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Russie

Voilà un aperçu de la riche cinématographie du plus grand pays du monde.

L'enfance d'Ivan (1962)
Andrei Tarkowski
Russie
91′
Témoin de l'exécution de ses parents par les troupes allemandes, Ivan, encore gamin, veut se battre. Il développe un talent certain pour se glisser au travers des lignes ennemies et glaner des informations. Mais l'état-major veut le transférer à l'arrière pour qu'il rejoigne l'académie militaire. Ivan refuse et part rejoindre les partisans... Le premier film de Andreï Tarkovski, tout juste sorti diplômé du VGIK, fut mondialement salué comme un chef d'oeuvre. Il reçut le lion d'or de Venise, ainsi que de nombreux prix dans le monde entier. On y retrouve déjà l'écriture du maître, mêlant le réalisme objectif à la contemplation subjective. Malgré son succès mondial, le film fut mis au placard en URSS pour des raisons de politiques internes qui tenaient à la version officielle de la deuxième guerre mondiale de l'époque. A l'inverse de «Requiem pour un massacre» d'Elem Klimov (1985), mettant en scène lui aussi un enfant, mais qui montra la guerre en Biélorussie avec un réalisme quasi insoutenable, Tarkovski laisse une grande place aux rêves d'Ivan, mondes poétiques de son enfance et de sa famille perdues, qui s'opposent à la réalité crue de la guerre et à son désir de vengeance qui conduira Ivan à la mort.
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In the Fog (2012)
Sergei Loznitsa
Belarus
123′
Sushenya n’a pas été exécuté avec ses compagnons, accusés de sabotage par l’occupant allemand. La résistance l’accuse alors de collaboration et le condamne à mort, refusant d’envisager l’éventualité d’un guet-apens. Lorsque deux partisans viennent le chercher pour l’exécuter, ils seront effectivement attaqués par la police.. Une mise en scène sobre pour une sublime apologie de ce qui reste de dignité dans l’homme confronté aux tragédies de l’Histoire. Sushenya est un humble cheminot, travaillant aux chemins de fer biélorusses. Le pays est occupé par larmée allemande. Les collègues de Sushenya sabotent les rails, plus par rancœur contre leur chef que par esprit patriotique. Ils seront pris et exécutés. Cependant lofficier allemand épargne Sushenya, lui proposant de collaborer. Celui-ci refuse, non par courage, simplement parce quil ne le pourrait pas. Pour la résistance, sa vie sauve ne peut que venir de sa trahison et elle envoie deux partisans pour lexécuter, ne voulant pas comprendre quil pouvait sagir dun piège. Les trois hommes seront effectivement interceptés par la police au moment fatidique, blessant un des résistants. Au lieu de senfuir, Sushenya prend soin du blessé, alors que le troisième va chercher du secours, quil ne trouvera pas car ils sont perdus dans la forêt immense. Véritable tragédie, au sens le plus classique du terme, Dans la brume nous montre des personnages impuissants à empêcher lenchaînement implacable dun destin décidé par une force immanente. Pour Serguei Loznitsa, le réalisateur, personne ne peut sortir indemne dune guerre qui broie autant les âmes que les chairs. Laction héroïque ne peut se situer que dans lintime. La grandeur du personnage de Sushenya tient justement à la compréhension de ce fait terrible dans sa simplicité: il sait, ou il pressent, quil ne peut échapper à la mort. Il ne lui reste alors quà lutter pour que limage quil laissera derrière lui, à ses enfants et à sa femme, soit celle dun homme digne. Loznitsa magnifie ce combat intérieur par une mise en scène épurée de tout effet inutile: musique absente, présence imposante dune nature indifférente au drame qui sy déroule, filmée avec une précision extraordinaire. Il se dégage alors de chaque plan une beauté transcendante et prodigieuse. Martial Knaebel
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Durak (2014)
Juri Bykow
Russie
121′
Un thriller implacable et haletant Avec Durak, Yuri Bykov nous dévoile tous les maux et toutes les tares dont souffre le monde politique russe. Cela part de la corruption, en passant par l’incompétence et la prévarication, et ça peut aller jusqu’au crime pour dissimuler les premières. Et cette situation déteint sur l’ensemble de la société russe, montrée elle aussi en pleine déliquescence. Ainsi Dmitri doit défendre ses convictions de justice jusqu’au sein de sa propre famille. Lorsqu’il arrive dans le locatif délabré, ses habitants l’accueillent avec une méfiance dont ils ne se départiront pas. Comment le pourraient-ils, puisqu’à chaque fois les visites d’officiels et de techniciens se sont soldées par de vagues promesses jamais tenues? Durak tire aussi sa force d’une grande finesse dans l’installation, puis l’évolution des personnages montrés dans toute leur humanité, avec leurs côtés sombres, mais aussi avec leurs qualités quand ils en ont. Ainsi, à cette dénonciation politique, portée par une narration fluide et nerveuse, s’ajoute une étude de caractères passionnante, ajoutant à chaque fois de nouveaux détails au tableau brossé par Bykov. Pas de portraits au carré, mais une profondeur qui enrichit le drame de ses retournements, qui souligne aussi l’ampleur de la corruption et la gravité des maux auxquels sont confrontés les Russes. Yuri Bykov instille du suspens dans un drame cousu de fil blanc, surprenant son public malgré tout et maintenant une tension dramatique de bout en bout de son récit. Durak est une performance dramatique extraordinaire et stupéfiante avec des scènes d’anthologie. Brûlot politique, performances d’acteurs et d’actrices, mise en scène en staccato qui ne nous laisse pas une minute de répit. Tous les critiques le disent, on en sort éreinté, mais on aura jamais été aussi heureux de l’être. Martial Knaebel
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Mère (1926)
Wsewolod Pudowkin
Russie
72′
Durant l'hiver 1905, lors de la Révolution russe, une femme - la Mère -, forcée de prendre parti lors d'une grève, doit choisir entre la fidélité qu'elle éprouve pour son mari, corrompu par les patrons afin d'obtenir son soutien, et son fils bien-aimé, un travailleur qui sympathise pour la cause des grévistes.
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Offret - Sacrifice (1986)
Andrei Tarkowski
Russie
149′
Dans Le Sacrifice, dernier film du réalisateur soviétique Andreï Tarkovski, une catastrophe nucléaire apocalyptique interrompt la fête d'anniversaire d'un comédien. Alexandre, ancien acteur célèbre (Erland Josephson), a réuni sa famille et quelques amis dans sa maison sur une île de la côte suédoise. C'est une belle journée jusqu'à ce que la radio annonce le nouvelle d'un désastre qui menace le monde entier. Pour que tout redevienne comme avant, Alexandre va faire un sacrifice, mais sera-t-il utile?
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Gorod Zero (1989)
Karen Schachnasarow - Shakhnazarov
Russie
97′
Karen Shakhnazarov, le réalisateur d'Anna Karenina (2017), a fait partie, dans l'ex-Union soviétique des années 1980, des jeunes talents du cinéma du changement. Sa comédie GOROD ZERO (La Ville Zéro) est l'un des plus beaux exemples de ce mouvement. Elle montre sur un ton décapant les absurdités de la vie quotidienne des Soviétiques et indique clairement que le chemin, qu'on appelait à l'époque la perestroïka, serait long. Le film montre la vie comme un musée absurde.
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Euphoria (2006)
Ivan Vyrypaev
Russie
71′
Elle vit avec son mari. Elle est jeune et belle. Ils ont une petite fille et un chien fou. Mais qu'en est-il de l'amour? Lui aussi, il vit là. Il a les cheveux raides comme de l'herbe et des yeux bleus insondables. Ils ne se sont vus qu'une seule fois dans le passé. Au cours d'un mariage arrosé, les regards se sont croisés. C'était lui. Quelque chose qu'ils n'avaient jamais connu, quelque chose qu'ils ne parviennent pas à comprendre est arrivé. Maintenant ils ne peuvent ni vivre ni respirer l'un sans l'autre. Comme si le flot puissant du fleuve, magnétique, presque cosmique, les attirait avec une force irrésistible. Ils n'appartiennent plus à eux-mêmes. «Alors, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?» - «Je ne sais pas.» Le mari, lui, sait. Il n'est ni fou ni idiot. Il vit selon ses propres règles. Que faire quand le chien mord le doigt de votre fille? On coupe le doigt et on tue le chien. Que faire lorsque son épouse vous abandonne pour un autre homme? A cette question, il a aussi une réponse. Et sous le soleil impitoyable, une barque glisse sur les profondeurs du fleuve en crue. EUPHORIA retranscrit avec intensité et humour l'atmosphère isolée et singulière d'une passion incontrôlable vécue dans les vastes étendues sauvagement belles de Sibérie. Une irrésistible bouffée d'oxygène.
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Star (2014)
Anna Melikian
Russie
133′
Trois personnages, trois vies aux antipodes les unes des autres, vont se trouver en relation d’une étrange manière. Kostia, adolescent de 15 ans qui refuse le monde de richesse de son père - celui-ci, en retour ne comprend pas du tout son fils -, Margarita, future belle-mère de ce dernier, aussi aguicheuse qu’elle est arrogante et enfin Macha, une jeune fille rêvant d’être actrice, sans réel talent mais armée d’un optimisme à toute épreuve. Ils ont un point commun pourtant, la fragilité morale, mentale et physique de leurs existences. Avec ce deuxième film, Anna Melikian use encore une fois de la fraîcheur du conte, pour décrire la Russie moderne réelle, entre terrains vagues et immeubles futuristes, entre misère crasse et richesse insolente. Anna Melikian n’a pas son pareil pour installer dans ses histoires des atmosphères féériques ou surnaturelles. Dans ses films, il se trouve toujours quelqu’un pour sauver les autres. Ici, l’ange sera Macha. Une jeune fille exubérante qui court les petits boulots pour pouvoir se payer ses opérations de chirurgie esthétique. Elle accepte tout, même ce qu’elle ne devrait pas, jouer la naïade, alors qu’elle ne sait pas nager. Ce sera Kostia qui la sauvera de la noyade. Il est fasciné par la fraîcheur et l’optimisme de Macha. Tout le contraire de sa belle-mère Rita, froide et superficielle. Pourtant les ambitions de celle-ci vont s’écrouler lorsqu’elle apprendra qu’elle est atteinte d’une maladie incurable. Le désespoir pousse parfois les gens à des actes ou des paroles insensés et voilà Rita à la rue. Après une nuit de soûlerie, elle se réveille chez Macha. A propos de son film précédent, Rusalka, Anna Melikian décrivait Moscou comme une ville ayant une population vivant sur deux planètes différentes. Il n’y a pas meilleure image pour exprimer la séparation existant entre les mondes de Macha et de Rita. Et la réalisatrice l’illustre avec une finesse incroyable usant pour chacun de ces mondes de palettes de couleurs différentes - chaudes avec Macha et le monde du bas, froides et dures dans le monde des riches -, en structurant les décors en total contraste - chaotiques dans le premier, rectilignes et aseptisés dans le second. Il n’y a pas de lien entre les deux mondes, seulement une navette: la mobylette de Kostia. Star a tout du conte féérique. Le film est réaliste dans ses descriptions de certaines situations, mais il est aussi fantastique dans sa façon de mettre en relations les trois protagonistes (cinq, si on ajoute le père de Kostia et ce vieux dont, tour à tour, Macha, Rita et Kostia prendront soin). Reste à savoir qui est la fée ou le magicien. Martial Knaebel
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Le cuirassé Potemkine (1925)
Sergej M. Eisenstein
Russie
49′
Le film révolutionnaire par excellence. Celui qui déclare que Le cuirassé Potemkine est le «meilleur film de tous les temps» ne doit pas oublier que ce «classique» se distingue aussi en restant une œuvre de renversement politique et d'enthousiasme.
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Anna Karenina (2017)
Karen Schachnasarow - Shakhnazarov
Russie
138′
L’adaptation cinématographique d’une oeuvre littéraire aussi monumentale que «Anna Karénine» de Léon Tolstoï se révèle toujours un exercice difficile. Le maître russe Karen Shakhnazarov a choisi de reprendre le récit à partir d’un point de vue original et iconoclaste: celui de l’amant de l’héroïne, le comte Vronski. Un hôpital de campagne, en 1904, en Mandchourie, en pleine guerre russo-japonaise. On amène un officier blessé au médecin commandant l’unité sanitaire, Sergueï Karénine. Celui-ci reconnaît le colonel Vronski qui fut l’amant de sa mère, Anna Karénine. Lorsque son malade est ranimé, Sergueï ne peut s’empêcher de lui demander des explications sur la mort de sa mère. Vronski raconte l’éclosion d’une passion amoureuse que rien ne pouvait empêcher, puis son étiolement inéluctable dans un monde qui les avait mis au ban. Tolstoï avait entrepris de décrire la société russe de son temps. Il développait aussi une réflexion sur la morale et la religion. Il ne recherchait pas les effets de style, mais s’attachait à décrire les situations de la façon la plus réaliste possible. Son récit s’appuyait en fait sur le traitement de plusieurs couples antinomiques. Karen Shakhnazarov s’est, lui, concentré sur la passion de Karénine et Vronski. Il a ainsi épuré sa mise en scène et, procédant par sauts dans le temps, a pu observer avec soin l’évolution de la relation entre les deux amants, et particulièrement les changements dans l’attitude de la jeune femme, se laissant aller à sa passion, mais se sachant en même temps coupable d’infidélité vis-à-vis de son mari. «Anna Karénine - L’histoire de Vronski» est ainsi une superbe étude de caractères placés dans une société figée et décadente. Martial Knaebel
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Quand passent les cigognes (1957)
Michail Kalatosow
Russie
91′
Dans l'ex-Union Soviétique, il y avait un cinéma d'Etat qui se perdait parfois dans l'ennui de la propagande et du sur-mesure. À la fin des années 1950, cependant, une production cinématographique indépendante s'est développée dans le cadre de la production étatique grâce à un climat culturel plus tard appelé «dégel». Le meilleur exemple en est ce film pionnier et légendaire qui s'élève de manière convaincante contre la guerre.
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Silent Souls - Ovsyanki (2010)
Aleksei Fedorchenko
Russie
77′
Miro demande à son ami Aïst de l’aider à inhumer Tanya, sa femme qui vient de mourir. Il veut procéder selon la tradition millénaire des Mériens: en brûlant le corps dans un lieu sacré, sur la rive de la grande rivière où seront ensuite dispersées les cendres de la défunte, refermant ainsi le cycle de la vie. Après avoir eux-mêmes accompli ses ablutions, les deux hommes accompagneront Tanya dans son dernier voyage pendant lequel les souvenirs la feront vivre une dernière fois. Le jeune réalisateur Aleksei Fedorchenko compose une poésie élégiaque qui rend hommage à une culture qui persiste et continue de vivre dans un coin perdu aux abords de la Volga. Ovsyanki (Ames silencieuses), dont le dépouillement extrême ne peut que susciter l’émotion, nous emporte dans un périple, à la fois géographique et temporel, bouleversant de beauté. ***** Le dernier voyage Les Mériens forment un sous-groupe ethnique du domaine finno-ougrien, dont l’origine remonte à des millénaires et s’étendait de la Hongrie jusqu’à la Finlande. Ils furent par la suite assimilés par les slaves russes. On assiste toutefois à une tentative de faire revivre cette culture située dans le bassin de la haute Volga. Dans la petite ville de Neya, Miro est directeur d’une papeterie où travaille comme photographe Aïst - qui écrit aussi des poèmes. Il lui demande de l’accompagner en tant qu’ami du couple et de la défunte, mais aussi parce qu’il connaît les rites traditionnels du deuil mérien. Miro refuse en outre que des mains étrangères touchent le corps de celle qu’il a follement aimé. Après lui avoir fait la toilette des morts - scène remarquable, filmée dans une atmosphère picturale rappelant l’école hollandaise, dans les tons atténués par une lumière à contre jour et par une observation soucieuse des détails -, les deux hommes emmènent la jeune femme pour un dernier voyage, vers le grand fleuve qui est la source de la vie, selon la tradition mérienne. Ce dernier périple pour atteindre la Volga sera aussi l’occasion pour Miro de se remémorer les grands moments qu’il a partagé avec Tanya, leur rencontre, leur mariage, puis la vie quotidienne, osant décrire les détails les plus intimes, vantant la pureté sensuelle de la jeune femme. Aïst se souvient aussi, en voix off, car il l’a aussi aimée, avant qu’elle n’épouse Miron. Ce dernier ne l’ignore pas, mais, loin de les séparer, cet amour partagé rapproche les deux hommes dans une douleur commune. Inspiré d’une nouvelle de l’écrivain russe Denis Osokin (qui a participé à l’écriture du scénario), le troisième film du cinéaste Aleksei Fedorchenko se révèle un poème d’une somptueuse richesse plastique, réflexion habitée du silence de la musique des âmes mortes, drapées ici de la séduction charnelle de Tanya. Martial Knaebel ******* «Le titre original de mon film, Ovsyanki, signifie en russe «bruant», une espèce d’oiseau proche du moineau. Ces petits volatiles jaunes et verts sont tellement répandus en Russie que plus personne n’y prête attention. Les personnages de mon film ont quelque chose de ces bruants: à première vue anodins mais d’une grande richesse intérieure pour qui les observe avec acuité.» Aleksei Fedorchenko
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Rusalka (2008)
Anna Melikian
Russie
114′
«Il était une fois ...», ainsi débutent généralement les contes de fées qui nous ont fait rêver durant nos enfances. L’un d’eux, de Hans Christian Andersen, s’appelait «La petite sirène». C’est celui que la cinéaste azerbaïdjanaise a choisi d’adapter librement afin de raconter à sa manière son propre conte de fée. Alisa, jeune fille pétillante et curieuse, ne supporte plus la vie ennuyeuse de la campagne. Reléguée dans une classe spéciale parce qu’elle décide un jour d’arrêter de parler, Alisa se découvre un don plutôt inhabituel, celui d’exaucer ses vœux. Après avoir invoqué un important ouragan qui détruit sa maison, Alisa, sa mère et sa grand-mère, quittent leur petit village du bord de mer. Elles se retrouvent à Moscou, mégalopole en plein boom. S’épanouissant dans son nouvel environnement urbain, la bouillonnante sirène sauve de la noyade consumériste un riche homme d’affaire fatigué de la vie et croit trouver son prince charmant. Ce dernier, propriétaire d’une agence immobilière qui propose à sa riche clientèle des terrains sur la lune, est déjà fiancé. Une large rivalité naît alors. Rien n’est joué.
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Soleil trompeur (1994)
Nikita Michalkow
Russie
146′
Une journée ensoleillée dans une datcha que le colonel Kotov, un héros de l’Armée Rouge et de la révolution, passe en famille avec sa femme, sa fille adorée et quelques amis. Il usera de son prestige pour sauver un champ de blé mur que devaient traverser des chars de l’armée. Sur ces entrefaites, arrive Mitia, l’après-midi se déroule toujours aussi tranquillement, jusqu’au moment où Kotov est invité à suivre Mitia. Kotov salue les siens, ces adieux sont joyeux tout le monde croyant au retour proche du colonel. Mais une fois les portes franchies, la vérité se fait jour : Kotov est arrêté par le NKVD et ne reviendra plus. C’est au cours de cette journée ensoleillée que commença la première grande purge ordonnée par Staline entre 1937 et 1938, et qu’évoque Nikita Mikhalkov (qui incarne lui-même le personnage de Kotov). Purge qui permit d’éliminer tout ce qui aurait pu faire de l’ombre au petit Père des peuples, c’est-à-dire, la plupart des héros de la révolution russe et les chefs historiques de l’Armée rouge. Mikhalkov avoue s’être inspiré de Tchekov et de sa façon ironique de dépeindre la bourgeoisie et les intellectuels de son époque. La légèreté apparente de la vie dans la datcha se craquelle lentement lorsque les signes annonciateurs du drame sont posés subrepticement par une mise en scène élaborée et magistrale.
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Solaris (1972)
Andrei Tarkowski
Russie
166′
Un ingenieur est envoyé en mission sur Solaris, station intersidérale, après le suicide de son predécesseur.
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