Documentaires

Banana Pancakes and the Lonely Planet (2015)
Daan Veldhuizen
Lao, République Démocratique Populaire
93′
Muang Ngoi, paisible petit village situé au nord du Laos, n’est pas encore envahi par un flot de touristes, mais ils commencent à venir - depuis que la bourgade est évoquée par le fameux guide des globe-trotters, the Lonely Planet. Le réalisateur néerlandais Daan Veldhuizen, routard lui-même, y est venu filmer les touristes vus par les habitants. Authenticité ou électricité? Muang Ngoi est un petit village isolé au bord de la rivière Ou. Celle-ci est la seule possibilité d’accès plus ou moins rapide et aisé à la bourgade. Routard lui-même, Daan Veldhuizen l’a découvert lors d’une de ses expéditions. Les touristes qui y viennent lors de la saison sèche sont encore peu nombreux et le réalisateur s’est intéressé aux interactions entre les autochtones, assoiffés de modernité, et les visiteurs à la recherche de traditions encore vierges et d’authenticité des modes de vie. Le voyage que nous propose le réalisateur va se dérouler en trois étapes. On arrive tout d’abord à Muang Ngoi durant la saison des pluies, et le spectateur fait la connaissance des deux personnages qui vont en quelque sorte le guider à travers le village et sa population. Shai a fait des études à la ville et rêve de faire fortune en commerçant avec les touristes. Khao est avant tout un paysan qui ne pense qu’à faire vivre sa famille. Ces jours d’observation sont interrompus par l’arrivée de la saison sèche et des touristes. À partir de là, la caméra semble se placer derrière les habitants du village, regardant les nouveaux arrivants depuis leur point de vue. Dans une évolution quasi naturelle, les habitants ignorent de moins en moins cette caméra, l’invitant à participer aux conversations, offrant à boire au cameraman. «Je voulais faire un documentaire où c’est le touriste qui est regardé par les gens du cru et non l’inverse», confiait le cinéaste. En procédant ainsi, son récit acquiert en fluidité, il mène à des situations et des dialogues parfois vraiment cocasses. Il nous montre aussi une population heureuse d’accueillir ces gens «bizarres» qui préfèrent le riz gluant alors qu’ils s’échinent à leur cuisiner des pancakes à la banane. Veldhuizen nous offre ainsi une observation légère et savoureuse des contradictions de chacun. Martial Knaebel
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Beuys (2017)
Andres Veiel
Allemagne
108′
Pour l'artiste allemand Joseph Beuys l'art servait à la provocation il souhaitait "provoquer" des discussions avec ses oeuvres. Il était sculpteur, performeur et dessinateur.
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Borges - Los libros y la noche (2000)
Tristan Bauer
Argentine
80′
Allant et venant entre le documentaire et la fiction, le film aborde la vie et l'oeuvre de l'un des plus grands auteurs de langue espagnole: Jorge Luis Borges. La texture du film est une juxtaposition de documents d'archives et d'univers fascinants de labyrinthes infinis de bibliothèques et de livres. Walter Santa Ana incarne le personnage créé par l'écrivain argentin, qui n'est autre que Borges lui-même. Pour commémorer le centenaire de la naissance de Jorge Luis Borges, Tristán Bauer a réalisé un documentaire où se mêlent avec maîtrise, respect et poésie, des documents d'archives, des entretiens, des photographies retraçant les principaux moments de la vie de l'écrivain, de ses positions politiques et ses déboires avec le régime Perón à ses succès internationaux. Tristán Bauer ne se limite pas à un travail d'historien, mais restitue l'univers de l'écrivain avec sobriété et subtilité : puits infinis de l'étrange Bibliothèque de Babel, multiples couloirs, cercles, miroirs, escaliers et hexagones. Il part à la rencontre du monde de Borges, de sa fiction et parvient à évoquer l'atmosphère de ses poésies, de ses contes, de ses obsessions littéraires et métaphysiques.
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Char - l'île (2013)
Sourav Sarangi
Inde
88′
Char est une île sur le fleuve qui trace la frontière entre l'Inde et le Bangladesh. Là, Rubel et sa famille vivent aux côtés d'autres ayant perdu leur maison. Cette île émargea comme un cadeau offert par le fleuve pour le donner aux gens comme un refuge après avoir noyé leur village lorsque le niveau de l'eau s'est élevé. Mais ce présent est fait de sable, une réaction géologique éphémère après la mise en route du barrage en amont. Poussés par la nécessité, les gens se sont appropriés ce nouveau territoire - comme les oiseaux - pour y monter une affaire de contrebande. Bétail, alcool, riz et autres biens sont passés en fraude, au nez des patrouilles des douaniers, avec une intelligence admirable: une bataille héroïque pour la survie qui rapporte à Rubel juste de quoi rêver à un meilleur futur, bien que (ou parce que) Char ne sera rien de plus qu'une étape de sa vie. Sourav Sarangi a observé ce microcosme détrempé pendant de nombreuses années, usant de différentes caméras pour saisir des images hétérogènes, parfois presque apocalyptiques. Son histoire d'un garçon qui grandit se termine par une fin ouverte, laissant un sentiment de stupéfaction curieusement merveilleuse.
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Ecuador (2012)
Jacques Sarasin
Équateur
76′
Dans un monde à sens unique, où les pays du nord exportent leur modèle économique et politique dans le monde entier, il existe un pays d’Amérique latine qui s’est engagé dans une réforme profonde de ces modèles et invente une nouvelle gouvernance, pragmatique et humaniste.Ce pays est l’Equateur.Rafael Correa, économiste réputé, venu à la politique comme on part en mission, en est devenu le Président en 2006.Il a transformé un pays aux structures archaïques en une démocratie participative, sociale, indépendante et écologique.Aux équatoriens, il a apporté l'espoir que les vieilles structures figées n'étaient pas une fatalité, que tous les citoyens avaient leur mot à dire et qu'il y aurait enfin quelqu'un pour les écouter. Ce film est fait pour tous, habitants des pays riches et en développement ; il ouvre des perspectives concrètes vers une nouvelle façon de vivre la globalisation. Il montre que d’autres projets politiques, écologiques et économiques sont possibles.Ce film n’est pas un film sur l’Equateur, mais sur un projet politique, sur une utopie devenue réalité. Il est porteur d’idées, de réflexions et de solutions sur les crises actuelles, et il propose un vrai débat autour de l’avenir de nos sociétés.
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Eduardo Falú (2009)
Oliver Primus Arno Oehri
Argentine
82′
C'est un voyage poétique à travers la musique singulière du maître Argentin Eduardo Falú (1923 - 2013) et en même temps, un portrait intime de ce musicien exceptionnel. Partant de sa relation intense avec le paysage du nord-ouest argentin, sa chère ville de Salta, les vastes plaines de la Pampa, les majestueuses montagnes des Andes et leurs canyons, les vallées fertiles et les hauts plateaux désertiques. Le film suit pas à pas chaque étape de la vie et carrière de Falú.
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El boton de nacar (2015)
Patricio Guzmán
Chili
82′
Avec Nostalgia de la luz, Patricio Guzmán, nous emmenait dans le désert d’Atacama, à l’extrême nord du Chili. Là-bas, il y sondait le cosmos pour scruter les rocs et les sables du désert. El botón de nacár nous emporte, lui, à l’extrême sud du pays, 4000 km plus bas où c’est maintenant l’eau qu’on trouve dans les étoiles. Mais c’est encore sur l’histoire des hommes et de leur mémoire que revient Patricio Guzmán. Ces deux films, Nostalgie de la lumière et Le bouton de nacre, forment bien un diptyque cohérent. Au premier, illuminé par la lumière si pure et la sécheresse du désert du nord, répond le ciel chargé et la froide humidité de l’archipel du sud. Ici, ce sont l’eau et le froid qui ont formé les hommes et les civilisations. Car ces îles innombrables étaient habitées, bien avant que les colons n’arrivent et massacrent - ils étaient encore 8000 au 18e siècle, ils ne sont plus que 20 descendants directs aujourd’hui. C’est la première idéeforce: l’existence d’une civilisation capable de survivre dans des conditions extrêmes, de traverser le Cap en petit canoë, de compositions musicales sophistiquées. La deuxième idée-force: faire ressentir par le spectateur, physiquement, la géographie bizarre de ce pays qu’est le Chili - tout en longueur, ouvert sur la mer qui est sa plus grande frontière, et pourtant profondément terrien. Un pays si long, qu’on ne peut le représenter en un seul morceau. Enfin, il y a la mémoire de l’eau. Celle qui vient du cosmos - qui se compte en millions d’années - et celle, plus macabre et contemporaine, qui vient de l’océan - car ici, comme au nord, les militaires ont essayé d’effacer les traces de leurs crimes. Ces trois idées-forces sont exprimées dans de véritables mises en scène de cinéma qui offrent des moments sublimes: la musique jouée par le musicologue Claudio Mercado, ou la leçon de vocabulaire de Christina Calderon, descendante des Yagán. Emma Malig, artiste, déroule une étrange et longue bande de papier froissé, le Chili, en un seul morceau. Enfin, se déroule sous nos yeux la reconstitution du «travail» fastidieux et minutieux qu’impliquait cette volonté des militaires d’effacer des milliers d’individus des mémoires. C’était sans compter ce bouton de nacre ramené à la surface. Martial Knaebel
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Fukushima - No Man's Zone (2012)
Toshi Fujiwara
Japon
103′
Fukushima. Un nom célèbre dans le monde entier après le 11 mars 2011, où la côte nord-est de l’île d’Honshu fut secouée par un séisme, puis submergée par un tsunami. C’est aussi la centrale nucléaire qui a subit des dommages équivalents à ceux de Tchernobyl. Quelques mois plus tard, le documentariste japonais Toshi Fujiwara s’est rendu sur place, dans la zone d’exclusion, la No Man’s Zone. Des rues couvertes de gravats, des bateaux échoués loin du rivage... et le silence. L’impact d’un tsunami est bien visible avec ses dégâts spectaculaires. Puis, plus rien. Ou plutôt un panorama champêtre avec un arbre en fleurs majestueux attestant de l’arrivée du printemps. Les suites les plus dramatiques du tsunami sont invisibles. Une voix neutre, où pointe pourtant une certaine émotion, nous en parle. Nous sommes dans la zone d’exclusion de la centrale nucléaire qui a cessé de fonctionner, lâchant dans l’atmosphère une énorme quantité de particules radioactives. Une zone interdite où nous rencontrons des gens qui essaient de sauver leur maison, ou qui simplement refusent de quitter leur foyer pour l’inconnu, organisé par un gouvernement dépassé par l’ampleur de la catastrophe, réagissant sans logique apparente, incapable d’informer correctement les populations, ballottées entre centres de réfugiés et hôtels, qui ne savent pas quand elles pourront retourner chez elles. Fujiwara ne dénonce pas, tel un Stalker - allusion pertinente d’un critique japonais au film de Tarkovski - il nous guide dans les recoins de cette zone interdite. No Man’s Zone nous propose et nous invite ainsi à une réflexion sur notre rapport à l’image et notre dépendance vis-à-vis d’elles.
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Gerhard Richter Painting (2011)
Corinna Belz
Allemagne
102′
Habituellement peu enclin aux médias, Gerhard Richter a ouvert son studio à Corinna Belz pendant plus de six mois, alors qu’il travaillait à la réalisation d’une série de grandes peintures abstraites. Interrogeant le processus de création de l’artiste allemand, la réalisatrice nous permet d’approcher au plus près le travail d’un des plus grands peintres contemporains, qui défie la photographie à travers ses peintures.
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Giovanni Segantini (2015)
Christian Labhart
Suisse
86′
Artiste, anarchiste, marginal, sans-papiers: Giovanni Segantini était tout cela et plus encore. Il créa, la plupart du temps en plein air, des œuvres monumentales représentant la nature idéalisée des paysages de haute montagne. Tout au long de sa vie, il n’a cessé de grimper toujours plus haut à la recherche de la lumière, il est mort à 41 ans dans un refuge alpin de l’Engadine, à 2700 m d’altitude. Les textes autobiographiques de Giovanni Segantini – lus par Jean-Luc Bideau –, les extraits du bestseller d’Asta Scheib « Das Schönste, was ich sah » – lus par Marthe Keller –, la musique de Paul Giger avec le quartet Carmina et les impressions du caméraman Pio Corradi se fondent dans une cinématographie permettant de se plonger dans la vie et dans l’œuvre de Segantini. Aucun commentaire ne distrait le regard, la parole est au peintre lui-même. Les photographies en haute définition, réalisées par un appareil spécial, permettent de restituer les couleurs originales des peintures. Le film laisse entrapercevoir son enfance et sa jeunesse difficiles, nous fait participer aux mouvements intérieurs et aux crises d’inspiration de sa peinture, à son attitude contradictoire envers l’amour de sa mère et envers l’érotisme, enfin à sa lutte désespérée contre la mort. «J’ai connu le monde et toutes ses classes sociales; non pas de loin, mais j’y ai vécu et ressenti toutes les passions, les douleurs, les joies et les espoirs. J’ai traversé la dimension infinie de la tristesse, là où à la lumière du soleil et dans l’obscurité toutes les passions humaines s’agitent. J’ai vu des fleurs pleurer et des vers rire.» Giovanni Segantini
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Innocence of Memories (2015)
Grant Gee
Turquie
97′
Ni vraiment documentaire, ni fiction non plus, Innocence of Memories est une immersion à la fois charnelle dans le vieil Istanbul et psychologique dans l’œuvre du Nobel de littérature turc Orhan Pamuk. L’auteur, avec l’argent de son prix, s’est mis en tête de créer un musée qui raconterait une histoire d’amour malheureuse à Istanbul, dans les années 70. Fiction, le film est une mise en images, et en voix, du roman de l’auteur «Le musée de l’innocence», qui nous fait vivre l’amour de Fusun et de Kemal, abruptement brisé par la mort de la première. Ayla, amie de Fusun, et Kemal égrènent leurs souvenirs pendant que la caméra déambule parmi les vitrines du musée, somme d’objets appartenant à l’époque du récit, qui auraient pu être ceux des personnages du roman. Documentaire, voici que la caméra erre dans la nuit stambouliote, proposant des rencontres de personnages bien réels. En voix off, ou dans une interview en arrière-plan, Orhan Pamuk se livre à une réflexion sur son œuvre, sa vie et ses démêlées avec la politique, surtout sur son Istanbul de la nuit. On ne peut qu’être envoûté par ces images vagabondes et planantes s’attachant aux murs décatis, aux rues sales et encombrées où circulent chiffonnier, chauffeur de taxi ou photographe. Dans le musée même ces objets quelconques sont autant une accumulation romantique, illustrant la passion de Kemal et Fusun, qu’anthropologique exprimant une société en pleine occidentalisation. Innocence of Memories est aussi bien un essai littéraire que cinématographique qui nous offre une occasion superbe d’appréhender l’œuvre d’un auteur qui, même en exil, n’a jamais su vraiment quitter sa ville. (mk)
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Jiri Menzel - To Make A Comedy Is No Fun (2016)
Robert Kolinsky
République Tchèque
80′
La vraie passion de Jiří Menzel est le théâtre. Sa carrière cinématographie doit, elle, beaucoup au hasard. Pourtant, le Tchèque de 77 ans a gagné un Oscar et ses fans et amis s'appellent notamment Miloš Forman, Ken Loach, Emir Kusturica et Julia Jentsch. István Szabo affirme même être son plus grand fan. Pour la première fois, le film raconte l'histoire de cet extraordinaire réalisateur, metteur en scène de théâtre et homme du XXe et XXIe siècle.
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Ken Bugul (2015)
Silvia Voser
Sénégal
62′
Ken Bugul est une écrivaine sénégalaise qui vit là où son âme est ancrée, en Afrique. Et sa vie est exceptionnelle. Le film que lui consacre Silvia Voser en fait une existence emblématique de la condition de toutes les femmes et de tous les rapports entre l’Afrique et l’Occident. Ken Bugul est considérée comme l’un des plus brillants écrivains sénégalais et de la littérature en langue française de ces dernières décennies. Au fil des ans, empreint d’une grande maîtrise de la langue française et d’une intransigeante attention apportée au respect de l’énoncé des signifiés de sa langue originelle, le wolof, ses romans sont devenus de véritables points de référence dans le domaine des études de linguistique. "Ce que vous lisez en français dans mes romans, c’est la façon dont on pense et parle, en wolof, dans mon village". L’histoire personnelle de Ken Bugul est assombrie par l’histoire mouvementée de l’Afrique. Elle naît en 1947 dans un village isolé du Sénégal alors colonie française. Son père a déjà 85 ans et sa mère les quittera quand elle n’aura que cinq ans. Cette expérience est fondamentale pour Ken Bugul. Mal aimée mais pleine d’énergie et de goût pour la liberté, elle fait d’exceptionnelles études pour une fille villageoise, à cette époque. En 1971, elle part en Europe poursuivre des études supérieures, elle y fréquente la haute bourgeoisie, y découvre de nouvelles idéologies et libertés, l’art moderne, la drogue, l’alcool, la solitude, l’incompréhension et le mépris, la prostitution par besoin d’affection. Comme elle écrit dans « Le baobab fou » : « Pendant vingt ans je n’avais appris que leurs pensées et leurs émotions. Je pensais m’amuser avec eux, mais en fait j’étais plus frustrée encore : je m’identifiais en eux, ils ne s’identifiaient pas en moi." C’est une jeune femme brisée qui rentrera, seule et pauvre, au Sénégal. Considérée comme folle, rejetée par sa famille et la société. Durant deux ans, elle dort dans les rues de Dakar, fréquente les marginaux, les mendiants, les prostituées et les artistes. C’est dans ces conditions, sale, affamée, presque dénudée, qu’elle commence l’ébauche de son premier roman « Le baobab fou ». Epuisée, elle rentre dans sa famille. Elle trouvera refuge, écoute et réconfort chez le Sérigne, un homme sage et vénéré. Il la prendra comme 28ème épouse, lui permettant ainsi de se réintégrer dans sa société et la soutiendra dans son désir d’écriture et de liberté. Il décède en 1981, un an avant la sortie de son premier roman « Le baobab fou ». C’est un succès. Ken Bugul est invitée à présenter son livre de par le monde, rencontre un médecin béninois avec lequel elle se marie et s’installe au Bénin. Ils ont une fille Yasmina. Il décède quatre ans plus tard. Depuis près de trente ans, roman après roman, Ken Bugul compose une peinture de sa vie de femme, de ses amours, des rapports entre son continent et l’occident. « Ecrire, dit Ken Bugul, c’est éblouir les sens, et les sens n’ont pas de couleurs ». Silvia Voser nous introduit avec délicatesse dans ce monde secret et tourmenté, celui d’une artiste dont l’œuvre nous projette vers une compréhension du monde rarement atteinte.
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La hora de los hornos (1968)
Fernando Solanas
Argentine
89′
«Notre film est un film d'agitation et de propagande. C'est encore plus: un film d'action, un film-acto», a dit Fernando Solanas à propos de l'œuvre clé du nouveau cinéma latino-américain. Réalisé dans la seconde moitié des années soixante, La hora de los hornos est clairement un film destiné à un public averti et engagé. Dans une véritable orgie de montages de sons, d'images et de textes, les auteurs compilent des images qui ont façonné et déterminé l'histoire et la vie sur le continent latino-américain. L'attitude est clairement et sans équivoque celle d'un éclairage politique: «Le film n'est pas encore terminé, si l'on considère qu'un film historique actuel ne peut pas avoir de fin. Il ne se terminera que lorsque nous aurons le pouvoir, lorsque la révolution aura eu lieu», a dit Solanas à l'époque. Entre-temps, au moins deux choses sont claires: le processus décrit et dénoncé dans le film se poursuit avec l'évolution de la géographie. Et Solanas lui-même a repris en 2001 le travail de l'époque et réalisés deux suites, Memoria del saqueo et La dignidad de los nadies. La hora de los hornos fascine aujourd'hui encore comme document contemporain et par sa force.
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Le Grand Bal (2018)
Laetitia Carton
France
90′
C'est l'histoire d'un bal. D'un grand bal. Chaque été, plus de deux mille personnes affluent de toute l’Europe dans un coin de campagne française. Pendant 7 jours et 8 nuits, ils dansent encore et encore, perdent la notion du temps, bravent leurs fatigues et leurs corps. Ça tourne, ça rit, ça virevolte, ça pleure, ça chante. Et la vie pulse.
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Loin (2017)
Patrick Allgaier, Gwendolin Weisser
Allemagne
127′
Au printemps 2013, Patrick Weisser et Gwendolin Allgaier commencent leur voyage autour du monde depuis leur ville natale de Fribourg-en-Brisgau. L'itinéraire les emmène vers l'Est à travers l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Nord et centrale. Ils voyagent en auto-stop, en bus, en train, en bateau ou à pied. Ils se passent délibérément de l'avion. Ils apprennent à connaître des gens d'origines culturelles très diverses. Chacun filem à tour de rôle. À la fin de l'été 2014, en Sibérie, Gwen apprend qu'elle est enceinte. Le couple décide de continuer le voyage et de mettre l'enfant au monde au Mexique. Sur un porte-conteneurs, ils traversent le Pacifique depuis Tokyo. Au Mexique, les futurs parents achètent une camionnette qu'ils transforment en maison familiale mobile. Bruno naît en mai 2015 et vit sa première année en partie dans une maison louée et sur la route au Mexique et dans les pays d'Amérique centrale. En été 2016, la famille revient en Allemagne, parcourant à pied le dernier tronçon entre Barcelone et Fribourg-en-Brisgau. Le voyage autour du monde aura duré plus de trois ans. Il y en a encore, des films avec lesquels on n'a jamais l'impression que quelqu'un a tout calculé et nous prend pour des idiots. En fait, on montre d'habitude un reportage sur son propre voyage autour du monde dans les centres communautaires et dans des salles polyvalentes. Mais ce film est cela et beaucoup plus que cela, il est enchanté. Grâce aux deux personnes qui voyagent, aux gens qu'elles rencontrent, à la façon rafraîchissante, insouciante et pourtant contrôlée avec laquelle elles racontent des histoires. 50 000 kilomètres en auto-stop, en bateau à travers les océans et un bébé qui naît au Mexique. "Loin" est un film coloré et particulièrement authentique sur le voyage extraordinaire d'un jeune couple parti vers l'Est et rentré trois ans et demi plus tard depuis l'Ouest. Sans prendre l'avion et avec un petit budget en poche, ils explorent le monde, toujours avec curiosité et spontanéité. Un petit bijou de cinéma sans prétention. Laissez-vous emmener. Kinoverleih: Arthouse
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Lumière! L'aventure commence (2016)
Thierry Fremaux
France
90′
En 1895, les frères Lumière inventent le Cinématographe et tournent parmi les tout premiers films de l'histoire du cinéma. Mise en scène, travelling, trucage ou remake, ils inventent aussi l'art de filmer. Chefs-d'oeuvre mondialement célèbres ou pépites méconnues, cette sélection de films restaurés offre un voyage aux origines du cinéma. Ces images inoubliables sont un regard unique sur la France et le Monde qui s'ouvrent au 20e siècle. Lumière, l'aventure du cinéma commence !
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My Name is Salt (2013)
Farida Pacha
Inde
92′
Chaque année depuis des générations, Sanabhai et toute sa famille s’installent dans le désert du petit Rann de Kutch pour en extraire le sel qui sera revendu pour un maigre pécule. La réalisatrice Farida Pacha a accompagné ce petit monde pendant leur campagne qui dure huit longs mois et leur rend un hommage poétique et chaleureux, s’appuyant sur une mise en scène à la fois intime et somptueuse. Le Rann («marais salé» en gujarati) de Kutch est un immense marais salant situé au nord-ouest de l’Inde, dans l’Etat du Gujarat. Sa surface dépasse les 5000 km2 et se compose de deux parties. Le grand Rann de Kutch, la zone la plus septentrionale, mord sur le Pakistan voisin pour rejoindre l’embouchure de l’Indus. Le petit Rann de Kutch, au sud, s’étend jusqu’au golfe de Kutch qui donne sur la mer d’Arabie. Désertique la plus grande partie de l’année, le Rann est submergé par les eaux au moment de la mousson, isolant ainsi de la terre ferme tout le district de Kutch, devenu une île pour quelques mois. C’est au petit Rann de Kutch que s’installent Sanabhai et sa famille. Ils vont y vivre durant toute la saison sèche pour en extraire le sel laissé par la mer lors de la mousson. Action, suspens. La (très) bonne idée de Farida Pacha est d’avoir laissé de côté tout commentaire en voix off, donnant la priorité aux images et aux actions des protagonistes. Ceux-ci ont parfois des gestes mystérieux, dont on ne comprend pas immédiatement le sens et qui, du coup, retiennent l’attention du spectateur. Pourquoi creusent-ils et quels sont ces objets qu’ils déterrent? Quelle peut bien être le but de ce piétinement rythmé comme une danse initiatique? Le temps passe, la famille de Sanabhai arrivera-t-elle à récolter suffisamment de sel à la fin de la saison? Ainsi, du début jusqu’à la fin du film, le suspens est là, les actions et les situations intriguent, qui donnent un tempo dynamique, même haletant parfois, à tout le film. Déjà, cela suffirait à la réussite de l’ensemble, mais il y a plus: Farida Pacha a ajouté au suspens de l’action la poésie des images. Celles-ci sont superbes, les cadres soigneusement composés, éclairés par une palette de couleurs chaleureuses. Le tout donne une dimension épique au travail de Sanabhai et de sa famille auxquels la réalisatrice rend un hommage affectueux. Martial Knaebel
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Nostalgia de la luz (2010)
Patricio Guzmán
Chili
94′
Au Chili, à 3000 mètres d’altitude, les astronomes du monde se rassemblent dans le désert d’Atacama pour observer les étoiles. Car la transparence du ciel est telle qu’elle permet de regarder jusqu’aux confins de l’univers. C’est aussi un lieu où la sécheresse du sol conserve intacts les restes humains: ceux des momies, des explorateurs et des mineurs. Mais aussi ceux des prisonniers de la dictature, que certaines femmes continuent de rechercher. Le désert d’Atacama Le désert est un immense espace hors du temps, fait de sel et de vents. Une parcelle de la planète Mars sur la planète Terre. Tout y est immobile. Pourtant, cette étendue est remplie de traces mystérieuses. Quelques villages vieux de deux mille ans sont toujours là. Les trains abandonnés dans les sables par les mineurs du 19e siècle n’ont pas bougé. Partout, il y a des ossements. Il y a aussi de gigantesques coupoles qui ressemblent à des vaisseaux spatiaux échoués et dans lesquelles vivent les astronomes. A la nuit tombée, la Voie Lactée est si lumineuse qu’elle projette des ombres sur le sol. Le présent invisible Pour un astronome, le seul temps réel est celui qui vient du passé. La lumière des étoiles met des centaines de milliers d’années à parvenir jusqu’à nous. C’est pourquoi les astronomes regardent toujours en arrière. Vers le passé. Il en est de même pour les historiens, les archéologues, les géologues, les paléontologues et les femmes qui cherchent leurs disparus. Tous ont un point commun: ils observent le passé pour mieux saisir le temps présent et futur. Face à l’incertitude de l’avenir, seul le passé peut nous éclairer. La mémoire invisible La mémoire assure nos vies, tout comme la chaleur de la lumière solaire. L’être humain ne serait rien sans mémoire -un objet sans palpitations - sans commencement et sans avenir. Après 18 ans de dictature, le Chili connaît de nouveau la démocratie. Mais à quel prix... Beaucoup ont perdu leurs amis, leurs parents, leur maison, leur école, leur université. Et d’autres ont perdu la mémoire, peut-être pour toujours. Patricio Guzmán
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Ohne diese Welt (2017)
Nora Fingscheidt
Allemagne
105′
Argentine en 2016: dans une région reculée au Nord du pays vivent environ 700 Mennonites d'Allemagne comme au 18ème siècle. Ils parlent le vieil allemand et vivent de l'agriculture et de l'élevage bovin. Mais est-il vraiment possible de refuser le développement?
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Pepe Mujica - El presidente (2014)
Heidi Specogna
Allemagne
94′
Ancien combattant de la résistance élu président de l'Uruguay et donnant presque 90% de son salaire pour des projets sociaux : Pepe Mujica, l'une des personnalités les plus charismatiques d'Amérique du Sud, est devenu célèbre en tant que « président le plus pauvre du monde ». Lui qui a passé de nombreuses années en prison pour des raisons politiques, est toujours resté fidèle à ses idéaux. Son train de vie modeste - au lieu du Palais présidentiel, il habite une petite propriété rurale - et sa façon d'agir en dehors du système des conventions, sont le ciment de sa crédibilité auprès de toute la population de son pays. Pepe Mujica défend ses priorités avec humour, intelligence et passion. Son action politique pour une société plus juste rencontre une résonance et un soutien international grandissants. La cinéaste Heidi Specogna et son caméraman Rainer Hoffmann ont rencontré Pepe Mujica et son épouse Lucía Topolansky à de multiples reprises pour les accompagner avec la caméra. De ces moments de rencontres, un film-hommage est né pour brosser le portrait d'une personne extraordinaire qui, à près de 80 ans, a su garder tout son courage, sa contagieuse joie de vivre, son humanité et son espoir de voir des changements se réaliser. « Pepe Mujica - el presidente » est un film optimiste et émouvant, qui donne de la force.
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Sheherazade (2011)
Nacer Khemir
Tunisie
90′
Shéhérazade, c’est cette princesse qui racontait chaque nuit une histoire à son Sultan de mari, lui promettant la suite la nuit suivante et qui sauvait ainsi sa tête, car le Sultan, après avoir été trompé et pour ne plus l’être, avait décidé de faire exécuter ses épouses le lendemain de la nuit de noces. Ces récits, qui s’emboîtent les uns dans les autres, provenant d’Inde ou de Perse et colportés par les marchands, forment le corpus des contes des Mille et Une Nuits. Ils ont traversé les siècles, transmis oralement par des générations de conteurs, et font maintenant partie, non seulement de la culture arabe, mais aussi du patrimoine universel. Il était donc logique, bien qu’audacieux, que le réalisateur Nacer Khemir filme, en toute simplicité, le conteur Nacer Khemir. Une scène plongée dans la pénombre, éclairée presque uniquement par une multitude de petites bougies, symbolisant les feux du désert, où le conteur est simplement assis sur une chaise. La magie du verbe peut alors se déployer et envoûter la salle du théâtre à Tunis - celle du cinéma aussi. Cela n’a l’air de rien, mais le charme agit, on écoute et on voudrait que cela ne finisse pas. Quelques séquences viennent illustrer les récits, filmés avec soin, dans des tons en harmonie avec le récit, mais cédant le premier rôle à la parole, afin que notre capacité d’écoute ne soit pas distraite. Ce dispositif, apparemment modeste, revêt, en fait, une richesse extraordinaire et, surtout, souligne le caractère oral de tous ces contes. Ou la parole contre la mort, surtitre à double sens donné au film, car aussi bien pour l’artiste que pour Shéhérazade, c’est la parole qui lui permet de continuer à exister. Martial Knaebel
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Soul Power (2008)
Jeffrey Levy-Hinte
Congo, La République Démocratique du
89′
Durant l’automne 1974, en prélude au choc opposant Mohamed Ali à George Foreman, les plus grands noms de la soul et du r&b américain se sont retrouvés aux côtés des stars de la musique africaine sur une scène gigantesque montée à Kinshasa, au Zaïre, pour trois soirs de concerts enflammés. Ce festival musical fut conçu et organisé par Hugh Masekela, fameux musicien sud-africain, et par le producteur Stewart Levine, et se concrétisa lorsque le promoteur de boxe Don King eut l’idée de combiner l’événement live avec le match qu’il comptait organiser entre Mohamed Ali et George Foreman, une baston épique connue sous le nom de «Rumble In The Jungle». Ce combat de titans a été montré dans le documentaire réalisé en 1996 par Leon Gast, "When We Were Kings", qui gagna un Oscar. Rarement poignées de secondes auront été aussi cruciales dans l’histoire de notre société faite d’images symboles que celles qui virent Mohamed Ali mettre au tapis George Foreman une nuit d’octobre 1974 dans l’ex-Congo belge devenu Zaïre sous la pression du colonel Joseph Mobutu. Cet instant hors du temps qui mène à la chute de Foreman, ce n’est pas un coup de poing balancé par un boxeur qui sait danser, c’est le triomphe d’une utopie panafricaine, le début et la fin d’un rêve confus de retour à la terre mère, d’une fierté retrouvée. "Soul Power" est une aventure hors du commun racontée par Jeffrey Levy-Hinte avec des images inédites d’une foudroyante beauté. LA musique ******************* SOUL POWER Written by James Brown Performed by James Brown & the J.B.’s Under License from Unichappell Music, Inc. on behalf of Crited Music, Inc. (BMI) BAKOBOSANA Written by Lita Bembo Performed by Lita Bembo & Les Stukas All rights reserved - Tous droits réservés I'LL NEVER LET YOU BREAK MY HEART AGAIN Written by Fred Wesley, Charles Bobbit, Reggie Bryan Performed by “Sweet" Charles Sherrell and the J.B.’s Under License from Unichappell Music, Inc. on behalf of Dynatone Publishing Co. (BMI) ONE OF A KIND (LOVE AFFAIR) Written by Joseph B. Jefferson Performed by The Spinners Under License from Warner-Tamerlane Publishing Corp. (BMI) SIMBA NKONI Written by François “Franco” Luambo Makiadi Performed by OK Jazz featuring Franco All rights reserved - Tous droits réservés HOPE SHE’LL BE HAPPIER Written by Bill Withers Performed by Bill Withers Under license from Songs of Universal, Inc. on behalf of Interior Music Corp. (BMI) THE CLICK SONG Written by The Manhattan Brothers Performed by Miriam Makeba Under license from Makeba Music Company ON AND ON Written by Curtis Mayfield Performed by Sister Sledge Under License from Warner-Tamerlane Publishing Corp. on behalf of Warner-Tamerlane Publishing Corp. and Todd Mayfield Publishing (BMI) THRILL IS GONE Written by Rick Ravon Darnell and Roy Hawkins Performed by B.B. King Under license from Universal Music-Careers (BMI) PUT IT WHERE YOU WANT IT Written by Joe Sample Performed by the Crusaders Under license from Chrysalis Songs (BMI) QUIMBARA Written by Junior Cepeda Performed by Celia Cruz and the Fania All Stars Under license from Universal –Musica Unica Publishing on behalf of Fania Music (BMI) PONTE DURO Written by Johnny Pacheco Performed by the Fania All Stars Under license from Universal - Musica Unica Publishing on behalf of Fania Music (BMI) BONJOUR L’AFRIQUE Written by Big Black Performed by Big Black Published by Jokot SELI-JA Written by Tabu Ley Rochereau Performed by Tabu Ley Rochereau & L’Afrisa International Under License from EMI Blackwood Music, Inc. PAYBACK Written by James Brown, John H. Starks, and Fred Wesley Performed by James Brown & the J.B.’s Under License from Unichappell Music, Inc. on behalf of Dynatone Publishing Co. (BMI) COLD SWEAT Written by James Brown and Alfred James Ellis Performed by James Brown & the J.B.’s Under License from Unichappell Music, Inc. on behalf of Dynatone Publishing Co. (BMI) I CAN’T STAND MYSELF (WHEN YOU TOUCH ME) Written by James Brown Performed by James Brown & the J.B.’s Under License from Unichappell Music, Inc. on behalf of Dynatone Publishing Co. (BMI) SAY IT LOUD (I’M BLACK AND I’M PROUD) Written by James Brown and Alfred James Ellis Performed by James Brown & the J.B.’s Under License from Unichappell Music, Inc. on behalf of Dynatone Publishing Co. (BMI) . SAME BEAT Written by James Brown Performed by Fred Wesley and the J.B.’s Under License from Unichappell Music, Inc. on behalf of Dynatone Publishing Co. (BMI)
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Storia probabile di un Angelo - Fernando Birri (2017)
Paolo Taggi Domenico Lucchini
Italie
77′
Voyage dans le monde et l’œuvre de Fernando Birri, le grand maître du cinéma sud-américain. Comme celui-ci le disait, ce sont «les dernières volontés de son cinéma spirituel».
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Take Off (2013)
Bruno Moll
Ghana
93′
Le Ghana est exemplaire en Afrique de l'Ouest - démocratique, ouvert, ambitieux. Le gouvernement ghanéen est fier et se réfère volontiers à sa bonne gouvernance: la meilleure législation d'Afrique de l'Ouest et, avant tout, une économie stable - malgré la crise financière mondiale. Le gouvernement est fermement décidé à atteindre un développement socio-économique rapide, particulièrement en favorisant l'élargissement du tissu industriel. Ebenezer Mireku, né dans un village de la région forestière du pays. En 1988, il a obtenu un doctorat à la Haute école de St Gall. Finalement, il rentre au pays où il devient entrepreneur, dans l'idée de faire profiter son pays de ses connaissances acquises. Depuis quelques années, il se bat passionnément pour un projet précis et ce sera le projet de sa vie: la reconstruction d'une partie du réseau des chemins de fer ghanéens. Ce réseau devrait apporter le développement et résoudre les problèmes de toute la région. Son projet futuriste, gigantesque de chemin de fer sert de fil rouge au film Take Off de Bruno Moll. La narration suit Ebenezer, sa biographie, ses expériences concernant son projet. Elle interroge aussi le développement et ses conséquences, la croissance et le progrès et leurs significations concrètes. Une réflexion d'une brûlante actualité.
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Trans-Cutucu, retour à la forêt (2009)
Lisa Faessler
Équateur
92′
Deux énormes bulldozers jaunes creusent simultanément la terre rouge carmin alors que plusieurs chevaux se lèchent mutuellement leurs plaies dues aux lourdes charges qu’ils transportent. À quelques mètres de là se parque un car pour permettre à des touristes occidentaux de descendre. Ils souhaitent atteindre à pied les cabanes en bois au-dessus du chantier. Il s’agit de la construction de la route Trans-Cutucú Amazonía, qui traversera les terres quasiment vierges des Indiens. Elle servira à faciliter le transport du bois depuis les villages jusqu’à la capitale de la province Morona-Santiago. Dans Trans-Cutucú, la réalisatrice Lisa Faessler montre les rudes conditions de vie des indigènes Equatoriens, qui subissent une pression croissante de l’industrie. Un agriculteur cultivant la canne à sucre explique qu’il n’arrive plus à se débarrasser de sa récolte, car les marchands ne lui paient quasiment rien. Comme la plupart de ses camarades du village, il ne peut rien faire d’autre que s’attaquer à son propre espace de vie, la forêt tropicale, pour en vendre le bois à bon prix. Pour opérer un contraste aux images de la situation actuelle, la réalisatrice utilise des séquences en noir et blanc datant de 1986, dans lesquelles de vieux Indiens, tour à tour ivres et sobres, racontent des histoires sur la nature mystique. Ces anciens documents présentent aussi des actes rituels: la recherche de chutes d’eau sacrées ou le fait de boire un alcool fort particulièrement mauvais. Un documentaire subtil sur le profond fossé entre une tradition centenaire et le caractère irrémédiable de la modernisation.
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Une ville à Chandigarh (1965)
Alain Tanner
Inde
53′
Suite à la partition de l’Inde en 1947, lors de laquelle la province du Penjab a été partagée entre l’Inde et le Pakistan, l’ancienne capitale Lahore s’est retrouvée en territoire pakistanais. L’architecte Le Corbusier fut chargé de construire une nouvelle capitale, Chandigarh, au pied des premiers contreforts de l’Himalaya. Un an apès la mort du Corbusier en 1965, Alain Tanner commence à réaliser un film dans la cité partiellement en chantier ou même encore à l'état de plans. Mais la métropole compte déjà quelque 120'00 habitants. Architecturalement parmi les plus modernes des villes, Chandigarh a été construite archaïquement à la main. Des impressions de cette ville horizontale et verte - la brique ne permettant pas d'expansion verticale - sont capturées dans de longs plans fixes et de nombreux travellings. Le commentaire de John Berger inscrit cette beauté visuelle dans une réflexion plus large: le climat a fortement influencé les décisions des planificateurs, tandis que la nouvelle cité n'a pas réussi à briser d'un seul coup les anciennes règles sociales. Ces règles continuent de déterminer le niveau d'éducation et de revenu, et les ouvriers qui construisent Chandigarh ne peuvent eux-mêmes pas y vivre. Cependant, le film partage l'optimisme du Corbusier dans sa conception de l'architecture comme instrument qui aide les hommes à clarifier leurs visions, à exercer leurs facultés de discernement et à établir de nouvelles relations, même si les effets ne se feront sentir qu'à long terme.
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