Chercher

Films
Listes de choix de films
Collections
Malheureusement, aucun résultat n'a été trouvé

Cinema's Choice: REX Aubonne

Salle charmante et confortable au cœur de La Côte vaudoise, le Cinéma Rex à Aubonne est un lieu bien connu et très apprécié des cinéphiles. Son programmateur Patrick Dentan vous entraîne à travers le monde pour une sélection de coups de cœur et de petites merveilles de cinéma.

«Une fresque artistique et romantique, épurée, comme une esquisse. Prix du Scénario au Festival de Cannes et César de le meilleure photographie.»
«Une immersion dans la vie quotidienne et les croyances des habitants d’un village du Soudan. Une histoire profondément émouvante, des acteurs magnifiques et des images d’une beauté inouïe. Grand Prix du Festival de Fribourg.»
«Adapté d’un célèbre roman, ce film d’animation aux dessins à l’aquarelle est aussi une dénonciation de l’obscurantisme. Une œuvre qui réveille en nous de nombreuses impressions comme la révolte, le besoin de liberté ou l’humanité.»
Silent Souls - Ovsyanki (2010)
Aleksei Fedorchenko
Russie
77′
Miro demande à son ami Aïst de l’aider à inhumer Tanya, sa femme qui vient de mourir. Il veut procéder selon la tradition millénaire des Mériens: en brûlant le corps dans un lieu sacré, sur la rive de la grande rivière où seront ensuite dispersées les cendres de la défunte, refermant ainsi le cycle de la vie. Après avoir eux-mêmes accompli ses ablutions, les deux hommes accompagneront Tanya dans son dernier voyage pendant lequel les souvenirs la feront vivre une dernière fois. Le jeune réalisateur Aleksei Fedorchenko compose une poésie élégiaque qui rend hommage à une culture qui persiste et continue de vivre dans un coin perdu aux abords de la Volga. Ovsyanki (Ames silencieuses), dont le dépouillement extrême ne peut que susciter l’émotion, nous emporte dans un périple, à la fois géographique et temporel, bouleversant de beauté. ***** Le dernier voyage Les Mériens forment un sous-groupe ethnique du domaine finno-ougrien, dont l’origine remonte à des millénaires et s’étendait de la Hongrie jusqu’à la Finlande. Ils furent par la suite assimilés par les slaves russes. On assiste toutefois à une tentative de faire revivre cette culture située dans le bassin de la haute Volga. Dans la petite ville de Neya, Miro est directeur d’une papeterie où travaille comme photographe Aïst - qui écrit aussi des poèmes. Il lui demande de l’accompagner en tant qu’ami du couple et de la défunte, mais aussi parce qu’il connaît les rites traditionnels du deuil mérien. Miro refuse en outre que des mains étrangères touchent le corps de celle qu’il a follement aimé. Après lui avoir fait la toilette des morts - scène remarquable, filmée dans une atmosphère picturale rappelant l’école hollandaise, dans les tons atténués par une lumière à contre jour et par une observation soucieuse des détails -, les deux hommes emmènent la jeune femme pour un dernier voyage, vers le grand fleuve qui est la source de la vie, selon la tradition mérienne. Ce dernier périple pour atteindre la Volga sera aussi l’occasion pour Miro de se remémorer les grands moments qu’il a partagé avec Tanya, leur rencontre, leur mariage, puis la vie quotidienne, osant décrire les détails les plus intimes, vantant la pureté sensuelle de la jeune femme. Aïst se souvient aussi, en voix off, car il l’a aussi aimée, avant qu’elle n’épouse Miron. Ce dernier ne l’ignore pas, mais, loin de les séparer, cet amour partagé rapproche les deux hommes dans une douleur commune. Inspiré d’une nouvelle de l’écrivain russe Denis Osokin (qui a participé à l’écriture du scénario), le troisième film du cinéaste Aleksei Fedorchenko se révèle un poème d’une somptueuse richesse plastique, réflexion habitée du silence de la musique des âmes mortes, drapées ici de la séduction charnelle de Tanya. Martial Knaebel ******* «Le titre original de mon film, Ovsyanki, signifie en russe «bruant», une espèce d’oiseau proche du moineau. Ces petits volatiles jaunes et verts sont tellement répandus en Russie que plus personne n’y prête attention. Les personnages de mon film ont quelque chose de ces bruants: à première vue anodins mais d’une grande richesse intérieure pour qui les observe avec acuité.» Aleksei Fedorchenko
Ajouté à la liste
Supprimé de la liste
La requête a échoué. Veuillez vous assurer que vous êtes connecté à Internet et réessayer. Si cela ne vous aide pas, nous serons heureux de vous aider par e-mail à l'adresse support@filmingo.ch ou par téléphone au +41 56 430 12 30
Pour utiliser votre liste, prière de vous identifier ou, si vous n'avez pas encore de compte, d'en créer un.
«Avec une réalisation et des images d’une rare beauté, c’est toute l’âme slave empreinte de nostalgie, de tristesse et de poésie qui s’exprime à travers cette œuvre où les thèmes de la mort, du deuil mais aussi de l’amour et de la sexualité sont magnifiés. Un gros coup de cœur.»
Cold War (2018)
Paweł Pawlikowski
Pologne
88′
Une histoire d’amour éternelle: Wiktor rencontre Zula lors d’une audition de chant. Sans trop réfléchir, il embauche la jeune femme à la voix divine. Un amour fou embrase immédiatement ces deux cœurs, et aucune limite ne semble pouvoir atténuer leur passion ardente. Mais le groupe de Wiktor subit de plus en plus les turbulences politiques et au début des années 50, lors d’un concert à Berlin Est, il saute sur l’occasion pour passer à l’Ouest. Tandis que Wiktor découvre le Jazz à Paris, Zula, restée en Pologne, poursuit sa propre carrière. Pourtant, même séparés, ils ne s’oublient pas. Que ce soit à Varsovie, à Paris ou à Split, la vie fait se croiser les chemins de ces deux amoureux, pour quelques heures ou un peu plus longtemps… Pawel Pawlikowski avait reçu un Oscar en 2015 pour son précédent film « Ida ». Dans « Cold War » il raconte l’histoire d’un amour impossible à une époque impossible. Tout semble les séparer : leur passé, leur tempérament, leur caractère, leurs idées politiques, les imperfections de chacun et les inévitables coups du sort, et pourtant, ils sont fatalement condamnés à être ensemble. Au Festival de Cannes, « Cold War » a gagné le Prix de la mise en scène 2018. Un film magnifique avec une musique fascinante et des images d’une rare beauté.
Ajouté à la liste
Supprimé de la liste
La requête a échoué. Veuillez vous assurer que vous êtes connecté à Internet et réessayer. Si cela ne vous aide pas, nous serons heureux de vous aider par e-mail à l'adresse support@filmingo.ch ou par téléphone au +41 56 430 12 30
Pour utiliser votre liste, prière de vous identifier ou, si vous n'avez pas encore de compte, d'en créer un.
«Après «Ida», et toujours dans un noir et blanc somptueux, le réalisateur polonais nous raconte la magnifique histoire d’un amour impossible. Souffle romanesque, glamour, simplicité, sensibilité et beauté.»
La saveur des Ramen (2018)
Eric Khoo
Singapur
90′
Pour le jeune cuisinier Masato, le ramen n’est pas qu’une soupe. Les odeurs et les arômes sont sa passion, sources de souvenirs qu’il conserve de sa mère morte jeune. Ses parents se sont connus à Singapour et ont ouvert des années plus tard leur propre restaurant à Takasaki au Japon. Après le décès brutal de son père, Masato voyage à Singapour pour un périple culinaire et pour mieux comprendre l’histoire de sa famille. En compagnie de la blogueuse culinaire Miki, il découvre les délices chinois et différents membres de sa famille. Masato et sa grand‐mère, ensemble aux fourneaux, cherchent à guérir leurs blessures intérieures. En cuisinant à quatre mains, ils trouvent la paix. Une soupe préparée avec amour est plus que la somme de ses ingrédients. Originaire de Singapour, Eric Khoo a été en 1997, avec «12 Storeys», le premier réalisateur à présenter au festival de Cannes un film de Singapour. Sa nouvelle œuvre «La Saveur des Ramen» se distingue par ses qualités de cœur et d’humanité et charme tant par sa sensualité que par sa recherche esthétique. Pour Eric Khoo, la nourriture n’est pas seulement un élément important de l’identité culturelle, c’est aussi une force fédératrice qui rassemble les gens. Dans le rôle principal, le célèbre chanteur et acteur japonais Takumi Saito livre une brillante interprétation.
Ajouté à la liste
Supprimé de la liste
La requête a échoué. Veuillez vous assurer que vous êtes connecté à Internet et réessayer. Si cela ne vous aide pas, nous serons heureux de vous aider par e-mail à l'adresse support@filmingo.ch ou par téléphone au +41 56 430 12 30
Pour utiliser votre liste, prière de vous identifier ou, si vous n'avez pas encore de compte, d'en créer un.
«Parcours de deuil, émancipation personnelle et ouverture à l’autre traversent cette histoire culinaire qui va mettre vos papilles en éveil. Touchant autant que gourmand.»
Paterson (2016)
Jim Jarmusch
États-Unis
118′
Paterson vit à Paterson, New Jersey, ville des poètes - de William Carlos Williams à Allan Ginsberg, aujourd'hui en décrépitude. Chauffeur de bus d'une trentaine d'années, il mène une vie réglée aux côtés de Laura, qui multiplie projets et expériences avec enthousiasme et de Marvin, son bouledogue anglais. Chaque jour, Paterson écrit des poèmes sur un carnet secret qui ne le quitte pas...
Ajouté à la liste
Supprimé de la liste
La requête a échoué. Veuillez vous assurer que vous êtes connecté à Internet et réessayer. Si cela ne vous aide pas, nous serons heureux de vous aider par e-mail à l'adresse support@filmingo.ch ou par téléphone au +41 56 430 12 30
Pour utiliser votre liste, prière de vous identifier ou, si vous n'avez pas encore de compte, d'en créer un.
«Une chronique comme une éloge à la créativité, au temps qu’il faut prendre pour découvrir la beauté simple de la vie et du quotidien. Le réalisateur Jim Jarmusch s’entoure des excellents Adam Driver et Golshifteh Farahani, ainsi que d’un bouledogue inoubliable.»
«Dans les paysages sauvages de l’Islande, le portrait d’une activiste écologique. Un film à la tonalité originale, qui mêle avec réussite suspens, humour et émotions sur un sujet dans l’air du temps. »
Le Grand Bal (2018)
Laetitia Carton
France
89′
C'est l'histoire d'un bal. D'un grand bal. Chaque été, plus de deux mille personnes affluent de toute l’Europe dans un coin de campagne française. Pendant 7 jours et 8 nuits, ils dansent encore et encore, perdent la notion du temps, bravent leurs fatigues et leurs corps. Ça tourne, ça rit, ça virevolte, ça pleure, ça chante. Et la vie pulse.
Ajouté à la liste
Supprimé de la liste
La requête a échoué. Veuillez vous assurer que vous êtes connecté à Internet et réessayer. Si cela ne vous aide pas, nous serons heureux de vous aider par e-mail à l'adresse support@filmingo.ch ou par téléphone au +41 56 430 12 30
Pour utiliser votre liste, prière de vous identifier ou, si vous n'avez pas encore de compte, d'en créer un.
«La voix magnifique et émouvante de la réalisatrice et sa caméra sont nos guides à la découverte des bals populaires de France. Un documentaire à la très belle photographie, plein de bonheur et de musique. Aucune hésitation à avoir: entrez dans la danse! »
Les oiseaux de passage - Pájaros de verano (2018)
Ciro Guerra, Cristina Gallego
Colombie
125′
Rapayet veut épouser Zaida, mais Ursula, la mère, se méfie du prétendant et exige une dot qu’elle pense au-delà de ses possibilités. Le jeune homme trouvera pourtant un moyen et c’est ainsi que débutera le trafic de drogues en Colombie. Ciro Guerra et Cristina Gallego insèrent une action «à la Coppola» dans un contexte historique et culturel étrange et palpitant. Ursula est la Marraine Nous sommes dans les années 70 et c’est la fête dans le clan wayúu qui célèbre l’entrée dans l’âge adulte de Zaida. Rapayet profite de la danse traditionnelle pour demander la main de la belle. Ursula, la mère, est méfiante car la famille du jeune homme est pauvre. Elle exige alors une dot au-delà des moyens du prétendant. Celui-ci ne renonce pas et profite du passage de jeunes États-uniens pour leur vendre une cargaison de marijuana. La richesse s’installe alors dans ce groupe ethnique oublié du développement de la Colombie. Richesse qui suscitera jalousie et guerres de clans. On se souvient de la force d’évocation de El abrazo de la serpiente, où l’intrusion des Blancs et missionnaires détruisit le fragile équilibre entre nature et population indigène. S’il change de décor, quittant la forêt luxuriante pour une zone aride et quasi-désertique, Ciro Guerra ne renonce pas à la théâtralité d’une mise en scène épurée qui donne aux personnages toute leur dimension tragique. Bien sûr, Le Parrain de Coppola vient immédiatement à l’esprit lorsqu’on admire la présence de Carmiña Martinez campant une Ursula, sorte de Doña Corleone wayúu. Par ailleurs, le chef opérateur David Gallego filme magnifiquement ces paysages de western au point qu’on se surprend à attendre une musique de Ennio Morricone. On ne peut toutefois oublier le caractère avant tout latino-américain du film et l’apparition des Peace Corps évoquerait plutôt Le sang du condor, du Bolivien Jorge Sanjines, où ces jeunes gens stérilisaient en douce les femmes des communautés indiennes. Ici, les oiseaux de passage pourraient bien être ces petits avions atterissant pour repartir avec leur cargaison d’herbe. Voici ce qui fait la force des films de Ciro Guerra et Cristina Gallego: une intrigue passionnante évoquant un contexte historique très bien dessiné. Martial Knaebel
Ajouté à la liste
Supprimé de la liste
La requête a échoué. Veuillez vous assurer que vous êtes connecté à Internet et réessayer. Si cela ne vous aide pas, nous serons heureux de vous aider par e-mail à l'adresse support@filmingo.ch ou par téléphone au +41 56 430 12 30
Pour utiliser votre liste, prière de vous identifier ou, si vous n'avez pas encore de compte, d'en créer un.
«Avec son approche presque ethnographique, ses fulgurances visuelles, la clarté de ses images, ce film nous raconte l’origine des cartels colombiens de la drogue d’une manière splendide et tout à fait inédite. »
El boton de nacar (2015)
Patricio Guzmán
Chili
82′
Avec Nostalgia de la luz, Patricio Guzmán, nous emmenait dans le désert d’Atacama, à l’extrême nord du Chili. Là-bas, il y sondait le cosmos pour scruter les rocs et les sables du désert. El botón de nacár nous emporte, lui, à l’extrême sud du pays, 4000 km plus bas où c’est maintenant l’eau qu’on trouve dans les étoiles. Mais c’est encore sur l’histoire des hommes et de leur mémoire que revient Patricio Guzmán. Ces deux films, Nostalgie de la lumière et Le bouton de nacre, forment bien un diptyque cohérent. Au premier, illuminé par la lumière si pure et la sécheresse du désert du nord, répond le ciel chargé et la froide humidité de l’archipel du sud. Ici, ce sont l’eau et le froid qui ont formé les hommes et les civilisations. Car ces îles innombrables étaient habitées, bien avant que les colons n’arrivent et massacrent - ils étaient encore 8000 au 18e siècle, ils ne sont plus que 20 descendants directs aujourd’hui. C’est la première idéeforce: l’existence d’une civilisation capable de survivre dans des conditions extrêmes, de traverser le Cap en petit canoë, de compositions musicales sophistiquées. La deuxième idée-force: faire ressentir par le spectateur, physiquement, la géographie bizarre de ce pays qu’est le Chili - tout en longueur, ouvert sur la mer qui est sa plus grande frontière, et pourtant profondément terrien. Un pays si long, qu’on ne peut le représenter en un seul morceau. Enfin, il y a la mémoire de l’eau. Celle qui vient du cosmos - qui se compte en millions d’années - et celle, plus macabre et contemporaine, qui vient de l’océan - car ici, comme au nord, les militaires ont essayé d’effacer les traces de leurs crimes. Ces trois idées-forces sont exprimées dans de véritables mises en scène de cinéma qui offrent des moments sublimes: la musique jouée par le musicologue Claudio Mercado, ou la leçon de vocabulaire de Christina Calderon, descendante des Yagán. Emma Malig, artiste, déroule une étrange et longue bande de papier froissé, le Chili, en un seul morceau. Enfin, se déroule sous nos yeux la reconstitution du «travail» fastidieux et minutieux qu’impliquait cette volonté des militaires d’effacer des milliers d’individus des mémoires. C’était sans compter ce bouton de nacre ramené à la surface. Martial Knaebel
Ajouté à la liste
Supprimé de la liste
La requête a échoué. Veuillez vous assurer que vous êtes connecté à Internet et réessayer. Si cela ne vous aide pas, nous serons heureux de vous aider par e-mail à l'adresse support@filmingo.ch ou par téléphone au +41 56 430 12 30
Pour utiliser votre liste, prière de vous identifier ou, si vous n'avez pas encore de compte, d'en créer un.
«Des émotions fortes avec ce documentaire aux images somptueuses et au scénario construit avec une intelligence inouïe qui met en parallèle les destins humains et ceux de l’eau et des étoiles. Le cosmos, l’histoire des indigènes, les morts de la dictature chilienne. Un chef-d’œuvre sublime, bouleversant et savant. »
Timbuktu (2014)
Abderrahmane Sissako
Mali
95′
Timbuktu est occupée par les djihadistes qui y font régner leur ordre nouveau. Sous leur tente, Kidane et sa famille mènent une vie paisible qui semble loin de cette folie meurtrière. Leur destin basculera avec la mort d’Amadou le pêcheur, tué accidentellement par Kidane. A la folie de l’obscurantisme, Abderrahmane Sissako oppose un poème d’une profonde humanité, justement récompensé par le jury œcuménique du festival de Cannes. La caméra suit une gazelle galopant dans le désert, mouvements harmonieux, elle épouse la couleur et la texture du désert. Coups de feu, elle est chassée par un 4X4, objet outrageusement hexogène au décor qui l’entoure. Voici les djihadistes envahissant Timbuktu, imposant une loi tout aussi étrangère à une population paisible. Comme tous les films de Sissako, le récit se déroule à la fois dans une histoire linéaire, celle de Kidane, et par une suite de tableau installant une atmosphère, le tout dans un décor grandiose d’un désert merveilleusement filmé, dominé par les ocres du sable et des murs de la ville. Récit à la fois poétique, musical, chez Kidane, et traversé d’humour lorsqu’il s’agit de suivre les comportements des occupants incapables de communiquer leurs lois et leurs règles car ils ne connaissent pas la langue du lieu, ni ne sont vraiment capables de se comprendre entre eux. Récit intense, qui déploie une énergie émotionnelle extraordinaire lorsqu’une femme trouve encore la force, sous les coups de fouet, de chanter d’une voix déchirante. Les femmes, premières victimes de l’ordre nouveau islamique, sont aussi celles qui offrent le plus de résistance: Zabou la folle, tête à l’air qu’on n’ose pas toucher, Satima la femme de Kidane. A elles, aux autres, les djihadistes n’ont que la force de leur kalachnikov à opposer lorsque leur langue de bois ne les convainc pas eux-mêmes. La caméra magnifie ces courages, démonte le discours des extrémistes en montrant leur statut d’homme commun. Et si, au lieu de diaboliser ces «fous de Dieu», on les humanisait en les regardant tels qu’ils sont: des hommes ordinaires? Ils y perdraient à coup sûr leur dimension mythique aux yeux de beaucoup. Et c’est ce que fait, le plus simplement du monde, et de la plus belle des manières, Abderrahmane Sissako.
Ajouté à la liste
Supprimé de la liste
La requête a échoué. Veuillez vous assurer que vous êtes connecté à Internet et réessayer. Si cela ne vous aide pas, nous serons heureux de vous aider par e-mail à l'adresse support@filmingo.ch ou par téléphone au +41 56 430 12 30
Pour utiliser votre liste, prière de vous identifier ou, si vous n'avez pas encore de compte, d'en créer un.
«Primé à Cannes, récompensé par 7 Césars dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario, un film incontournable qui dénonce l’extrémisme religieux avec intelligence, poésie et beaucoup d’émotion. Magnifique! »

Le pur plaisir du cinéma, où que vous soyez: filmingo propose une sélection de films d'auteur en streaming par abonnement ou en location individuelle. Géré par la fondation suisse trigon-film.

Aide
+41 56 430 12 30
support@filmingo.ch
Lun-ven de 9:00 à 17:00
Rester au courant

Inscrivez-vous maintenant à la newsletter mensuelle de filmingo qui vous tiendra informé sur tous les nouveaux films, les catégories et les suggestions du mois!