Afrique de l'Ouest

Félicité (2017)
Alain Gomis
Congo, La République Démocratique du
124′
Félicité, libre et fière, est chanteuse le soir dans un bar de Kinshasa. Sa vie bascule quand son fils de 14 ans est victime d’un accident de moto. Pour le sauver et régler les coûts de l’hôpital, elle se lance dans une course effrénée à travers les rues d’une Kinshasa électrique, un monde de musique et de rêves. Ses chemins croisent ceux de Tabu. Primé avec le Grand Prix du Jury au Festival de Berlin, ce film fait plonger dans la pleine vie. Alain Gomis à propos de Félicité «J’ai le sentiment qu’un film se construit sur des années, en convoquant une multitude de choses différentes. À l’origine de celui-ci, il y a des personnages existants, des femmes dont je suis proche, au Sénégal principalement. Des femmes fortes. Qui n’acceptent pas la compromission, qui prennent tout de plein fouet et ne plient pas sous les coups. J’avais une admiration certaine pour cette droiture, tout en m’interrogeant sur le fait de vouloir à tout prix plier la vie à sa volonté. J’étais donc intéressé par cette dialectique de la lutte et de l’acceptation qui est une idée qui traverse mes films. Sur cela est venu se greffer l’accident d’un jeune cousin très proche qui a perdu sa jambe, après qu’elle ait été mal soignée. Je me souviendrai toujours de son regard de gosse de 17 ans qui a perdu la légèreté, pour qui la vie est comme finie. Son histoire était aussi liée à celle de sa mère que l’on soupçonnait de pratiques obscures. Cette réalité simple qui confronte l’invisible au quotidien est à la base du film. J’avais alors envisagé une sorte de Faust ... et puis j’ai rencontré la musique du Kasai Allstars qui contenait tout cela. Tshanda, qui joue Félicité, me disait que c’était une femme à moitié en vie, à moitié morte. Toute sa vie, elle s’était tenue droite, affrontant le monde, et avec l’accident de son fils arrivait la défaite. Tout ce qu’elle avait tenu à bout de bras jusque-là s’écroulait. Pour elle, la question était est-ce que cette vie vaut le coup, est-ce que je reste là ou est-ce que je repars là d’où je viens? C’est un personnage qui se tient à la frontière de ces deux options. Il était évident que Tshanda comprenait absolument cette possibilité de renoncement. Ensuite, moi je ne dis pas grand-chose du personnage à un comédien, j’essaie de rester très concret sur la situation, mais c’était cette espèce de ligne-là qu’on avait définie.»
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Finye (1982)
Souleymane Cissé
Mali
105′
Bah, jeune étudiant, est le petit-fils de Kansaye, un descendant des grands chefs traditionnels de la région. Il est l'ami de Batrou qui, elle, est la fille d'un des représentants du nouveau pouvoir. Bah et Batrou appartiennent à une génération qui rejette l'ordre établi, la société de leurs pères, sans bien savoir quoi mettre à la place. La falsification des résultats des examens sera l'étincelle qui déclenchera la confrontation avec les autorités. La répression voulue et organisée par le gouverneur Sangaré, exacerbera encore le mécontentement des jeunes étudiants... Le titre n'est pas seulement une trouvaille poétique, il constitue le véritable programme esthétique du film: c'est par ses changements de vitesse que le vent exprime sa présence, par l'intensité des mouvements qu'il fait subir à la nature et aux hommes qu'il se matérialise visuellement: c'est par le rythme des corps, les tempos de l'action, les impulsions produites sur les visages et les voix que Souleymane Cissé nous donne à lire une page importante de l'Afrique contemporaine.
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Ken Bugul (2015)
Silvia Voser
Sénégal
64′
Ken Bugul est une écrivaine sénégalaise qui vit là où son âme est ancrée, en Afrique. Et sa vie est exceptionnelle. Le film que lui consacre Silvia Voser en fait une existence emblématique de la condition de toutes les femmes et de tous les rapports entre l’Afrique et l’Occident. Ken Bugul est considérée comme l’un des plus brillants écrivains sénégalais et de la littérature en langue française de ces dernières décennies. Au fil des ans, empreint d’une grande maîtrise de la langue française et d’une intransigeante attention apportée au respect de l’énoncé des signifiés de sa langue originelle, le wolof, ses romans sont devenus de véritables points de référence dans le domaine des études de linguistique. "Ce que vous lisez en français dans mes romans, c’est la façon dont on pense et parle, en wolof, dans mon village". L’histoire personnelle de Ken Bugul est assombrie par l’histoire mouvementée de l’Afrique. Elle naît en 1947 dans un village isolé du Sénégal alors colonie française. Son père a déjà 85 ans et sa mère les quittera quand elle n’aura que cinq ans. Cette expérience est fondamentale pour Ken Bugul. Mal aimée mais pleine d’énergie et de goût pour la liberté, elle fait d’exceptionnelles études pour une fille villageoise, à cette époque. En 1971, elle part en Europe poursuivre des études supérieures, elle y fréquente la haute bourgeoisie, y découvre de nouvelles idéologies et libertés, l’art moderne, la drogue, l’alcool, la solitude, l’incompréhension et le mépris, la prostitution par besoin d’affection. Comme elle écrit dans « Le baobab fou » : « Pendant vingt ans je n’avais appris que leurs pensées et leurs émotions. Je pensais m’amuser avec eux, mais en fait j’étais plus frustrée encore : je m’identifiais en eux, ils ne s’identifiaient pas en moi." C’est une jeune femme brisée qui rentrera, seule et pauvre, au Sénégal. Considérée comme folle, rejetée par sa famille et la société. Durant deux ans, elle dort dans les rues de Dakar, fréquente les marginaux, les mendiants, les prostituées et les artistes. C’est dans ces conditions, sale, affamée, presque dénudée, qu’elle commence l’ébauche de son premier roman « Le baobab fou ». Epuisée, elle rentre dans sa famille. Elle trouvera refuge, écoute et réconfort chez le Sérigne, un homme sage et vénéré. Il la prendra comme 28ème épouse, lui permettant ainsi de se réintégrer dans sa société et la soutiendra dans son désir d’écriture et de liberté. Il décède en 1981, un an avant la sortie de son premier roman « Le baobab fou ». C’est un succès. Ken Bugul est invitée à présenter son livre de par le monde, rencontre un médecin béninois avec lequel elle se marie et s’installe au Bénin. Ils ont une fille Yasmina. Il décède quatre ans plus tard. Depuis près de trente ans, roman après roman, Ken Bugul compose une peinture de sa vie de femme, de ses amours, des rapports entre son continent et l’occident. « Ecrire, dit Ken Bugul, c’est éblouir les sens, et les sens n’ont pas de couleurs ». Silvia Voser nous introduit avec délicatesse dans ce monde secret et tourmenté, celui d’une artiste dont l’œuvre nous projette vers une compréhension du monde rarement atteinte.
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Muna moto (1975)
Jean-Pierre Dikongué-Pipa
Cameroun
86′
N'Dome aime Ngando. Mais le jeune homme ne parvient pas à réunir la dot nécessaire au mariage et demande l'aide de son oncle. Mais celui-ci s'éprend de la jeune femme qui lui donnera, espère-t-il, l'enfant qu'il attend vainement de ses premières épouses. Il paie donc la dot, mais pour lui-même. De désespoir, la jeune femme se donne alors à l'homme qu'elle aime, mais ce geste ne décourage nullement l'oncle qui l'épousera en la sachant enceinte. Le vrai père, N’Dome, viendra, trois ans plus tard, reprendre son enfant. Voilà la trame de ce qui aurait pu donner un drame bien mélo. Les nombreuses récompenses obtenues par MUNA MOTO dans des manifestations internationales montrent qu’on trouvait là une mise en scène particulièrement originale pour l’époque. En effet, point de récit linéaire puisque le film commence à l'avant-dernière scène de l'histoire, quand le père enlève son enfant, en pleine fête du N'Gondo à Douala. Puis tout est construit en de multiples flash-back qui s'emboîtent les uns dans les autres, mêlés de projections oniriques sur un rythme très lent, de sorte que le spectateur passe de la réalité à l'imaginaire sans perdre le fil. Davantage évocation que récit épique MUNA MOTO donne une grande vérité à cette relation, ce qui stigmatise encore plus l'égoïsme et la bassesse de certains protagonistes et l'usage malveillant de certaines traditions. Cependant, MUNA MOTO ne se limite pas au thème étroit du couple ou de la dot. C'est toute une société qui se voit ; en particulier sont visés ceux qui, s'appuyant sur l'argent, exercent le pouvoir à quelque niveau qu'ils soient.
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Sankofa (1993)
Haile Gerima
Burkina Faso
119′
Mona est mannequin, elle est aussi afro-américaine. Elle est envoyée au Ghana, à Cape Coast, pour une série de prises de vue. Mais, sur place, alors qu’elle visite les ruines du port d’où partaient les navires convoyant les esclaves vers les Amériques, elle est prise de malaises et sent une présence inexplicable qui l’entoure. Les esprits des anciens prennent possession d’elle et elle se trouve transportée dans une plantation au temps des esclaves, où son maître convoite sa beauté. Les événements la pousseront à réagir et à prendre son destin en main. Sankofa, œuvre à la fois limpide et complexe, est une affirmation radicale du Noir non plus objet mais sujet de son Histoire. Il s’agit là d’un thème récurrent dans l’œuvre de Hailé Gerima: pour maîtriser son présent, le Noir doit maîtriser son passé et son Histoire. C’est la signification de «sankofa» en langue Akan : «Nous devons retourner en arrière et revendiquer notre passé pour avancer». Il ne s’agit donc pas d’un simple film historique, mais aussi d’une critique fondamentale du néocolonialisme dans une mise en scène subtile et magistralement tournée.
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Soul Power (2008)
Jeffrey Levy-Hinte
Congo, La République Démocratique du
88′
Durant l’automne 1974, en prélude au choc opposant Mohamed Ali à George Foreman, les plus grands noms de la soul et du r&b américain se sont retrouvés aux côtés des stars de la musique africaine sur une scène gigantesque montée à Kinshasa, au Zaïre, pour trois soirs de concerts enflammés. Ce festival musical fut conçu et organisé par Hugh Masekela, fameux musicien sud-africain, et par le producteur Stewart Levine, et se concrétisa lorsque le promoteur de boxe Don King eut l’idée de combiner l’événement live avec le match qu’il comptait organiser entre Mohamed Ali et George Foreman, une baston épique connue sous le nom de «Rumble In The Jungle». Ce combat de titans a été montré dans le documentaire réalisé en 1996 par Leon Gast, "When We Were Kings", qui gagna un Oscar. Rarement poignées de secondes auront été aussi cruciales dans l’histoire de notre société faite d’images symboles que celles qui virent Mohamed Ali mettre au tapis George Foreman une nuit d’octobre 1974 dans l’ex-Congo belge devenu Zaïre sous la pression du colonel Joseph Mobutu. Cet instant hors du temps qui mène à la chute de Foreman, ce n’est pas un coup de poing balancé par un boxeur qui sait danser, c’est le triomphe d’une utopie panafricaine, le début et la fin d’un rêve confus de retour à la terre mère, d’une fierté retrouvée. "Soul Power" est une aventure hors du commun racontée par Jeffrey Levy-Hinte avec des images inédites d’une foudroyante beauté. LA musique ******************* SOUL POWER Written by James Brown Performed by James Brown & the J.B.’s Under License from Unichappell Music, Inc. on behalf of Crited Music, Inc. (BMI) BAKOBOSANA Written by Lita Bembo Performed by Lita Bembo & Les Stukas All rights reserved - Tous droits réservés I'LL NEVER LET YOU BREAK MY HEART AGAIN Written by Fred Wesley, Charles Bobbit, Reggie Bryan Performed by “Sweet" Charles Sherrell and the J.B.’s Under License from Unichappell Music, Inc. on behalf of Dynatone Publishing Co. (BMI) ONE OF A KIND (LOVE AFFAIR) Written by Joseph B. Jefferson Performed by The Spinners Under License from Warner-Tamerlane Publishing Corp. (BMI) SIMBA NKONI Written by François “Franco” Luambo Makiadi Performed by OK Jazz featuring Franco All rights reserved - Tous droits réservés HOPE SHE’LL BE HAPPIER Written by Bill Withers Performed by Bill Withers Under license from Songs of Universal, Inc. on behalf of Interior Music Corp. (BMI) THE CLICK SONG Written by The Manhattan Brothers Performed by Miriam Makeba Under license from Makeba Music Company ON AND ON Written by Curtis Mayfield Performed by Sister Sledge Under License from Warner-Tamerlane Publishing Corp. on behalf of Warner-Tamerlane Publishing Corp. and Todd Mayfield Publishing (BMI) THRILL IS GONE Written by Rick Ravon Darnell and Roy Hawkins Performed by B.B. King Under license from Universal Music-Careers (BMI) PUT IT WHERE YOU WANT IT Written by Joe Sample Performed by the Crusaders Under license from Chrysalis Songs (BMI) QUIMBARA Written by Junior Cepeda Performed by Celia Cruz and the Fania All Stars Under license from Universal –Musica Unica Publishing on behalf of Fania Music (BMI) PONTE DURO Written by Johnny Pacheco Performed by the Fania All Stars Under license from Universal - Musica Unica Publishing on behalf of Fania Music (BMI) BONJOUR L’AFRIQUE Written by Big Black Performed by Big Black Published by Jokot SELI-JA Written by Tabu Ley Rochereau Performed by Tabu Ley Rochereau & L’Afrisa International Under License from EMI Blackwood Music, Inc. PAYBACK Written by James Brown, John H. Starks, and Fred Wesley Performed by James Brown & the J.B.’s Under License from Unichappell Music, Inc. on behalf of Dynatone Publishing Co. (BMI) COLD SWEAT Written by James Brown and Alfred James Ellis Performed by James Brown & the J.B.’s Under License from Unichappell Music, Inc. on behalf of Dynatone Publishing Co. (BMI) I CAN’T STAND MYSELF (WHEN YOU TOUCH ME) Written by James Brown Performed by James Brown & the J.B.’s Under License from Unichappell Music, Inc. on behalf of Dynatone Publishing Co. (BMI) SAY IT LOUD (I’M BLACK AND I’M PROUD) Written by James Brown and Alfred James Ellis Performed by James Brown & the J.B.’s Under License from Unichappell Music, Inc. on behalf of Dynatone Publishing Co. (BMI) . SAME BEAT Written by James Brown Performed by Fred Wesley and the J.B.’s Under License from Unichappell Music, Inc. on behalf of Dynatone Publishing Co. (BMI)
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Styx (2018)
Wolfgang Fischer
Allemagne
95′
Rike est médecin urgentiste à Cologne. Pour ses vacances, elle s’offre une croisière en solitaire, depuis Gibraltar vers l’île d’Asuncion au milieu de l’Atlantique. Au large de la Mauritanie, elle est tirée de sa solitude par des appels de détresse d’un chalutier débordant de passagers. Wolfgang Fischer délaisse l’accessoire pour montrer la réalité des «sauvetages» en mer. Électrochoc garanti. Styx débute de la plus étrange des manières, suivant un couple de singes habitant le rocher de Gibraltar sur fond d’une musique méditative. Images paisibles et poétiques qui vont vite laisser la place à celles d’un accident en plein Cologne. Une femme médecin organise les secours et suit le blessé dans son parcours vers l’hôpital. Changement de décor, la même femme organise une croisière en voilier vers l’île d’Asuncion. Cette première partie a beau avoir l’aspect sec d’un documentaire, on ne peut s’empêcher d’être fasciné par la précision, la méticulosité, de chaque geste de Rike, comme médecin, comme marin. Tout est organisé et rangé à sa place sur le voilier et même une tempête n’arrive pas à déstabiliser la jeune femme qui savoure déjà dans des livres son futur séjour sur Asuncion. L’atmosphère change du tout au tout lorsque Rike aperçoit un chalutier au large. La proximité acquise auparavant vis-à-vis du personnage, dans l’espace confiné du voilier, produit alors son effet, l’identification à la jeune femme est quasi totale. Et comme elle, face au drame qu’on voit se dérouler sous nos yeux, on a le sentiment de perdre nos repères. La tension dramatique atteint un paroxysme qui va s’installer pour ne plus lâcher le spectateur. Non pas qu’il y ait un véritable suspens sur l’issue finale, mais plutôt les multiples irrésolutions, hésitations, indécisions, de notre protagoniste ne sachant plus trop comment répondre à la situation. Suzanne Wolff a une présence extraordinaire, le fait qu’elle soit elle-même un marin confirmé, ajouté à son talent d’actrice, y est pour beaucoup. Avec elle, Rike devient un personnage de référence. Le jeune Kényan Gedion Oduor Wekesa, qui joue le seul réfugié atteignant le voilier, crève aussi l’écran. Les deux font de Styx un film d’action, une fiction peut-être, mais qui a valeur de témoignage. Martial Knaebel
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Take Off (2013)
Bruno Moll
Ghana
93′
Le Ghana est exemplaire en Afrique de l'Ouest - démocratique, ouvert, ambitieux. Le gouvernement ghanéen est fier et se réfère volontiers à sa bonne gouvernance: la meilleure législation d'Afrique de l'Ouest et, avant tout, une économie stable - malgré la crise financière mondiale. Le gouvernement est fermement décidé à atteindre un développement socio-économique rapide, particulièrement en favorisant l'élargissement du tissu industriel. Ebenezer Mireku, né dans un village de la région forestière du pays. En 1988, il a obtenu un doctorat à la Haute école de St Gall. Finalement, il rentre au pays où il devient entrepreneur, dans l'idée de faire profiter son pays de ses connaissances acquises. Depuis quelques années, il se bat passionnément pour un projet précis et ce sera le projet de sa vie: la reconstruction d'une partie du réseau des chemins de fer ghanéens. Ce réseau devrait apporter le développement et résoudre les problèmes de toute la région. Son projet futuriste, gigantesque de chemin de fer sert de fil rouge au film Take Off de Bruno Moll. La narration suit Ebenezer, sa biographie, ses expériences concernant son projet. Elle interroge aussi le développement et ses conséquences, la croissance et le progrès et leurs significations concrètes. Une réflexion d'une brûlante actualité.
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Timbuktu (2014)
Abderrahmane Sissako
Mali
95′
Timbuktu est occupée par les djihadistes qui y font régner leur ordre nouveau. Sous leur tente, Kidane et sa famille mènent une vie paisible qui semble loin de cette folie meurtrière. Leur destin basculera avec la mort d’Amadou le pêcheur, tué accidentellement par Kidane. A la folie de l’obscurantisme, Abderrahmane Sissako oppose un poème d’une profonde humanité, justement récompensé par le jury œcuménique du festival de Cannes. La caméra suit une gazelle galopant dans le désert, mouvements harmonieux, elle épouse la couleur et la texture du désert. Coups de feu, elle est chassée par un 4X4, objet outrageusement hexogène au décor qui l’entoure. Voici les djihadistes envahissant Timbuktu, imposant une loi tout aussi étrangère à une population paisible. Comme tous les films de Sissako, le récit se déroule à la fois dans une histoire linéaire, celle de Kidane, et par une suite de tableau installant une atmosphère, le tout dans un décor grandiose d’un désert merveilleusement filmé, dominé par les ocres du sable et des murs de la ville. Récit à la fois poétique, musical, chez Kidane, et traversé d’humour lorsqu’il s’agit de suivre les comportements des occupants incapables de communiquer leurs lois et leurs règles car ils ne connaissent pas la langue du lieu, ni ne sont vraiment capables de se comprendre entre eux. Récit intense, qui déploie une énergie émotionnelle extraordinaire lorsqu’une femme trouve encore la force, sous les coups de fouet, de chanter d’une voix déchirante. Les femmes, premières victimes de l’ordre nouveau islamique, sont aussi celles qui offrent le plus de résistance: Zabou la folle, tête à l’air qu’on n’ose pas toucher, Satima la femme de Kidane. A elles, aux autres, les djihadistes n’ont que la force de leur kalachnikov à opposer lorsque leur langue de bois ne les convainc pas eux-mêmes. La caméra magnifie ces courages, démonte le discours des extrémistes en montrant leur statut d’homme commun. Et si, au lieu de diaboliser ces «fous de Dieu», on les humanisait en les regardant tels qu’ils sont: des hommes ordinaires? Ils y perdraient à coup sûr leur dimension mythique aux yeux de beaucoup. Et c’est ce que fait, le plus simplement du monde, et de la plus belle des manières, Abderrahmane Sissako.
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Wilaya (2012)
Pedro Pérez Rosado
Sahara Occidental
88′
La mort de Franco en 1975 scelle la fin des dictatures européennes. La nouvelle démocratie espagnole se débarrasse alors très vite de sa dernière possession coloniale, le Sahara occidental. Cependant, au lieu de suivre les recommandations de l'ONU, l'Espagne cède le territoire au Maroc et à la Mauritanie, oubliant d'organiser le référendum auprès de la population autochtone. En réaction, la République Sahraouie Démocratique fut fondée par le Front Polisario. Pour fuir la répression marocaine, des dizaines de milliers de personnes se sont réfugiées en Algérie voisine, dans la région de Tindouf, où elles survivent depuis 37 ans, oubliées par la communauté internationale. C'est dans un de ces camps que Fatima arrive d'Espagne, où elle fut élevée comme des milliers d'enfants envoyés là-bas pour les protéger de la guerre. Elle retrouve un monde figé et vivant à la fois, où elle peine à trouver ses racines, malgré les attentions de sa sœur Hayat, aux petits soins pour elle. Sa situation est d'autant plus bancale que sa relation avec son ami espagnol est en crise. La vie quotidienne poussera pourtant Fatima à faire des choix. La grande vertu de Wilaya est d'aller au-delà de la simple description pour nous faire pénétrer au cœur de ce monde oublié des médias. Ce dispositif s'appuie sur une observation minutieuse des gestes du quotidien, sur l'importance que peut avoir un réfrigérateur dans une famille attendant un enfant, par exemple. Sur la dépendance, aussi, vis-à-vis des organisations internationales, de cette population déracinée. Filmant cette intimité dans un écran large audacieux - les images sublimes du directeur de la photo, Oscar Durán, donnent une dimension lyrique à ce décor désertique - Pedro Pérez Rosado souligne avec délicatesse l'isolement auquel sont confrontés ses personnages, à l'image de l'oubli dans lequel est plongé ce peuple sahraoui.
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