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Cinema's Choice: ABC La Chaux-de-Fonds

Au sein d’un Centre de culture, le cinéma ABC, avec ses 108 places, est une salle intimiste et confortable proposant une programmation d'art et d'essai. Séances sans pop-corn et sans entracte, films en version originale sous-titrés français, en première vision et en présence d’invités, inédits, reprises de classiques, font de l'ABC un cinéma atypique. Le choix de sa programmatrice Marie Herny.

«Muzamil vient de naître. Sakina, sa mère, accompagnée de son mari, vient le présenter à l'imam du village afin qu'il le bénisse. Au moment de la bénédiction, le cheikh est interrompu par un chaman qui s'écroule et ne prononce qu'un mot: «vingt». Le sort de Muzamil est donc scellé. Durant vingt ans, il va grandir et approcher, adulte, de l'année fatidique. Première fiction soudanaise depuis quarante ans, «You Will Die At 20» impressionne par le talent dont fait preuve son jeune réalisateur, Amjad Abu Alala, qui nous livre une très belle fable sur la fatalité.»
«Menacé de mort en Afghanistan par les talibans, Hassan Fazili a dû prendre le chemin de l'exil clandestin avec sa famille. Leur périple durera trois ans. Ils l'ont documenté grâce aux caméras de trois téléphones et en ont ressorti des images brutes sur ce qu'on nomme «crise de la migration».»
«Près de Prague, la petite ville de Zruc compte 2000 ouvrières qui travaillent à l’usine de chaussures. Préoccupé par cette population féminine en surnombre, le comité d’entreprise obtient de l’armée l’implantation d’un cantonnement militaire à proximité. Un soir de bal, Andula remarque le pianiste de l’orchestre, et l’intérêt est réciproque. Deuxième film de Milos Forman à franchir la frontière vers l’ouest, «Les amours d'une blonde» représente le renouveau du cinéma praguois avant que la répression du Printemps de Prague, et le durcissement idéologique qui s’ensuit, ne siffle la fin de la récréation.»
Paterson (2016)
Jim Jarmusch
États-Unis
118′
Paterson vit à Paterson, New Jersey, ville des poètes - de William Carlos Williams à Allan Ginsberg, aujourd'hui en décrépitude. Chauffeur de bus d'une trentaine d'années, il mène une vie réglée aux côtés de Laura, qui multiplie projets et expériences avec enthousiasme et de Marvin, son bouledogue anglais. Chaque jour, Paterson écrit des poèmes sur un carnet secret qui ne le quitte pas...
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«Paterson vit dans une ville qui porte le même nom que lui, dans l'Etat du New Jersey. La cité, qui a hébergé plusieurs écrivains, de William Carlos Williams à Allen Ginsberg, inspire également le jeune homme. Chauffeur de bus, Paterson est aussi un poète minimaliste, qui consigne tous ses textes dans un petit carnet. En dehors de cette activité, la vie de Paterson, qui boit tous les jours une bière dans le même bar avant de rentrer chez lui, est parfaitement réglée… Un autre petit bijou dans l’œuvre singulière de Jim Jarmusch.»
Dunia (2006)
Saab Jocelyne
Egypte
112′
Etudiant la poésie soufie et la danse orientale au Caire, Dunia est à la recherche d’elle même et aspire à devenir danseuse professionnelle, à l’instar de sa mère disparue. Lors d’un concours, elle rencontre le Dr. Beshir, homme de lettres et illustre penseur soufi. Elle goûtera avec lui au plaisir des mots dans ses recherches sur l’extase dans la poésie soufie et découvrira dans ses bras le plaisir des sens. Mais un autre prétendant fait pression. Dunia l’épousera sans aucun désir. Il lui faudra affronter la tradition, qui a détruit sa capacité au plaisir, pour pouvoir libérer son corps et danser avec son âme. L’histoire se déroule en Egypte au moment où «Les Mille et une Nuits» sont interdits pour cause de pornographie. Le film fait référence à la poésie, la danse et la musique, qui sont des racines partagées par tous les Etats arabes. Il parle du passage à l’âge adulte, de l’affirmation de l’identité, de la place de l’individu et de ses valeurs dans une société pré-moderne. Ce sont des expériences que connaissent aujourd’hui toutes les couches des diverses sociétés arabes. Le film fait aussi référence à la mutilation génitale féminine, autant pour la dénoncer que pour aborder la notion d’excision culturelle et intellectuelle. De ses acteurs immanquablement beaux à la manière de filmer privilégiée par la réalisatrice, le film dessine une Egypte qui campe à mi-chemin entre ses évidences crues et ses idéaux.
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«Mise à l’honneur lors du festival genevois Palestine, Filmer c’est Exister (qui a également pris ses quartiers à l’ABC le temps d’un week-end de novembre) Jocelyne Saab fait figure d’exception dans un monde et un contexte majoritairement masculin. Avec «Dunia», elle signe un film engagé, référence à la poésie, la danse et la musique. Elle parle du passage à l’âge adulte, de l’affirmation de l’identité, de la place de l’individu et de ses valeurs dans une société pré-moderne. Faisant aussi référence à la mutilation génitale féminine, le film fit scandale lors de sa sortie en Égypte.»
«Adaptation fidèle du roman de Dostoïevski, «L'idiot» de Kurosawa se déroule à la fin de la guerre, sur l'île d'Hokkaïdo. Kamedia revient de la guerre frappé d'une sorte d'«idiotie» qui l'a rendu altruiste et naïf. Il tombera amoureux de Taeko qui sera pourtant vendue par son père à Akama, le fils d'un notable local qui vient de décéder. Chef-d’œuvre d’un des grands maîtres du cinéma japonais, à qui l’on doit des films à la maîtrise à la fois visuelle et formelle.»
«Avant le sublime «So Long, My Son», Xiaoshuai Wang nous offrait une exploration sur l'état actuel de la Chine, emmenant le public dans un voyage à la découverte de la complexité du pays. Suivant les déplacements de ses ancêtres du côté de son père et de sa mère, Xiaoshuai Wang retrace l'histoire d'une famille chinoise ordinaire au cours du tumultueux siècle dernier et nous nous présente des gens de tous horizons: des cols blancs de Pékin qui travaillent sans relâche dans la monotonie de la vie urbaine aux minorités ethniques rurales qui vivent selon les mêmes coutumes depuis des générations.»
Nobody Knows (2004)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
141′
En plein Tokyo, quatre enfants, tous de pères différents, vivent seuls dans l'attente du retour improbable de leur mère. Pas un parent, pas un voisin ne s'en inquiète, car personne ne soupçonne leur existence. Aucun ne va à l'école. Seul l'aîné a la permission de sortir, pour aller faire les courses, subvenir aux besoins de la famille. Lorsque la mère disparaît pour de bon, laissant derrière elle un peu d'argent, les enfants s'amusent tout d'abord de cette situation incongrue: les interdits s'écroulent, la maison devient terrain de jeu, le supermarché un parc d'attraction, et la rue le lieu de toutes les aventures. Puis, livrés à eux-mêmes, forcés de se comporter en adultes dans un environnement de plus en plus hostile, ils glissent peu à peu, de manière presque imperceptible mais néanmoins inexorable, dans un état de délabrement physique et moral. Le récit est inspiré d'un fait divers réel, où le sensationnel le dispute au sordide, "l'affaire des quatre enfants abandonnés de Nishi-Sugamo ", qui bouleversa le Japon en 1988. Toutefois, "Nobody Knows" n'est pas un mélodrame. Le regard tendre porté par le réalisateur sur cette famille orpheline, qu'il a regardée vivre et évoluer physiquement pendant une année entière, empêche le film de tomber dans le pathos ou le misérabilisme, même si la noirceur de l'histoire n'est pas occultée. "Ce fait divers a suscité en moi diverses questions. La vie de ces enfants ne pouvait pas être que négative. Il devait y avoir une richesse autre que matérielle, basée sur des moments de complicité, de joie, de tristesse et d'espoir. Je ne voulais donc pas montrer "l'enfer" vu de l'extérieur, mais "la richesse" de leur vie, vue de l'intérieur ", explique-t-il. Suivant une ligne proche du documentaire, déjà présente dans "After Life", Kore-eda ne laisse certes planer aucun suspense, aucun espoir de happy end: il ne s'agit pas de savoir si les enfants vont s'en sortir, mais plutôt combien de temps ils vont tenir. Point de manichéisme non plus dans le portrait nuancé de cette mère, égoïste bien sûr, mais surtout d'une incroyable inconscience qui, lorsqu'elle apparaît à l'écran, est toujours aimante, chaleureuse et protectrice. Il reste de l'histoire originale le récit d'un équilibre précaire en train de s'effondrer, petit à petit, au fil des saisons. Extraits des dialogues: AKIRA (12 ans) : Quand nous laisseras-tu aller à l'école? LA MERE : Encore cette histoire d'école! Tu n'as pas besoin d'y aller! Il y a des tas de gens qui sont devenus célèbres et qui ne sont jamais allés à l'école. AKIRA : Qui ça? LA MERE : J'en sais rien, mais je suis sûre qu'il y en a plein. AKIRA : Tu es vraiment égoïste, maman. LA MERE : Tu as vu comment tu me parles? Tu veux savoir qui est le plus égoïste? Eh bien, c'est ton père qui est parti en me laissant toute seule.
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«Adapté d’un fait divers qui a secoué le Japon dans les années 80, "Nobody Knows" raconte l’histoire de quatre enfants livrés à eux-mêmes suite au départ de leur mère. Ce qui est vécu au départ comme une grande récréation, se transforme vite en lutte pour survivre. Comme officiellement ils n'existent pas, personne ne se doute du drame qui se joue de l’autre côté du mur. Un film magnifique et bouleversant, par le grand Hirokazu Kore-Eda.»
«Le jeune prêtre Don Giulio quitte sa première paroisse sur la petite île italienne de Ponza. Il y a passé dix années heureuses: il a partagé les joies et les peines des villageois, dont il était l'ami et le conseiller. Sa nouvelle église se trouve à Rome dans un quartier de la classe moyenne où vivent aussi ses parents, ses frères et sœurs et ses anciens amis d'école. Il espère pouvoir là aussi aider les gens, mais son optimisme sera vite anéanti. »

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