Films d'amour

Air Doll (2009)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
116′
Hideo est un employé modeste et ordinaire. De retour chez lui, chaque soir, il parle de ses journées à Nozomi qui l'écoute en silence. Et pour cause, Nozomi est une poupée gonflable, succédané de compagnie pour cet homme seul. Pourtant, Nozomi est plus que cela, car, Hideo une fois parti au travail, la poupée devient femme. Elle sort, découvre ce monde dont elle ignore tout, avec la naïveté d'une enfant. Elle trouvera même un travail dans une boutique de location de vidéo où elle pourra croire trouver une âme sœur, qui lui ressemble, dans la personne d'un jeune collègue qui lui avoue que, lui aussi, ressent un vide intérieur. Cette nouvelle parabole de Hirokazu Kore-eda décrit une société japonaise, monde industrieux et aseptisé, où les conventions sociales basées sur la réussite professionnelle poussent hommes et femmes dans une solitude que seuls les fantasmes peuvent encore briser. «J'ai appris que si vous voulez qu'une personne se livre, il faut la regarder bien en face. De cette façon, je recréais du naturel. C'est aussi une forme de politesse. Ça ne veut pas dire que je rejette les auteurs qui n'appliquent pas cette façon de faire. Prenez Hitchcock, que j'admire. Il procède différemment, et pourtant lui comme moi cherchons à créer du suspense. Le mien, c'est dans le quotidien qu'il se cache.» Hirokazu Kore-eda
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Alive (2009)
Artan Minarolli
Albanie
90′
Koli s’est habitué à la vie de Tirana, où il étudie et a une relation amoureuse avec une jeune étudiante de la bonne société. A l’annonce de la mort de son père, il retourne dans sa province natale pour être confronté à une obscure affaire de dette de sang datant de son grand-père. Koli se retrouve alors au centre d’un tissu de relations sociales qui lui paraissent d’un autre âge, mais qui président toujours à la vie dans ces montagnes perdues d’Albanie. ******************* Deux mondes La vie de Koli à Tirana est celle de beaucoup d’étudiants de par le monde. Etudes, copains et fêtes. Même son retour dans la famille, pour les obsèques de son père, ne diffèrent pas vraiment des funérailles campagnardes auxquelles nous pourrions assister ici. Mais cette normalité se déglingue bien vite et le jeune homme se retrouve au centre d’une vendetta familiale à laquelle il ne comprend rien. Dès lors, les événements s’enchaînent et le jeune homme se fait ballotter, impuissant, par sa famille qui veut le protéger et par les rencontres que provoque sa fuite devant les conséquences mortelles d’une tradition qu’il avait oublié, pris qu’il était par ses études et la vie moderne de la capitale. On est d’ailleurs frappé par le nombre de personnages qui semblent fuir quelque chose ou quelqu’un dans ce film. Le grand mérite du réalisateur Artan Minarolli est d’avoir su éviter les poncifs sous-tendus par un tel sujet. En privilégiant une recherche quasi documentaire de son décor, il donne à la fois un accent de vérité à son histoire, tout en lui donnant une légèreté qui mêle l’humour au drame qui se déroule sur l’écran. En cela, il semble bien s’inspirer du cinéma néoréaliste italien. Il arrive surtout, en jouant sur la «normalité» de Koli, à permettre au jeune spectateur européen, qui verrait le film, de s’identifier au personnage. En fait, des Koli, nous pouvons en rencontrer tous les jours près de chez nous. On a là un autre grand mérite de ce film: celui de nous rendre plus proches d’une jeunesse dont on ignore trop souvent les raisons de sa présence ici, en Suisse, et surtout les conditions dans lesquelles elle est arrivée chez nous. Artan Minarolli a d’ailleurs dédié son film aux quatre-vingt six personnes mortes noyées en 1997 en essayant de fuir leur pays natal. Comme Koli, ils ne demandaient qu’à vivre mieux. Martial Knaebel
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Amour (2012)
Michael Haneke
France
127′
Georges et Anne sont octogénaires, ce sont des gens cultivés, professeurs de musique à la retraite. leur fille, également musicienne, vit à l'étranger avec sa famille. Un jour, Anne est victime d'un accident. L'amour qui unit ce couple va être mis à rude épreuve.
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Anna Karenina (2017)
Karen Schachnasarow - Shakhnazarov
Russie
138′
L’adaptation cinématographique d’une oeuvre littéraire aussi monumentale que «Anna Karénine» de Léon Tolstoï se révèle toujours un exercice difficile. Le maître russe Karen Shakhnazarov a choisi de reprendre le récit à partir d’un point de vue original et iconoclaste: celui de l’amant de l’héroïne, le comte Vronski. Un hôpital de campagne, en 1904, en Mandchourie, en pleine guerre russo-japonaise. On amène un officier blessé au médecin commandant l’unité sanitaire, Sergueï Karénine. Celui-ci reconnaît le colonel Vronski qui fut l’amant de sa mère, Anna Karénine. Lorsque son malade est ranimé, Sergueï ne peut s’empêcher de lui demander des explications sur la mort de sa mère. Vronski raconte l’éclosion d’une passion amoureuse que rien ne pouvait empêcher, puis son étiolement inéluctable dans un monde qui les avait mis au ban. Tolstoï avait entrepris de décrire la société russe de son temps. Il développait aussi une réflexion sur la morale et la religion. Il ne recherchait pas les effets de style, mais s’attachait à décrire les situations de la façon la plus réaliste possible. Son récit s’appuyait en fait sur le traitement de plusieurs couples antinomiques. Karen Shakhnazarov s’est, lui, concentré sur la passion de Karénine et Vronski. Il a ainsi épuré sa mise en scène et, procédant par sauts dans le temps, a pu observer avec soin l’évolution de la relation entre les deux amants, et particulièrement les changements dans l’attitude de la jeune femme, se laissant aller à sa passion, mais se sachant en même temps coupable d’infidélité vis-à-vis de son mari. «Anna Karénine - L’histoire de Vronski» est ainsi une superbe étude de caractères placés dans une société figée et décadente. Martial Knaebel
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Barakah Meets Barakah (2016)
Mahmoud Sabbagh
Arabie Saoudite
88′
Barakah est employé de la municipalité de Djeddah. A ce titre, il chasse les comportements «inadéquats». Bibi, vlogueuse sur Instagram avec de nombreux suivants, attire la clientèle pour la boutique de sa riche mère adoptive. Une rencontre fortuite et la vie de Barakah en est tourneboulée. Mais comment se rencontrer dans un pays où les règles sont très strictes? Une sympathique, et étonnante, comédie nous venant d’Arabie saoudite. Y a-t-il pays plus improbable que l’Arabie saoudite pour y situer, et y filmer, une comédie? Eh bien, tout à fait, semble nous ré-pondre Mahmoud Sabbagh, car le principe de la comédie joue justement la transgression des codes, les rencontres incongrues, les enchaînements insolites et les situations grotesques. Et il y a tout cela dans Barakah meets Barakah, avec de facétieux pieds de nez à la censure. Barakah surprend sur une plage un groupe faisant une séance de photos de mode pour un magazine. Il veut verbaliser - c’est sa tâche -, mais soudain bafouille et laisse faire en ayant vu la jeune femme photographiée. C’est Bibi, une belle jeune fille à l’esprit libre, célèbre pour son vidéo blog sur Instagram. Elle aussi a remarqué Barakah. Serait-ce le coup de foudre? Ils vont essayer de se revoir, une chose difficile dans un pays où les hommes seuls ne peuvent être vus avec une jeune femme et où la police veille jour et nuit. A cela s’ajoutent des origines sociales aux antipodes: celle de Barakah est modeste et il vit dans un quartier pauvre, Bibi est la fille adoptive d’une riche famille ayant pignon sur rue. Lui observe les règles strictes de la morale, elle vit dans un milieu occidentalisé. Elle est plutôt frivole, lui fait partie d’une troupe de théâtre amateur répétant «Hamlet». Barakah Meets Barakah est une comédie, dans un pays loin d’être drôle - un film pour tous qui vous montre l’Arabie saoudite sous un angle pour le moins inattendu. Sur un ton léger, il se permet de se moquer des travers de la rigueur religieuse qui font de la vie quotidienne un univers kafkaïen. Enfin, Mahmoud Sabbagh décrit une jeunesse ayant soif de liberté et d’ouverture au monde extérieur.
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Blind Dates (2013)
Levan Koguashvili
Géorgie
99′
Sandro vit encore chez ses parents qui n’arrêtent pas de le houspiller d’être encore célibataire. L’ami de Sandro, Iva, organise pour lui des rencontres à partir d’internet auxquelles le premier se rend sans enthousiasme. Tout change lorsque Sandro rencontre Manana, dont le mari est en prison. Comédie grinçante, tendre et poétique, Blind Dates exprime aussi très bien une société dans l’expectative. Trouvez la femme Sandro est un professeur dans la quarantaine qui vit toujours chez ses parents qui n’arrêtent pas de s’immiscer dans sa vie privée. Il ne montre que peu d’intérêt pour les rendez-vous «à l’aveugle» que son ami Iva le presse de suivre avec lui et qui se concluent toujours de façon abrupte et saugrenue. Enfin, à l’occasion une sortie sur la Mer Noire, Sandro tombe amoureux de Manana, coiffeuse de son état, dont le mari est en prison. C’est lorsque Tengo, le mari. est libéré inopinément, que la situation de Sandro prend une dimension incongrue, proche de l’absurde. Il se trouve pris dans des disputes familiales sauvages et se voit obligé de transférer Natia, employée de Manana et enceinte de Tengo, chez ses parents. Mauvaises conclusions, malentendus sont les moteurs de cette comédie mélancolique où chacun se mêle de tout mais personne n’écoute vraiment. Dans ce tohu-bohu, les hommes parlent fort - sauf Sandro qui n’en place jamais une -, mais ce sont les femmes qui montrent du caractère, résistent, s’imposent, Manana (lumineuse Ia Sukhitashvili) la première, mais aussi Natia, refusant l’argent offert pour avorter, et aussi celles des rendez-vous «aveugles» - Maka, entre autres, qui l’est vraiment, aveugle. Le second film de Levan Koguashvili est bien dans la tradition du cinéma géorgien avec son humour grinçant. Le regard sur la société géorgienne est décapant, la montrant comme à l’arrêt et dans l’attente que quelque chose se passe, mais ne faisant rien pour. Ainsi le ton de la narration reste impavide, alors que les événements s’accélèrent. Cette sorte de neutralité, avec une variété d’ellipses et d’allusions, tourné avec de superbes compositions de couleur et un sens incroyable de l’espace, de l’architecture et des paysages urbains, au bout du compte, donne au film une profondeur extraordinaire. Martial Knaebel
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C'eravamo tanto amati (1974)
Ettore Scola
Italie
124′
C'est l'une des plus belles déclarations d'amour au cinéma et c'en est une à l'italianité, à la vie et à l'amour. Nino Manfredi, Vittorio Gassman, Stefano Satta Flores et Stefania Sandrelli jouent les rôles principaux de ce voyage à travers l'histoire italienne du troisième quart du 20e siècle. Des figures telles que Vittorio De Sica, Federico Fellini et Marcello Mastroianni y apparaissent en personne, ces deux derniers pendant le tournage de "La dolce vita" à la Fontaine de Trevi, avec l'inoubliable scène où Anita Ekberg s'y baigne. La perle cinématographique d'Ettore Scola nous raconte le parcours de vie de trois amis dans l'Italie de l'après-guerre et nous montre comment les gens peuvent évoluer avec le temps. Le film mêle l'époque où il a été réalisé à celle de la Résistance pour raconter entre autres, comme un kaléidoscope, l'histoire de la gauche italienne entre utopie et accomodements, et aussi, à travers un des personnages, l'histoire du cinéma italien. "C'eravamo tanto amati" (Nous nous sommes tant aimés) est un film qui s'adresse au cœur et nous rapproche à la fois d'un pays et de ses habitants à travers un récit tangible. Une tragi-comédie enjouée, amusante et élégante qui pondère satonalité amère avec des nuances satiriques. Walter Ruggle
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El lado oscuro del corazón (1992)
Eliseo Subiela
Argentine
128′
A Buenos Aires, un jeune poète du nom de Oliverio mène une vie de bohême qui le contraint parfois à vendre ses idées à une agence de publicité. Le reste du temps, il échange des poèmes amoureux contre des steaks auprès du patron d'un resto populaire, ou bien demande l'aumône pour quelques stances déclamées à des automobilistes. Ce personnage représente une étape de la vie du réalisateur à l'heure où lui aussi était en quête de la partenaire idéale. Les femmes, Oliveiro les aime toutes et aime tout d'elles. Mais il lui est impossible d'excuser une incapacité, à ses yeux fondamentale chez une femme, celle de ne pouvoir voler ... s'envoler avec lui. Cette recherche le conduit à traverser le Rio de La Plata. Dans un bar, il rencontre Ana dont il finit par s'éprendre. Elle seule sera capable de lui faire découvrir le côté obscur de son coeur. Amour, érotisme, imagination, poésie: ils représentent la fureur de vivre, pour échapper à la mort et au néant. C'est pourquoi, «Le côté obscur du coeur» constitue, comme l'a écrit le 'Frankfurter Rundschau', «l'un des rares films qui admette les sentiments sans les remettre en question avec scepticisme». Un film d'amour moderne, donc, qui défend sa position avec opiniâtreté.
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Emma (2017)
Silvio Soldini
Italie
117′
Teo est sans cesse en train de fuir : son passé, sa famille, l’attachement sentimental. Malgré sa petite amie avec laquelle il va bientôt se mettre en ménage, une maîtresse et différentes aventures romantiques, son refuge et lieu préféré reste son appartement de célibataire où il habite avec son robot aspirateur. La seule chose qu’il aime vraiment passionnément, c’est son travail de créatif dans une agence de pub. Emma est ostéopathe et aveugle depuis qu’elle a 16 ans. Mais c’est une battante, courageuse et indépendante, en paix avec elle-même. Fraîchement séparée de son ex-mari, elle est ouverte à un flirt avec un charmeur et Teo ne tarde pas à tomber sous son charme. Elle lui fait découvrir un monde de sensualité, souvent invisible aux yeux des voyants. Le réalisateur italo-suisse Silvio Soldini qui s’est taillé une réputation internationale grâce à son « Pane e tulipani », montre une fois de plus tout son talent et sa sensibilité dans ces moments magiques d’une histoire d’amour naissante. Avec ce film, il a gagné le cœur du public lors de plusieurs festivals de cinéma, comme à Venise, São Paulo, Zurich ou encore Soleure. « Emma » est émouvant, charmant et une source d’inspiration.
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Euphoria (2006)
Ivan Vyrypaev
Russie
75′
Elle vit avec son mari. Elle est jeune et belle. Ils ont une petite fille et un chien fou. Mais qu'en est-il de l'amour? Lui aussi, il vit là. Il a les cheveux raides comme de l'herbe et des yeux bleus insondables. Ils ne se sont vus qu'une seule fois dans le passé. Au cours d'un mariage arrosé, les regards se sont croisés. C'était lui. Quelque chose qu'ils n'avaient jamais connu, quelque chose qu'ils ne parviennent pas à comprendre est arrivé. Maintenant ils ne peuvent ni vivre ni respirer l'un sans l'autre. Comme si le flot puissant du fleuve, magnétique, presque cosmique, les attirait avec une force irrésistible. Ils n'appartiennent plus à eux-mêmes. «Alors, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?» - «Je ne sais pas.» Le mari, lui, sait. Il n'est ni fou ni idiot. Il vit selon ses propres règles. Que faire quand le chien mord le doigt de votre fille? On coupe le doigt et on tue le chien. Que faire lorsque son épouse vous abandonne pour un autre homme? A cette question, il a aussi une réponse. Et sous le soleil impitoyable, une barque glisse sur les profondeurs du fleuve en crue. EUPHORIA retranscrit avec intensité et humour l'atmosphère isolée et singulière d'une passion incontrôlable vécue dans les vastes étendues sauvagement belles de Sibérie. Une irrésistible bouffée d'oxygène.
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Herencia (2001)
Paula Hernández
Argentine
90′
Peter arrive à Buenos Aires, venant d’Allemagne. Il espère retrouver une jeune femme avec laquelle il a eu une aventure, mais il fera la connaissance de Olinda, tenancière d’un petit restaurant de quartier qui était elle-même venue en Argentine retrouver son grand amour. Paula Hernández (Un amor) démontrait déjà dans ce premier film son talent de conteuse de l’amour et de créatrice d’ambiances chaleureuses. Une découverte tardive d’une belle histoire d’amour. Le jeune allemand qui arrive à Buenos Aires est à la recherche d’une jeune femme qu’il ne trouve pas. Il persuade une tenancière de gargote d’âge mûr et légèrement caractérielle de lui prêter le comptoir pour y dormir. Elle est d’origine italienne, et son amitié avec le jeune homme permettra de faire ressurgir des désirs de retour, alors que lui, déçu dans sa recherche, préférera au contraire rester. Les personnages secondaires sont les clients, un homme qui est amoureux de la patronne et dessine tous les jours ce qu’il voit sur la nappe en papier; une jeune femme qui se dispute avec son amoureux et finit par trouver le jeune Allemand bien sympathique et exotique, moins macho que son beau brun. Herencia (Héritage) est un film extrèmement sympathique, qui dessine avec une grande tendresse et sensibilité des gens ordinaires, avec leurs doutes et leurs tristesses et la vie d’un quartier de Buenos Aires. Tout est filmé de façon classique, mais en gardant les atouts pour le moment propice, afin de réserver de belles surprises. Les effets de la nostalgie et de l’exil volontaire sont bien vus et on s’y laisse prendre avec plaisir.
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Innocence of Memories (2015)
Grant Gee
Turquie
97′
Ni vraiment documentaire, ni fiction non plus, Innocence of Memories est une immersion à la fois charnelle dans le vieil Istanbul et psychologique dans l’œuvre du Nobel de littérature turc Orhan Pamuk. L’auteur, avec l’argent de son prix, s’est mis en tête de créer un musée qui raconterait une histoire d’amour malheureuse à Istanbul, dans les années 70. Fiction, le film est une mise en images, et en voix, du roman de l’auteur «Le musée de l’innocence», qui nous fait vivre l’amour de Fusun et de Kemal, abruptement brisé par la mort de la première. Ayla, amie de Fusun, et Kemal égrènent leurs souvenirs pendant que la caméra déambule parmi les vitrines du musée, somme d’objets appartenant à l’époque du récit, qui auraient pu être ceux des personnages du roman. Documentaire, voici que la caméra erre dans la nuit stambouliote, proposant des rencontres de personnages bien réels. En voix off, ou dans une interview en arrière-plan, Orhan Pamuk se livre à une réflexion sur son œuvre, sa vie et ses démêlées avec la politique, surtout sur son Istanbul de la nuit. On ne peut qu’être envoûté par ces images vagabondes et planantes s’attachant aux murs décatis, aux rues sales et encombrées où circulent chiffonnier, chauffeur de taxi ou photographe. Dans le musée même ces objets quelconques sont autant une accumulation romantique, illustrant la passion de Kemal et Fusun, qu’anthropologique exprimant une société en pleine occidentalisation. Innocence of Memories est aussi bien un essai littéraire que cinématographique qui nous offre une occasion superbe d’appréhender l’œuvre d’un auteur qui, même en exil, n’a jamais su vraiment quitter sa ville. (mk)
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Kosh ba Kosh (1990)
Bachtiar Chudonasarow
Tadjikistan
93′
Mira arrive de Russie à Douchanbe, capitale du Tadjikistan, pour revoir son père, un joueur invétéré. Il perd souvent, et à la dernière mise, il perd tout, jusqu'à sa fille, qu'il doit donner en gage, qui plus est à un vieux joueur. Heureusement, Daler, un jeune joueur, tombe amoureux de Mira et l'aide à s'évader. Il l'emmène dans son monde à lui. Daler est le responsable d'un téléphérique quelque peu déglingué. Ses cabines transportent de tout: des touristes, du foin, des caisses de bière, le butin de divers «casses». Elles servent aussi de havre à de fugitifs rendez-vous amoureux. C'est là qu'il arrange pour Mira un inoubliable repas entre ciel et terre. Ainsi commence l'histoire d'amour de Mira et Daler. A la fin du film (mais pas de l'amour), Mira aura découvert un monde étranger, parfois exotique. Elle aura entrevu une guerre civile. Elle aura accompagné son père dans son agonie et Daler sur le chemin d'une vi nouvelle. «Kosh ba kosh» raconte une histoire merveilleuse, drôle et généreuse, une histoire d'amour passionné. C'est une allégorie de la séparation entre des êtres, de la perte de repères, de la rupture avec des pays, avec un univers social et politique. Et plus important encore, c'est le récit de la plus vraie des séparations, celle qui s'ouvre sur l'avenir.
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Love And Honor (2007)
Yoji Yamada
Japon
122′
Juste après avoir pris ses fonctions en tant que goûteur, Shinnojo devient aveugle. Le poisson qui devait être servi au chef du clan était empoisonné. Jusque là, Shinnojo occupait un grade inférieur dans la hiérarchie de la cour du prince. Lorsqu’il réalise qu’il est non seulement aveugle à vie, mais aussi qu’il doit renoncer à sa situation au service de son maître et qu’il aura besoin d’assistance jusqu’à la fin de ses jours, Shinnojo est plongé dans une profonde mélancolie. Seule Kayo, sa femme, arrive à le dissuader de son projet de mettre fin à ses jours. « Je ne peux pas m’imaginer vivre sans toi. Suicide-toi donc et quand tu l’auras fait, je te suivrai sur-le-champ », lui déclare-t-elle. Touché par sa fidélité, Shinnojo abandonne cette idée. Sur les conseils de son oncle, Shinnojo demande peu après à Kayo de se présenter à Shimada, l’influent régisseur du domaine, pour lui demander son soutien étant donné qu’il ne peut plus assurer son service. Au fil du temps, Shinnojo s’habitue toutefois à sa cécité. Lorsque sa tante Ine lui rapporte la rumeur de l’infidélité de Kayo, Shinnojo, qui aime sa femme et lui a toujours fait confiance, est fou de jalousie. Il charge son vieux domestique Tokuhei de suivre Kayo. La rumeur s’avère exacte. Ayant remarqué qu’elle était suivie, Kayo avoue avoir trompé Shinnojo avec Shimada. Le régisseur aurait exigé son corps en rémunération du soutien à Shinnojo, confesse Kayo. Shinnojo met sa femme dehors. Empoignant son sabre, il s’apprête à livrer un dernier combat.
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Love Island (2014)
Jasmila Zbanic
Croatie
86′
Grebo et Liliane sont en vacances sur une île croate de l’Adriatique de Croatie. Lors d’une soirée festive, Liliane aperçoit Flora, une passion passée qu’elle voudrait oublier, maintenant qu’elle est enceinte. Grebo, de son côté, va se sentir attiré par cette sculpturale monitrice de plongée. Jasmila Žbanić révèle un talent étonnant pour la comédie avec cette oeuvre espiègle où «tout est compris». Liliane et Grebo prennent des vacances dans une station touristique située sur une île non loin de la côte croate. Là, «tout est compris» dans le forfait de l’hôtel qui organise aussi des soirées festives comme des radio crochet, par exemple. Grebo s’y taille d’ailleurs un joli succès en y interprétant un vieux tube pop. Liliane est moins convaincue, et c’est en passant son regard sur la foule qu’elle aperçoit Flora avec qui elle a eu une aventure passionnée dans le passé. Une histoire qu’elle aimerait effacer maintenant qu’elle est mariée et enceinte. Flora, elle, ne l’a pas oubliée et voudrait retrouver les moments passionnés qu’elles ont vécus. Grebo, ne se doutant de rien, emporté par l’atmosphère de farniente, se met à courtiser la belle et ténébreuse Flora. Peut-être se dit-il que le «tout est compris» inclut l’animatrice? La suite sera faite de quiproquos, de claquements de portes, tel un vaudeville de la Belle Epoque. Cependant Jasmila Žbanić nous propose plus qu’une simple comédie estivale. Légère, certes, espiègle, c’est sûr, cette histoire recèle pourtant bien plus qu’une simple intrigue amoureuse frivole. Il y a d’abord la volonté de la réalisatrice, au montage, de ne pas abuser des situations comiques et d’éviter les lourdeurs scabreuses auxquelles les comédies actuelles nous ont habitués. En procédant ainsi, Jasmila Žbanić peut se permettre de fignoler les détails de la mise en scène et la caractérisation de ses protagonistes et ainsi de les respecter chacun. Il est vrai qu’alors elle fait l’impasse sur le potentiel burlesque de certaines scènes, mais son film y gagne alors en finesse et en émotion. Love Island est à l’image du personnage joué par Franco Nero, alias le marquis Polesini. Il s’amuse follement, il est fantasque et délicieusement poétique.
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avec bonus
Medianeras (2011)
Gustavo Taretto
Argentine
111′
Bonus: cour métrage
Martin et Mariana vivent tous les deux à Buenos Aires, dans la solitude. Lui, concepteur de sites Internet travaille essentiellement chez lui et cela tombe bien car il est plutôt agoraphobe. Elle, architecte, peine à trouver un emploi et décore des vitrines en attendant. Les deux ont en commun d’essayer de se remettre d’une rupture amoureuse et, même s’ils ne se connaissent pas, d’habiter la même rue de la capitale argentine où ils se croisent, lui avec le petit chien abandonné par son ex, elle les bras encombrés de ses mannequins. Comédie romantique dont le personnage de Martin semble sortir tout droit d’un film de Woody Allen, et dont le ton léger et souvent humoristique n’empêche pas, au contraire, une réflexion profonde, et étonnante par sa rigueur, sur la vie et l’architecture urbaine. *************** Une comédie urbaine Cela aurait pu être une bluette, comme Hollywood nous en abreuve si souvent, dont l’issue heureuse est attendue, sur la rencontre de deux êtres perdus dans une grande ville. Medianeras est bien plus que cela. Il y a d’abord ce monologue, qui ouvre le film, décrivant la ville portègne dans un style à la fois poétique, sociologique, urbanistique. La pertinence des idées que ce monologue surprenant développe lui donne une force extraordinaire et transforme totalement le ton de cette comédie romantique. Une fois les deux personnages présentés, dont on a compris tout de suite qu’ils finiront par se rencontrer et s’aimer à coup sûr, on peut s’attacher à suivre leurs pérégrinations en parallèle dans la jungle urbaine de Buenos Aires. Et c’est là que nous allons de surprises en surprises car le jeune réalisateur Gustavo Taretto développe son récit avec une imagination foisonnante, imprévisible, qui nous fait découvrir ses personnages et une ville comme rarement un cinéaste l’aura fait. Le ton reste léger tout au long du film, avec des scènes du plus haut comique ( Mariana obligeant un soupirant à grimper 20 étages car elle a peur de l’ascenseur). Il faut souligner ici les prestations époustouflantes des deux acteurs, Pilar López de Ayala ( Mariana) et Javier Drolas. La première campe une Mariana émouvante et drôlatique, lui un Martin « geek » dépressif et paumé. Pourtant, les sujets à réflexion ne sont pas éludés, que ce soit la solitude, le désarroi de la jeunesse ou l’urbanisation comme reflet d’une société. Ils sont aussi traités avec la même précision que la description urbanistique de Buenos Aires de l’introduction. Le passage du réalisateur par la publicité lui a aussi appris l’importance du rythme dans le déroulement d’une histoire, pour que celleci garde sa fraîcheur jusqu’au final attendu. Il s’ajoute à cette comédie si argentine une dimension universelle car cette histoire pourrait se déplacer dans bien des mégalopoles de la planète avec leurs avenues, leur gratteciel rutilants de verre avoisinant des bâtisses délabrées, leur foules anonymes stressées où l’on se côtoie sans jamais se rencontrer. Comédie urbaine, Medianeras (qui désigne les murs ou les maisons mitoyennes) est sans conteste aussi, et surtout, une superbe réflexion sur le monde urbain à l’ère du virtuel. Martial Knaebel ************ «MEDIANERAS était un court métrage qui remporta 40 prix dans le monde entier - un court métrage qui recelait en lui un long métrage. Notre objectif était de mettre au jour le long métrage. Dans le film EL SOL DEL MEMBRILLO (LE SONGE DE LA LUMIERE), Víctor Erice médite entre autres sur l’obsession d’Antonio López de peindre l’arbre qu’il avait planté et qu’il voyait grandir dans son jardin. L’arbre change au fil du temps, avec les saisons et spécialement en fonction de la luminosité. MEDIANERAS est mon arbre. Je l’ai planté il y a plus de quatre ans et je l’ai regardé grandir depuis. Pour reprendre l’analogie avec la peinture, le court métrage révèle le geste du coup de pinceau, la palette de l’artiste, le tronc qui le maintient en place, les branches principales et la couleur de ses feuilles. Maintenant, avec le long métrage, vient le moment d’entrer dans le détail, d’explorer la profondeur et les nuances, les ambiguïtés et les contradictions. L’histoire change exactement de la même façon que la ville qui lui sert de scénario : Buenos Aires. Certaines des scènes se fanent tandis que d’autres fleurissent.» (Gustavo Taretto)
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Melaza (2012)
Carlos Lechuga
Cuba
80′
Monica et Aldo vivent à Melaza, un village cubain, où comme beaucoup ils mènent une vie des plus modestes. Tous les matins, ils empruntent, main dans la main, la rue principale du village pour se rendre à leur travail : Monica est gardienne de l’usine désaffectée de Rhum et Aldo est instituteur. MELAZA est une belle histoire d’amour, simple et émouvante, avec en toile de fond la routine d’un jeune couple cubain, héros du quotidien, confronté au manque de ressources et aux galères de l’île. Les décors sont magnifiques, les acteurs touchants. Pour s’en sortir avec leurs deux maigres salaires, Aldo et Mónica ont des combines, comme de «prêter» leur maisonnette à une amie prostituée. Cela leur vaudra une amende de la police car il n’ont pas le permis de louer leur chambre. Pour trouver la somme, colossale comparée à leur revenu, Aldo se lancera dans un trafic tout aussi interdit et dangereux: transporter et vendre de la viande à La Havane. Il faudra se souvenir de ce nom, Carlos Lechuga, car son premier film, Melaza, est une véritable perle qui ne cesse de nous surprendre tout au long de ses quatre vingt minutes. D’une histoire déjà vue mille fois - un couple se battant pour survivre dans un pays en proie à des difficultés économiques insurmontables - , avec une mise en scène en apparence rudimentaire, voire austère, Lechuga arrive à nous prendre à contre-pied au milieu du plan le plus évident. Cela commence dès la première scène: un couple fait l’amour dans un hangar, la caméra les observe de loin, en toute discrétion pourrait-on dire. Une fois fini, les deux se lèvent, s’habillent et s’en vont... le matelas sous le bras. Cette scène, racontée, n’a l’air de rien car il faut la «voir» pour se rendre compte de son effet. Et n’est-ce pas là qu’on trouve la vocation du cinéma? Ajouter, grâce à l’image et au mouvement, de la poésie à la réalité, à la banalité, du quotidien. En d’autres termes, le réalisme poétique qui définit si bien le cinéma latino-américain et qu’on découvre presque à chaque coin de plan dans Melaza. A cette poésie, Lechuga ajoute l’humour qui surgit des pas de côté, ou de fausses digressions d’un récit en fait simplissime. Au bout du compte, il se dégage de Melaza un sentiment de tendresse qui petit à petit imprègne le film, comme si la douce torpeur des nuits cubaines pénétrait jusque dans nos salles.
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Paterson (2016)
Jim Jarmusch
Etas-Unis
118′
Paterson vit à Paterson, New Jersey, ville des poètes - de William Carlos Williams à Allan Ginsberg, aujourd'hui en décrépitude. Chauffeur de bus d'une trentaine d'années, il mène une vie réglée aux côtés de Laura, qui multiplie projets et expériences avec enthousiasme et de Marvin, son bouledogue anglais. Chaque jour, Paterson écrit des poèmes sur un carnet secret qui ne le quitte pas...
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Rafiki (2018)
Wanuri Kahiu
Kenya
83′
Toutes deux collégiennes, Kena et Ziki ont souvent l’occasion de se croiser bien que ne venant pas du même milieu. Toutes leurs différences n’empêchent pas que les deux filles ressentent une forte attirance l’une vers l’autre. Délicatesse, simplicité et, surtout, sincérité, telle est l’approche qu’a choisie Wanuri Kahiu pour traiter d’un sujet tabou dans son pays. Portrait d’une jeunesse pop Kena se verrait bien infirmière dans le futur, bien que ses notes pourraient lui laisser espérer une entrée à l’université. Travailleuse, elle aide son père dans son échoppe. Celuici est candidat progressiste aux élections municipales dans lesquelles il est opposé au père de Ziki, homme d’affaires fortuné. Les regards que s’échangent les deux adolescentes ne laissent place à aucun doute sur les sentiments et l’attirance qu’elles éprouvent l’une pour l’autre. Comment vont-elles faire face à leur famille, leur voisinage, dans un pays où l’homosexualité est punie de prison? Tirée de la nouvelle «Jambula Tree», de l’Ougandaise Monica Arac de Nyeko, Rafiki - qui signifie ami, ou amie, en swahili -, se déroule à Nairobi, dans un quartier d’habitations de classe moyenne où la vie se passe surtout à l’extérieur. Kena y circule en skateboard, joue au foot avec les garçons. Les jeunes se retrouvent à des buvettes à même la rue. C’est dans ces moments de convivialité adolescente que Kena et Ziki croisent les regards. Si le sujet du film est bien cette relation entre les deux filles, et l’opposition qu’elle rencontre, la réalisatrice n’oublie pas de soigner l’environnement du récit. Nairobi et son effervescence y sont vivantes grâce à la caméra de Christopher Wessels, et aussi aux personnages annexes qui sont tous parfaitement ébauchés et incarnés par des acteurs plus que convaincants. Il y a aussi de quoi être touché par la délicatesse dont fait preuve la réalisatrice pour nous raconter cette histoire d’amour: on sent très bien l’envie, non pas de choquer, mais de pousser le spectateur à l’accepter telle qu’elle est. Et ces filles telles qu’elles sont. Couleurs pop, musique pop, en fait Rafiki déborde de la joie de vivre de l’adolescence. Envers et contre tout. Martial Knaebel
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Shiraz (1928)
Franz Osten
Inde
106′
Qui ne connaît le Taj Mahal, ce splendide édifice construit dans la cité indienne d’Agra sur ordre de l’empereur moghol Shah Jahan en hommage à son épouse. Franz Osten s’inspire de cette histoire pour réaliser un superbe drame romantique. Tourné en 1928, restauré, Shiraz n’a rien perdu de sa beauté et sa mise en scène n’a pris aucune ride. Au 17e siècle, en Inde, la petite princesse Arjumand échappe à la mort quand sa caravane est attaquée par des bandits. Elle est recueillie par un modeste potier et élevée aux côtés de son fils Shiraz. Ignorant son ascendance royale, il lui donne le nom de Selima. Les années passent et Shiraz, jeune homme, est fou amoureux de la jeune femme. Celle-ci se fera enlever par des marchands d’esclaves qui la vendront au prince Khuram, futur héritier du trône. Lui aussi éprouve bien vite de la passion pour la jeune femme, au grand dam de Dalia, courtisane ambitieuse rêvant de la couronne. Shiraz, quant à lui, rôde autour du palais dans l’espoir de voir son aimée. Il y a de quoi être époustouflé par cette production indienne du temps du muet. D’abord par l’ampleur et la maîtrise de certaines scènes engageant des centaines de figurants. Par le fait, ensuite, qu’aucune séquence n’ait été tournée en studio, pour respecter la lumière naturelle. Enfin, comparé aux films muets occidentaux de la même époque, les acteurs de Shiraz ont un jeu tout en finesse, sans les mimiques excessives habituelles pour exprimer les sentiments des personnages. Le film préfigure bien ce cinéma à grand spectacle, aux idylles romantiques, qui fera la réputation des studios de Bombay - Bollywood. Par ailleurs, si le film a été dirigé par un réalisateur allemand, Franz Osten, on n’y trouve rien de caricatural dans sa description de la culture indienne. De ce point de vue, Shiraz tient bien la comparaison avec Chang: a Drama of the Wilderness, chef d’œuvre de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack - auteurs du fameux King Kong -, tourné au Siam un an plus tôt. La musique, composée et jouée par Anoushka Shankar, fille du célèbre sitariste Ravi Shankar, illustre avec maestria ce superbe hommage rendu au Taj Mahal. Martial Knaebel
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Tanna (2015)
Martin Butler Bentley Dean
Australie
104′
Dain et Wawa sont amoureux l’un de l’autre. Pourtant, ils vont devoir être séparés, car Wawa est promise à un jeune guerrier d’une tribu voisine avec qui celle des deux jeunes gens voudrait faire la paix. Dain et Wawa refusent et s’enfuient dans la forêt. Bentley Dean et Martin Butler sont allés tourner sur l’île de Tanna, dans l’archipel de Vanuatu. Un récit classique joué par des gens extraordinaires dans un décor fantastique. Roméo et Juliette dans le Pacifique. Dans le village de Yakel, la perpétuation des traditions et des modes de vie anciens est primordiale. Ses habitants vivent en symbiose avec la nature. Mais ce n’est pas paisible pour autant. La tribu voisine, les Imedin, vient encore une fois de tuer un villageois. Pour les anciens, c’en est assez des morts. Ils décident donc une rencontre présidée par les faiseurs de paix. Un accord est trouvé en promettant en mariage la jeune et belle Wawa au fils du chef des Imedin. Mais Wawa aime Dain, le fils du chef du village Yakel. Les deux refusent l’accord et s’enfuient dans la forêt, cherchant refuge auprès d’autres tribus.Le récit a beau être classique, l’issue tragique prévisible, il se dégage de Tanna une fraîcheur telle qu’on se laisse prendre par l’aventure. Le fait que ce soit tourné sur une île, parmi une population loin de toute «civilisation», avec des acteurs dont c’est la première prestation - et sans doute la dernière - y est certainement pour quelque chose. Les deux réalisateurs, avant tout des documentaristes, ont su en effet adapter le récit à l’environnement, travaillant le scénario avec les protagonistes, les laissant s’exprimer à leur manière devant la caméra, s’en remettant à eux pour que dialogues et attitudes correspondent à leur réalité. Au final, c’est beau, émouvant. En outre, on a de la peine à croire que l’équipe de tournage n’était composée en tout et pour tout que de deux personnes: les réalisateurs - l’un filmant, l’autre enregistrant le son. Pourtant, c’est bien d’un film d’action qu’il s’agit: les poursuites dans un paysage paradisiaque sont haletantes, le montage nerveux. Et au milieu de tout cela trône un volcan majestueux et menaçant, témoin et acteur d’un drame séculaire et universel. Tanna, l’île et le film, sont deux perles du Pacifique
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The Death And Life of Otto Bloom (2016)
Cris Jones
Australie
84′
Qui est donc cet Otto Bloom surgi de nulle part, qui possède une mémoire du futur et n’en a aucune du passé? Est-il un extraterrestre, ou un charlatan? Un homme malade ou un génie? A partir de cette trame fantastique, le réalisateur Cris Jones nous propose une réflexion sur la relativité du temps et des choses, illustrée par une émouvante histoire d’amour. Cris Jones, voici un nom qu’il faudra retenir. Pour son tout premier film, après à peine deux courts métrages, ce jeune réalisateur australien y est allé au culot. En effet, plutôt que de chercher les effets spéciaux, du côté fantastique et extraordinaire de l’intrigue, Cris Jones choisit le faux documentaire pour insister sur l’aspect humain de l’aventure et du personnage-titre du film. Celui-ci est donc structuré autour d’interviews de personnages, s’adressant directement à la caméra et aux spectateurs, qui vont essayer de cerner Otto Bloom, de raconter son histoire et tenter de percer son mystère. Ces séquences neutres sont illustrées par une série d’images d’archives - fausses, bien entendu, mais plus vraies que nature - et de coupures de presse (tout aussi fausses) des quotidiens les plus prestigieux de la planète, se posant tous la même question: cet Otto Bloom est-il un phénomène ou un imposteur? Questions auxquelles des universitaires, un policier, tentent en vain de répondre face à la caméra.Décrit tel quel, The Death and Life of Otto Bloom pourrait donner l’idée d’un objet froid et austère. On en est loin, grâce à celle qui se trouve être au centre de cette histoire étrange, Ada, le grand amour d’Otto Bloom, celle aussi qui l’a examiné en premier - elle est neurologiste. Mais comment peut-on aimer lorsque la mémoire du passé n’existe pas? Ada, âgée, vit avec sa mémoire des moments heureux passés avec un homme qui les oubliait l’instant d’après. Et c’est une deuxième idée de génie de Cris Jones: point d’artifices et de maquillage ridicule pour exprimer le vieillissement d’Ada: Ada au passé est incarnée par la propre fille de l’actrice Rachel Ward, qui joue Ada au présent. Matilda Bloom est tout aussi émouvante et formidable que sa mère. The Death and Life of Otto Bloom, une très belle histoire sur les mystères de l’amour. Martial Knaebel
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Un amor (2012)
Paula Hernández
Argentine
100′
Lisa surgit dans la vie de Bruno, un scénariste de télévision à succès, après trente ans d'absence. Les souvenirs d'adolescence reviennent, lorsque lui et son meilleur ami, Lalo, tombèrent amoureux de Lisa, venue de nulle part, dans la chaleur étouffante d'un été de vacances dans la province argentine. Dans son troisième film, la jeune réalisatrice Paula Hernandez continue d'explorer, avec une belle subtilité, la psyché de ses personnages et confirme une maîtrise de la mise en scène peu commune. Bruno est un adolescent timide et romantique, tout le contraire de Lalo, expansif et prenant les choses comme elles viennent. Ce qui ne les empêche pas dêtre les meilleurs amis du monde. L'apparition de Lisa, au cours des vacances, n'arrivera pas à détruire cette amitié, bien que les sentiments des deux adolescents pour elle deviennent de plus en plus clairs, comme ceux de la jeune fille d'ailleurs. Lisa disparaîtra comme elle est apparue, sans crier gare. Et trente ans plus tard, la voilà à Buenos Aires, toujours imprévisible, sur le pas de la porte d'un Bruno marié et père de famille. Elle lui propose de contacter Lalo, perdu de vue lui aussi depuis longtemps. Le passé et le présent sentrechoquent, les sentiments, que Bruno croyait enterrés à jamais, remontent à la surface. Lalo, lui, n’avait pas oublié, mais il a du mal à croire à ce retour. Il est un moment de la vie, quand on approche de la cinquantaine, où on réalise que l’on a moins de futur que de passé, où la mémoire est encore douloureuse des regrets de l’adolescence, mais où on peut aussi encore espérer changer le cours des choses. C’est cette crise de la cinquantaine, la prise de conscience de la perte définitive de la jeunesse, que Paula Hernandez met en scène avec une justesse de style étonnante, s’inspirant d’une nouvelle, «Un amor para toda la vida», de l’écrivain poète Sergio Bizzio auteur déjà de nombreux scénarios à succès en Argentine. Les images évoquent superbement le passage du temps - tons plus chaleureux, et grain plus grossier pour les années 70, couleurs plus dures et plus sombres pour le temps présent. Jouant sur les non-dits, évitant les effets faciles, Paula Hernandez s’appuie aussi sur les prestations époustouflantes de ses acteurs, rendant perceptibles en quelques mots, regards ou gestes, le maelstrom des émotions qui les transperce.
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Wonderful Town (2008)
Aditya Assarat
Thailand
93′
Takua Pa est une petite ville du Sud de la Thaïlande. Depuis le passage du tsunami, elle a radicalement changé de visage. Ton, un architecte de Bangkok, vient vivre dans cette bourgade en reconstruction afin de superviser l’avancée d’un chantier. Il loge dans un modeste hôtel tenu par Na, jeune femme au doux sourire. Leur histoire d’amour naissante n’est pourtant pas du goût de tout le monde. Une première oeuvre parfaitement maîtrisée. ******* Pour l’écriture de Wonderful Town, Aditya Assarat, originaire de Bangkok, s’est inspiré de la ville de Takua Pa, où 8’000 personnes perdirent la vie lors du tsunami de 2004. Deux ans après la catastrophe, il se rend dans cette bourgade côtière et y ressent une sensation étrange, puissante. La ville lui paraît à la fois paisible et magnifique. Les traces du tsunami avaient presque entièrement disparu. Les routes avaient été réparées, la plupart des maisons reconstruites et les cocotiers remuaient calmement au rythme du vent, comme si de rien n’était. Malgré l’apparence guérie de la ville, il constate que les habitants semblent quelque peu étourdis, repliés sur eux-mêmes, émotionnellement figés, comme s’ils venaient de se réveiller et qu’ils ne savaient pas comment rentrer chez eux. L’économie locale était toujours en ruine, les touristes n’avaient pas encore réinvesti les plages. Les stigmates étaient encore présents, le temps n’avait pas tout effacé. Selon Aditya Assarat, l’amour est le sentiment dont on se souvient le plus clairement. En premier lieu, le cinéaste s’intéresse aux gens, à leurs relations, à leurs histoires d’amour. Il est aussi influencé par les lieux. L’histoire d’amour naissante et pleine de fraîcheur de Wonderful Town contraste ainsi avec la tristesse fantomatique de la ville. Contraste aussi entre la rencontre, la naissance et la montée langoureuse, timide, du désir entre deux personnes et la volonté quasi organique d’une bourgade meurtrie d’exclure un étranger venu voler le coeur de l’une de ses parties. Au final, un hommage sobre et émouvant, soutenu par des cordes harmonieuses et épurées, une photographie sublime, des références qui lorgnent du côté de Kiarostami et de Weerasethakul, et qui nous rappelle avec délicatesse que la vie est précieuse et fragile.
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Worlds Apart (2015)
Christopher Papakaliatis
Grèce
103′
Trois récits parallèles, chacun suivant une histoire d'amour entre un étranger et un Grec. Trois générations tombent amoureuses dans la période de crise socio-économique qui domine l'Europe du Sud dans son ensemble. Leurs histoires se rejoignent à la fn du flm et montrent que même en cette époque diffcile, il reste de la place en Grèce pour la beauté et l'humanité. Et que l'amour peut y naître même dans les pires moments. Daphne échappe in extremis à un viol grâce à l’intervention de Farris, un réfugié syrien. Ils se reverront et s’aimeront. Giorgos vit mal ses problèmes de couple et sa situation professionnelle. Une rencontre fortuite dans un bar, et voilà la passion qui semble renaître. Sebastian, retraité allemand installé récemment en Grèce, rencontre Maria, une femme au foyer. Il lui parle d’Eros et de la riche culture grecque, elle lui répond bouches à nourrir. Trois émouvantes histoires d’amour situées dans la Grèce d’aujourd’hui. Quand on n’a que l’amour Il n’y a pas si longtemps encore, la Grèce faisait la une des journaux quasiment chaque jour. Désastre économique, crise sociale et politique, saignée imposée par l’Union Européenne nous étaient décrits dans le détail. Plus récemment, c’était l’afflux des réfugiés qui venait encore alourdir les difficultés du pays. Le grand mérite de Worlds Apart - littéralement Mondes séparés - est de rendre concrètes et réelles les conséquences de l’application des abstractions théoriques des économistes bruxellois. De fait, les trois histoires traitent, la première, de cet afflux des réfugiés, la deuxième d’une restructuration dans une entreprise, imposée de l’étranger. Le dernier épisode, de la misère qui s’installe dans les ménages et les familles. Pourtant, le film n’a rien de didactique, au contraire. Ce serait même paradoxalement presque un «feel good movie», tant ses personnages qui rencontrent l’amour y sont décrits avec tendresse, tant les images et les récits rendent leurs vies palpables et vraies, même si la cruauté des situations n’est pas évacuée. Cruauté rendue encore plus évidente lorsque la caméra sursaute, comme nous, avec l’explosion soudaine des violences. Mais, pour le réalisateur Christopher Papakaliatis, l’amour est aussi un facteur d’espoir car il accentue l’humanité chez chacun. D’où l’importance du professeur dissertant avec chaleur et poésie sur les apports de la culture grecque à l’histoire du monde. D’où l’importance aussi de ce choix d’interrompre abruptement chaque histoire dans un moment dramatique, puis de les rassembler dans un final étonnant.
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