viejos prend la même dimension que celle du sujet qu’il traite, universelle. Martial Knaebel
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Zama (2017)
Lucrecia Martel
Argentine
115′
Magistrat subalterne de la couronne d’Espagne, Don Diego de Zama exerce sa fonction dans une colonie lointaine d’Amérique latine. Chaque année, il espère une mutation qui le rapprocherait de sa famille. Mais cet ordre ne vient pas. La réalisatrice argentine Lucrecia Martel revient avec une adaptation d’un chef-d’œuvre éponyme de la littérature latino-américaine. Il n’y a pas de véritable linéarité dans le récit de Lucrecia Martel, mais une succession de scènes décrivant le héros Don Diego de Zama servant le roi d’Espagne sans grande célérité, ni avec beaucoup de compétence. Ses journées, il les passe surtout à épier les femmes autour de lui, qu’elles soient esclaves ou comtesse. Il les fixe, espérant un regard en retour qui ne vient jamais, ou alors il n’est qu’ironique, comme celui de la comtesse espagnole, ou même méprisant venant des jeunes esclaves qui se moquent de lui. Les gouverneurs se succèdent, mais l’édit royal tant espéré, annonçant son transfert, n’arrive toujours pas. De guerre lasse, Zama se porte volontaire pour partir à la chasse du brigand Vicuña Porto. Film d’époque, Zama ne doit pas être vu comme un film historique. Lucrecia Martel le reconnaît volontiers: elle a pris des libertés avec l’Histoire. Sans aucun remords, car celle-ci fut écrite par des mâles blancs déniant toute qualité aux autochtones... et aux femmes. Cela étant, la réalisatrice crée un monde dystopique qui reflète pourtant bien l’atmosphère des colonies espagnoles d’Amérique latine au XVIIIe siècle, où les hommes peinent à conserver leur identité d’Européens qui reste leur dernière fierté, quand tout le reste n’est que déchéance. Zama est une symphonie picturale phénoménale mise en image par le chef opérateur portugais Rui Poças qui fait de chaque scène un tableau avec ses choix de couleurs tourmentées, de cadres saisissant gestes et regards avec une proximité sidérante. La bande son est habitée par le même esprit fantasmagorique, trouvant des tonalités lancinantes et des bruitages mystérieux. Zama demande à se laisser emporter, une fois cela accepté par le spectateur, l’expérience est inoubliable. Martial Knaebel
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