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2018 dans les cinémas suisses

Les oiseaux de passage - Pájaros de verano (2018)
Ciro Guerra, Cristina Gallego
Colombie
125′
Rapayet veut épouser Zaida, mais Ursula, la mère, se méfie du prétendant et exige une dot qu’elle pense au-delà de ses possibilités. Le jeune homme trouvera pourtant un moyen et c’est ainsi que débutera le trafic de drogues en Colombie. Ciro Guerra et Cristina Gallego insèrent une action «à la Coppola» dans un contexte historique et culturel étrange et palpitant. Ursula est la Marraine Nous sommes dans les années 70 et c’est la fête dans le clan wayúu qui célèbre l’entrée dans l’âge adulte de Zaida. Rapayet profite de la danse traditionnelle pour demander la main de la belle. Ursula, la mère, est méfiante car la famille du jeune homme est pauvre. Elle exige alors une dot au-delà des moyens du prétendant. Celui-ci ne renonce pas et profite du passage de jeunes États-uniens pour leur vendre une cargaison de marijuana. La richesse s’installe alors dans ce groupe ethnique oublié du développement de la Colombie. Richesse qui suscitera jalousie et guerres de clans. On se souvient de la force d’évocation de El abrazo de la serpiente, où l’intrusion des Blancs et missionnaires détruisit le fragile équilibre entre nature et population indigène. S’il change de décor, quittant la forêt luxuriante pour une zone aride et quasi-désertique, Ciro Guerra ne renonce pas à la théâtralité d’une mise en scène épurée qui donne aux personnages toute leur dimension tragique. Bien sûr, Le Parrain de Coppola vient immédiatement à l’esprit lorsqu’on admire la présence de Carmiña Martinez campant une Ursula, sorte de Doña Corleone wayúu. Par ailleurs, le chef opérateur David Gallego filme magnifiquement ces paysages de western au point qu’on se surprend à attendre une musique de Ennio Morricone. On ne peut toutefois oublier le caractère avant tout latino-américain du film et l’apparition des Peace Corps évoquerait plutôt Le sang du condor, du Bolivien Jorge Sanjines, où ces jeunes gens stérilisaient en douce les femmes des communautés indiennes. Ici, les oiseaux de passage pourraient bien être ces petits avions atterissant pour repartir avec leur cargaison d’herbe. Voici ce qui fait la force des films de Ciro Guerra et Cristina Gallego: une intrigue passionnante évoquant un contexte historique très bien dessiné. Martial Knaebel
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Aga (2018)
Milko Lazarov
Bulgarie
96′
Un vieux couple de Yakoutes de Sibérie vit isolé dans une des régions les plus désolées et les plus froides du monde. Nanook chasse et pêche, tandis que Sedna tanne les peaux et en fait des vêtements. Mais le gibier se fait rare alors que la glace fond chaque année plus tôt. Le Bulgare Milko Lazarov est allé à l’extrême nord de la Sibérie orientale pour rendre compte de la fin irréversible d’une civilisation. Cantate sibérienne Ils sont minuscules, perdus au loin, au milieu de ces étendues immenses et glacées, filmées en plans larges. Ils sont vieux et seuls: lui perd la mémoire, elle soigne une douleur sur le côté que Nanook ne remarque pas. Le scooter des neiges de Chena est leur seul lien avec le monde au-delà des steppes. Le jeune homme leur apporte du bois, pour le chauffage, et du pétrole, pour la lumière. Il donne aussi des nouvelles d’Ága, leur fille partie travailler au loin, abandonnant les traditions ancestrales. Ce que son père n’a toujours pas pardonné. Il y a cent ans, Robert Flaherty tournait son premier documentaire sur les «esquimaux», comme on les appelait à l’époque. Trois ans plus tard, il retournait dans le Grand Nord canadien pour filmer une famille Inuit dont le chef était Nanook, qui donnera le titre à son film Nanook of the North, marquant le début de l’histoire du documentaire filmé. Si c’est bien une fiction que Milko Lazarov est allé tourner dans la république russe de Sakha, avec des acteurs professionnels du cru, l’hommage rendu à Flaherty est évident, ne serait-ce que par le nom donné au vieil homme. La référence au cinéaste américain pourrait d’ailleurs être poursuivie à propos des frontières entre documentaire et fiction. Autant Flaherty introduisit plusieurs scènes «arrangées» dans son film - ce qui lui fut reproché longtemps -, autant Lazarov, avec Ága, donne des images mises en scène certes, mais fidèles au possible à la réalité, avec un rythme posé et une caméra respectueuse et précise, avec une musique discrète mais émouvante. Le résultat est à la hauteur de l’ambition: éviter le récit cataclysmique convenu pour exprimer la fin d’un monde, en proposant une cantate somptueuse qui rend honneur à toutes ces cultures, au nord comme au sud, qui disparaissent inexorablement. Martial Knaebel
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Heureux comme Lazzaro (2018)
Alice Rohrwacher
Italie
127′
Lazzaro a bon cœur et il offre généreusement son aide, à tel point qu’il semble venir d’une autre planète. Il vit et travaille avec d’autres dans la communauté rurale d’Inviolata. Propriétaire sans scrupules, Marchesa de Luna gouverne le domaine d’une main de fer, et tout le personnel est sous sa coupe. Son fils Tancredi, doté d’une imagination débordante, arrive un beau jour à Inviolata et doit également faire ses quatre volontés. Tancredi demande à Lazzaro de l’aider à feindre son enlèvement. Une amitié naît entre ces deux jeunes hommes. Elle se solidifiera et durera malgré la découverte d’une grande tromperie qui fera voler en éclats la communauté d’Inviolata et mènera Lazzaro jusqu’en ville à la recherche de Tancredi. Après son film « Le meraviglie », la réalisatrice Alice Rohrwacher confirme à nouveau sa place singulière et significative dans le cinéma italien. Lauréat du Prix du scénario à Cannes, « Heureux comme Lazzaro » est une trouvaille d’une merveilleuse beauté, comme un vestige d’une période disparue du cinéma, tout en restant d’actualité à chaque instant. Du réalisme magique et de la modernité dramatique qui fusionnent pour former une histoire saisissante racontée avec humour et élégance – une perle cinématographique rare et enchanteresse.
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Styx (2018)
Wolfgang Fischer
Allemagne
95′
Rike est médecin urgentiste à Cologne. Pour ses vacances, elle s’offre une croisière en solitaire, depuis Gibraltar vers l’île d’Asuncion au milieu de l’Atlantique. Au large de la Mauritanie, elle est tirée de sa solitude par des appels de détresse d’un chalutier débordant de passagers. Wolfgang Fischer délaisse l’accessoire pour montrer la réalité des «sauvetages» en mer. Électrochoc garanti. Styx débute de la plus étrange des manières, suivant un couple de singes habitant le rocher de Gibraltar sur fond d’une musique méditative. Images paisibles et poétiques qui vont vite laisser la place à celles d’un accident en plein Cologne. Une femme médecin organise les secours et suit le blessé dans son parcours vers l’hôpital. Changement de décor, la même femme organise une croisière en voilier vers l’île d’Asuncion. Cette première partie a beau avoir l’aspect sec d’un documentaire, on ne peut s’empêcher d’être fasciné par la précision, la méticulosité, de chaque geste de Rike, comme médecin, comme marin. Tout est organisé et rangé à sa place sur le voilier et même une tempête n’arrive pas à déstabiliser la jeune femme qui savoure déjà dans des livres son futur séjour sur Asuncion. L’atmosphère change du tout au tout lorsque Rike aperçoit un chalutier au large. La proximité acquise auparavant vis-à-vis du personnage, dans l’espace confiné du voilier, produit alors son effet, l’identification à la jeune femme est quasi totale. Et comme elle, face au drame qu’on voit se dérouler sous nos yeux, on a le sentiment de perdre nos repères. La tension dramatique atteint un paroxysme qui va s’installer pour ne plus lâcher le spectateur. Non pas qu’il y ait un véritable suspens sur l’issue finale, mais plutôt les multiples irrésolutions, hésitations, indécisions, de notre protagoniste ne sachant plus trop comment répondre à la situation. Suzanne Wolff a une présence extraordinaire, le fait qu’elle soit elle-même un marin confirmé, ajouté à son talent d’actrice, y est pour beaucoup. Avec elle, Rike devient un personnage de référence. Le jeune Kényan Gedion Oduor Wekesa, qui joue le seul réfugié atteignant le voilier, crève aussi l’écran. Les deux font de Styx un film d’action, une fiction peut-être, mais qui a valeur de témoignage. Martial Knaebel
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Khook (2018)
Mani Haghighi
Iran
108′
Hasan, cinéaste iranien, est sur une liste noire et ne peut plus tourner. Situation déjà pénible pour quelqu’un sûr de son talent. Et voilà qu’un psychopathe se met à décapiter ses collègues, semblant l’ignorer, lui, qui est le meilleur... Et moi, et moi? Maniant l’humour avec un sens certain de l’absurde, Mani Haghighi occupe définitivement une place à part dans le cinéma iranien, pour le plus grand plaisir du spectateur, de la spectatrice. Surréalisme à l’Iranienne. Lorsqu’on évoque le cinéma iranien en Europe, c’est le plus souvent le réalisme et un cinéma minimaliste qui vient à l’esprit des critiques. Eh bien, Mani Haghighi est en train, film après film, de casser toutes ces conventions associées au cinéma de son pays. On rencontre le ventripotent Hasan, accoutré d’un agressif t-shirt à la gloire d’AC/DC, lors du vernissage d’une exposition. Il vient d’apprendre qu’un quatrième cinéaste vient d’être assassiné, un ami à lui. Mais ce n’est pas là son problème immédiat: Shiva, son actrice fétiche et sa maîtresse, lassée d’attendre, va le «trahir» en allant jouer dans un film du bellâtre Saïdi. Pour Hasan, c’en est trop: son bannissement qui n’en finit pas, le psychopathe qui continue de l’ignorer, et maintenant Shiva... Il retourne chez sa mère qui le consolera en lui promettant que l’assassin, en fait, garde le meilleur pour la fin! Des scènes ubuesques à la Buñuel, des dialogues et des situations qu’on pourrait croire sortir d’un film de Woody Allen et, pour couronner le tout, des répliques à la logique très «Monty Pythonienne». C’est un véritable festival que nous propose Mani Haghighi - qui n’hésite d’ailleurs pas à «s’exécuter» lui-même. Khook (Cochon en farsi) est une comédie surréaliste qui tire sur tout ce qui bouge autour de la caméra. Bien sûr, les autorités de censure en prennent pour leur grade et sont défiées - relations hommes-femmes libérales, bals costumés, musique de hard rock, etc., mais les milieux artistiques de Téhéran, du cinéma en particulier, ne sont pas épargnés non plus: ainsi le tournage ubuesque d’un spot publicitaire, dirigé par un Hasan qui y voit une occasion de remontrer son talent, pour une marque d’insecticide. C’est jouissif, drôle et ici le charme de la bourgeoisie (du cinéma) n’est pas du tout discret. Martial Knaebel
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Une affaire personnelle (2017)
Paolo & Vittorio Taviani
Italie
84′
Milton apprend incidemment que son ami Giorgio avait une liaison secrète avec Fulvia que lui-même aimait d’une passion folle. Il part à la recherche de Giorgio pour en avoir le coeur net. Mais nous sommes en 1943 et la guerre fait rage au Piémont comme dans toute l’Italie. Una questione privata marque un retour aux sources de deux grands maîtres du cinéma italien. La jeunesse de deux patriarches En 1943, au hasard d’un mouvement de son groupe de résistance, Milton retrouve la maison où il passait ses vacances, adolescent, avec la belle Fulvia et son ami Giorgio. Il y apprend que Fulvia, dont il est éperdument amoureux, lui préférait Giorgio. Il veut alors retrouver Giorgio qui se bat aussi contre les fascistes, mais celui-ci est fait prisonnier. Milton cherche alors un fasciste qu’il pourrait échanger contre son ami. Pénétrer dans un film des frères Taviani, c’est comme entrer en littérature. Bien sûr, il y a le fait que Una questione privata est une adaptation libre du roman autobiographique de Beppe Fenoglio. Cependant, il s’agit surtout du style inimitable des réalisateurs italiens dont la mise en scène épurée s’appuie sur des dialogues travaillés, qui tombent juste et vivants, bien qu’ils paraissent littéraires, justement. Regarder Una questione privata, c’est aussi aller au théâtre avec ce décor submergé par une brume shakespearienne, témoin d’une action unique, d’une question unique: Fulvia a-t-elle trompé avec Giorgio la passion que lui porte Milton? Regarder une oeuvre des deux frères, c’est aussi remonter le temps, retrouver la mémoire des temps dramatiques où les forces fascistes de Mussolini massacraient encore des villages entiers soupçonnés d’aider la résistance. Alors, que doit-on admirer le plus dans cette oeuvre tardive des deux patriarches? Certainement l’audace de la jeunesse! D’aucuns les avaient déjà installés au panthéon des cinéastes, les revoilà toujours en verve, dirigeant magnifiquement de jeunes acteurs sublimes, osant des références surprenantes - John Milton, le poète anglais républicain avant l’heure. Et pour conclure, une scène de poursuite qui restera dans les annales. Comment dit-on déjà? Voir un film des Taviani, c’est que du bonheur. Martial Knaebel
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Zama (2017)
Lucrecia Martel
Argentine
114′
Magistrat subalterne de la couronne d’Espagne, Don Diego de Zama exerce sa fonction dans une colonie lointaine d’Amérique latine. Chaque année, il espère une mutation qui le rapprocherait de sa famille. Mais cet ordre ne vient pas. La réalisatrice argentine Lucrecia Martel revient avec une adaptation d’un chef-d’œuvre éponyme de la littérature latino-américaine. Il n’y a pas de véritable linéarité dans le récit de Lucrecia Martel, mais une succession de scènes décrivant le héros Don Diego de Zama servant le roi d’Espagne sans grande célérité, ni avec beaucoup de compétence. Ses journées, il les passe surtout à épier les femmes autour de lui, qu’elles soient esclaves ou comtesse. Il les fixe, espérant un regard en retour qui ne vient jamais, ou alors il n’est qu’ironique, comme celui de la comtesse espagnole, ou même méprisant venant des jeunes esclaves qui se moquent de lui. Les gouverneurs se succèdent, mais l’édit royal tant espéré, annonçant son transfert, n’arrive toujours pas. De guerre lasse, Zama se porte volontaire pour partir à la chasse du brigand Vicuña Porto. Film d’époque, Zama ne doit pas être vu comme un film historique. Lucrecia Martel le reconnaît volontiers: elle a pris des libertés avec l’Histoire. Sans aucun remords, car celle-ci fut écrite par des mâles blancs déniant toute qualité aux autochtones... et aux femmes. Cela étant, la réalisatrice crée un monde dystopique qui reflète pourtant bien l’atmosphère des colonies espagnoles d’Amérique latine au XVIIIe siècle, où les hommes peinent à conserver leur identité d’Européens qui reste leur dernière fierté, quand tout le reste n’est que déchéance. Zama est une symphonie picturale phénoménale mise en image par le chef opérateur portugais Rui Poças qui fait de chaque scène un tableau avec ses choix de couleurs tourmentées, de cadres saisissant gestes et regards avec une proximité sidérante. La bande son est habitée par le même esprit fantasmagorique, trouvant des tonalités lancinantes et des bruitages mystérieux. Zama demande à se laisser emporter, une fois cela accepté par le spectateur, l’expérience est inoubliable. Martial Knaebel
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Gabriel and the Mountain (2017)
Fellipe Barbosa
Tanzanie, République-Unie de
131′
Gabriel est sur le point de clore un an de voyage à travers l’Asie puis l’Afrique de l’Est. Périple qu’il s’était promis de réaliser avant de poursuivre ses études dans une prestigieuse université californienne. A la fois témoignage plein de vie et hommage émouvant rendu à un ami disparu, Gabriel and the Mountain est un magnifique road-movie africain. Un globe-trotter brésilien En fait, Gabriel and the Mountain pourrait être considéré comme une suite du premier film de Fellipe Barbosa, Casa grande, dont le héros essayait déjà de surmonter les barrières sociales dans une école huppée de Rio. C’est d’ailleurs dans cette école que le réalisateur et Gabriel se sont rencontrés pour la première fois. Le temps a passé depuis et Gabriel, avant de poursuivre ses études aux Etats-Unis, a voulu découvrir le monde. Sur le point de terminer son périple, Gabriel débarque au Kenya où il ne veut pas être un touriste, mais un globe-trotter en contact étroit avec les gens du cru. Cet état d’esprit suscitera de belles rencontres - dont le spectateur profitera par la même occasion. L’ambiance changera quelque peu avec l’arrivée de son amie Cristina, venue le rejoindre pour quelques jours en Tanzanie, avant de connaître la Zambie, puis le Malawi. Fellipe Barbosa retrace le plus fidèlement possible les derniers jours de son ami Gabriel Buchmann. Pour cela, aux côtés des deux seuls acteurs professionnels João Pedro Zappa (Gabriel) et Caroline Abras (Cristina), ce sont les personnes réelles, qui ont rencontré le jeune Brésilien, qui jouent leur propre personnage, évoquant parfois en voix off leur expérience avec Gabriel. L’enthousiasme de Zappa à incarner Gabriel, la vivacité qu’il donne à son personnage, emporte l’adhésion et nous pousse même à oublier la fin tragique du héros, annoncée pourtant dès la première séquence. La richesse du récit et des rencontres tient aussi à l’ambivalence du personnage qui ne veut pas être un touriste, mais se comporte parfois comme tel. Et c’est peut-être la conscience de ce fait qui rend Gabriel plus fébrile et pressé de sortir des sentiers battus. Comme tous les road-movies réussis, c’est aussi à un cheminement intime que nous invite le film. Martial Knaebel
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Longing (2017)
Savi Gabizon
Israël
104′
Ariel, célibataire déjà grisonnant et économiquement à l’aise, retrouve Ronit, un amour du temps où ils étaient étudiants, il y a vingt ans. Elle lui annonce en larmes qu’elle était enceinte lorsqu’elle l’a quitté, sachant qu’il ne voulait pas d’enfant. D’autres «bombes» seront lâchées au cours de cette comédie à l’humour aussi noir que le ton est feutré. Savi Gabizon est un habitué du box-office dans son pays et son dernier film Longing, qu’on peut traduire par «désir», semble bien parti pour suivre la même voie du succès, ayant déjà conquis les faveurs des publics des festivals de Venise (dans la section Giornati degli autori) et de Jérusalem. De fait, le film est une véritable perle de mise en scène où l’auteur se joue de tous les codes de la comédie et du drame tout à la fois, où rien ne va se passer comme on s’y attendrait. Chaque épisode réserve au spectateur son lot de développements inattendus quoique très logiques si on se laisse prendre par ce regard décalé qui use de l’absurde avec finesse. Ariel, donc, apprend qu’il est le père d’un garçon qui a maintenant vingt ans. Son premier réflexe est de prendre rendez-vous avec son avocat. Cependant, dans la foulée, son ex Ronit lui annonce que son fils vient de mourir dans un accident de voiture... À partir de là, Savi Gabizon va nous mener de situations improbables en circonstances surréalistes, voire fantasmagoriques. Étonnamment, cela fonctionne grâce à une mise en scène épurée - on ne voit quasiment que les protagonistes dans des rues désertes et des appartements impersonnels - où chaque geste, chaque dialogue, est filmé avec une concision remarquable. Où, pourtant, on assiste à quelques retournements - parfois carrément plusieurs dans un même plan - qui ne laissent pas souffler le spectateur. Cette mécanique si fluide serait vaine si elle n’évoquait, sans avoir l’air d’y toucher, des sujets bien réels et concrets, et à portée universelle, tels que les relations parents-enfants, ou notre attitude face à la mort - la nôtre ou celle de proches. Longing, c’est du Woody Allen accommodé à la sauce Altman. Martial Knaebel
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Wajib (2017)
Annemarie Jacir
Palestine
97′
Shadi, installé à Rome, revient à Nazareth pour aider à la préparation du mariage de sa sœur Amal. Avec son père, il va délivrer en mains propres les invitations à tous ceux dont ils espèrent la présence. Road-movie urbain, mêlant humour et drame, Wajib prend prétexte des tensions entre le père et le fils pour évoquer la situation des Palestiniens d’Israël. Petites disputes et grande Histoire «wajib» pourrait se traduire par devoir ou obligation. C’est une obligation que vont accomplir Abu Shadi et son fils en remettant les invitations pour le mariage d’Amal. Shadi, le fils, s’est expatrié à Rome où il travaille comme architecte et vit avec la fille d’un responsable de l’OLP en exil. Le père resté au pays est instituteur et aimerait bien finir comme directeur d’école. Les rencontres de maisons en maisons sont autant d’occasions d’évoquer le passé, et d’attiser des disputes entre père et fils. Annemarie Jacir, dont c’est le troisième film, use d’un drame familial pour évoquer l’histoire de son pays. Dans le premier, Salt of this Sea, une jeune femme venait réclamer à une banque les avoirs qu’y avait laissés son grand-père parti en exil. Dans le deuxième, When I Saw You, le petit Tarek s’enfuit d’un camp de réfugiés pour retrouver son père. Avec Wajib, si le ton est toutefois plus léger et les occasions de sourire plus nombreuses, les dilemmes auxquels est confrontée la population arabe d’Israël sont toujours et bien présents, évoqués par les souvenirs des anciens que les deux hommes rencontrent, ou par les disputes entre père et fils - imposants Mohamed Bakri et Saleh Bakri, père et fils aussi dans la vraie vie. Vivant à Rome, Shadi est encore bardé d’une intransigeance idéologique dont se moque son père obligé de composer avec les autorités israéliennes. Jacir montre encore une fois sa parfaite maîtrise de la direction d’acteurs. Principaux ou seconds rôles, ils trouvent tous le ton juste pour donner au récit une touche à la fois de réalisme et d’humour. Cependant, la grande réussite de Wajib tient certainement à un personnage invisible: la mère, partie aux Etats-Unis et dont le père ne se console pas. Une occasion pour Mohamed Bakri de montrer tout son talent d’acteur. Martial Knaebel
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Un homme intègre (2017)
Mohammad Rasoulof
Iran
118′
Reza et sa femme se sont installés en province, espérant échapper à la corruption de la capitale. Lui a créé une pisciculture, elle enseigne. Las, une compagnie convoite le terrain où se situe leur ferme. Mais Reza refuse toujours la compromission, seul face à tout un système. Le récit de Mohammad Rasoulof est, lui aussi, sans concession qui nous plonge dans un thriller politique à portée universelle. Mohammad Rasoulof n’attend pas, dès les premières images, on perçoit quelle sera l’intrigue. Reza, en face d’une banque, est avec un des employés lui expliquant comment contourner les règles et ne pas rembourser ses dettes. On imagine le courage qu’il a fallu à toute l’équipe de tournage - techniciens et acteurs y compris - pour se lancer dans la réalisation d’un tel brûlot politique. Car dans Un homme intègre, on appelle un chat un chat. La corruption qui gangrène quasiment toute la population de cette province y est décrite sans ambiguïté aucune. Ce franc-parler a l’immense mérite de rendre l’intrigue fluide et intelligible même pour un public qui ne serait pas au fait de la politique iranienne. Cependant, Rasoulof ne se contente pas de ce constat politico-social. Ses personnages sont faits de chair et de sang, ils ne peuvent pas être simplement tout d’une pièce. Comment peuvent-ils réagir et se défendre face aux attaques multiples auxquelles ils font face? Les drames intimes se mêlent alors aux conflits économiques. Voici alors une autre qualité qui fait de Un homme intègre un vrai film à suspens où les protagonistes se démènent pour survivre. Le récit est porté par une image très naturaliste, une bande son ultra-minimaliste qui ne garde que les bruits de la nature qui laissent au spectateur le temps de se concentrer sur l’intrigue elle-même. Il ne fait aucun doute que le film est destiné avant tout au public de son pays. Profondément enraciné dans la vie iranienne, le film développe pourtant une réflexion plus universelle : jusqu’à quel point un homme peut-il conserver son intégrité en luttant contre un système corrompu? Martial Knaebel
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Grain (2017)
Semih Kaplanoglu
Turquie
128′
Dans un avenir proche, les récoltes permettant de nourrir les populations de villes ultra-protégées dépendent de semences OGM produites par des conglomérats privés. Mais ces graines ont un dramatique problème de reproduction. Pour tenter de le résoudre le professeur Erol Erin veut retrouver le généticien Cemil Akman, dont la thèse avançait une explication à cette énigme et fut pourtant censurée par les autorités. Pour le rencontrer, Erin devra quitter la ville protectrice pour les Terres Mortes. Après avoir remonté le temps avec sa trilogie de Yusuf magistralement conclue avec Bal (Miel, 2010, Ours d’or à Berlin), Semih Kaplanoglu s’aventure cette fois-ci dans le futur. Et, même si nous sommes loin des films catastrophes à la sauce Hollywood, cet avenir n’a rien d’engageant. D’autant plus que Kaplanoglu ne s’éloigne que de très peu de ce que vivent déjà certaines parties du monde. Cela est d’ailleurs si «vrai» que les décors choisis par le réalisateur sont directement filmés de la réalité: la ville en ruine, c’est Detroit. La barrière électrique, c’est celle dont rêvent certains hommes politiques. Cependant, là où le matérialisme occidental cherche des solutions techniques face à la destruction de la planète, Kaplanoglu préfère explorer des voies plus philosophiques. Comme l’avait fait avant lui Andreï Tarkovsky avec son Stalker. Dans ce film aussi, deux hommes pénètrent dans un no man’s land pollué et supposé mortel pour l’homme. C’est cette recherche philosophique - certains diront même mystique en pensant au cinéaste russe - qui intéresse Semih Kaplanoglu, qui guidera ses choix esthétiques. Comme le noir et blanc qui imprime une beauté austère aux images, qui souligne aussi le vide de ces plans larges, déserts de dunes ou de béton. La particule humaine est ainsi un film d’aventure - car de l’action, il y a - où le progrès scientifique est confronté à une barrière techniquement infranchissable, essaie de nous dire Kaplanoglu qui semble chercher une clé dans la philosophie soufie. Une pensée et des images nous semblent alors familières : Nacer Khemir, avec son instituteur dans Les Baliseurs du désert, cherchait lui aussi une réponse parmi les dunes d’une terre hostile. Martial Knaebel
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Malaria (2016)
Parviz Shahbazi
Iran
89′
Deux mains gantées manipulent un téléphone portable sous les instructions d’une voix off. L’écran finit par s’éclairer pour montrer Hanna qui se filme elle-même et son ami Murry. Ce smartphone sera alors acteur et chroniqueur de l’odyssée d’Hanna et Murry. Ils vont entraîner avec eux Azi, musicien des rues, lorsque celui-ci les prendra en autostop. Ils atteindront ainsi Téhéran pour devoir la quitter lorsque le père et les frères d’Hanna auront retrouvé leur trace. Alors que le récit est un long flash-back, le mélange d’images provenant du smartphone ajoutées à celles d’une caméra le plus souvent portée, donne au spectateur le sentiment d’assister aux événements en temps réel. Sentiment accentué par le choix Parviz Shahbazi de tourner avec les rues de Téhéran comme décor. La vie de la jeunesse téhéranaise et sa vivacité, malgré les multiples contraintes, ses difficultés face à la police des mœurs, donnent du souffle au récit. En particulier cette soirée mémorable où les jeunes fêtent l’annonce de la signature de l’accord nucléaire entre l’Iran et le groupe des 5+1. Malaria est en fait une ode à la jeunesse iranienne, et aussi un portrait affectueux de Téhéran. Cependant, si la joie de vivre de la jeunesse existe bel et bien, Parviz Shahbazi n’élude pas la réalité et les dangers d’un avenir compromis par des politiques sur lesquelles cette jeunesse n’a aucune prise. Troisième film du réalisateur centré sur les jeunes, après Deep Breath (2003) et le thriller Trapped (2013), Malaria, joué par des acteurs amateurs mais inspirés, est un témoignage passionnant et émouvant sur une génération qui aimerait vivre sa vie, tout simplement. Martial Knaebel
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Le Grand Bal (2018)
Laetitia Carton
France
89′
C'est l'histoire d'un bal. D'un grand bal. Chaque été, plus de deux mille personnes affluent de toute l’Europe dans un coin de campagne française. Pendant 7 jours et 8 nuits, ils dansent encore et encore, perdent la notion du temps, bravent leurs fatigues et leurs corps. Ça tourne, ça rit, ça virevolte, ça pleure, ça chante. Et la vie pulse.
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Le vent tourne (2018)
Bettina Oberli
Suisse
86′
Une ferme dans le Jura, loin de tout. C’est ici que Pauline et Alex ont réalisé leur rêve d’une vie en autarcie, en harmonie avec la nature. Leur projet est soudé par leur amour, leurs idéaux et leur travail. Le couple veut désormais franchir l’étape de l’indépendance totale et produire sa propre électricité. L’arrivée de Samuel, venu installer une éolienne, va profondément troubler Pauline et bouleverser son couple et ses valeurs. La réalisatrice Bettina Oberli s’est fait connaître avec des films comme « Vent du Nord », et avec « Les Mamies ne font pas dans la dentelle » elle a signé l’un des plus grands succès cinématographiques suisses des dernières décennies. Si chacun de ses films est très différent, il y a néanmoins un dénominateur commun dans son travail : la réalisatrice sonde avec justesse la nature humaine. « Le vent tourne », filmé dans les paysages impressionnants du Jura, évoque une histoire universelle sur la fragilité des rêves et sur les responsabilités, individuelles et collectives. Un film poignant, magistralement interprété, aux images fortes, qui ne laissera personne indifférent.
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Cold War (2018)
Paweł Pawlikowski
Pologne
88′
Une histoire d’amour éternelle: Wiktor rencontre Zula lors d’une audition de chant. Sans trop réfléchir, il embauche la jeune femme à la voix divine. Un amour fou embrase immédiatement ces deux cœurs, et aucune limite ne semble pouvoir atténuer leur passion ardente. Mais le groupe de Wiktor subit de plus en plus les turbulences politiques et au début des années 50, lors d’un concert à Berlin Est, il saute sur l’occasion pour passer à l’Ouest. Tandis que Wiktor découvre le Jazz à Paris, Zula, restée en Pologne, poursuit sa propre carrière. Pourtant, même séparés, ils ne s’oublient pas. Que ce soit à Varsovie, à Paris ou à Split, la vie fait se croiser les chemins de ces deux amoureux, pour quelques heures ou un peu plus longtemps… Pawel Pawlikowski avait reçu un Oscar en 2015 pour son précédent film « Ida ». Dans « Cold War » il raconte l’histoire d’un amour impossible à une époque impossible. Tout semble les séparer : leur passé, leur tempérament, leur caractère, leurs idées politiques, les imperfections de chacun et les inévitables coups du sort, et pourtant, ils sont fatalement condamnés à être ensemble. Au Festival de Cannes, « Cold War » a gagné le Prix de la mise en scène 2018. Un film magnifique avec une musique fascinante et des images d’une rare beauté.
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L'intrusa (2017)
Leonardo di Costanzo
Italie
95′
Banlieue de Naples. Giovanna dirige bénévolement un centre d’accueil pour enfants dans un quartier populaire, véritable rempart contre la mainmise de la mafia. Un jour, la jeune Maria, épouse d’un criminel de la Camorra en fuite, vient s’installer avec ses deux enfants dans un baraquement du centre avec l’accord de Giovanna. L’hospitalité qui lui est accordée met la communauté en émoi. Au pied du mur, Giovanna va devoir faire un choix qui pourrait remettre en cause le sens même de son travail.
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Emma (2017)
Silvio Soldini
Italie
117′
Teo est sans cesse en train de fuir : son passé, sa famille, l’attachement sentimental. Malgré sa petite amie avec laquelle il va bientôt se mettre en ménage, une maîtresse et différentes aventures romantiques, son refuge et lieu préféré reste son appartement de célibataire où il habite avec son robot aspirateur. La seule chose qu’il aime vraiment passionnément, c’est son travail de créatif dans une agence de pub. Emma est ostéopathe et aveugle depuis qu’elle a 16 ans. Mais c’est une battante, courageuse et indépendante, en paix avec elle-même. Fraîchement séparée de son ex-mari, elle est ouverte à un flirt avec un charmeur et Teo ne tarde pas à tomber sous son charme. Elle lui fait découvrir un monde de sensualité, souvent invisible aux yeux des voyants. Le réalisateur italo-suisse Silvio Soldini qui s’est taillé une réputation internationale grâce à son « Pane e tulipani », montre une fois de plus tout son talent et sa sensibilité dans ces moments magiques d’une histoire d’amour naissante. Avec ce film, il a gagné le cœur du public lors de plusieurs festivals de cinéma, comme à Venise, São Paulo, Zurich ou encore Soleure. « Emma » est émouvant, charmant et une source d’inspiration.
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Loveling (2017)
Gustavo Pizzi
Brésil
97′
Entre la vieille maison en lambeaux, la nouvelle qui n’en finit pas d’être achevée, une sœur qui débarque avec son fils et un oeil au beurre noir, Irene a fort à faire. Ajoutons un mari aimant nul en affaires, mais prompt à lancer des plans sur la comète et on peut imaginer le quotidien chaotique de cette mère de 4 gars dans une tragi-comédie brésilienne enlevée et chaleureuse. Si on peut se permettre le jeu de mots, voici une authentique comédie authentique. Authentique comédie parce que c’en est une véritable, au rythme affolant et aux gags surprenants. Comédie authentique, car les situations que Gustavo Pizzi met en scène - avec l’aide de Karine Teles, son épouse, coscénariste en plus d’être Irene à l’écran -, reflète sans conteste des réalités vécues par une classe moyenne brésilienne en voie de paupérisation. La famille (et le film) est portée à bout de bras par Irene obligée de courir dans tous les sens, pour gérer ses fils et son mari, puis pour accueillir sa soeur, en plus de pratiquer des petits boulots pour joindre les deux bouts. Lorsque Fernando, l’aîné, rentre à la maison pour annoncer qu’il est engagé par une équipe de handball allemande, et qu’il pourra poursuivre ses études là-bas, tout le monde se réjouit. Mais il part dans 3 semaines et, du coup, Irene redevient une mère poule affolée à l’idée de voir son fils quitter le nid. La réussite de Loveling tient à l’accumulation de détails dans des situations si vraies qu’elles pourraient bien être réelles. Cette somme donne de la profondeur à l’intrigue et de l’émotion à la comédie. On s’entiche aussi de tous ces personnages qui tiennent tous une place unique, apportant chacun son lot de complications à la cascade de problèmes déjà nombreux auxquels doit faire face la mère. Cela pourrait tourner à la tragédie, mais non, le duo Pizzi-Teles évite l’écueil en retournant les situations scabreuses vers quelque chose de poétique et de tendre. Grâce à l’immense talent de Karine Teles, dont la performance à elle seule vaut déjà le détour. Mais il ne faut pas oublier les autres acteurs, tous convaincants, jusqu’aux petits jumeaux espiègles qui semblent s’amuser de tout. Martial Knaebel
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The Bookshop (2016)
Isabel Coixet
France
113′
À la fin des années 50, nous sommes à Hardborough, une paisible petite ville côtière en Angleterre. Florence Green rêve d’ouvrir sa propre librairie. Son amour des livres est la seule chose qui lui reste de son défunt mari. Elle est prête à investir toute sa fortune et toute son énergie pour réaliser ce rêve. Les villageois sont d’abord sceptiques, mais commencent petit à petit à s’intéresser à cette librairie quand Florence y met en vente des œuvres progressistes et sulfureuses comme « Lolita » de Nabokov ou « Fahrenheit 451 » de Bradbury. La jeune veuve trouve un allié précieux en la personne de Mr. Brundish, un gentleman cultivé qui vit en solitaire et partage sa passion de la lecture. Mais elle a aussi une ennemie redoutable, Violet Gamart, l’éminence grise du village, de vieille souche… Le film « The Bookshop » est une adaptation cinématographique subtile du roman éponyme de Penelope Fitzgerald. Les mouvements intérieurs des personnages sont captés avec beaucoup de sensibilité et de nuances dans le cadre magnifique de ces paysages côtiers britanniques. Emily Mortimer, Bill Nighy et Patricia Clarkson incarnent leurs rôles à la perfection. Avec son dernier opus, la réalisatrice catalane Isabel Coixet a raflé trois Goyas, prestigieux prix du cinéma espagnol. Un film poétique qui célèbre l’amour de la littérature.
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Trois visages (2018)
Jafar Panahi
Iran
101′
Une célèbre actrice iranienne reçoit la troublante vidéo d'une jeune fille implorant son aide pour échapper à sa famille conservatrice... Elle demande alors à son ami, le réalisateur Jafar Panahi, de l'aider à comprendre s'il s'agit d'une manipulation. Ensemble, ils prennent la route en direction du village de la jeune fille, dans les montagnes reculées du Nord-Ouest où les traditions ancestrales continuent de dicter la vie locale.
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Das schweigende Klassenzimmer (2018)
Lars Kraume
Allemagne
111′
Allemagne de l'est, 1956. Kurt, Theo et Lena ont 18 ans et s'apprêtent à passer le bac. Avec leurs camarades, ils décident de faire une minute de silence en classe, en hommage aux révolutionnaires hongrois durement réprimés par l'armée soviétique. Cette minute de silence devient une affaire d'Etat. Elle fera basculer leurs vies. Face à un gouvernement est-allemand déterminé à identifier et punir les responsables, les 19 élèves de Stalinstadt devront affronter toutes les menaces et rester solidaires.
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Ohne diese Welt (2017)
Nora Fingscheidt
Allemagne
115′
Argentine en 2016: dans une région reculée au Nord du pays vivent environ 700 Mennonites d'Allemagne comme au 18ème siècle. Ils parlent le vieil allemand et vivent de l'agriculture et de l'élevage bovin. Mais est-il vraiment possible de refuser le développement?
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Liquid Truth (2017)
Carolina Jabor
Brésil
88′
Rubens est maître-nageur dans un club sportif. Il aime son travail et ses élèves. Peut-être trop? Un de ses bambins rapporte à sa mère une proximité excessive. Pour Rubens, c’est le début d’une descente aux enfers. La jeune réalisatrice Carolina Jabor ne ménage pas ses effets et entraîne très vite le spectateur dans une situation dramatique haletante. Rubens est encore jeune, toujours beau gosse, de caractère jovial. Il est chaleureux avec ses élèves qui le lui rendent bien. Sa relation avec son amie Sofia est volcanique et passionnée. Ses collègues apprécient sa joie de vivre. Il est donc surpris, ne comprend pas, lorsque les parents du petit Alex l’accusent d’abuser de leur garçon de huit ans. Défendu tout d’abord, maladroitement, par Ana, la directrice du centre sportif, Rubens va devoir affronter la vindicte des parents entourés de gens qui vont le juger coupable quoiqu’il dise, sur la base des paroles d’un enfant et dans l’absence de toute preuve formelle. En choisissant de donner un déroulement linéaire à son récit, limpide, sans aucun artifice scénaristique, Carolina Jabor laisse une totale liberté au spectateur. A lui d’interpréter les signes qui lui sont proposés. La réalisatrice concentre toute son attention sur quelques personnages-clés, laissant quelque peu de côté l’atmosphère insidieuse, oppressante, qui mène inéluctablement à une chasse aux sorcières. Les ambiguïtés seront assumées par les personnages, en premier lieu Rubens, carrure d’athlète, mais fragile. Ana, la directrice, d’abord ferme aux côtés de son employé, mais dont la défense malhabile s’effilochera lamentablement au fur et à mesure que la pression se fera plus forte. Les parents du petit Alex montrent aussi des signes de déséquilibre, le père exigeant, la mère de toute évidence névrosée. Paradoxalement, ou peut-être pas d’ailleurs, c’est l’amie de Rubens, Sofia, la plus jeune de tous qui se montrera la plus forte et restera ferme à ses côtés. En jouant sur l’intimité de scènes où les protagonistes sont rarement plus de deux ou trois, Carolina Jabor livre une intrigue claire où le suspens tient moins au dénouement qu’à l’évolution de ses personnages. Liquid Truth est un témoignage précieux d’une époque. Martial Knaebel
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Le coureur (2018)
Hannes Baumgartner
Suisse
92′
Jonas Widmer est l’un des meilleurs coureurs longue-distance de Suisse. Son grand objectif: le marathon aux jeux olympiques. Malgré une enfance difficile, il semble avoir trouvé sa voie. A côté du sport, il travaille comme cuisinier et est apprécié de ses collègues pour son côté serviable. De plus, il veut emménager sous peu avec sa petite amie Simone dans leur premier appartement commun. C’est alors qu’il échoue à conserver son titre lors d’une course devant son propre public, et les souvenirs angoissants de son frère Philipp décédé le rattrapent. Jonas est incapable d’exprimer sa souffrance intérieure, son désespoir grandit et il commence à mener une double vie tragique. Le réalisateur zurichois Hannes Baumgartner s’est inspiré pour son premier film de cinéma d’un crime qui a défrayé la chronique judiciaire en Suisse. LE COUREUR dresse le portrait précis d’un personnage ambigu qui se trouve prisonnier d’une toile toujours plus dense tissée par des événements marquants, des mécanismes de déni et un déchirement intérieur.
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303 (2018)
Hans Weingartner
Allemagne
120′
Sur le chemin de Berlin au Portugal dans son camping-car rouillé '303', la jeune étudiante en biologie Jule prend l'auto-stoppeur Jan. Tout en ayant des conversations intenses sur la société, le monde et la nature de l'homme, ils essaient de ne pas tomber amoureux. Hans Weingartner («Die fetten Jahre sind vorbei») lui-même dit: «‹303› est pour ainsi dire le ‹film Anti-Tinder›. Au lieu de 3 secondes de wipe-and-go, le lent rapprochement de deux âmes.»
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The Florida Project (2017)
Sean Baker
États-Unis
111′
Nous sommes à Orlando, dans cette Floride gorgée de soleil, où des millions de touristes dépensent des fortunes dans les innombrables parcs d’attractions. La petite Moonee, âgée de six ans, déborde d’énergie, d’envie d’aventures et d’imagination. Elle vit dans le voisinage de Disney World au Magic Castle Inn, un motel un peu délabré qui accueille plusieurs familles en rade. Halley, la très jeune mère de Moonee, se livre à des trafics douteux pour faire vivre sa petite famille. Le sévère mais gentil directeur du motel, Bobby, fait de son mieux pour les aider et éviter les catastrophes. Pendant ce temps, Moonee traîne en compagnie de sa bande de gamins intrépides et insolents dans les parages et invente des bêtises à la pelle… Avec « The Florida Project », le réalisateur indépendant américain Sean Baker (« Tangerine ») parvient à brosser, avec sensibilité et légèreté, le portrait d’une population en marge de la société américaine. Outre le très polyvalent Willem Dafoe (« Spider-Man », « Antichrist »), le casting est composé en majorité d’acteurs amateurs, ce qui confère une authenticité supplémentaire à cette étude sociale haute en couleur. Un film enchanteur sur le monde magique de l’enfance où les problèmes des adultes sont clairement quantité négligeable.
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La saveur des Ramen (2018)
Eric Khoo
Singapur
90′
Pour le jeune cuisinier Masato, le ramen n’est pas qu’une soupe. Les odeurs et les arômes sont sa passion, sources de souvenirs qu’il conserve de sa mère morte jeune. Ses parents se sont connus à Singapour et ont ouvert des années plus tard leur propre restaurant à Takasaki au Japon. Après le décès brutal de son père, Masato voyage à Singapour pour un périple culinaire et pour mieux comprendre l’histoire de sa famille. En compagnie de la blogueuse culinaire Miki, il découvre les délices chinois et différents membres de sa famille. Masato et sa grand‐mère, ensemble aux fourneaux, cherchent à guérir leurs blessures intérieures. En cuisinant à quatre mains, ils trouvent la paix. Une soupe préparée avec amour est plus que la somme de ses ingrédients. Originaire de Singapour, Eric Khoo a été en 1997, avec «12 Storeys», le premier réalisateur à présenter au festival de Cannes un film de Singapour. Sa nouvelle œuvre «La Saveur des Ramen» se distingue par ses qualités de cœur et d’humanité et charme tant par sa sensualité que par sa recherche esthétique. Pour Eric Khoo, la nourriture n’est pas seulement un élément important de l’identité culturelle, c’est aussi une force fédératrice qui rassemble les gens. Dans le rôle principal, le célèbre chanteur et acteur japonais Takumi Saito livre une brillante interprétation.
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