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Moyen-Orient

A Separation (2011)
Asghar Farhadi
Iran
123′
Simin voudrait quitter l’Iran avec son mari Nader et leur fille Termeh. Elle a entrepris toutes les démarches nécessaires et tout réglé en prévision de leur départ. C’est alors que son mari lui fait part de ses scrupules : il ne veut pas abandonner son père qui souffre de la maladie d’Alzheimer. Nader annule le voyage. Simin dépose alors une requête de divorce auprès du tribunal des affaires familiales. Sa requête étant rejetée, elle quitte le domicile conjugal et retourne vivre chez ses parents. La petite Termeh décide de rester avec son père tout en espérant que sa mère reviendra bientôt à la maison. Confronté aux nouvelles circonstances, Nader a du mal à se débrouiller, ne serait-ce que par manque de temps. Il engage alors une jeune femme pour s’occuper de son père malade. Razieh est enceinte et elle accepte cet emploi sans en informer son mari. Un jour, en rentrant du travail, Nader trouve son père tout seul à la maison ; le vieil homme déficient est en outre attaché à une table. Quand Razieh est de retour, la réaction de Nader a des conséquences tragiques qui bouleversent non seulement sa propre existence mais affectent aussi l’image que sa fille avait jusqu’alors de lui.
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About Elly (2009)
Asghar Farhadi
Iran
114′
Ahmad, qui vit depuis longtemps en Allemagne, est de retour en Iran pour un bref séjour et ses anciens amis d’université décident de passer trois jours de vacances ensemble au bord de la mer Caspienne. Sepideh, une des femmes du groupe, de caractère très enjoué, a pris en charge l’organisation du séjour. Elle a également convié au voyage Elly, l’institutrice de sa fille qui est en maternelle, et ceci à l’insu des autres participants. Ahmad, qui sort d’un mariage malheureux avec une Allemande, est désireux de refaire sa vie avec une Iranienne et les amis se rendent compte peu à peu de la raison pour laquelle Sepideh a invité Elly. Elle va désormais capter toute leur attention, les uns et les autres lui trouvant mille qualités. Le second jour, alors que tout se passe bien et que la joie et l’harmonie sont au rendez-vous, un incident survient au cours duquel Elly s’éclipse dans la nature. L’ambiance joyeuse disparaît d’un seul coup et l’harmonie fait place aux diverses spéculations des amis sur le pourquoi et le comment de la disparition d’Elly. Ils contactent sa famille qui ne leur apprend rien de neuf ; l’inquiétude se transforme en panique. Les amis analysent alors de façon critique les entretiens du premier jour et les conversations téléphoniques avec la famille d’Elly. Finalement, Sepideh est même mise en cause pour avoir invité Elly, ce qui a perturbé leurs vacances. En deux jours, le jugement du groupe vis-à-vis d’Elly a viré du tout au tout - jusqu’au dernier jour de vacances où la réalité se révèle.
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Ajami (2009)
Scandar Copti, Yaron Shani
Israël
120′
A Jaffa, le jeune Nasri, âgé de 13 ans, et son grand frère Omar vivent dans la peur depuis que leur oncle a tiré sur un membre important d’un autre clan. Malek, un jeune réfugié palestinien d’un camp de West Bank, travaille illégalement en Israël pour financer l'opération que sa mère doit subir. Binj, palestinien, rêve d’un futur agréable avec sa petite amie chrétienne. Dando, un policier juif, recherche désespérément son jeune frère disparu. Des destins croisés au coeur d’une ville déchirée. La réalité telle qu’elle se présente Le quartier d’Ajami, à Jaffa, est un lieu cosmopolite où cohabitent Juifs, Musulmans et Chrétiens. Depuis toujours, la situation est complexe et sensible. La tragique fragilité de l’existence humaine est expérimentée quoti-diennement dans cette communauté cloison-née, où les ennemis sont voisins. Véritable fiction-réalité, alliant la force du documentaire à la finesse de la narration fictive, travail magistral (7 ans ont été nécessaires à la fabrication du film), Ajami est une oeuvre puissante, dérou-tante et unique, qui tente de dépasser les clivages religieux afin de présenter la réalité telle qu’elle est, véritablement. Submergés par la violence de leur réalité respective, les deux réalisateurs, transformant leurs différences en ressources – l’un est un juif israélien, l’autre est un citoyen palestinien d’Israël – ont donc décidé de se plonger ensemble dans le quotidien des habitants d’Ajami, le plus grand quartier arabe de Jaffa. «Nous avons écrit Ajami car nous voulions raconter l’histoire de personnes que nous connaissons et, à travers elles, transmettre quelque chose que nous partageons tous: l’ambivalence tragique de la réalité humaine. Nous ne connaissons pas d’autre endroit exprimant mieux la collision de “mondes” différents que les rues d’Ajami. Ajami est un melting pot de cultures, de nationalités et de perspectives humaines opposées. Notre but était de montrer cette réalité avec la plus grande sincérité.» Yaron Shani & Scandar Copti
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Al Wadi - La vallée (2014)
Ghassan Salhab
Liban
134′
Errant sans but après avoir perdu la mémoire dans un accident de voiture, un homme est recueilli par les occupants d'une ferme de la vallée de la Bekaa, au Liban. Cette ferme se révèle être un lieu secret où ses habitants traitent de la drogue dans un laboratoire. La présence de cet étranger sans nom va entraîner des conséquences dramatiques pour cette communauté clandestine. Ici, bien peu sépare la beauté de l'horreur. Un sentiment de danger latent imprègne les contreforts d'un paysage sublime. La catastrophe guette. Les tensions montent dans les quartiers de la maison. L'identité de cet homme sans passé devient le sujet entêtant alors que les doutes s'insinuent concernant son amnésie. Est-il un docteur ou un mécanicien? Un ange ou un espion? Comme une page blanche, il se prête à tous les fantasmes et finit par devenir un prisonnier. A la fois concret et éthéré, avec une bande-son puissante et des images d'une grande intensité, le film montre un ensemble d'existences mélancoliques avant l'avénement de l'apocalypse alors que la radio annonce la crise politique à venir.
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Barakah Meets Barakah (2016)
Mahmoud Sabbagh
Arabie Saoudite
88′
Barakah est employé de la municipalité de Djeddah. A ce titre, il chasse les comportements «inadéquats». Bibi, vlogueuse sur Instagram avec de nombreux suivants, attire la clientèle pour la boutique de sa riche mère adoptive. Une rencontre fortuite et la vie de Barakah en est tourneboulée. Mais comment se rencontrer dans un pays où les règles sont très strictes? Une sympathique, et étonnante, comédie nous venant d’Arabie saoudite. Y a-t-il pays plus improbable que l’Arabie saoudite pour y situer, et y filmer, une comédie? Eh bien, tout à fait, semble nous ré-pondre Mahmoud Sabbagh, car le principe de la comédie joue justement la transgression des codes, les rencontres incongrues, les enchaînements insolites et les situations grotesques. Et il y a tout cela dans Barakah meets Barakah, avec de facétieux pieds de nez à la censure. Barakah surprend sur une plage un groupe faisant une séance de photos de mode pour un magazine. Il veut verbaliser - c’est sa tâche -, mais soudain bafouille et laisse faire en ayant vu la jeune femme photographiée. C’est Bibi, une belle jeune fille à l’esprit libre, célèbre pour son vidéo blog sur Instagram. Elle aussi a remarqué Barakah. Serait-ce le coup de foudre? Ils vont essayer de se revoir, une chose difficile dans un pays où les hommes seuls ne peuvent être vus avec une jeune femme et où la police veille jour et nuit. A cela s’ajoutent des origines sociales aux antipodes: celle de Barakah est modeste et il vit dans un quartier pauvre, Bibi est la fille adoptive d’une riche famille ayant pignon sur rue. Lui observe les règles strictes de la morale, elle vit dans un milieu occidentalisé. Elle est plutôt frivole, lui fait partie d’une troupe de théâtre amateur répétant «Hamlet». Barakah Meets Barakah est une comédie, dans un pays loin d’être drôle - un film pour tous qui vous montre l’Arabie saoudite sous un angle pour le moins inattendu. Sur un ton léger, il se permet de se moquer des travers de la rigueur religieuse qui font de la vie quotidienne un univers kafkaïen. Enfin, Mahmoud Sabbagh décrit une jeunesse ayant soif de liberté et d’ouverture au monde extérieur.
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Capharnaüm (2018)
Nadine Labaki
Liban
126′
Les parents de Zain étaient trop pauvres pour enregistrer sa naissance. Ne possédant pas de papiers, il est privé de tous les droits. Mais c’est un battant. Adroitement, il se faufile à travers les rues de Beyrouth. Pour nourrir ses nombreux frères et sœurs, il porte de lourdes livraisons pour l’épicerie d’Assadd, l’impitoyable propriétaire de la chambre qu’ils louent. Et c’est avec ce type que doit se marier sa sœur Sahar âgée de onze ans. Zain fait tout pour empêcher ce mariage, en vain. Pour finir, il s’enfuit. Dans un parc d’attractions, il rencontre Rahil. Elle propose de lui offrir le gîte, si en échange, il garde son fils d’un an. Quand un soir, Rahil ne rentre plus, Zain prend soin du bébé avec beaucoup d’amour. Avec un regard empathique, la réalisatrice Nadine Labaki montre le monde caché des enfants de la rue, les personnages principaux de son film. Ce sont notamment les extraordinaires performances des acteurs non-professionnels qui font la qualité de ce film profondément humain. Au Festival de Cannes, «Capharnaüm» a remporté le prestigieux Prix du jury.
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Chaque jour est une fête (2009)
Dima El-Horr
Liban
77′
Beyrouth, de nos jours. Trois femmes qui ne se connaissent pas prennent le même bus pour aller à la prison des hommes, dans l’arrière-pays libanais. Au milieu de cette terre aride, elles vont être, à travers ce voyage, confrontées bien malgré elles à la quête de leur propre indépendance.... Diama El-Horr: «Trois femmes figées dans un contexte social et politique très tendu, où rien ne bouge, de peur d’une catastrophe imminente. Les différents événements ne révèlent que la rigidité de la situation, les empêchant de réagir, d’évoluer, de se développer. À l’instar des héroïnes de ce film, les libanais n'ont pas les moyens de changer, mais nous savons nous amuser dans un monde où notre vie ne pèse pas lourd. Nous vivons aujourd’hui dans une région dévastée par des guerres perpétuellement renouvelées, incapables de jouer un rôle efficace dans une vie politique défaillante. Nous ne pouvons que faire appel à notre imaginaire comme alternative à un paysage en noir et blanc. Pour nous le cinéma est une petite lucarne à travers laquelle nous exposons certaines de nos pensées, de nos obsessions et de nos craintes. Ces femmes ne sont ni optimistes ni pessimistes, elles attendent simplement un "miracle", comme nous... Mais les miracles existent-ils vraiment ?»
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Chronique d'une disparition (1996)
Elia Suleiman
Palestine
88′
Un réalisateur (Elia Suleiman joue ici son propre rôle) revient en Israël pour faire un film. Etant à la fois dans le film et hors du film, il entreprend d'observer la perte d'identité de la population arabe d'Israël et organise son récit en deux parties: «Nazareth, Journal intime» et «Jérusalem, Journal politique». Dans «Nazareth, Journal intime», le réalisateur filme ses parents et amis dans leur vie quotidienne faite de routines, dont il souligne avec humour les paradoxes et les contradictions.
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Crossing the Dust (2006)
Shawkat Amin Korki
Iraq
73′
2003, la statue de Saddam Hussein vient de tomber sur la place centrale de Bagdad. Asad et Rachid célèbre l’événement avec leurs camarades miliciens kurdes. Nous sommes au nord du pays, dans la partie kurde. Les deux compères ont pour mission de ramener de la nourriture d’un autre quartier de la ville. Sur le chemin du retour, le jovial Asad décide de recueillir un jeune garçon, qui semble perdu, et de le ramener chez ses parents. Rachid n’est pas très chaud, ayant toujours en tête le but de leur mission. Sa froideur tournera en quasi haine, presque par réflexe, lorsqu’il apprendra le prénom du gamin: Saddam. Dans le même temps, deux parents éplorés cherchent leur garçon qui se prénomme lui aussi Saddam. S’agit-il du même enfant ? Dans le même style qui a fait la réussite de Kick Off, le réalisateur kurde irakien Shawkat Amin Korki, traite sur un ton léger, ou le drame n’empêche pas l’humour, une histoire tirée d’un fait réel : sous Saddam Hussein, les parents donnant à leurs garçons le prénom du dictateur se voyaient récompensés en monnaies sonnantes et trébuchantes. Un prénom maintenant difficile à porter pour les enfants. Amin Korki entretient le suspens jusqu’au bout de ce road-movie urbain que l’on regarde avec beaucoup de plaisir.
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Demi-lune (2006)
Bahman Ghobadi
Iraq
108′
Mamo, un vieux chanteur kurde célèbre et têtu décide de se rendre au Kurdistan irakien avec ses dix fils, dans un vieux bus, pour y donner avec eux un concert dont il rêvait depuis longtemps. Pour cette musique, cependant, la voix d'une femme est fondamentalement importante, mais les femmes ne sont pas autorisées à chanter en Iran. Donc avec une femme à bord, ils doivent voyager illégalement en Irak. Bahman Ghobadi est l'un des réalisateurs iraniens les plus renommés et a courageusement confronté la réalité contemporaine de la vie kurde avec des films tels que A Time for Drunken Horses et Turtles Can Fly, se déplaçant souvent habilement entre la tragédie profonde et un humour chaud et crû. Half Moon (Demi-lune) est plus léger, même si le film touche encore et toujours la réalité de la lutte kurde pour son identité et sa culture. Inspiré par cette mission influencée par Mozart, Ghobadi a créé un film imprégné par l'amour de la musique et qui souligne le rôle des femmes dans la création de la beauté musicale. La musique du film a été créée par l'un des artistes et compositeurs les plus célèbres d'Iran: Hossein Alizadeh.
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Downpour (1972)
Bahram Beyzaie
Iran
130′
Le premier long métrage de Bahram Beyzaie sur un instituteur bien intentionné de Téhéran assailli par les revers de fortune a connu un énorme succès en son temps, mais était tombé dans l'oubli dans l'Iran post-révolutionnaire. Cette version présente le film tel qu'il a été restauré en 2011 par la World Cinema Foundation de la Fondazione Cineteca di Bologna / Laboratoire L'immagine Ritrovata, avec la participation de Bahram Beyzaie lui-même.
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Fireworks Wednesday (2006)
Asghar Farhadi
Iran
102′
Le dernier mercredi avant le début du solstice de printemps, au Nouvel An persan, on tire des feux d'artifice selon une ancienne tradition zoroastrienne. Rouhi, qui passe son premier jour dans un nouvel emploi, se retrouve au milieu d'un autre type de feux d'artifice - une dispute entre son nouveau patron et sa femme.
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Fish & Cat (2013)
Shahram Mokri
Iran
135′
Carton: Des restaurateurs du nord de l’Iran condamnés pour avoir servi de la viande humaine à leurs clients. Image: Un groupe d’étudiant(e)s campent aux abords d’un lac à l’orée d’une forêt où rôdent deux hommes aux mines patibulaires et au comportement aussi étrange qu’inquiétant. Ceux-là sont venus participer à une compétition de cerfs-volants. Il a suffi de peu de choses à Shahram Mokri, jeune cinéaste iranien, pour créer une atmosphère troublante et instiller le doute et l’angoisse. Et qui plus est, en un seul plan. L’avènement du numérique a élargi l’éventail des possibilités techniques pour la fabrication d’un film. On aurait pu croire que Sokourov, avec son Russian Ark, après avoir fait le tour de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, aurait aussi fait le tour de la question de l’utilisation de ces possibilités technologiques en proposant un seul long plan séquence pour la durée d’un film. Fish and Cat et Shahram Mokri nous prouvent que nous n’avons encore rien vu. Chez le Russe, l’action était unique, se déroulait dans un espace clos, et la caméra suivait un couple de personnage faisant office de fil conducteur, les passages d’une salle à l’autre formant les chapitres de cette action. Tout cela permettait au spectateur de garder la maîtrise du temps. Avec l’Iranien, rien de tel. La scène n’a plus de limite physique, nous partons d’un restaurant avec deux hommes pour pénétrer dans une forêt, où discutent un père et son fils, et finalement arriver parmi un groupe d’étudiants campant au bord d’un lac, ayant perdu en chemin les deux personnages du début pour en retrouver d’autres. La caméra en suit un, l’abandonne pour un autre, change encore de direction avec un troisième... et, sans crier gare, nous revoilà au point de départ. En toute logique, l’utilisation d’un seul et unique plan pour mettre en scène une histoire impliquerait la linéarité du récit, et le déroulement de celui-ci en temps réel. Mokri se libère avec habileté de cette fausse contrainte et nous offre, l’air de rien, une superbe illustration de ce que signifie concrètement le fameux ruban de Moebius. Deux heures d’un ballet à la chorégraphie élégante et fluide, et cette fois-ci nous avons perdu la maîtrise du temps. Cette vivacité continuelle n’empêche pourtant pas que des tableaux d’une harmonie parfaite surgissent au détour d’un mouvement de caméra. Fish and Cats, c’est une nouvelle belle surprise du cinéma iranien qui n’en finit pas de nous étonner.
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Intervention divine (2002)
Elia Suleiman
Palestine
89′
A Nazareth, sous l'apparence d'une banale normalité, la ville est prise de folie. Alors que son entreprise périclite, un homme tente de prendre les choses en main pour briser le cercle des petites querelles. Il ne parvient qu'à se détruire lui-même. Cet homme est le père de E.S. Pendant ce temps, une histoire d'amour se déroule entre un Palestinien qui vit à Jérusalem et une Palestinienne de Ramallah. L'homme, - E.S. - , évolue entre son père malade et cet amour, en s'efforçant de maintenir en vie l'un et l'autre. Du fait de la situation politique, la liberté de mouvement de la femme s'arrête au poste de contrôle militaire israélien situé entre les deux villes. Il est interdit aux amants de le passer, et ils ne peuvent trouver d'intimité que dans un parking désert, juste à côté du check point. Dans l'incapacité d'échapper à la réalité de l'occupation, leur désir complice va engendrer des répercussions violentes. Contre toute attente, leurs cœurs blessés ripostent par des fantasmes qui se traduisent en prouesses étourdissantes.
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It Must Be Heaven (2019)
Elia Suleiman
Palestine
102′
Elia Suleiman vit à Nazareth, seul dans une grande maison. Son voisin s’occupe avec dévotion de son citronnier. Même s’il le fait sans qu’on le lui ait demandé, et qu’en plus il empoche les citrons. Mais le réalisateur va de toute façon partir à l’étranger pour la promotion de son nouveau projet de film… que nous sommes justement en train de regarder. Il va à Paris et New York, visite ces mégapoles étrangères et observe avec attention ce qui s’y passe. Mais le fait est là: son origine le suit comme une ombre à chaque pas qu’il fait. Dix ans après son dernier film, le réalisateur palestinien Elia Suleiman a présenté son nouvel opus en compétition du Festival de Cannes où il a reçu une Mention spéciale. Cette fois, il dirige son regard politique par-delà les frontières de son pays d’origine – pour comprendre, comme il le dit dans ses interviews, que le monde est en fait un «microcosme de la Palestine». Partout l’État policier gagne du terrain, partout l’absurde gagne en force. Ainsi, Suleiman se transforme en observateur muet et étonné. La force comique de ce film émane de cette source. Ce n’est pas pour rien que le réalisateur palestinien est souvent comparé à Buster Keaton et Jacques Tati. Une comédie politique sur l’identité, la nationalité et la patrie qui combine divertissement, intelligence et poésie.
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Khook (2018)
Mani Haghighi
Iran
108′
Hasan, cinéaste iranien, est sur une liste noire et ne peut plus tourner. Situation déjà pénible pour quelqu’un sûr de son talent. Et voilà qu’un psychopathe se met à décapiter ses collègues, semblant l’ignorer, lui, qui est le meilleur... Et moi, et moi? Maniant l’humour avec un sens certain de l’absurde, Mani Haghighi occupe définitivement une place à part dans le cinéma iranien, pour le plus grand plaisir du spectateur, de la spectatrice. Surréalisme à l’Iranienne. Lorsqu’on évoque le cinéma iranien en Europe, c’est le plus souvent le réalisme et un cinéma minimaliste qui vient à l’esprit des critiques. Eh bien, Mani Haghighi est en train, film après film, de casser toutes ces conventions associées au cinéma de son pays. On rencontre le ventripotent Hasan, accoutré d’un agressif t-shirt à la gloire d’AC/DC, lors du vernissage d’une exposition. Il vient d’apprendre qu’un quatrième cinéaste vient d’être assassiné, un ami à lui. Mais ce n’est pas là son problème immédiat: Shiva, son actrice fétiche et sa maîtresse, lassée d’attendre, va le «trahir» en allant jouer dans un film du bellâtre Saïdi. Pour Hasan, c’en est trop: son bannissement qui n’en finit pas, le psychopathe qui continue de l’ignorer, et maintenant Shiva... Il retourne chez sa mère qui le consolera en lui promettant que l’assassin, en fait, garde le meilleur pour la fin! Des scènes ubuesques à la Buñuel, des dialogues et des situations qu’on pourrait croire sortir d’un film de Woody Allen et, pour couronner le tout, des répliques à la logique très «Monty Pythonienne». C’est un véritable festival que nous propose Mani Haghighi - qui n’hésite d’ailleurs pas à «s’exécuter» lui-même. Khook (Cochon en farsi) est une comédie surréaliste qui tire sur tout ce qui bouge autour de la caméra. Bien sûr, les autorités de censure en prennent pour leur grade et sont défiées - relations hommes-femmes libérales, bals costumés, musique de hard rock, etc., mais les milieux artistiques de Téhéran, du cinéma en particulier, ne sont pas épargnés non plus: ainsi le tournage ubuesque d’un spot publicitaire, dirigé par un Hasan qui y voit une occasion de remontrer son talent, pour une marque d’insecticide. C’est jouissif, drôle et ici le charme de la bourgeoisie (du cinéma) n’est pas du tout discret. Martial Knaebel
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Kick Off (2009)
Shawkat Amin Korki
Iraq
81′
Des réfugiés occupent le stade de Kirkouk, n’ayant toujours pas trouvé de lieu où vivre. Deux amis passionnés de football veulent monter, après la victoire de l’Irak à la coupe asiatique, un tournoi entre Turcs, Arabes, Kurdes et Assyriens. Mais rien n’est simple en Irak. Dans un style enlevé, Shawkat Amin Korki livre une comédie dont la fraîcheur et l’humour soulignent d’autant plus le destin tragique de ces réfugiés dans leur pays. * * * * * * La joie de jouer En réalisant Kick Off, le jeune cinéaste kurde Shawkat Amin Korki réussit, avec peu de moyens et, surtout - car leur présence crève l’écran -, des acteurs nonprofessionnels, à exprimer la réalité d’une situation où la nécessité de la survie n’empêche pas de vouloir vivre. C’est-à-dire aussi aimer et jouer. Et ces acteurs le démontrent eux-mêmes, laissant voir leur propre joie de jouer, en faisant parfois des tonnes, pour notre plus grand plaisir. Aucun artifice pourtant, pour nous faire oublier la guerre et l’occupation: le bruit récurrent d’un rotor d’hélicoptère, le son des bombes, au loin, le petit frère d’Asu qui se traîne sur une jambe, une mine lui ayant enlevé l’autre, la situation précaire de ces réfugiés dans le stade. C’est ce stade qui sera d’ailleurs le lieu unique de l’action, dont les tribunes sont les remparts, protection hypothétique contre les agressions du monde extérieur. Le réalisateur nous en fera découvrir quasiment tous les recoins, montrant l’ingéniosité de leurs occupants à les utiliser. Korki ne nous cachera pas non plus les difficultés de coexistence entre les différentes nationalités, au moment de trouver un arbitre pour le tournoi d’Asu et Sako. Mais, là encore, il usera du ton de l’humour. Le choix du noir et blanc à la fois apporte une touche vériste, proche du documentaire - certaines scènes donnent l’impression du « direct », accentué par le sentiment d’improvisation qu’elles laissent - sentiment qu’il faut prendre ici dans un sens positif: car il apporte une telle vie au récit. Paradoxalement, cette absence de la couleur rappelle également certaines vieilles comédies italiennes des années cinquante avec leurs personnages haut en couleurs. S’il fallait trouver un film pour nous faire aimer l’Irak et les Irakiens, ce serait Kick Off qu’il faudrait choisir. Sans discussion. Martial Knaebel
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Longing (2017)
Savi Gabizon
Israël
104′
Ariel, célibataire déjà grisonnant et économiquement à l’aise, retrouve Ronit, un amour du temps où ils étaient étudiants, il y a vingt ans. Elle lui annonce en larmes qu’elle était enceinte lorsqu’elle l’a quitté, sachant qu’il ne voulait pas d’enfant. D’autres «bombes» seront lâchées au cours de cette comédie à l’humour aussi noir que le ton est feutré. Savi Gabizon est un habitué du box-office dans son pays et son dernier film Longing, qu’on peut traduire par «désir», semble bien parti pour suivre la même voie du succès, ayant déjà conquis les faveurs des publics des festivals de Venise (dans la section Giornati degli autori) et de Jérusalem. De fait, le film est une véritable perle de mise en scène où l’auteur se joue de tous les codes de la comédie et du drame tout à la fois, où rien ne va se passer comme on s’y attendrait. Chaque épisode réserve au spectateur son lot de développements inattendus quoique très logiques si on se laisse prendre par ce regard décalé qui use de l’absurde avec finesse. Ariel, donc, apprend qu’il est le père d’un garçon qui a maintenant vingt ans. Son premier réflexe est de prendre rendez-vous avec son avocat. Cependant, dans la foulée, son ex Ronit lui annonce que son fils vient de mourir dans un accident de voiture... À partir de là, Savi Gabizon va nous mener de situations improbables en circonstances surréalistes, voire fantasmagoriques. Étonnamment, cela fonctionne grâce à une mise en scène épurée - on ne voit quasiment que les protagonistes dans des rues désertes et des appartements impersonnels - où chaque geste, chaque dialogue, est filmé avec une concision remarquable. Où, pourtant, on assiste à quelques retournements - parfois carrément plusieurs dans un même plan - qui ne laissent pas souffler le spectateur. Cette mécanique si fluide serait vaine si elle n’évoquait, sans avoir l’air d’y toucher, des sujets bien réels et concrets, et à portée universelle, tels que les relations parents-enfants, ou notre attitude face à la mort - la nôtre ou celle de proches. Longing, c’est du Woody Allen accommodé à la sauce Altman. Martial Knaebel
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Malaria (2016)
Parviz Shahbazi
Iran
89′
Deux mains gantées manipulent un téléphone portable sous les instructions d’une voix off. L’écran finit par s’éclairer pour montrer Hanna qui se filme elle-même et son ami Murry. Ce smartphone sera alors acteur et chroniqueur de l’odyssée d’Hanna et Murry. Ils vont entraîner avec eux Azi, musicien des rues, lorsque celui-ci les prendra en autostop. Ils atteindront ainsi Téhéran pour devoir la quitter lorsque le père et les frères d’Hanna auront retrouvé leur trace. Alors que le récit est un long flash-back, le mélange d’images provenant du smartphone ajoutées à celles d’une caméra le plus souvent portée, donne au spectateur le sentiment d’assister aux événements en temps réel. Sentiment accentué par le choix Parviz Shahbazi de tourner avec les rues de Téhéran comme décor. La vie de la jeunesse téhéranaise et sa vivacité, malgré les multiples contraintes, ses difficultés face à la police des mœurs, donnent du souffle au récit. En particulier cette soirée mémorable où les jeunes fêtent l’annonce de la signature de l’accord nucléaire entre l’Iran et le groupe des 5+1. Malaria est en fait une ode à la jeunesse iranienne, et aussi un portrait affectueux de Téhéran. Cependant, si la joie de vivre de la jeunesse existe bel et bien, Parviz Shahbazi n’élude pas la réalité et les dangers d’un avenir compromis par des politiques sur lesquelles cette jeunesse n’a aucune prise. Troisième film du réalisateur centré sur les jeunes, après Deep Breath (2003) et le thriller Trapped (2013), Malaria, joué par des acteurs amateurs mais inspirés, est un témoignage passionnant et émouvant sur une génération qui aimerait vivre sa vie, tout simplement. Martial Knaebel
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Manuscripts Don’t Burn (2013)
Mohammad Rasoulof
Iran
122′
Khosrow est un tueur à gage. Sous l'autorité de Morteza, ils partent tous deux en mission pour un assassinat commandité. Le meurtre doit être mis en scène pour faire croire à un suicide. Les deux tueurs doivent changer leur plan initial au dernier moment…
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Memories on stone (2014)
Shawkat Amin Korki
Iraq
96′
Une histoire kurde Hussein et Alan, deux amis d’enfance kurdes décident de tourner un film qui retracerait le génocide perpétré par Saddam Hussein et ses troupes dans les années 80 où près de 200’000 Kurdes furent massacrés. Mais tourner dans l’Irak de l’après-guerre ne s’avère pas une chose si facile. La plus grosse difficulté arrive lorsqu’il s’agit de trouver la femme qui devrait jouer le rôle principal. Toutes celles pressenties se désistent l’une après l’autre. Alors qu’Hussein voit le projet capoter pour cette seule raison, une jeune femme apparaît et se propose. Sinur correspond tout-à-fait à ce qu’ils espéraient, il reste maintenant un dernier obstacle à franchir: obtenir l’accord de sa famille, c’est-à-dire celui de son oncle Hamid et de son cousin Hiwar qui en est follement amoureux et voudrait l’épouser. Etrangement, Sinur, elle, est prête à tout pour jouer ce rôle. Cependant, les problèmes ne s’arrêtent pas là pour nos deux amis, l’argent vient à manquer, mais ils sont prêts pour pouvoir finir le tournage. Le dernier jour du tournage, un coup de feu se fait entendre, Hussein s’écroule sans connaissance. Le film pourra-t-il enfin être vu sur un écran? Après CROSSING THE DUST (2006) et KICK OFF (2009), Shawkat Amin Korki poursuit son exploration du passé douloureux du peuple kurde irakien. Encore une fois, il évite la pose mélodramatique, usant de rebondissements parfois rocambolesques pour adopter un ton léger qui n’enlève pourtant rien au sérieux de son propos et où les allusions au cinéaste Yilmaz Güney sont fréquentes, qui rappellent les années héroïques du cinéma kurde.
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Modest Reception (2012)
Mani Haghighi
Iran
100′
Un couple étrange roule dans la montagne, le coffre bourré de sacs où sont empilés des billets de banque. A quel jeu peut-il bien jouer à distribuer ces sacs aux gens qu’il rencontre au hasard de la route? Aumône faite aux indigents ou jeu pervers auquel s’adonnent cet homme et cette jeune femme élégante? Une comédie burlesque aux multiples rebondissements qui offre une allégorie d’une extrême finesse de la société iranienne d’aujourd’hui. Modest Reception créa la surprise au festival de Berlin. Et il y avait de quoi: comment un tel brûlot avait-il pu échapper aux foudres de la censure de son pays, que l`on sait maintenant prompte à embastiller ceux des cinéastes qui ne marchent pas droit? Cependant, on s`excuse d`estimer que cet aspect resterait anecdotique si il ne s`y ajoutait, en plus, le côté résolument, et totalement, «non cinématographiquement correct» du film qui le place en parfaite adéquation avec l`état du monde, de celui de l`Iran, de celui des croyances. On y passe, en effet, de la comédie la plus dé- jantée à la réflexion la plus profonde sur l`état du monde, dans cette région perdue, oubliée, des montagnes arides et inhospitalières, proches de la frontière. Et le chaos de la fiction correspond en tout point au désordre de notre réalité où les certitudes vacillent comme celles des personnages, où la morale peut devenir perverse. Le réalisateur Mani Haghighi (il joue lui-même, magistralement, le rôle de l'homme dans le couple) nous promène, c`est le cas de le dire, dans ce road-movie ébouriffant, de surprise en surprise, ne ratant jamais une occasion pour dynamiter le confort dans lequel le spectateur aurait pu s`installer. On devrait en sortir épuisé et c`est tout le contraire qui se passe, car le culot que le cinéaste montre est tout sauf agressif, il est au contraire rafraîchissant: on se délecte des scènes drôles, on est touché aussi par le regard, malgré tout attendri, porté sur ces personnages rencontrés au hasard du récit. En cela, Modest Reception donne à voir du vrai cinéma et, sur ce point tout le monde ne peut que tomber d`accord, il prouve l`incro-yable vitalité d`un cinéma iranien, qui n`a de cesse de chercher de nouvelles formes, d`ouvrir de nouvelles voies, accepter de nouveaux défis. Martial Knaebel
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Pour Sama (2019)
Waad al-Kateab, Edward Watts
Syrie
96′
Waad al-Kateab est à Alep pour étudier l’économie au moment où la population descend dans la rue pour réclamer plus de liberté. C’est au cours de ces démonstrations qu’elle rencontre Hamza avec qui elle se mariera et donnera naissance à Sama, leur fille. Munie d’une caméra vidéo, Waad al-Kateab va filmer d’abord la joie et l’espoir, puis l’enfer des bombardements. Le journal Times a écrit: «One of the most important films you will ever see in your life.»
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Salt of this Sea (2008)
Annemarie Jacir
Palestine
105′
Soraya, née et élevée à Brooklyn, décide d’aller vivre en Palestine, le pays de ses ancêtres. Dès son arrivée à Ramallah, elle cherche à récupérer l’argent de ses grands-parents, gelé sur un compte après leur exil, mais se heurte au refus de la banque. Sa route va alors croiser celle d’Emad, un jeune Palestinien qui rêve de s’en aller. Ce road movie intense, guidé par l’urgence, revient avec force et sincérité sur les traces d’un passé évanoui. Chassés de leur foyer lors de la guerre de 48, les parents de Soraya ont subi l’exil dans des camps au Liban, avant de finalement pouvoir partir s’installer aux Etats-Unis. Soraya est donc née à Brooklyn, même si, depuis qu’elle est petite, elle fait le même rêve, celui d’une réfugiée: retrouver ses racines, retourner sur sa terre d’origine, la Palestine. Son père vient de mourir, elle a 28 ans. Elle décide de faire le grand saut, s’achète un billet d’avion et traverse l’atlantique. Dès son arrivée, pleine d’espoir, elle découvre une facette qu’elle ignorait. Au contrôle de l’aéroport, une fois ses origines dévoilées, elle est mise de côté et subit plusieurs interrogatoires, de rigueur.Un dérisoire visa de deux semaines en poche, Soraya rencontre Emad, qui a connu l’occupation et la réalité de la Palestine, qu’il rêve, contrairement à elle, de quitter. Après le refus de la banque de lui rendre l’argent que ses grands-parents avaient laissé sur un compte à Jaffa, Soraya décide de la braquer. S’ensuit une fuite à travers Israël, clandestinement, avec en filigrane, à travers les paysages et les vestiges d’une terre désormais interdite, l’histoire de la Palestine. Proche du réel, Salt of this Sea a eu une genèse difficile. Outre les difficultés propres au financement, le tournage a souffert de multiples difficultés: contrôles répétées, check points, interdictions de passage, circulation du matériel complexe. Au final, le film est là, somptueusement interprété par un duo de comédiens bouleversant de sincérité: Suheir Hammad, par ailleurs aussi poète, et Saleh Bakri, qui a reçu le Prix du Meilleur Acteur en Israël pour son rôle dans La visite de la fanfare. Pour ces raisons, Salt of this Sea n’est pas seulement une oeuvre puissante, saisissante, elle est aussi le témoignage d’une réalisatrice qui veut combattre le silence, l’invisibilité et l’oubli.
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Tel Aviv on Fire (2018)
Sameh Zoabi
Palestine
97′
Pas évident de tourner une comédie sur un thème aussi chaud que l’occupation de la Palestine. Eh bien, Sameh Zoabi relève le gant et réussit à nous faire rire avec Tel Aviv on Fire. Exercice d’autant plus réussi que le jeune réalisateur n’élude pas la situation politique réelle. Tout au plus adoucit-il les protagonistes. Mais n’est-ce pas là le but de toute comédie? Micmac à Ramallah Nous sommes en 1967, Tala, une jeune activiste palestinienne, est à Paris pour voler des plans d’invasion à un général israélien qu’elle doit séduire et abattre si nécessaire. Telle est l’intrigue d’une sitcom palestinienne qui colle à leurs télévisions les ménagères des deux côtés du mur de séparation. Engagé par son oncle, le producteur, Salam y travaille corrigeant les dialogues en hébreu des acteurs et l’arabe sommaire de la star internationale tenant le rôle principal. Habitant Jérusalem, il doit passer le mur tous les jours. C’est là qu’il a l’idée malencontreuse de tester un dialogue avec une soldate israélienne. Ni une, ni deux, le voici menotté face au commandant lisant un scénario où on parle de bombe ... Un commandant dont la femme, elle aussi, suit la sitcom avec passion. L’officier voit là une bonne occasion d’épater son épouse et de réviser une histoire qu’il juge trop antisioniste. On ne dira plus rien des aventures du pauvre Salam obligé de naviguer à vue au gré des récriminations des uns et des autres. Tel Aviv on Fire est une réussite. Sameh Zoabi arrive à nous faire rire sur un sujet qui, a priori, n’a rien de gai: une situation politique bloquée pour longtemps. Cependant, ce rire n’a rien de moqueur, et encore moins d’humiliant, car il n’évacue pas la réalité de cette région où la vie des Palestiniens est balisée par ces queues aux barrages de l’armée d’occupation, où la méfiance envers l’autre semble insurmontable alors qu’ils aiment tous le même houmous. Au contraire, le réalisateur joue avec cela pour introduire les rebondissements les plus inattendus, ménageant un suspens gratiné quant à savoir comment son héros va se tirer du guêpier dans lequel il s’est mis. Après un final ébouriffant, on est d’accord avec les ménagères des deux bords: vivement la saison 2! Martial Knaebel
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The Hunter (2010)
Rafi Pitts
Iran
88′
Il y a peu de temps qu'Ali est sorti de prison. Il travaille maintenant comme veilleur de nuit à Téhéran. Il a trouvé un emploi dans une usine de telle façon qu'il peut nourrir sa petite famille, sa femme Sara et leur fille Saba. Toutefois, un jour qu'Ali revient du travail, Sara et Saba ont disparu. Quand il n'en peut plus d'attendre, Ali décide de s'adresser à la police. Mais le chaos règne au commissariat et des heures s'écoulent avant qu'on puisse lui fournir une information. C'est alors qu'on lui apprend qu'il y a eu une fusillade avec des manifestants. Sara, la femme d'Ali, se trouvait par hasard sur place et a été tuée. Quant à Saba, elle passe encore pour disparue. Ali recherche sa fille dans un état de profond désespoir d'autant plus que pour finir, on retrouve son cadavre. Dans un acte de vengeance aveugle, Ali tue alors au hasard deux officiers de police. Il prend ensuite la fuite en direction des forêts du Nord. Mais la police est depuis longtemps sur ses traces. Cela se termine par un accident d'Ali qui court à nouveau vers la forêt en cherchant à se cacher parmi les arbres - mais en vain. Hassan et Nazem, les deux policiers qui le talonnaient, finissent par le capturer. Ali semble s'abandonner à son sort. Il suit les deux hommes qui le gardent de près. C'est alors qu'ils se perdent dans la forêt; ils ne voient plus que des arbres de toutes parts. Dans un tel environnement, à l'écart de tout, il est difficile de faire la distinction entre chasseurs et chassé...
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The Last Friday (2012)
Yahya Alabdallah
Jordanie
89′
Youssef vient d’apprendre de son médecin qu’il doit être opéré de toute urgence si il ne veut pas de complications. Comme ce ne sont pas ses maigres revenus de chauffeur de taxi qui lui permettront de payer les frais de l’intervention, Youssef doit secouer sa solitude pour trouver l’argent. Débuts enthousiasmants du jeune cinéaste Yahya Al Abdallah, The Last Friday, a quelque chose d’exotique dans la simplicité de sa mise en scène. Le réalisateur ne se laisse pas distraire, suivant pas à pas un Youssef (Ali Suliman, déjà vu dans Paradise Now et dont la superbe interprétation doit être soulignée car c’est sur elle que repose une bonne partie de la réussite du film) esquinté dans son quotidien solitaire et mutique. Son addiction au poker lui a fait tout perdre, femme, argent, travail. Pour couronner le tout, son fils ne le respecte pas plus que les autres. On s’attendrait, avec un tel sujet, à quelque chose de noir et de démoralisant, mais c’est tout le contraire qui se passe. En effet, la simplicité, évoquée plus haut, s’appuie sur une économie des dialogues, rares, laissant la place à une observation fine et subtile des gestes du quotidien dans une image toujours soigneusement construite. Au fond, dans ces gestes, même dans les situations qu’on pourrait croire les plus désespérées, on trouve toujours des moments qui prêtent à sourire. Car la vie, la vraie, n’est jamais toute noire. Ce sont ces petits instants d’humour, volés à l’obscurité des nuits d’Amman, qui colorent le film et lui donnent un ton imperceptible de légèreté.
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Theeb (2014)
Naji Abu Nowar
Jordanie
100′
Le jeune Theeb vit avec son grand frère Hussein dans un campement de Bédouins en plein désert. Lorsque son frère sera chargé de guider un officier britannique vers un vieux puits abandonné, Theeb voudra les suivre. Ce sera le début d'une aventure qui changera Theeb à tout jamais. Tourné sur place, avec une équipe restreinte et les Bédouins comme acteurs, Theeb a tous les ingrédients d'un film d'aventure: suspens, action, émotion. Grandir dans le désert 1916, au loin la guerre fait rage, mais les échos n'en atteignent pas cette partie du monde, la province ottomane de Hijaz. Leur père mort, Hussein a pris en charge l'éducation de son petit frère Theeb à qui il apprend à survivre dans cette contrée ingrate. Une nuit, surgissent un officier britannique et son guide bédouin. Ils sont à la recherche d'un vieux puits abandonné. Hussein est désigné par les anciens pour les mener à destination. Theeb est fasciné par cet homme blond en uniforme et décide de les suivre. Repéré la première nuit, il intègrera la petite troupe car le Britannique et le Bédouin refusent qu'Hussein le ramène au campement pour ne pas perdre de temps. Les craintes d'Hussein se révèlent pourtant fondées, ces contrées désertiques sont des repères de brigands que le petit groupe ne va pas tarder à rencontrer. Et ce sera une lutte sans merci dont Theeb sera le seul à sortir à indemne. Comment va-t-il alors pouvoir retrouver une zone plus hospitalière? Theeb a été tourné dans les décors du Wadi Rum, sauvages et majestueux, situés au sud de la Jordanie. Les mêmes espaces où a été filmé le mythique Lawrence d'Arabie de David Lean. L'histoire se déroule d'ailleurs à la même époque de la première guerre mondiale, période qui a vu les révoltes des Bédouins contre un empire ottoman déliquescent. L'entrelacs de gorges sablonneuses et reliefs impressionnants s'y impose comme un personnage orgueilleux qui ne pardonne pas la moindre distraction et donne au film l'ampleur d'un film d'aventure à grand spectacle. Face à ce décor, les combats des hommes pourraient paraître comme dérisoires s'il n'y avait Theeb, ce gamin obligé de grandir très vite pour pouvoir survivre dans un monde où l'homme est un loup pour l'homme. Premier film du Jordanien Naji Abu Nowar, Theeb fascine par la simplicité de son intrigue et la maîtrise de l'action dramatique dont il fait preuve. Martial Knaebel
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Trois visages (2018)
Jafar Panahi
Iran
101′
Une célèbre actrice iranienne reçoit la troublante vidéo d'une jeune fille implorant son aide pour échapper à sa famille conservatrice... Elle demande alors à son ami, le réalisateur Jafar Panahi, de l'aider à comprendre s'il s'agit d'une manipulation. Ensemble, ils prennent la route en direction du village de la jeune fille, dans les montagnes reculées du Nord-Ouest où les traditions ancestrales continuent de dicter la vie locale.
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Un homme intègre (2017)
Mohammad Rasoulof
Iran
118′
Reza et sa femme se sont installés en province, espérant échapper à la corruption de la capitale. Lui a créé une pisciculture, elle enseigne. Las, une compagnie convoite le terrain où se situe leur ferme. Mais Reza refuse toujours la compromission, seul face à tout un système. Le récit de Mohammad Rasoulof est, lui aussi, sans concession qui nous plonge dans un thriller politique à portée universelle. Mohammad Rasoulof n’attend pas, dès les premières images, on perçoit quelle sera l’intrigue. Reza, en face d’une banque, est avec un des employés lui expliquant comment contourner les règles et ne pas rembourser ses dettes. On imagine le courage qu’il a fallu à toute l’équipe de tournage - techniciens et acteurs y compris - pour se lancer dans la réalisation d’un tel brûlot politique. Car dans Un homme intègre, on appelle un chat un chat. La corruption qui gangrène quasiment toute la population de cette province y est décrite sans ambiguïté aucune. Ce franc-parler a l’immense mérite de rendre l’intrigue fluide et intelligible même pour un public qui ne serait pas au fait de la politique iranienne. Cependant, Rasoulof ne se contente pas de ce constat politico-social. Ses personnages sont faits de chair et de sang, ils ne peuvent pas être simplement tout d’une pièce. Comment peuvent-ils réagir et se défendre face aux attaques multiples auxquelles ils font face? Les drames intimes se mêlent alors aux conflits économiques. Voici alors une autre qualité qui fait de Un homme intègre un vrai film à suspens où les protagonistes se démènent pour survivre. Le récit est porté par une image très naturaliste, une bande son ultra-minimaliste qui ne garde que les bruits de la nature qui laissent au spectateur le temps de se concentrer sur l’intrigue elle-même. Il ne fait aucun doute que le film est destiné avant tout au public de son pays. Profondément enraciné dans la vie iranienne, le film développe pourtant une réflexion plus universelle : jusqu’à quel point un homme peut-il conserver son intégrité en luttant contre un système corrompu? Martial Knaebel
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Une famille respectable (2012)
Massoud Bakhshi
Iran
90′
Invité par l’université de Shiraz pour donner un enseignement, Arash se trouve en Iran après plus de 20 ans d’absence. Son retour coïncide avec l’agonie de son père avec qui il avait perdu tout contact. Il se laisse convaincre par son neveu Ahmed de lui rendre une dernière visite. Thriller avec tous les attributs du genre: angoisse, suspens et coup de théâtre. C’est un portrait au vitriol d’une société pour le moins angoissante que nous propose, pour son premier film, Massoud Bakhshi. Le ton est donné dès la première séquence, haletante, oppressante, confuse, de l’enlèvement d’Arash. A Shiraz, il loge chez sa mère qui, elle, vit dans le souvenir de son autre fils, Amir, le frère aîné d’Arash, mort durant la guerre contre l’Irak. La fortune de son père agonisant suscite des convoitises de tous côtés, Arash, seul fils vivant, devenant malgré lui, le centre, puis la victime, d’intrigues sanglantes. Cette atmosphère de film noir, qui prévaut dans Une famille respectable (Yek khanévadéh-e Mohtaram), est dominée par la mémoire pesante de la guerre entre l’Irak et l’Iran, au début des années 80. Le souvenir des «martyrs» est entretenu par le pouvoir alors que les familles pleurent toujours leurs chers disparus. Cependant, la guerre a eu aussi ses profiteurs, dont le père d’Arash. En arrière-fond, nous parviennent les échos de la contestation - et de sa répression. Et cette dernière prend une forme sournoise, car il s’agit aussi d’une lutte sourde pour le pouvoir. Thriller passionnant, Une famille respectable est en plus un document révélateur sur la société iranienne aujourd’hui. Martial Knaebel
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Wajib (2017)
Annemarie Jacir
Palestine
97′
Shadi, installé à Rome, revient à Nazareth pour aider à la préparation du mariage de sa sœur Amal. Avec son père, il va délivrer en mains propres les invitations à tous ceux dont ils espèrent la présence. Road-movie urbain, mêlant humour et drame, Wajib prend prétexte des tensions entre le père et le fils pour évoquer la situation des Palestiniens d’Israël. Petites disputes et grande Histoire «wajib» pourrait se traduire par devoir ou obligation. C’est une obligation que vont accomplir Abu Shadi et son fils en remettant les invitations pour le mariage d’Amal. Shadi, le fils, s’est expatrié à Rome où il travaille comme architecte et vit avec la fille d’un responsable de l’OLP en exil. Le père resté au pays est instituteur et aimerait bien finir comme directeur d’école. Les rencontres de maisons en maisons sont autant d’occasions d’évoquer le passé, et d’attiser des disputes entre père et fils. Annemarie Jacir, dont c’est le troisième film, use d’un drame familial pour évoquer l’histoire de son pays. Dans le premier, Salt of this Sea, une jeune femme venait réclamer à une banque les avoirs qu’y avait laissés son grand-père parti en exil. Dans le deuxième, When I Saw You, le petit Tarek s’enfuit d’un camp de réfugiés pour retrouver son père. Avec Wajib, si le ton est toutefois plus léger et les occasions de sourire plus nombreuses, les dilemmes auxquels est confrontée la population arabe d’Israël sont toujours et bien présents, évoqués par les souvenirs des anciens que les deux hommes rencontrent, ou par les disputes entre père et fils - imposants Mohamed Bakri et Saleh Bakri, père et fils aussi dans la vraie vie. Vivant à Rome, Shadi est encore bardé d’une intransigeance idéologique dont se moque son père obligé de composer avec les autorités israéliennes. Jacir montre encore une fois sa parfaite maîtrise de la direction d’acteurs. Principaux ou seconds rôles, ils trouvent tous le ton juste pour donner au récit une touche à la fois de réalisme et d’humour. Cependant, la grande réussite de Wajib tient certainement à un personnage invisible: la mère, partie aux Etats-Unis et dont le père ne se console pas. Une occasion pour Mohamed Bakri de montrer tout son talent d’acteur. Martial Knaebel
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