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Racisme

Il existe dans la vie quotidienne sous d'innombrables formes, visibles et cachées, directes et indirectes. Nous avons établi une petite collection de films dans lesquels le racisme joue un rôle.

I am Not Your Negro (2016)
Raoul Peck
France
93′
À travers les propos et les écrits de l’écrivain noir américain James Baldwin, Raoul Peck propose un film qui revisite les luttes sociales et politiques des Afro-Américains au cours de ces dernières décennies.
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Worlds Apart (2015)
Christopher Papakaliatis
Grèce
105′
Trois récits parallèles, chacun suivant une histoire d'amour entre un étranger et un Grec. Trois générations tombent amoureuses dans la période de crise socio-économique qui domine l'Europe du Sud dans son ensemble. Leurs histoires se rejoignent à la fn du flm et montrent que même en cette époque diffcile, il reste de la place en Grèce pour la beauté et l'humanité. Et que l'amour peut y naître même dans les pires moments. Daphne échappe in extremis à un viol grâce à l’intervention de Farris, un réfugié syrien. Ils se reverront et s’aimeront. Giorgos vit mal ses problèmes de couple et sa situation professionnelle. Une rencontre fortuite dans un bar, et voilà la passion qui semble renaître. Sebastian, retraité allemand installé récemment en Grèce, rencontre Maria, une femme au foyer. Il lui parle d’Eros et de la riche culture grecque, elle lui répond bouches à nourrir. Trois émouvantes histoires d’amour situées dans la Grèce d’aujourd’hui. Quand on n’a que l’amour Il n’y a pas si longtemps encore, la Grèce faisait la une des journaux quasiment chaque jour. Désastre économique, crise sociale et politique, saignée imposée par l’Union Européenne nous étaient décrits dans le détail. Plus récemment, c’était l’afflux des réfugiés qui venait encore alourdir les difficultés du pays. Le grand mérite de Worlds Apart - littéralement Mondes séparés - est de rendre concrètes et réelles les conséquences de l’application des abstractions théoriques des économistes bruxellois. De fait, les trois histoires traitent, la première, de cet afflux des réfugiés, la deuxième d’une restructuration dans une entreprise, imposée de l’étranger. Le dernier épisode, de la misère qui s’installe dans les ménages et les familles. Pourtant, le film n’a rien de didactique, au contraire. Ce serait même paradoxalement presque un «feel good movie», tant ses personnages qui rencontrent l’amour y sont décrits avec tendresse, tant les images et les récits rendent leurs vies palpables et vraies, même si la cruauté des situations n’est pas évacuée. Cruauté rendue encore plus évidente lorsque la caméra sursaute, comme nous, avec l’explosion soudaine des violences. Mais, pour le réalisateur Christopher Papakaliatis, l’amour est aussi un facteur d’espoir car il accentue l’humanité chez chacun. D’où l’importance du professeur dissertant avec chaleur et poésie sur les apports de la culture grecque à l’histoire du monde. D’où l’importance aussi de ce choix d’interrompre abruptement chaque histoire dans un moment dramatique, puis de les rassembler dans un final étonnant.
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Neuland (2013)
Anna Thommen
Suisse
96′
Ils viennent de loin, ont voyagé en avion, train, bus ou bateau. Maintenant ils se retrouvent dans la classe d’intégration de Christian Zingg à Bâle. Cet instituteur enseigne pendant deux ans la langue et la culture de notre pays à des jeunes du monde entier. Parmi eux, Ehsanullah d’Afghanistan, 19 ans, qui a traversé la mer dans un petit bateau pneumatique, et les montagnes à pied. Ou encore Nazlije et Ismail, une soeur et son frère albanais qui ont quitté leur pays pour des raisons familiales et qui habitent maintenant chez des proches. Ces trois, et tous les autres élèves de la classe de Christian Zingg, espèrent laisser derrière eux leur passé et pouvoir vivre leurs rêves en Suisse. L’enseignant ne nourrit en eux aucune illusion quant à leurs chances plutôt minces de trouver une ouverture professionnelle dans un pays étranger. Cependant, ce prof travaille inlassablement pour que ses élèves prennent confiance en eux et croient en un avenir meilleur… Primé à de nombreux festivals, ce documentaire d’Anna Thommen ouvre notre regard sur un monde peu connu. La réalisatrice tisse en un récit fluide plusieurs histoires personnelles, racontées avec beaucoup d’empathie. «Neuland» est un film engagé qui nous rapproche des personnes dont nous faisons la connaissance. Un film qui déjoue les préjugés et qui marque son public par une approche sensible et intense.
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A idade da terra (1980)
Glauber Rocha
Brésil
152′
Une vision personnelle du Brésil contemporain et de son évolution, traversée par un certain nombre d'archétypes qui renvoient parfois à des films précédents de Glauber Rocha : l'Indien, le Colonisateur, le Nordestin, l'Ouvrier, l'Amazone, le Bourgeois et un Christ noir, porteur d'une nouvelle espérance révolutionnaire pour le Tiers Monde. Dernier film du Glauber Rocha. Glauber Rocha fut né en 1938 dans la région de Bahia, au Brésil. Son éducation est religieuse, sa mère étant une presbytérienne pratiquante. Au lycée, il fait du théâtre; puis s’inscrit en droit à l’université de Bahia, où il restera trois ans. A partir des années 60, il se tourne vers le cinéma. Barravento fait bonne impression dans plusieurs festivals. En 64, Le dieu noir et le diable blond est ovationné à Cannes l’année suivante Antonio das Mortes gagne le Prix de la Mise en Scène. Rocha devient célèbre partout. Il tourne alors un grand nombre de films, du Lion à Sept Têtes, tourné en moins de trois semaines en Afrique, à Têtes Coupées, tourné en Espagne quelques mois plus tard. Journaliste, critique de cinéma, réalisateur, penseur, écrivain, agitateur culturel, polémique, controversé, Glauber Rocha devient aussi le nom le plus important du «Cinéma Novo» du Brésil. Il meurt en 1981, un ans après la première de son dernier film au Festival de Venise.
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Les Misérables (2019)
Ladj Ly
France
104′
Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, deux « bacqueux » d’expérience. Il découvre rapidement les tensions entre les différents groupes du quartier. Alors qu’ils se trouvent débordés lors d’une interpellation, un drone filme leurs moindres faits et gestes. Le réalisateur Ladj Ly nous emmène dans le creuset bouillonnant de vie de la ville de Montfermeil près de Paris où il a grandi lui-même. Un lieu bruyant, coloré, sauvage et brut. C’est ici que Victor Hugo a situé en 1862 son roman « Les Misérables ». Pour survivre ici, il faut maîtriser les règles de la rue. Ladj Ly les maîtrise, on le sent dès la première scène de son film. Au Festival de Cannes, il a remporté le Prix du Jury ; la France l’a sélectionné pour concourir aux Oscars 2020. « Les Misérables » est l’un des films français les plus forts depuis « La Haine » : un thriller qui vibre de haute-tension et d’urgence – authentique, poignant, marquant.
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Zama (2017)
Lucrecia Martel
Argentine
114′
Magistrat subalterne de la couronne d’Espagne, Don Diego de Zama exerce sa fonction dans une colonie lointaine d’Amérique latine. Chaque année, il espère une mutation qui le rapprocherait de sa famille. Mais cet ordre ne vient pas. La réalisatrice argentine Lucrecia Martel revient avec une adaptation d’un chef-d’œuvre éponyme de la littérature latino-américaine. Il n’y a pas de véritable linéarité dans le récit de Lucrecia Martel, mais une succession de scènes décrivant le héros Don Diego de Zama servant le roi d’Espagne sans grande célérité, ni avec beaucoup de compétence. Ses journées, il les passe surtout à épier les femmes autour de lui, qu’elles soient esclaves ou comtesse. Il les fixe, espérant un regard en retour qui ne vient jamais, ou alors il n’est qu’ironique, comme celui de la comtesse espagnole, ou même méprisant venant des jeunes esclaves qui se moquent de lui. Les gouverneurs se succèdent, mais l’édit royal tant espéré, annonçant son transfert, n’arrive toujours pas. De guerre lasse, Zama se porte volontaire pour partir à la chasse du brigand Vicuña Porto. Film d’époque, Zama ne doit pas être vu comme un film historique. Lucrecia Martel le reconnaît volontiers: elle a pris des libertés avec l’Histoire. Sans aucun remords, car celle-ci fut écrite par des mâles blancs déniant toute qualité aux autochtones... et aux femmes. Cela étant, la réalisatrice crée un monde dystopique qui reflète pourtant bien l’atmosphère des colonies espagnoles d’Amérique latine au XVIIIe siècle, où les hommes peinent à conserver leur identité d’Européens qui reste leur dernière fierté, quand tout le reste n’est que déchéance. Zama est une symphonie picturale phénoménale mise en image par le chef opérateur portugais Rui Poças qui fait de chaque scène un tableau avec ses choix de couleurs tourmentées, de cadres saisissant gestes et regards avec une proximité sidérante. La bande son est habitée par le même esprit fantasmagorique, trouvant des tonalités lancinantes et des bruitages mystérieux. Zama demande à se laisser emporter, une fois cela accepté par le spectateur, l’expérience est inoubliable. Martial Knaebel
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The Florida Project (2017)
Sean Baker
États-Unis
111′
Nous sommes à Orlando, dans cette Floride gorgée de soleil, où des millions de touristes dépensent des fortunes dans les innombrables parcs d’attractions. La petite Moonee, âgée de six ans, déborde d’énergie, d’envie d’aventures et d’imagination. Elle vit dans le voisinage de Disney World au Magic Castle Inn, un motel un peu délabré qui accueille plusieurs familles en rade. Halley, la très jeune mère de Moonee, se livre à des trafics douteux pour faire vivre sa petite famille. Le sévère mais gentil directeur du motel, Bobby, fait de son mieux pour les aider et éviter les catastrophes. Pendant ce temps, Moonee traîne en compagnie de sa bande de gamins intrépides et insolents dans les parages et invente des bêtises à la pelle… Avec « The Florida Project », le réalisateur indépendant américain Sean Baker (« Tangerine ») parvient à brosser, avec sensibilité et légèreté, le portrait d’une population en marge de la société américaine. Outre le très polyvalent Willem Dafoe (« Spider-Man », « Antichrist »), le casting est composé en majorité d’acteurs amateurs, ce qui confère une authenticité supplémentaire à cette étude sociale haute en couleur. Un film enchanteur sur le monde magique de l’enfance où les problèmes des adultes sont clairement quantité négligeable.
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The Song of Mary Blane (2019)
Bruno Moll
Suisse
86′
En 1866, le peintre soleurois Frank Buchser est envoyé aux Etats-Unis en vue de peindre un monumental tableau des «Héros de la guerre civile» pour la future salle du Conseil national à Berne. Au début, Buchser brosse consciencieusement le portrait des politiciens et des généraux dans l'esprit de la commande. Mais il s'intéresse de plus en plus aux Indiens déportés dans des réserves et aux conditions de vie des esclaves qui viennent d'être libérés. Des années plus tôt, fasciné par la culture mauresque, Frank Buchser déguisé en cheikh turc se rendait à cheval à Fès, ville marocaine interdite aux chrétiens sous peine de mort. Le cinéaste suisse Bruno Moll (Pizza Bethléem, Le voyage à Tunis) raconte les deux voyages aventureux de l'artiste rebelle et controversé. Le récit commence avec des images documentaires des émeutes de Charlottesville en août 2017 et les notes de journal intime de Frank Buchser lorsque, en 1869, le général Lee posait pour le peintre. Dans un grand retour en arrière, le cinéaste raconte le séjour de Buchser en Andalousie et au Maroc en 1858, rentre avec lui en Suisse et conclut avec son aventure nord-américaine.
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Ilo Ilo (2013)
Anthony Chen
Singapur
99′
Parce que leur fils Jiale est intenable, aussi bien à l’école qu’à la maison, Keng Teck Lim et sa femme Hwee Leng décident d’engager une «nanny» pour s’occuper du ménage et de leur fils. Ce sera Teresa, venue des Philippines. Mais Jiale refuse celle qu’il considère une intruse. Teresa saura pourtant conquérir le cœur du garçon. Auréolé de la Caméra d’or au dernier festival de Cannes, Anthony Chen mise en toute simplicité sur ce qui fait le bon cinéma: l’humour, l’émotion et le suspens. * * * * Garçon perturbé par la perte récente de son grand-père, Jiale fait les quatre-cent coups et son école, privée, menace de le renvoyer. Ses parents, qui travaillent tous les deux, et n’ont d’autre solution que d’engager une domestique qui s’occupera à la fois du ménage et de Jiale. Teresa, comme beaucoup de ses compatriotes philippines, espère, avec ce travail, pouvoir nourrir sa famille restée au pays. La famille de Jiale n’est pas très riche non plus, elle et lui sont employés et vivent dans un quartier finalement plus populaire que bourgeois. Les premiers jours ne seront pas faciles pour Teresa, mais elle arrivera petit à petit à gagner la confiance et l’amitié du petit garçon, et l’estime de ses parents. Ilo Ilo a ce grand mérite de ne pas chercher la confrontation d’extrêmes, au contraire, il nous montre en toute modestie la vie de gens simples obligés de se faire confiance s’ils veulent espérer une vie un tant soit peu meilleure. Ce point de vue assumé, qui ne prétend rien d’autre que de nous faire vivre avec cette famille le laps de temps d’un film, arrive à ce que chacun des gestes des personnages prenne une dimension à la fois légère - on a souvent l’occasion de sourire - et profonde. Le regard d’Anthony Chen donne à ses personnages une dignité émouvante, car il ne cherche pas la facilité de situations faussement dramatiques. La réalité de la vie suffit: la crise économique, qui a frappé l’Asie en 1997, finit par atteindre aussi la famille Lim. Là encore, le ton choisi par le jeune réalisateur sonne juste, aussi bien dans la mise en scène que dans le jeu des acteurs qui insufflent une telle vie à leurs personnages qu’on ne peut s’empêcher de les aimer. Ilo Ilo a beau être un premier film, il arrive à nous convaincre que son réalisateur sait de quoi il parle et, surtout, qu’il sait l’exprimer à l’écran.
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Ajami (2009)
Scandar Copti, Yaron Shani
Israël
120′
A Jaffa, le jeune Nasri, âgé de 13 ans, et son grand frère Omar vivent dans la peur depuis que leur oncle a tiré sur un membre important d’un autre clan. Malek, un jeune réfugié palestinien d’un camp de West Bank, travaille illégalement en Israël pour financer l'opération que sa mère doit subir. Binj, palestinien, rêve d’un futur agréable avec sa petite amie chrétienne. Dando, un policier juif, recherche désespérément son jeune frère disparu. Des destins croisés au coeur d’une ville déchirée. La réalité telle qu’elle se présente Le quartier d’Ajami, à Jaffa, est un lieu cosmopolite où cohabitent Juifs, Musulmans et Chrétiens. Depuis toujours, la situation est complexe et sensible. La tragique fragilité de l’existence humaine est expérimentée quoti-diennement dans cette communauté cloison-née, où les ennemis sont voisins. Véritable fiction-réalité, alliant la force du documentaire à la finesse de la narration fictive, travail magistral (7 ans ont été nécessaires à la fabrication du film), Ajami est une oeuvre puissante, dérou-tante et unique, qui tente de dépasser les clivages religieux afin de présenter la réalité telle qu’elle est, véritablement. Submergés par la violence de leur réalité respective, les deux réalisateurs, transformant leurs différences en ressources – l’un est un juif israélien, l’autre est un citoyen palestinien d’Israël – ont donc décidé de se plonger ensemble dans le quotidien des habitants d’Ajami, le plus grand quartier arabe de Jaffa. «Nous avons écrit Ajami car nous voulions raconter l’histoire de personnes que nous connaissons et, à travers elles, transmettre quelque chose que nous partageons tous: l’ambivalence tragique de la réalité humaine. Nous ne connaissons pas d’autre endroit exprimant mieux la collision de “mondes” différents que les rues d’Ajami. Ajami est un melting pot de cultures, de nationalités et de perspectives humaines opposées. Notre but était de montrer cette réalité avec la plus grande sincérité.» Yaron Shani & Scandar Copti
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Un homme qui crie (2010)
Mahamat-Saleh Haroun
Tchad
87′
Adam, ancien champion de natation, est maître nageur à l’hôtel international de la ville. Son fils, Abdel, le seconde dans sa tâche. La guerre civile fait rage dans le pays et se rapproche de la ville. L’armée a besoin d’hommes et d’argent. Adam est harcelé par un «ami», membre du parti au pouvoir, qui attend de lui qu’il paie son écot à l’effort de guerre. La pression se fait plus forte alors que l’hôtel est privatisé, et que la nouvelle direction «rationalise». ****************************** Un reflet du monde Le réalisateur de Daratt revient avec une oeuvre dont le récit est, d’une part, fortement ancré dans la réalité de son pays, le Tchad, subissant toujours une guerre civile larvée, et souligne d’autre part le destin difficile des employés souffrant une autre guerre, économique celle-là, dont ils sont les premières victimes dans le monde entier. En liant ainsi privatisation de l’économie, accompagnée de son cortège de «rationalisations», et effort de guerre, où les pauvres sont encore une fois victimes, Mahamat-Saleh Haroun plante un décor parfait pour une tragédie du théâtre classique où le père n’aurait d’autre choix que de sacrifier son fils, pour porter, à jamais, le poids de cette douleur et de cette culpabilité. Cependant, il ne s’agit plus de questions d’honneur ou d’orgueil mal placées, mais de situations plus prosaïques, et les personnages ne sont pas des héros, mais des gens tout ce qu’il y a de plus ordinaire car chacun se doit de trouver une issue pour survivre au présent ou préparer son avenir. Un homme qui crie est donc fait de ce mélange subtil qui font les grandes oeuvres de cinéma en ayant une action dramatique qui nous tient en haleine durant toute sa durée à laquelle vient s’intégrer l’histoire contemporaine qui lui donne toute sa force. Surtout, Haroun a ce talent, en toute simplicité, sans effet autre que les silences et les pauses, de donner à ses personnages, eux-mêmes simples, une dimension universelle à partir de leur destin «local». Le personnage d’Adam, petit à petit, grandit et devient avec force la personnification de tous ces parents dont les fils sont partis à la guerre, et n’en sont pas revenus. Enfin, ce mélange subtil ne pourrait exister s’il n’était soutenu par une image paisible et un rythme qui permet la respiration, des personnages et du spectateur. Oui, Un homme qui crie se déroule peut-être en Afrique, mais c’est un film qui nous parle également de nous. Martial Knaebel
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Notre-Dame du Nil (2019)
Atiq Rahimi
Rwanda
93′
Perché sur une colline, un pensionnat pour jeunes filles tenu par des religieuses. «Notre-Dame du Nil» forme la future élite rwandaise. Même si l’ambiance semble joyeuse, l’appartenance sociale prend très vite le dessus: au Rwanda, en 1973 déjà, l’animosité des Hutus vis-à-vis des Tutsis pouvait mener à l’horreur. Et quoi de mieux qu’une école pour illustrer les démons qui hantent une société?
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