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Asie du Sud-Est

After the Curfew (1954)
Usmar Ismail
Indonesie
103′
Après la libération du régime colonial néerlandais, le héros révolutionnaire Iskandar retourne à la vie civile. Il doit se rendre compte que les idéaux pour lesquels il s'est battu ne sont pas vraiment vécus... «After the Curfew» est un ouvrage passionnant qui traite directement d'un moment décisif du conflit dans l'histoire indonésienne : les conséquences de la révolution républicaine de quatre ans qui a mis fin à la domination néerlandaise. C'est un film visuellement et dramatiquement obsédant sur la colère et la désillusion et sur le rêve d'une nouvelle société. Le réalisateur Usmar Ismail est largement considéré comme le père du cinéma indonésien. Il a commencé sa carrière en tant que dramaturge et fondateur de Maya, un collectif dramatique formé pendant les années d'occupation japonaise. Et c'est à cette époque qu'Ismail a développé un intérêt pour la réalisation de films. After the Curfew est le plus grand succès critique et commercial d'Ismail et est considéré comme un classique du cinéma indonésien.
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Banana Pancakes and the Lonely Planet (2015)
Daan Veldhuizen
Lao, République Démocratique Populaire
96′
Muang Ngoi, paisible petit village situé au nord du Laos, n’est pas encore envahi par un flot de touristes, mais ils commencent à venir - depuis que la bourgade est évoquée par le fameux guide des globe-trotters, the Lonely Planet. Le réalisateur néerlandais Daan Veldhuizen, routard lui-même, y est venu filmer les touristes vus par les habitants. Authenticité ou électricité? Muang Ngoi est un petit village isolé au bord de la rivière Ou. Celle-ci est la seule possibilité d’accès plus ou moins rapide et aisé à la bourgade. Routard lui-même, Daan Veldhuizen l’a découvert lors d’une de ses expéditions. Les touristes qui y viennent lors de la saison sèche sont encore peu nombreux et le réalisateur s’est intéressé aux interactions entre les autochtones, assoiffés de modernité, et les visiteurs à la recherche de traditions encore vierges et d’authenticité des modes de vie. Le voyage que nous propose le réalisateur va se dérouler en trois étapes. On arrive tout d’abord à Muang Ngoi durant la saison des pluies, et le spectateur fait la connaissance des deux personnages qui vont en quelque sorte le guider à travers le village et sa population. Shai a fait des études à la ville et rêve de faire fortune en commerçant avec les touristes. Khao est avant tout un paysan qui ne pense qu’à faire vivre sa famille. Ces jours d’observation sont interrompus par l’arrivée de la saison sèche et des touristes. À partir de là, la caméra semble se placer derrière les habitants du village, regardant les nouveaux arrivants depuis leur point de vue. Dans une évolution quasi naturelle, les habitants ignorent de moins en moins cette caméra, l’invitant à participer aux conversations, offrant à boire au cameraman. «Je voulais faire un documentaire où c’est le touriste qui est regardé par les gens du cru et non l’inverse», confiait le cinéaste. En procédant ainsi, son récit acquiert en fluidité, il mène à des situations et des dialogues parfois vraiment cocasses. Il nous montre aussi une population heureuse d’accueillir ces gens «bizarres» qui préfèrent le riz gluant alors qu’ils s’échinent à leur cuisiner des pancakes à la banane. Veldhuizen nous offre ainsi une observation légère et savoureuse des contradictions de chacun. Martial Knaebel
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Ilo Ilo (2013)
Anthony Chen
Singapur
99′
Parce que leur fils Jiale est intenable, aussi bien à l’école qu’à la maison, Keng Teck Lim et sa femme Hwee Leng décident d’engager une «nanny» pour s’occuper du ménage et de leur fils. Ce sera Teresa, venue des Philippines. Mais Jiale refuse celle qu’il considère une intruse. Teresa saura pourtant conquérir le cœur du garçon. Auréolé de la Caméra d’or au dernier festival de Cannes, Anthony Chen mise en toute simplicité sur ce qui fait le bon cinéma: l’humour, l’émotion et le suspens. * * * * Garçon perturbé par la perte récente de son grand-père, Jiale fait les quatre-cent coups et son école, privée, menace de le renvoyer. Ses parents, qui travaillent tous les deux, et n’ont d’autre solution que d’engager une domestique qui s’occupera à la fois du ménage et de Jiale. Teresa, comme beaucoup de ses compatriotes philippines, espère, avec ce travail, pouvoir nourrir sa famille restée au pays. La famille de Jiale n’est pas très riche non plus, elle et lui sont employés et vivent dans un quartier finalement plus populaire que bourgeois. Les premiers jours ne seront pas faciles pour Teresa, mais elle arrivera petit à petit à gagner la confiance et l’amitié du petit garçon, et l’estime de ses parents. Ilo Ilo a ce grand mérite de ne pas chercher la confrontation d’extrêmes, au contraire, il nous montre en toute modestie la vie de gens simples obligés de se faire confiance s’ils veulent espérer une vie un tant soit peu meilleure. Ce point de vue assumé, qui ne prétend rien d’autre que de nous faire vivre avec cette famille le laps de temps d’un film, arrive à ce que chacun des gestes des personnages prenne une dimension à la fois légère - on a souvent l’occasion de sourire - et profonde. Le regard d’Anthony Chen donne à ses personnages une dignité émouvante, car il ne cherche pas la facilité de situations faussement dramatiques. La réalité de la vie suffit: la crise économique, qui a frappé l’Asie en 1997, finit par atteindre aussi la famille Lim. Là encore, le ton choisi par le jeune réalisateur sonne juste, aussi bien dans la mise en scène que dans le jeu des acteurs qui insufflent une telle vie à leurs personnages qu’on ne peut s’empêcher de les aimer. Ilo Ilo a beau être un premier film, il arrive à nous convaincre que son réalisateur sait de quoi il parle et, surtout, qu’il sait l’exprimer à l’écran.
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La nostalgie de la campagne (1995)
Dang Nhat Minh
Vietnam
112′
«Un Lieu dans le monde», le succès de l'Argentin Adolfo Aristarain, pourrait être également le titre de ce superbe poème visuel vietnamien tant les deux films partagent ce même regard de tendresse porté sur les êtres, cette même force des sentiments, ce même éveil d'un jeune de 17 ans à la vie adulte. La silhouette des montagnes à l'horizon et les rizières toutes proches imprègnent de leur douceur et de leur luminosité un illàge reculé où vivent Nham, un jeune passioné de poésie, sa mère et Ngu, sa belle-soeur. Nham est l'unique homme de la famille: son père est mort et son frère est parti gagner son pain loin du village et loin aussi de Ngu. Les trois travaillent jour après jour dans le rizières. Entre Nham et Ngu, naît un calme et profond sentiment d'une intensité érotique souvent saisissante. Dans ce monde de labeurs et de plaisirs simples, arrive Quyen, une jeune femme, de retour pour une brève période dans son village natal après de longues années passées aux Etats-Unis. Nham est fasciné par sa beauté et son style - elle porte des jeans et des lunettes de soleil. Ouyeri ne semble pas se rendre compte tout de suite de la vive admiration que Nham lui voue et de la jalousie silencieuse de Ngu. Quyen retrouve avec sa terre natale et ses souvenirs idéalisés avec lesquels elle finit par prendre quelque distance. De par son réalisme poétique et sa force sensuelle, «Nostalgie de la campagne» n'a pas son égal dans le cinema actuel. Dang Nhat Minh, figur de proue de l'actuel cinéma vietnamien, se refuse à nous exposer une prétendue misère. C'est beaucoup plus un regard tendre sur la richesse humaine de ses personnages denses et sensibles qu'il nous offre. Les images pleines de fantaisie et d'émotions contrastent vivement avec une critique étonnement ouverte de la société toujours matérialiste. Dang Nhat Minh fait preuve d'une rare générosité. Il prend les gens et leurs sentiments avec sérieux, respect et compréhension. Il peut ainsi - comme cela est si bien dit dans le film - même faire d'un neuf un dix. «Nostalgie de la campagne» enthousiasme par son large éventail de portraits nuancés auxquels on attache naturellement. Le film ne traite pas seulement de l'entrée dans la vie adulte mais aussi de la fragilité du sentiment amoureux, de la force du désir, de la valeur de la vie en commun et surtout, de la nostalgie d'un peu de bonheur dans une vie imprévisible. Autant d'êléments qui imprègnent le climat général de ce film, en partie autobiographique, qui, dans presque tous les festivals européens et nord-américains où il est passé, à été le préféré du public.
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La saveur des Ramen (2018)
Eric Khoo
Singapur
90′
Pour le jeune cuisinier Masato, le ramen n’est pas qu’une soupe. Les odeurs et les arômes sont sa passion, sources de souvenirs qu’il conserve de sa mère morte jeune. Ses parents se sont connus à Singapour et ont ouvert des années plus tard leur propre restaurant à Takasaki au Japon. Après le décès brutal de son père, Masato voyage à Singapour pour un périple culinaire et pour mieux comprendre l’histoire de sa famille. En compagnie de la blogueuse culinaire Miki, il découvre les délices chinois et différents membres de sa famille. Masato et sa grand‐mère, ensemble aux fourneaux, cherchent à guérir leurs blessures intérieures. En cuisinant à quatre mains, ils trouvent la paix. Une soupe préparée avec amour est plus que la somme de ses ingrédients. Originaire de Singapour, Eric Khoo a été en 1997, avec «12 Storeys», le premier réalisateur à présenter au festival de Cannes un film de Singapour. Sa nouvelle œuvre «La Saveur des Ramen» se distingue par ses qualités de cœur et d’humanité et charme tant par sa sensualité que par sa recherche esthétique. Pour Eric Khoo, la nourriture n’est pas seulement un élément important de l’identité culturelle, c’est aussi une force fédératrice qui rassemble les gens. Dans le rôle principal, le célèbre chanteur et acteur japonais Takumi Saito livre une brillante interprétation.
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La troupe de cirque ambulant (1992)
Viêt Linh Nguyen
Vietnam
75′
Dans un village perdu des montagnes vietnamiennes, les habitants voient avec angoisse la sécheresse détruire leur espoir d'une bonne récolte. Ils sont aussi chercheurs d'or, mais que faire de ce métal dans cette région désertique? Sur ces entrefaites, arrive une petite troupe de cirque. Les villageois n'ont que faire de tours de passe-passe, ils ont d'autres soucis en tête et s'ennuient pendant la représentation. Le lendemain, les baladins proposent un nouveau tour: ils font apparaître du riz au fond d'un panier. Les gosses du village sont enthousiastes, le petit Dat veut à tout prix percer le secret de ce miracle pour aider son grand-père, sans succès. Cette magie éloigne les gens des travaux des champs malgré les avertissements des anciens et du chef du village. Lors de sa présentation au dernier festival de Fribourg, un critique bien connu a comparé l'impressionnant «Troupe de cirque ambulant» à la «Strada» de Fellini par sa forme, sa sensibilité etson humanité. Un sentiment partagé par le jury international qui lui décerna le grand Prix pour «la profondeur de l'allégorie, la maîtrise de la mise en scène et la force du regard». En effet, le parti pris de la simplicité, l'utilisation du noir et blanc, accentue encore la profonde atmosphère qui se dégage du film. Les petits héros, de jeunes enfants, laissent aller leur imagination. Leur fraîcheur est celle de «Troupe de cirque ambulant» qui allie avec une rare légèreté le rêve de l'enfance et le réalisme «naturaliste». La morale de l'histoire, enfin, est universelle: sur les illusions idéologiques et les peuples qui se laissent aveugler par de fausses promesses.
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Lola (2009)
Brillante Mendoza
Philippines
110′
Deux grands-mères philippines usées par le poids du temps et la vie dans les quartiers pauvres de Manille se rencontrent, sans savoir qu’un événement les lie, fatalement. La première vient de perdre son petit-fils, assassiné par celui de la seconde. Avec cette chronique sociale bouleversante, le réalisateur philippin Brillante Mendoza propose son film le plus humain, le plus moralement retentissant. Chronique sociale bouleversante Frêle et dérisoire silhouette courbée sous un parapluie déchiré par la pluie battante, Lola Sepa allume une bougie sur le trottoir où son petit-fils a été tué d’un coup de couteau par un voleur qui voulait lui prendre son téléphone portable. Lola Puring, la grand-mère du meurtrier, vit elle aussi dans la plus grande précarité, dans l’impitoyable ville de Manille. Toutes deux déambulent dans une fourmilière urbaine bruyante et inondée, chaotique et misérable, contractant auprès d’usuriers des prêts afin de pouvoir payer, l’une l’enterrement, l’autre, le procès, et luttant infatigablement, malgré leur grand âge, pour le salut de leur famille. Tourné à la façon d’un documentaire, comme ses précédentes oeuvres, Brillante Mendoza a su une nouvelle fois s’entourer d’acteurs au jeu et à la justesse particulièrement impressionnantes. Les deux héroïnes sont des comédiennes professionnelles. L’une est actrice depuis les années 50. L’autre est une brillante professeure de littérature qui a étudié à New York et joue la comédie depuis les années 70.
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Opera Java (2006)
Garin Nugroho
Indonesie
115′
Dans l'ensemble de son œuvre, Garin Nugroho s'est toujours soucié de son pays, de ses errements, des injustices qui y prévalent. Le plus souvent, cet engagement se faisait au premier degré. Tel n'est pas le cas avec OPERA JAWA. Il a choisi la métaphore, qui plus est, chantée et dansée. Comment peut-on traiter de la misère et de la libération du monde en Opéra? C'est pourtant bien ce que Verdi faisait au 19ème siècle. Ce que Bernstein a mis en musique avec WEST SIDE STORY. Et c'est ce que réalise le cinéaste indonésien. Cette mise en scène somptueuse qui suscite le plaisir des sens, nous rappelle ce que l'art peut apporter aux peuples du monde. Le plaisir d'entendre une musique et des chants qui ne soient pas folkloriques mais modernes, de voir des tableaux - comment qualifier autrement ces plans si esthétiquement construits? - aux couleurs chatoyantes et celui, enfin, de suivre une histoire d'amour universelle. N'oublions pas les ballets dont la grâce et la légèreté sont merveilleusement bien rendues par une prise de vue presque voluptueuse. OPERA JAWA va marquer le cinéma indonésien, il devrait aussi marquer le cinéma contemporain, prouvant qu'il n'est pas besoin de gros budget pour accomplir un film à la mise en scène ample et spectaculaire. L'engagement, l'imagination et le talent sont plus utiles. Garin Nugroho en possède à revendre. Il aime aussi la vie. Il n'y a pas d'autre explication à cette réussite. Martial Knaebel
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Tanna (2015)
Martin Butler Bentley Dean
Australie
104′
Dain et Wawa sont amoureux l’un de l’autre. Pourtant, ils vont devoir être séparés, car Wawa est promise à un jeune guerrier d’une tribu voisine avec qui celle des deux jeunes gens voudrait faire la paix. Dain et Wawa refusent et s’enfuient dans la forêt. Bentley Dean et Martin Butler sont allés tourner sur l’île de Tanna, dans l’archipel de Vanuatu. Un récit classique joué par des gens extraordinaires dans un décor fantastique. Roméo et Juliette dans le Pacifique. Dans le village de Yakel, la perpétuation des traditions et des modes de vie anciens est primordiale. Ses habitants vivent en symbiose avec la nature. Mais ce n’est pas paisible pour autant. La tribu voisine, les Imedin, vient encore une fois de tuer un villageois. Pour les anciens, c’en est assez des morts. Ils décident donc une rencontre présidée par les faiseurs de paix. Un accord est trouvé en promettant en mariage la jeune et belle Wawa au fils du chef des Imedin. Mais Wawa aime Dain, le fils du chef du village Yakel. Les deux refusent l’accord et s’enfuient dans la forêt, cherchant refuge auprès d’autres tribus.Le récit a beau être classique, l’issue tragique prévisible, il se dégage de Tanna une fraîcheur telle qu’on se laisse prendre par l’aventure. Le fait que ce soit tourné sur une île, parmi une population loin de toute «civilisation», avec des acteurs dont c’est la première prestation - et sans doute la dernière - y est certainement pour quelque chose. Les deux réalisateurs, avant tout des documentaristes, ont su en effet adapter le récit à l’environnement, travaillant le scénario avec les protagonistes, les laissant s’exprimer à leur manière devant la caméra, s’en remettant à eux pour que dialogues et attitudes correspondent à leur réalité. Au final, c’est beau, émouvant. En outre, on a de la peine à croire que l’équipe de tournage n’était composée en tout et pour tout que de deux personnes: les réalisateurs - l’un filmant, l’autre enregistrant le son. Pourtant, c’est bien d’un film d’action qu’il s’agit: les poursuites dans un paysage paradisiaque sont haletantes, le montage nerveux. Et au milieu de tout cela trône un volcan majestueux et menaçant, témoin et acteur d’un drame séculaire et universel. Tanna, l’île et le film, sont deux perles du Pacifique
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The Death And Life of Otto Bloom (2016)
Cris Jones
Australie
83′
Qui est donc cet Otto Bloom surgi de nulle part, qui possède une mémoire du futur et n’en a aucune du passé? Est-il un extraterrestre, ou un charlatan? Un homme malade ou un génie? A partir de cette trame fantastique, le réalisateur Cris Jones nous propose une réflexion sur la relativité du temps et des choses, illustrée par une émouvante histoire d’amour. Cris Jones, voici un nom qu’il faudra retenir. Pour son tout premier film, après à peine deux courts métrages, ce jeune réalisateur australien y est allé au culot. En effet, plutôt que de chercher les effets spéciaux, du côté fantastique et extraordinaire de l’intrigue, Cris Jones choisit le faux documentaire pour insister sur l’aspect humain de l’aventure et du personnage-titre du film. Celui-ci est donc structuré autour d’interviews de personnages, s’adressant directement à la caméra et aux spectateurs, qui vont essayer de cerner Otto Bloom, de raconter son histoire et tenter de percer son mystère. Ces séquences neutres sont illustrées par une série d’images d’archives – fausses, bien entendu, mais plus vraies que nature – et de coupures de presse (tout aussi fausses) des quotidiens les plus prestigieux de la planète, se posant tous la même question: cet Otto Bloom est-il un phénomène ou un imposteur? Questions auxquelles des universitaires, un policier, tentent en vain de répondre face à la caméra.Décrit tel quel, The Death and Life of Otto Bloom pourrait donner l’idée d’un objet froid et austère. On en est loin, grâce à celle qui se trouve être au centre de cette histoire étrange, Ada, le grand amour d’Otto Bloom, celle aussi qui l’a examiné en premier – elle est neurologiste. Mais comment peut-on aimer lorsque la mémoire du passé n’existe pas? Ada, âgée, vit avec sa mémoire des moments heureux passés avec un homme qui les oubliait l’instant d’après. Et c’est une deuxième idée de génie de Cris Jones: point d’artifices et de maquillage ridicule pour exprimer le vieillissement d’Ada: Ada au passé est incarnée par la propre fille de l’actrice Rachel Ward, qui joue Ada au présent. Matilda Bloom est tout aussi émouvante et formidable que sa mère. The Death and Life of Otto Bloom, une très belle histoire sur les mystères de l’amour. Martial Knaebel
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The Orator (2011)
Tusi Tamasese
Samoa
110′
Véritable conte philosophique, The Orator (O le tulafale), premier long métrage jamais réalisé à Samoa, nous fait pénétrer dans une culture peu connue mais millénaire. Pour ses débuts, Tusi Tamasese joue avec maestria de la théâtralité du geste et du verbe dans un décor luxuriant aux couleurs chatoyantes. Planteur de taro, Saili veut que ses voisins respectent les tombes de ses parents et cessent d’y faire leur plantation. Son père fut de son vivant orateur et chef du village. Saili estime qu’il a le droit de revendiquer cette charge, ce que lui refusent les anciens. En effet, du fait de sa taille, il est nain, il est en butte aux quolibets des membres de sa communauté. Sa femme, Vaaiga, a été chassée de son propre village, ayant eu une fille, Litia, hors mariage. Et celle-ci, encore adolescente, tombe elle aussi enceinte d’un homme du village qui refuse de le reconnaître. Le frère de Vaaiga, Poto, voudrait qu’elle revienne au village, espérant que rendre justice à sa sœur guérira sa jambe blessée. La santé de Vaaiga décline... Tusi Tamasese tisse son récit comme une de ces nattes traditionnelles que les protagonistes ont toujours avec eux, assemblant des histoires disparates pour en faire une tragédie émouvante. Son évocation de la culture samoane n’a rien à voir avec un exotisme de paccotille. La brutalité des rapports sociaux a beau être canalisée par l’importance donnée aux joutes oratoires, elle est bien là et s’impose comme le fil de l’intrigue. Les silences de Saili (extraordinaire Fa’afiaula Sagote) et de Vaaiga (majestueuse Tausili Pushparaj, seule actrice professionnelle du film) expriment alors une émotion contenue mais poignante.
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Uncle Boonmee Who Can Recall his Past Lives (2010)
Apichatpong Weerasethakul
Thailand
109′
Boonmee vit aux confins de la Thaïlande, près du Laos, où il exploite une ferme apicole avec ses ouvriers laotiens. Jenjira, sa soeur, vient lui rendre visite, ayant appris qu’il a dû séjourner à l’hôpital. Arrivée sur place, avec son neveu, elle verra un homme physiquement diminué, mais étonnamment paisible. Ils seront rejoints le soir par la femme de Boonmee, décédée depuis 19 ans, et leur fils, disparu peu après, devenu singe-homme. Boonmee ne semble pas surpris de ces invités inattendus venus de l’au-delà pour l’accompagner. Œuvre dense et poétique, d’une beauté plastique époustouflante, d’une simplicité extrême, le dernier film du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul est une ode paisible à l’attente de la mort, acclamée et récompensée par une palme d’Or au festival de Cannes. * * * * * * Venu de l’art contemporain - ses installations vidéos ont déjà fait le tour du monde - Apichatpong Weerasethakul, qui n’a pas encore 40 ans, a développé dans le même temps une filmographie singulière, à la fois profondément ancrée dans la réalité sociale de son pays, et, simultanément, perpétuellement en recherche de nouvelles formes esthétiques de narration, convoquant le fantastique et la mythologie de cette partie de l’Asie. Ce mélange, à première vue étrange, du surnaturel et du réalisme se retrouve encore une fois dans Uncle Boonmee, porté par une photographie merveilleuse d’une émouvante beauté. On aura d’ailleurs rarement vu la nuit et son cortège d’ombres filmées avec une telle maestria, capable de saisir à la fois les frémissements de la forêt, les bruissements de la vie qui l’habite, et de trouver autant de nuances dans les tons et les détails de l’ombre. Film épuré et silencieux - il n’y a que les sons de la nature à se faire entendre -, Uncle Boonmee, nous laisse le temps de suivre chaque geste de chaque personnage. Ou, plutôt, le film répond au voeux du réalisateur de laisser l’entière liberté au spectateur dans son appréhension des images qu’il voit. D’y trouver, et d’en faire, ce qu’il en veut, en fonction de sa propre vie ou, plus simplement de ce qu’il attend du cinéma. Il n’y rien de prétentieux là-dedans. Il s’agit, au contraire, d’une modestie, bien réelle, affichée par le réalisateur qui n’a que le désir de partager avec le plus grand nombre ce qu’il sait voir à travers l’oeil de sa caméra. Il nous permet ainsi d’approcher une philosophie asiatique qui nous est peu connue - que l’on qualifie vaguement en parlant d’animisme ou de chamanisme - dans son rapport avec le monde vivant. Cependant, il peut aussi bien, tout simplement, être vu comme une observation poétique des richesses contenues dans la nature qui nous entoure. C’est d’ailleurs cette modestie de Weerasethakul qui donne à son oeuvre une dimension en quelque sorte universelle, où chacun peut retrouver son environnement. Environnement physique, avec la nature, mais aussi social, avec les personnages. C’est ainsi qu’il faut prendre ce qui se dit dans le film à propos des étrangers, ou qu’il faut voir ces images de soldats, ou de jeunes gens, qui apparaissent dans la deuxième partie du film. Car, si Uncle Boonmee semble une oeuvre hors du temps, elle est aussi fortement ancrée dans le présent. Martial Knaebel
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Woman in the Septic Tank (2012)
Marlon N. Rivera
Philippines
87′
Une équipe de jeunes cinéastes est en pleine préparation du tournage d’un film dans un des bidonvilles qui entourent Manille. Le réalisateur Rainier et son producteur Bingbong rêvent de faire le «hit» qui les conduira tout droit aux Oscars. Mais pour cela, il faut des images choc et une star confirmée pour le rôle principal. Pour son premier film, Marlon N. Rivera dresse un portrait au vitriol d’un certain milieu du cinéma indépendant philippin. Le cinéma indépendant se rit de lui-même Le sujet que nos deux compères ont choisi et rêvent de tourner est «à la mode». Ce sera donc la misère des bidonvilles: Mila, une mère de famille doit nourrir ses sept enfants qui, jour après jour, se partagent un modeste sachet de soupe de nouilles. Ils habitent dans ce qui ressemblent plus à un abri de fortune qu’à une habitation. Pour améliorer l’ordinaire de ses enfants, Mila décide de «vendre» l’une de ses filles à un pédophile européen. Et pourquoi pas plutôt un de ses garçons? Ne serait-ce pas plus choquant, donc plus vendeur? Voilà de quoi discutent Bingbong et Rainier, dans leur belle voiture dernier cri, équipés de dernières versions des iPad et iPhones, buvant des cafés sophistiqués au Starbuck du coin. Marlon N. Rivera ne fait pas dans la dentelle, les portraits sont chargés au maximum pour creuser encore le fossé entre deux réalités voisines qui ne se mélangent pas. Il n'est nul besoin d'être au fait de la production d’un film pour saisir l’ironie de certaines situations. Ainsi, lorsqu’il s’agit de choisir la star qui jouera le personnage de Mila, certaines scènes sont répétées avec des variations selon l’humeur et l’imagination des protagonistes qui rêvent même d’une comédie musicale. Lorsque le choix s’est arrêté enfin sur Eugene Domingo (elle fait plus «pauvre» que les autres). Celle-ci, dans une immense villa immaculée, cabotine et caricature son propre personnage. Le tournage peut commencer. Il n’y a pas vraiment de méchanceté dans cette description, peu flatteuse mais somme toute très fidèle, du milieu du cinéma indépendant philippin. Le ton de la comédie employé adoucit la charge. Salué et primé par la profession du pays, «The Woman in the Septic Tank» fut aussi un grand succès public aux Philippines.
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Wonderful Town (2008)
Aditya Assarat
Thailand
92′
Takua Pa est une petite ville du Sud de la Thaïlande. Depuis le passage du tsunami, elle a radicalement changé de visage. Ton, un architecte de Bangkok, vient vivre dans cette bourgade en reconstruction afin de superviser l’avancée d’un chantier. Il loge dans un modeste hôtel tenu par Na, jeune femme au doux sourire. Leur histoire d’amour naissante n’est pourtant pas du goût de tout le monde. Une première oeuvre parfaitement maîtrisée. ******* Pour l’écriture de Wonderful Town, Aditya Assarat, originaire de Bangkok, s’est inspiré de la ville de Takua Pa, où 8’000 personnes perdirent la vie lors du tsunami de 2004. Deux ans après la catastrophe, il se rend dans cette bourgade côtière et y ressent une sensation étrange, puissante. La ville lui paraît à la fois paisible et magnifique. Les traces du tsunami avaient presque entièrement disparu. Les routes avaient été réparées, la plupart des maisons reconstruites et les cocotiers remuaient calmement au rythme du vent, comme si de rien n’était. Malgré l’apparence guérie de la ville, il constate que les habitants semblent quelque peu étourdis, repliés sur eux-mêmes, émotionnellement figés, comme s’ils venaient de se réveiller et qu’ils ne savaient pas comment rentrer chez eux. L’économie locale était toujours en ruine, les touristes n’avaient pas encore réinvesti les plages. Les stigmates étaient encore présents, le temps n’avait pas tout effacé. Selon Aditya Assarat, l’amour est le sentiment dont on se souvient le plus clairement. En premier lieu, le cinéaste s’intéresse aux gens, à leurs relations, à leurs histoires d’amour. Il est aussi influencé par les lieux. L’histoire d’amour naissante et pleine de fraîcheur de Wonderful Town contraste ainsi avec la tristesse fantomatique de la ville. Contraste aussi entre la rencontre, la naissance et la montée langoureuse, timide, du désir entre deux personnes et la volonté quasi organique d’une bourgade meurtrie d’exclure un étranger venu voler le coeur de l’une de ses parties. Au final, un hommage sobre et émouvant, soutenu par des cordes harmonieuses et épurées, une photographie sublime, des références qui lorgnent du côté de Kiarostami et de Weerasethakul, et qui nous rappelle avec délicatesse que la vie est précieuse et fragile.
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