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Edgy

A idade da terra (1980)
Glauber Rocha
Brésil
152′
Une vision personnelle du Brésil contemporain et de son évolution, traversée par un certain nombre d'archétypes qui renvoient parfois à des films précédents de Glauber Rocha : l'Indien, le Colonisateur, le Nordestin, l'Ouvrier, l'Amazone, le Bourgeois et un Christ noir, porteur d'une nouvelle espérance révolutionnaire pour le Tiers Monde. Dernier film du Glauber Rocha. Glauber Rocha fut né en 1938 dans la région de Bahia, au Brésil. Son éducation est religieuse, sa mère étant une presbytérienne pratiquante. Au lycée, il fait du théâtre; puis s’inscrit en droit à l’université de Bahia, où il restera trois ans. A partir des années 60, il se tourne vers le cinéma. Barravento fait bonne impression dans plusieurs festivals. En 64, Le dieu noir et le diable blond est ovationné à Cannes l’année suivante Antonio das Mortes gagne le Prix de la Mise en Scène. Rocha devient célèbre partout. Il tourne alors un grand nombre de films, du Lion à Sept Têtes, tourné en moins de trois semaines en Afrique, à Têtes Coupées, tourné en Espagne quelques mois plus tard. Journaliste, critique de cinéma, réalisateur, penseur, écrivain, agitateur culturel, polémique, controversé, Glauber Rocha devient aussi le nom le plus important du «Cinéma Novo» du Brésil. Il meurt en 1981, un ans après la première de son dernier film au Festival de Venise.
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Abluka (2015)
Emin Alper
Turquie
119′
En liberté conditionnelle, Kadir cherche à reprendre contact avec son jeune frère Ahmet dès sa sortie de prison. Mais ce dernier ne semble pas intéressé à renouer avec son aîné. Autour d’eux, c’est le chaos total, les bruits de bottes succèdent aux explosions. C’est un Istanbul apocalyptique que nous montre Emin Alper dans un suspens haletant de bout en bout. De la suspicion à la folie Nous sommes dans un avenir à la fois proche et indéfini. Istanbul est secoué par des explosions presque quotidiennes. Des groupes armés se dissimulent dans les bidonvilles qui entourent la ville et que la police chasse sans ménagement. C’est ce climat de suspicion, de peur et de violence que découvre Kadir à sa libération. Il a été condamné à vingt ans de prison pour crime. Deux ans avant l’accomplissement de sa peine, on lui octroie une liberté conditionnelle pour autant qu’il intègre un groupe chargé de fouiller les ordures pour y trouver des objets qui pourraient servir ou avoir servi à la fabrication de bombes. Le premier geste de Kadir est de rendre visite à son jeune frère qu’il a quitté alors qu’il n’était qu’un enfant. Cependant, Ahmet ne semble pas enclin à renouer les contacts avec son aîné. Il est engagé par la municipalité pour tuer les chiens errants. Mais il en soigne un en cachette dans sa maison. Affolé à l’idée d’être découvert, il ne répond pas aux appels de son frère. Kadir est alors persuadé qu’il est retenu en otage ... Nul besoin de lourds et dispendieux effets spéciaux pour créer une atmosphère paranoïaque et anxiogène. Amin Alper a su choisir ses décors, user de la lumière, travailler la bande son et, surtout, diriger des acteurs hors pair pour créer un climat de suspens et de malaise qui scotche le spectateur à son fauteuil. Le réalisme des scènes de jour et d’extérieur, où Kadir et Ahmet vont travailler chacun de leur côté, s’opposent aux nuits solitaires et fantasmatiques des deux hommes dont le montage subtile entrelace les cauchemars et les hallucinations de l’un ou de l’autre au milieu du silence oppressant d’une ville où les vrombissements des lourds convois militaires répondent aux secousses des explosions nocturnes. Abluka démonte superbement le mécanisme qui, de la suspicion, mène à la folie.
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Alps (2011)
Yorgos Lanthimos
Grèce
93′
Une infirmière, un conducteur d'ambulance, une gymnaste et son entraîneur ont créé un service de location. Sur rendez-vous, ils remplacent des personnes décédées à la demande de proches, d'amis ou de collègues du défunt. La société est baptisée Alps alors que leur chef, le conducteur d'ambulance, se fait appeler Mont Blanc. Il dirige sa troupe d'une main de fer. Mais l'infirmière lui résiste.
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Bodhi Dharma (1989)
Yong-kyun Bae
Corée du Sud
137′
En Corée du Sud, au fond des montagnes recouvertes de forêts luxuriantes, trois êtres humains se rencontrent: un vieux maître du bouddhisme zen, un jeune moine encore peu sûr de lui et un orphelin. Autour d'eux, la nature dominatrice et ses éléments: l'eau, le feu, la terre, le vent et la lumière. Ce cadre tout simple suffit à Yong-kyun Bae pour faire ressentir la vie comme une aventure intérieure et collective. Toutefois, ces trois personnages pourraient aussi représenter les trois âges et phases de la vie d'un seul être humain, dans sa recherche de l'essence du soi, de l'harmonie parfaite et de la liberté intérieure. «Pourquoi nous faut-il toute une vie pour résoudre le problème de la vie dans le monde?» Pour répondre à cette question, le Coréen Yong-kyun Bae se plonge dans sa propre culture, créant une parabole universellement valable. Radicalement marginal, il a travaillé et retravaillé son oeuvre pendant huit ans, assumant lui-même scénario, dialogues, production, décors, lumière, prise de vue, son et montage. Véritable Hercule et Prométhée du film, il oppose au cinéma international qui, par sa soif d'action, rend aveugle et blasé, des touches de phrases d'une sérénité envoûtante et des images au rythme magique. Elles aiguisent l'esprit, permettent des découvertes à couper le souffle, sensibilisent l'oreille à une philosophie.
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Body (2015)
Malgorzata Szumowska
Pologne
92′
Janusz est un homme qui ne se choque pas facilement. Médecin légiste, il procède à des fouilles précises, analysant les lieux de crimes dans des rapports détaillés. En dépit des situations extrêmes auxquelles il est confronté, il travaille dur. Peut-être trop. Mais face à sa fille Olga, anorexique et toujours en deuil de sa mère, Janusz se trouve désarmé. Affolé à l’idée qu’elle pourrait se suicider, il l’inscrit dans une clinique où travaille la psychologue Anna. Des années auparavant, Anna a perdu son enfant dans une mort subite du nourrisson. Maintenant, elle se claquemure, avec son grand chien, dans un appartement lourdement barricadé et appelle les esprits qui communiquent avec les vivants au-delà de la mort. Malgorzata Szumowska use de la comédie noire pour parler des difficultés que rencontrent les gens à surmonter la perte d’êtres aimés. Le film explore la peur, en même temps le désir, de l’intimité, l’automutilation en raison de l’angoisse mentale et l’évasion dans l’ésotérisme. Une méditation complexe sur la solitude du coeur et le conflit entre le rationnel et la croyance en un univers surnaturel.
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Chevalier (2015)
Athina Rachel Tsangari
Grèce
105′
Au milieu de la mer Egée, sur un yacht de luxe, six hommes partis pêcher décident de jouer à un jeu. Dans ce jeu, les choses seront comparées et mesurées, le sang sera testé. Les amis deviendront rivaux mais à la fin du voyage et du jeu, le vainqueur portera la bague de la victoire: le "Chevalier".
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Fish & Cat (2013)
Shahram Mokri
Iran
135′
Carton: Des restaurateurs du nord de l’Iran condamnés pour avoir servi de la viande humaine à leurs clients. Image: Un groupe d’étudiant(e)s campent aux abords d’un lac à l’orée d’une forêt où rôdent deux hommes aux mines patibulaires et au comportement aussi étrange qu’inquiétant. Ceux-là sont venus participer à une compétition de cerfs-volants. Il a suffi de peu de choses à Shahram Mokri, jeune cinéaste iranien, pour créer une atmosphère troublante et instiller le doute et l’angoisse. Et qui plus est, en un seul plan. L’avènement du numérique a élargi l’éventail des possibilités techniques pour la fabrication d’un film. On aurait pu croire que Sokourov, avec son Russian Ark, après avoir fait le tour de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, aurait aussi fait le tour de la question de l’utilisation de ces possibilités technologiques en proposant un seul long plan séquence pour la durée d’un film. Fish and Cat et Shahram Mokri nous prouvent que nous n’avons encore rien vu. Chez le Russe, l’action était unique, se déroulait dans un espace clos, et la caméra suivait un couple de personnage faisant office de fil conducteur, les passages d’une salle à l’autre formant les chapitres de cette action. Tout cela permettait au spectateur de garder la maîtrise du temps. Avec l’Iranien, rien de tel. La scène n’a plus de limite physique, nous partons d’un restaurant avec deux hommes pour pénétrer dans une forêt, où discutent un père et son fils, et finalement arriver parmi un groupe d’étudiants campant au bord d’un lac, ayant perdu en chemin les deux personnages du début pour en retrouver d’autres. La caméra en suit un, l’abandonne pour un autre, change encore de direction avec un troisième... et, sans crier gare, nous revoilà au point de départ. En toute logique, l’utilisation d’un seul et unique plan pour mettre en scène une histoire impliquerait la linéarité du récit, et le déroulement de celui-ci en temps réel. Mokri se libère avec habileté de cette fausse contrainte et nous offre, l’air de rien, une superbe illustration de ce que signifie concrètement le fameux ruban de Moebius. Deux heures d’un ballet à la chorégraphie élégante et fluide, et cette fois-ci nous avons perdu la maîtrise du temps. Cette vivacité continuelle n’empêche pourtant pas que des tableaux d’une harmonie parfaite surgissent au détour d’un mouvement de caméra. Fish and Cats, c’est une nouvelle belle surprise du cinéma iranien qui n’en finit pas de nous étonner.
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Francofonia (2015)
Alexander Sokurow
France
88′
12 ans après le succès de «L’arche russe» à propos du Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, et après avoir remporté le Lion d’Or à la Mostra de Venise avec «Faust», l’acclamé Alexandre Sokourov revient avec pour cadre le Musée du Louvre. 1940. Paris, ville occupée. Et si, dans le flot des bombardements, la guerre emportait La Vénus de Milo, La Joconde, Le Radeau de La Méduse? Que deviendrait Paris sans son Louvre? Deux hommes que tout semble opposer – Jacques Jaujard, directeur du Louvre, et le Comte Franz Wolff-Metternich, nommé à la tête de la commission allemande pour la protection des œuvres d’art en France – s’allient pour préserver les trésors du Musée. Au fil du récit de cette histoire méconnue et d’une méditation humaniste sur l’art et la civilisation, Alexandre Sokourov nous relève les rapports de la culture et du pouvoir, et nous montre ce que l’art peut dire de nous-mêmes au cœur de l’un des conflits les plus meurtriers qu’ait connu le monde, tout en livrant un sublime portrait du Louvre.
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Goodbye South, Goodbye (1996)
Hsiao-hsien Hou
Taiwan
112′
Un rock lancinant nous transporte sur les rails d'un voyage en contrée inconnue. Le train traverse un tunnel, s'arrête et repart. Trois personnages en sont descendus: Kao, un petit truand suivi de Tête Plate et de sa copine, Patachou, chanteuse de bar. Leur histoire est simple: tirer des plans sur la comète et offrir une seconde chance à leur vie chaotique. Des projets, ils n'en manquent donc pas: ouvrir un restaurant-discothèque à Shangaï, devenu le nouvel Eldorado du Pacifique, ou se lancer dans un trafic de porcs au sud de Taiwan. La vie urbaine ronge leur énergie. Le sud les aspire pour des instants de pur bonheur que l'on souhaiterait interminables. Ces Pieds Nickelés « made in Taiwan » s'adonnent en toute nonchalance à l'art du farniente, des virées à moto dans les brumes tropicales de l'île ou dans des fiestas autour du karaoké et autres bonnes bouffes dans leur motel. Ce ballet incessant d'allers et retours en train, scooter, auto dans la campagne taïwanaise les ramène toujours au point de départ de leurs désirs, la ville et ses zones d'ombre. De ces trois jeunes antihéros modernes et urbains, Hou Hsiao-hsien dresse un portrait ironique et tendre à la fois. Les scènes les plus concrètes alternent avec des images d'une beauté renversante, d'une poésie inouïe. Hou Hsiao-hsien filme une génération en mal d'énergie pour sortir d'un monde saturé de bruit et de fureur. Un film qui exalte le vertige de la fuite en avant d'une jeunesse qui aurait pris le train de la modernité en marche sans trop savoir pourquoi et vers où.
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Grain (2017)
Semih Kaplanoglu
Turquie
128′
Dans un avenir proche, les récoltes permettant de nourrir les populations de villes ultra-protégées dépendent de semences OGM produites par des conglomérats privés. Mais ces graines ont un dramatique problème de reproduction. Pour tenter de le résoudre le professeur Erol Erin veut retrouver le généticien Cemil Akman, dont la thèse avançait une explication à cette énigme et fut pourtant censurée par les autorités. Pour le rencontrer, Erin devra quitter la ville protectrice pour les Terres Mortes. Après avoir remonté le temps avec sa trilogie de Yusuf magistralement conclue avec Bal (Miel, 2010, Ours d’or à Berlin), Semih Kaplanoglu s’aventure cette fois-ci dans le futur. Et, même si nous sommes loin des films catastrophes à la sauce Hollywood, cet avenir n’a rien d’engageant. D’autant plus que Kaplanoglu ne s’éloigne que de très peu de ce que vivent déjà certaines parties du monde. Cela est d’ailleurs si «vrai» que les décors choisis par le réalisateur sont directement filmés de la réalité: la ville en ruine, c’est Detroit. La barrière électrique, c’est celle dont rêvent certains hommes politiques. Cependant, là où le matérialisme occidental cherche des solutions techniques face à la destruction de la planète, Kaplanoglu préfère explorer des voies plus philosophiques. Comme l’avait fait avant lui Andreï Tarkovsky avec son Stalker. Dans ce film aussi, deux hommes pénètrent dans un no man’s land pollué et supposé mortel pour l’homme. C’est cette recherche philosophique - certains diront même mystique en pensant au cinéaste russe - qui intéresse Semih Kaplanoglu, qui guidera ses choix esthétiques. Comme le noir et blanc qui imprime une beauté austère aux images, qui souligne aussi le vide de ces plans larges, déserts de dunes ou de béton. La particule humaine est ainsi un film d’aventure - car de l’action, il y a - où le progrès scientifique est confronté à une barrière techniquement infranchissable, essaie de nous dire Kaplanoglu qui semble chercher une clé dans la philosophie soufie. Une pensée et des images nous semblent alors familières : Nacer Khemir, avec son instituteur dans Les Baliseurs du désert, cherchait lui aussi une réponse parmi les dunes d’une terre hostile. Martial Knaebel
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La Couleur de la grenade (1969)
Sergej Paradschanow
Arménie
80′
Un captivant portrait du poète arménien du 18e siècle Sayat-Nova, débordant de métaphores et de rêves. Parajanov a créé un melting-pot basé sur les traditions culturelles arméniennes et géorgiennes avec leur riche symbolisme religieux et sur les puissances expressives du cinéma, l'art populaire moderniste du 20e siècle.
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La Flor (2018)
Mariano Llinás
Argentine
835′
4 femmes, 6 épisodes, 6 genres, 14 heures de cinéma: un film qui, avec six épisodes inspirés de différents genres, rend hommage à l'histoire du cinéma. Soutenu par l'excellent quatuor d'actrices «Piel de Lava», une troupe de théâtre composée de Pilar Gamboa, Elisa Carricajo, Laura Paredes et Valeria Correa. Episode 1: Série B (80 minutes) Au milieu de nulle part, une précieuse momie est livrée à un laboratoire d'archéologie. Peu de temps après, des choses étranges se produisent. Episode 2: La comédie musicale (133 minutes) Un duo de renommée mondiale va enregistrer une nouvelle chanson. Ils sont un couple depuis des années - mais les apparences sont trompeuses, leur relation est en miettes. Episode 3: Le thriller d'espionnage (344 minutes) Les quatre femmes incarnent quatre espionnes et tueuses à gages. Elles sont censées emmener le professeur Dreyfuss dans un aéroport abandonné, mais les choses tournent mal. Au cours du film, nous en apprenons davantage sur les histoires de chacune - toutes sont tombées en disgrâce à un moment donné et ont dû se cacher. Les voici sous la responsabilité du mystérieux patron Casterman, qui veut en fait les mettre à l'abri... Prodigieusement captivant! Episode 4: Making-of (239 minutes) Un réalisateur un peu confus et très colérique (Mariano Llinás) en a assez des femmes et du long tournage, il aimerait pour une fois se consacrer aux arbres - après quoi les femmes prennent l'histoire en main. Episode 5: Film muet (41 minutes) Le seul épisode avec d'autres interprètes. Un remake de «Partie de campagne» de Jean Renoir (1946), un merveilleux classique du cinéma français. Episode 6: Les prisonnières (22 minutes) Dans le dernier récit, Mariano Llinás nous ramène au 19e siècle et au cœur de l'évasion de quatre femmes qui, après dix ans de captivité dans le désert, ont réussi à échapper à leurs bourreaux.
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La tierra y la sombra (2015)
Acevedo César Augusto
Colombie
98′
Alfonso est un vieux paysan qui revient au pays pour se porter au chevet de son fils malade. Il retrouve son ancienne maison, où vivent encore celle qui fut sa femme, sa belle-fille et son petit-fils. Il découvre un paysage apocalyptique. Le foyer est cerné par d'immenses plantations de cannes à sucre dont l’exploitation provoque une pluie de cendres continue. 17 ans après avoir abandonné les siens, Alfonso va tenter de retrouver sa place et de sauver sa famille.
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Las aventuras de dios (2001)
Eliseo Subiela
Argentine
82′
Le cinéma est l'art du souvenir et Eliseo Subiela est l'un des artistes du souvenir au cinéma les plus doués. Dans ce film qui renoue particulièrement avec ses premiers films et d'une très belle manière avec les films majeurs du cinéma d'auteur européen des années 60 - des chefs-d'oeuvre comme «L'Année dernière à Marienbad» ou «Le Silence» - Subiela nous fait planer entre les réalités, entre le dedans et le dehors, entre l'ici et l'au-delà, entre l'amour et l'abandon. Subiela qualifie de «thriller métaphysique» l'histoire de cet homme semblant pénétrer dans sa propre tête pour émerger des flots de la mer et réapparaître dans un hôtel apparemment inhabité. Là, il rencontre une série de personnages qui éveillent en lui le souvenir de moments de la vie, de l'existence humaine et de ses ingrédients. Cet homme est en compagnie d'une femme et tous deux sont prisonniers dans un espace onirique; ils traversent des bâtiments des années 30 semblables à des labyrinthes et se retrouvent dans le présent comme dans un espace intemporel. Pourra-t-il en sortir ou est-il prisonnier à jamais? La réalité existe-t-elle ou tout est-il le fruit de l'imagination, de l'invention, du mensonge, du rêve, de l'espoir, du désir? Eliseo Subiela nous invite à un merveilleux voyage dans des sphères philosophiques
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Monos (2019)
Alejandro Landes
Colombie
102′
Patagrande, Rambo, Leidi, Sueca, Pitufo, Lobo, Perro et Bum Bum Bum. Huit adolescents errants, portant chacun un nom de code, forment une escouade paramilitaire sur une colline isolée. Ils sont instinctivement attirés par l'hédonisme et la férocité. Un messager apporte les instructions de l'Organisation: ils doivent s'occuper d'une vache laitière appelée Shakira et d'une otage étasunienne connue sous le nom de Doctora. Mais le temps de l'insouciance prend fin lorsque la mort leur rend visite et que leur position est découverte, ce qui les force à s'installer plus profondément dans la jungle. Alejandro Landes et son co-auteur Alexis Dos Santos ont créé une vision inquiétante du film de guerre et du thriller de survie. Plutôt que d'expliquer les événements, le film parle d'émotions viscérales. Le passionnant troisième long-métrage de Landes éclaire les loyautés fluctuantes et les luttes de pouvoir au sein d'un groupe d'adolescents et convainc grâce aux images percutantes de Jasper Wolf, la partition musicale tendue de Mica Levi et le montage précis de Yorgos Mavropsaridis, Ted Guard et Santiago Otheguy.
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Mort à vendre (2011)
Faouzi Bensaidi
Maroc
112′
Tetouan, non loin de Ceuta, l’Espagnole, et de la Méditerranée. Si proche du Nord rêvé, et qui en est pourtant si loin. C’est dans cette ville nichée dans les premiers contreforts du Rif que trois jeunes gars, trois amis, décident de voler une bijouterie. Après What a Wonderful World, marqué par une liberté de ton et une recherche esthétique qui en a dérouté plus d’un, Faouzi Bensaïdi revient à un cinéma plus classique, empruntant des chemins à première vue plus balisés du film noir. Malik, Allal et Soufiane, trois copains, vivent de vols à la tire dans une ville coincée entre une colline et une imposante montagne, Tétouan. Un jour, ils décident de changer leur destin. Voler la grande bijouterie de la ville. Mais bientôt les raisons du vol vont diverger et les opposer! Malik, 26 ans, sans emploi, est fou amoureux de Dounia, prostituée dans la boîte de nuit « la Passarella ». S’il accepte de participer au vol c’est sûrement pour la sauver. Allal, 30 ans, est un dur. Grand et fort, Il ne comprend pas pourquoi Malik est amoureux de Dounia. S’il veut dévaliser la bijouterie, c’est pour se lancer dans le grand trafic de drogue. Soufiane, 18 ans, est un lycéen qui sèche les cours sauf celui de sport. Il est agile, rapide, rieur, solide et bon vivant, mais un jour, sa vie bascule. S’il décide de participer c’est pour tuer le propriétaire chrétien de la bijouterie. Une ville constamment sous un ciel bas et lourd, trois losers, un rêve de grandeur, une bijouterie, une femme débarque dans la ville... Après Mille mois et WWW, Death for Sale est un film ludique jouant et se jouant des codes et partitions du cinéma du genre, en y changeant de registre à l’intérieur même du film, essayant d’emmener le film noir vers le burlesque, la comédie romantique, la comédie musicale, la bande dessinée et les images pixellisées d’Internet. C’est une fiction qui trouve sa source dans la société marocaine. C’est un film sur les désirs impossibles qui finissent par tuer ceux qui les portent, les trafics et circulations de tous genre, des biens, des Hommes, des sentiments... et de la mort, quand il ne reste que ça à vendre ou à acheter, donc de la mort comme commerce, comme croyance, comme lâcheté et comme courage aussi. Satire sociale, Death for Sale est aussi une belle œuvre poétique, dans la lignée du réalisme poétique cher à un Solanas ou à un Chahine.
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Opera Java (2006)
Garin Nugroho
Indonesie
115′
Dans l'ensemble de son œuvre, Garin Nugroho s'est toujours soucié de son pays, de ses errements, des injustices qui y prévalent. Le plus souvent, cet engagement se faisait au premier degré. Tel n'est pas le cas avec OPERA JAWA. Il a choisi la métaphore, qui plus est, chantée et dansée. Comment peut-on traiter de la misère et de la libération du monde en Opéra? C'est pourtant bien ce que Verdi faisait au 19ème siècle. Ce que Bernstein a mis en musique avec WEST SIDE STORY. Et c'est ce que réalise le cinéaste indonésien. Cette mise en scène somptueuse qui suscite le plaisir des sens, nous rappelle ce que l'art peut apporter aux peuples du monde. Le plaisir d'entendre une musique et des chants qui ne soient pas folkloriques mais modernes, de voir des tableaux - comment qualifier autrement ces plans si esthétiquement construits? - aux couleurs chatoyantes et celui, enfin, de suivre une histoire d'amour universelle. N'oublions pas les ballets dont la grâce et la légèreté sont merveilleusement bien rendues par une prise de vue presque voluptueuse. OPERA JAWA va marquer le cinéma indonésien, il devrait aussi marquer le cinéma contemporain, prouvant qu'il n'est pas besoin de gros budget pour accomplir un film à la mise en scène ample et spectaculaire. L'engagement, l'imagination et le talent sont plus utiles. Garin Nugroho en possède à revendre. Il aime aussi la vie. Il n'y a pas d'autre explication à cette réussite. Martial Knaebel
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Süt - lait (2008)
Semih Kaplanoglu
Turquie
100′
SÜT-LAIT est la deuxième partie de la Trilogie de Yusuf, dont BAL-MIEL a été l'épilogue. Yusuf a ici une vingtaine d'années et vit avec sa mère Zehra en banlieue d'une ville d'Anatolie. Ensemble, ils vendent sur le marché local des produits faits maison avec le lait de leurs deux vaches. Les affaires sont de plus en plus mauvaises car avec l'industrialisation croissante et l'émergence de nouveaux quartiers, les gens achètent de plus en plus dans les nouveaux supermarchés.
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The Last Friday (2012)
Yahya Alabdallah
Jordanie
89′
Youssef vient d’apprendre de son médecin qu’il doit être opéré de toute urgence si il ne veut pas de complications. Comme ce ne sont pas ses maigres revenus de chauffeur de taxi qui lui permettront de payer les frais de l’intervention, Youssef doit secouer sa solitude pour trouver l’argent. Débuts enthousiasmants du jeune cinéaste Yahya Al Abdallah, The Last Friday, a quelque chose d’exotique dans la simplicité de sa mise en scène. Le réalisateur ne se laisse pas distraire, suivant pas à pas un Youssef (Ali Suliman, déjà vu dans Paradise Now et dont la superbe interprétation doit être soulignée car c’est sur elle que repose une bonne partie de la réussite du film) esquinté dans son quotidien solitaire et mutique. Son addiction au poker lui a fait tout perdre, femme, argent, travail. Pour couronner le tout, son fils ne le respecte pas plus que les autres. On s’attendrait, avec un tel sujet, à quelque chose de noir et de démoralisant, mais c’est tout le contraire qui se passe. En effet, la simplicité, évoquée plus haut, s’appuie sur une économie des dialogues, rares, laissant la place à une observation fine et subtile des gestes du quotidien dans une image toujours soigneusement construite. Au fond, dans ces gestes, même dans les situations qu’on pourrait croire les plus désespérées, on trouve toujours des moments qui prêtent à sourire. Car la vie, la vraie, n’est jamais toute noire. Ce sont ces petits instants d’humour, volés à l’obscurité des nuits d’Amman, qui colorent le film et lui donnent un ton imperceptible de légèreté.
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Uncle Boonmee Who Can Recall his Past Lives (2010)
Apichatpong Weerasethakul
Thailand
109′
Boonmee vit aux confins de la Thaïlande, près du Laos, où il exploite une ferme apicole avec ses ouvriers laotiens. Jenjira, sa soeur, vient lui rendre visite, ayant appris qu’il a dû séjourner à l’hôpital. Arrivée sur place, avec son neveu, elle verra un homme physiquement diminué, mais étonnamment paisible. Ils seront rejoints le soir par la femme de Boonmee, décédée depuis 19 ans, et leur fils, disparu peu après, devenu singe-homme. Boonmee ne semble pas surpris de ces invités inattendus venus de l’au-delà pour l’accompagner. Œuvre dense et poétique, d’une beauté plastique époustouflante, d’une simplicité extrême, le dernier film du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul est une ode paisible à l’attente de la mort, acclamée et récompensée par une palme d’Or au festival de Cannes. * * * * * * Venu de l’art contemporain - ses installations vidéos ont déjà fait le tour du monde - Apichatpong Weerasethakul, qui n’a pas encore 40 ans, a développé dans le même temps une filmographie singulière, à la fois profondément ancrée dans la réalité sociale de son pays, et, simultanément, perpétuellement en recherche de nouvelles formes esthétiques de narration, convoquant le fantastique et la mythologie de cette partie de l’Asie. Ce mélange, à première vue étrange, du surnaturel et du réalisme se retrouve encore une fois dans Uncle Boonmee, porté par une photographie merveilleuse d’une émouvante beauté. On aura d’ailleurs rarement vu la nuit et son cortège d’ombres filmées avec une telle maestria, capable de saisir à la fois les frémissements de la forêt, les bruissements de la vie qui l’habite, et de trouver autant de nuances dans les tons et les détails de l’ombre. Film épuré et silencieux - il n’y a que les sons de la nature à se faire entendre -, Uncle Boonmee, nous laisse le temps de suivre chaque geste de chaque personnage. Ou, plutôt, le film répond au voeux du réalisateur de laisser l’entière liberté au spectateur dans son appréhension des images qu’il voit. D’y trouver, et d’en faire, ce qu’il en veut, en fonction de sa propre vie ou, plus simplement de ce qu’il attend du cinéma. Il n’y rien de prétentieux là-dedans. Il s’agit, au contraire, d’une modestie, bien réelle, affichée par le réalisateur qui n’a que le désir de partager avec le plus grand nombre ce qu’il sait voir à travers l’oeil de sa caméra. Il nous permet ainsi d’approcher une philosophie asiatique qui nous est peu connue - que l’on qualifie vaguement en parlant d’animisme ou de chamanisme - dans son rapport avec le monde vivant. Cependant, il peut aussi bien, tout simplement, être vu comme une observation poétique des richesses contenues dans la nature qui nous entoure. C’est d’ailleurs cette modestie de Weerasethakul qui donne à son oeuvre une dimension en quelque sorte universelle, où chacun peut retrouver son environnement. Environnement physique, avec la nature, mais aussi social, avec les personnages. C’est ainsi qu’il faut prendre ce qui se dit dans le film à propos des étrangers, ou qu’il faut voir ces images de soldats, ou de jeunes gens, qui apparaissent dans la deuxième partie du film. Car, si Uncle Boonmee semble une oeuvre hors du temps, elle est aussi fortement ancrée dans le présent. Martial Knaebel
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Wonderful Town (2008)
Aditya Assarat
Thailand
92′
Takua Pa est une petite ville du Sud de la Thaïlande. Depuis le passage du tsunami, elle a radicalement changé de visage. Ton, un architecte de Bangkok, vient vivre dans cette bourgade en reconstruction afin de superviser l’avancée d’un chantier. Il loge dans un modeste hôtel tenu par Na, jeune femme au doux sourire. Leur histoire d’amour naissante n’est pourtant pas du goût de tout le monde. Une première oeuvre parfaitement maîtrisée. ******* Pour l’écriture de Wonderful Town, Aditya Assarat, originaire de Bangkok, s’est inspiré de la ville de Takua Pa, où 8’000 personnes perdirent la vie lors du tsunami de 2004. Deux ans après la catastrophe, il se rend dans cette bourgade côtière et y ressent une sensation étrange, puissante. La ville lui paraît à la fois paisible et magnifique. Les traces du tsunami avaient presque entièrement disparu. Les routes avaient été réparées, la plupart des maisons reconstruites et les cocotiers remuaient calmement au rythme du vent, comme si de rien n’était. Malgré l’apparence guérie de la ville, il constate que les habitants semblent quelque peu étourdis, repliés sur eux-mêmes, émotionnellement figés, comme s’ils venaient de se réveiller et qu’ils ne savaient pas comment rentrer chez eux. L’économie locale était toujours en ruine, les touristes n’avaient pas encore réinvesti les plages. Les stigmates étaient encore présents, le temps n’avait pas tout effacé. Selon Aditya Assarat, l’amour est le sentiment dont on se souvient le plus clairement. En premier lieu, le cinéaste s’intéresse aux gens, à leurs relations, à leurs histoires d’amour. Il est aussi influencé par les lieux. L’histoire d’amour naissante et pleine de fraîcheur de Wonderful Town contraste ainsi avec la tristesse fantomatique de la ville. Contraste aussi entre la rencontre, la naissance et la montée langoureuse, timide, du désir entre deux personnes et la volonté quasi organique d’une bourgade meurtrie d’exclure un étranger venu voler le coeur de l’une de ses parties. Au final, un hommage sobre et émouvant, soutenu par des cordes harmonieuses et épurées, une photographie sublime, des références qui lorgnent du côté de Kiarostami et de Weerasethakul, et qui nous rappelle avec délicatesse que la vie est précieuse et fragile.
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Yumurta - oeuf (2007)
Semih Kaplanoglu
Turquie
93′
Yusuf, un poète et libraire qui vit à Istanbul, retourne après cinq ans d'absence dans sa petite ville natale lorsqu'il apprend la mort de sa mère. Ayla, une jeune parente éloignée, l'attend dans sa maison maintenant délabrée. Ils deviennent amis. La mort de sa mère et le passé réactivé tourmentent Yusuf.
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Zama (2017)
Lucrecia Martel
Argentine
114′
Magistrat subalterne de la couronne d’Espagne, Don Diego de Zama exerce sa fonction dans une colonie lointaine d’Amérique latine. Chaque année, il espère une mutation qui le rapprocherait de sa famille. Mais cet ordre ne vient pas. La réalisatrice argentine Lucrecia Martel revient avec une adaptation d’un chef-d’œuvre éponyme de la littérature latino-américaine. Il n’y a pas de véritable linéarité dans le récit de Lucrecia Martel, mais une succession de scènes décrivant le héros Don Diego de Zama servant le roi d’Espagne sans grande célérité, ni avec beaucoup de compétence. Ses journées, il les passe surtout à épier les femmes autour de lui, qu’elles soient esclaves ou comtesse. Il les fixe, espérant un regard en retour qui ne vient jamais, ou alors il n’est qu’ironique, comme celui de la comtesse espagnole, ou même méprisant venant des jeunes esclaves qui se moquent de lui. Les gouverneurs se succèdent, mais l’édit royal tant espéré, annonçant son transfert, n’arrive toujours pas. De guerre lasse, Zama se porte volontaire pour partir à la chasse du brigand Vicuña Porto. Film d’époque, Zama ne doit pas être vu comme un film historique. Lucrecia Martel le reconnaît volontiers: elle a pris des libertés avec l’Histoire. Sans aucun remords, car celle-ci fut écrite par des mâles blancs déniant toute qualité aux autochtones... et aux femmes. Cela étant, la réalisatrice crée un monde dystopique qui reflète pourtant bien l’atmosphère des colonies espagnoles d’Amérique latine au XVIIIe siècle, où les hommes peinent à conserver leur identité d’Européens qui reste leur dernière fierté, quand tout le reste n’est que déchéance. Zama est une symphonie picturale phénoménale mise en image par le chef opérateur portugais Rui Poças qui fait de chaque scène un tableau avec ses choix de couleurs tourmentées, de cadres saisissant gestes et regards avec une proximité sidérante. La bande son est habitée par le même esprit fantasmagorique, trouvant des tonalités lancinantes et des bruitages mystérieux. Zama demande à se laisser emporter, une fois cela accepté par le spectateur, l’expérience est inoubliable. Martial Knaebel
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