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Le pouvoir des femmes

Sur filmingo, nous célébrons les femmes fortes dans le cinéma - laissez-vous inspirer.

Aurore (2017)
Blandine Lenoir
France
89′
Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer?
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Rafiki (2018)
Wanuri Kahiu
Kenya
82′
Toutes deux collégiennes, Kena et Ziki ont souvent l’occasion de se croiser bien que ne venant pas du même milieu. Toutes leurs différences n’empêchent pas que les deux filles ressentent une forte attirance l’une vers l’autre. Délicatesse, simplicité et, surtout, sincérité, telle est l’approche qu’a choisie Wanuri Kahiu pour traiter d’un sujet tabou dans son pays. Portrait d’une jeunesse pop Kena se verrait bien infirmière dans le futur, bien que ses notes pourraient lui laisser espérer une entrée à l’université. Travailleuse, elle aide son père dans son échoppe. Celuici est candidat progressiste aux élections municipales dans lesquelles il est opposé au père de Ziki, homme d’affaires fortuné. Les regards que s’échangent les deux adolescentes ne laissent place à aucun doute sur les sentiments et l’attirance qu’elles éprouvent l’une pour l’autre. Comment vont-elles faire face à leur famille, leur voisinage, dans un pays où l’homosexualité est punie de prison? Tirée de la nouvelle «Jambula Tree», de l’Ougandaise Monica Arac de Nyeko, Rafiki - qui signifie ami, ou amie, en swahili -, se déroule à Nairobi, dans un quartier d’habitations de classe moyenne où la vie se passe surtout à l’extérieur. Kena y circule en skateboard, joue au foot avec les garçons. Les jeunes se retrouvent à des buvettes à même la rue. C’est dans ces moments de convivialité adolescente que Kena et Ziki croisent les regards. Si le sujet du film est bien cette relation entre les deux filles, et l’opposition qu’elle rencontre, la réalisatrice n’oublie pas de soigner l’environnement du récit. Nairobi et son effervescence y sont vivantes grâce à la caméra de Christopher Wessels, et aussi aux personnages annexes qui sont tous parfaitement ébauchés et incarnés par des acteurs plus que convaincants. Il y a aussi de quoi être touché par la délicatesse dont fait preuve la réalisatrice pour nous raconter cette histoire d’amour: on sent très bien l’envie, non pas de choquer, mais de pousser le spectateur à l’accepter telle qu’elle est. Et ces filles telles qu’elles sont. Couleurs pop, musique pop, en fait Rafiki déborde de la joie de vivre de l’adolescence. Envers et contre tout. Martial Knaebel
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La Yuma (2010)
Florence Jaugey
Nicaragua
84′
Yuma vit dans un quartier pauvre de Managua, où une jeunesse sans avenir n’a que les combines pour essayer de survivre. Yuma, elle, a choisi la boxe comme porte de sortie. Elle s’entraîne chaque jour, rêvant de devenir professionnelle. Une rencontre fortuite avec Ernesto, étudiant en journalisme, lui ouvre de nouveaux horizons. La Yuma, première fiction nicaraguayenne en 20 ans, impressionne grâce à la performance époustouflante d’Alma Blanco. Le portrait d’un pays contrasté Florence Jaugey a tourné de nombreux documentaires, tous au Nicaragua, avant de se lancer dans ce premier film de fiction. Cette expérience transparaît dans chaque plan de La Yuma, dans la façon dont est mis en scène, et dirigé, chacun des personnages qui s’insère dans le récit. Et en fait, toutes les situations, toutes les attitudes et les dialogues - pourtant exprimées et dits par des acteurs non-professionnels -, sonnent justes et «vrais», que ce soit dans la famille de Yuma, dans la rue ou dans les réunions des loubards du quartier. On se retrouve donc dans une famille «classique » où la mère assure un maigre revenu alors que son copin est chômeur. On participe à des rassemblements des voyous du coin, à leurs fumeries ou à la préparation de leurs coups minables. De ce point de vue, La Yuma présente un intérêt certain en donnant une foule d’informations sur la vie d’aujourd’hui dans les zones pauvres de Managua dans un récit dynamique, sans temps mort, quelques fois même drôle, mais surtout sans aucun misérabilisme. Cependant, cette évocation n’aurait jamais atteint une telle puissance sans le personnage de Yuma, et l’énergie mise par Alma Blanco pour jouer cette jeune femme qui, dans sa volonté inébranlable de réussir à s’en sortir, à s’échapper de ce monde perdu, dynamite tout autour d’elle. Elle impose son rythme au film comme elle en impose aux garçons du quartier et même à sa patronne, dans le magasin où elle a trouvé du travail. C’est qu’il y a de quoi être subjugué par tant de vitalité positive. Positive parce que Yuma n’est pas cynique dans son envie de réussir, elle veut quitter la pauvreté mais reconnaît son appartenance sociale, elle ne snobe pas ses copains et veut sauver ses petites soeurs avec elle. Finalement, cette puissante vitalité positive, rafraichissante, rayonne sur tout le film et déborde de l’écran pour toucher le spectateur.
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God Exists, Her Name Is Petrunya (2019)
Teona Strugar Mitevska
Macédoine du Nord
100′
Une jeune femme dans la trentaine s’immisce dans une célébration de l’Epiphanie jusque là exclusivement masculine. Ce «sacrilège» secoue la petite bourgade macédonienne où vit l’héroïne Petrunya. Comédie mordante et narquoise, Dieu existe, son nom est Petrunya nous plonge dans une société patriarcale et phallocrate, mais finalement impuissante pour peu qu’on lui résiste. Qui est le loup, qui est l’agneau? Petrunya a la trentaine, vit toujours chez ses parents et n’a toujours pas trouvé de travail. Au retour d’un x-ième entretien d’embauche qui, en plus d’être infructueux, fut humiliant pour la jeune femme, Petrunya croise la procession de l’Epiphanie et la suit jusqu’à la rivière où le prêtre jette une croix en bois que les jeunes gens du village vont chercher à récupérer en affrontant les flots glacés. Dans un geste spontané et irréfléchi, la jeune femme se jette à l’eau, elle aussi, et récupère la croix la première. Scandale chez les jeunes hommes frustrés qui veulent récupérer leur dû. Petrunya s’enfuit sous les quolibets et les menaces pour se réfugier chez elle. Pour le prêtre, non plus, elle n’avait pas le droit de participer à la cérémonie. Il fait appel à la police pour récupérer ce qu’il considère comme son bien. Dieu existe, son nom est Petrunya est d’abord le portrait d’une femme qui se révèle à nous et à elle-même. Entre la chipie paresseuse, réfugiée sous les draps, du début et la jeune femme à la fin, il y a un univers. Zorica Nusheva nous fait vivre, avec un talent phénoménal, cette évolution de Petrunya. Ou plutôt cette révélation, petit à petit, d’une femme éduquée, plus sûre d’elle-même à mesure qu’elle voit la faiblesse des représentants du sexe fort. La fable du loup déguisé en agneau est ici carrément inversée: Petrunya se dit l’agneau déguisé en loup... Mais le film, à un niveau plus général, est aussi une satire d’une société qui se voudrait moderne, mais qui n’arrive pas à se défaire d’oripeaux d’un autre âge. Une société où, d’ailleurs, l’histoire semble être juste utile à perpétuer des légendes. Pour mettre tout cela en scène, la réalisatrice Teona Strugar Mitevska use d’un ton humoristique qui ne déplairait pas à Ken Loach, entre ironie vis-à-vis des structures et empathie pour ses personnages. Martial Knaebel
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La belle et la meute (2017)
Kaouther Ben Hania
Tunisie
100′
Mariam, jeune étudiante à l’université de Tunis, est violée au sortir d’une fête organisée dans un hôtel. Elle veut porter plainte, mais elle se heurte à la suspicion, voire au déni, quand ce ne sont pas carrément des menaces. Kaouther Ben Hania s’inspire d’un fait réel et d'un livre pour filmer, caméra au poing, les démarches d’une jeune femme qui réclame justice. Et la réalisatrice tunisienne frappe fort. Kaouther Ben Hania n’est pas une inconnue pour ceux qui s’intéressent au cinéma tunisien. On doit en effet à la jeune réalisatrice cet objet filmique non identifié, Le Challat de Tunis, mi-documentaire, mi-fiction, qui s’essayait à enquêter sur une légende urbaine d’un jeune Tunisois balafrant les fesses des jeunes femmes. Avec La belle et la meute, Kaouther Ben Hania, paradoxalement, entre résolument dans la fiction pour mieux s’approcher de la réalité. C’est une Mariam hagarde, courant et trébuchant dans la rue, que nous retrouvons après la fête après l’avoir quittée au bas des marches de la salle de danse. Mais cette fois-ci, la caméra ne la quittera plus, se collant à elle, épousant ses moindres gestes, ses moindres faux-pas, donnant le sentiment de suivre chaque plan-séquence en temps réel. La réalisatrice place également des balises, marquant autant de stations du «chemin de croix» de Mariam, donnant à chaque chapitre sa propre tension, sa propre force. Hôpital, poste de police, hôpital de nouveau. Mariam Al Ferjani (Mariam) donne à son personnage une présence immense, sa détresse nous atteint sans crier gare, les regards de commisération, de mépris, menaçants que lui jettent les femmes et les hommes qu’elle doit croiser à l’hôpital ou au commissariat de police, ont de quoi ébranler le spectateur le plus endurci. En ne montrant aucune violence physique et uniquement la détresse de la jeune femme, Kaouther Ben Hania la décuple et fait de chaque coin de couloir le lieu d’une nouvelle embuscade et maintient ainsi une tension qui ne se libérera qu’à la dernière séquence. Véritable thriller politique, La belle et la meute livre un instantané, presque allégorique, d’un pays et d’une société sur le fil du rasoir auquel s’ajoute un superbe portrait de femme. Martial Knaebel
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Sibel (2018)
Guillaume Giovanetti, Çagla Zencirci
Turquie
95′
Sibel, 25 ans, vit avec son père et sa sœur dans un village isolé des montagnes de la Mer Noire. Sibel est muette mais communique grâce à la langue sifflée ancestrale de la région. Rejetée par les autres habitants, elle traque sans relâche un loup qui rôderait dans la forêt, objet de fantasmes et de craintes des femmes du village. C’est là que sa route croise un fugitif qui pose, pour la première fois, un regard neuf sur elle. Femme sauvage Guillaume Giovanetti et Çagla Zencirci parlent de leur film et expliquent comment ils voient la jeune femme Sibel: «Elle n’est pas l’apanage de la société turque. Il existe des Sibel partout dans le monde, ces femmes confinées à un cadre, auxquelles la société inflige des limites. Mais la trajectoire de Sibel est celle d’une forme d’affranchissement. Du fait de son handicap, elle n’est pas polluée par ce qu’on impose quotidiennement à la gent féminine. Elle a été élevée de manière plus libre et indépendante par son père. Au village, on la laisse tranquille car les règles sociales ne s’appliquent pas à son profil. Elle se développe autrement, avec une acuité dans sa vision du monde, à la recherche d’une force intérieure originelle et primitive. La quête de son identité s’incarne dans celle de la bête sauvage, du fameux loup.»
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Loveling (2017)
Gustavo Pizzi
Brésil
97′
Entre la vieille maison en lambeaux, la nouvelle qui n’en finit pas d’être achevée, une sœur qui débarque avec son fils et un oeil au beurre noir, Irene a fort à faire. Ajoutons un mari aimant nul en affaires, mais prompt à lancer des plans sur la comète et on peut imaginer le quotidien chaotique de cette mère de 4 gars dans une tragi-comédie brésilienne enlevée et chaleureuse. Si on peut se permettre le jeu de mots, voici une authentique comédie authentique. Authentique comédie parce que c’en est une véritable, au rythme affolant et aux gags surprenants. Comédie authentique, car les situations que Gustavo Pizzi met en scène - avec l’aide de Karine Teles, son épouse, coscénariste en plus d’être Irene à l’écran -, reflète sans conteste des réalités vécues par une classe moyenne brésilienne en voie de paupérisation. La famille (et le film) est portée à bout de bras par Irene obligée de courir dans tous les sens, pour gérer ses fils et son mari, puis pour accueillir sa soeur, en plus de pratiquer des petits boulots pour joindre les deux bouts. Lorsque Fernando, l’aîné, rentre à la maison pour annoncer qu’il est engagé par une équipe de handball allemande, et qu’il pourra poursuivre ses études là-bas, tout le monde se réjouit. Mais il part dans 3 semaines et, du coup, Irene redevient une mère poule affolée à l’idée de voir son fils quitter le nid. La réussite de Loveling tient à l’accumulation de détails dans des situations si vraies qu’elles pourraient bien être réelles. Cette somme donne de la profondeur à l’intrigue et de l’émotion à la comédie. On s’entiche aussi de tous ces personnages qui tiennent tous une place unique, apportant chacun son lot de complications à la cascade de problèmes déjà nombreux auxquels doit faire face la mère. Cela pourrait tourner à la tragédie, mais non, le duo Pizzi-Teles évite l’écueil en retournant les situations scabreuses vers quelque chose de poétique et de tendre. Grâce à l’immense talent de Karine Teles, dont la performance à elle seule vaut déjà le détour. Mais il ne faut pas oublier les autres acteurs, tous convaincants, jusqu’aux petits jumeaux espiègles qui semblent s’amuser de tout. Martial Knaebel
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The Bookshop (2016)
Isabel Coixet
France
113′
À la fin des années 50, nous sommes à Hardborough, une paisible petite ville côtière en Angleterre. Florence Green rêve d’ouvrir sa propre librairie. Son amour des livres est la seule chose qui lui reste de son défunt mari. Elle est prête à investir toute sa fortune et toute son énergie pour réaliser ce rêve. Les villageois sont d’abord sceptiques, mais commencent petit à petit à s’intéresser à cette librairie quand Florence y met en vente des œuvres progressistes et sulfureuses comme « Lolita » de Nabokov ou « Fahrenheit 451 » de Bradbury. La jeune veuve trouve un allié précieux en la personne de Mr. Brundish, un gentleman cultivé qui vit en solitaire et partage sa passion de la lecture. Mais elle a aussi une ennemie redoutable, Violet Gamart, l’éminence grise du village, de vieille souche… Le film « The Bookshop » est une adaptation cinématographique subtile du roman éponyme de Penelope Fitzgerald. Les mouvements intérieurs des personnages sont captés avec beaucoup de sensibilité et de nuances dans le cadre magnifique de ces paysages côtiers britanniques. Emily Mortimer, Bill Nighy et Patricia Clarkson incarnent leurs rôles à la perfection. Avec son dernier opus, la réalisatrice catalane Isabel Coixet a raflé trois Goyas, prestigieux prix du cinéma espagnol. Un film poétique qui célèbre l’amour de la littérature.
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Ixcanul Volcano (2015)
Jayro Bustamante
Guatemala
91′
María est promise à Ignacio, le contremaître de la plantation de café. Pour la famille, c’est l’assurance d’un logement et d’un travail pour le père. Mais pour la jeune fille, tout juste sortie de l’adolescence, cela signifierait la fin d’un rêve: celui d’aller voir au-delà du volcan. Le jeune réalisateur Jayro Bustamante est revenu sur sa terre natale filmer une histoire profondément enracinée dans les traditions mayas tout en étant radicalement d’actualité. María est belle, elle le sait. A 17 ans, elle voudrait aussi pouvoir embrasser le monde, celui qui se trouve derrière le volcan. Pepe, un jeune ouvrier qui ne pense qu’à partir aux Etats-Unis où se trouvent argent, voitures et maisons. En séduisant Pepe, María espère donc pouvoir partir avec lui vers le Nord. Mais le jeune homme partira sans elle et María, enceinte, n’aura plus que ses parents vers qui se tourner. Et ceux-ci, malgré cette tocade qui risque de les mettre tous sur la paille, vont montrer une solidarité sans faille. Mais la leçon pour María sera terrible.Les premiers plans nous montrent en détail les traditions mayas qui perdurent dans cette région du Guatemala, d’où Jayro Bustamante est lui-même originaire. On aurait tort pour-tant de confiner cette œuvre à son côté ethnologique, déjà passionnant, car il en déborde très vite pour mettre en scène les rapports de classe existant dans le Guatemala rural. Ce seront eux qui seront le moteur de la deuxième partie du récit. Traitement de l’image et montage s’allient pour exprimer la dureté implacable des relations entre les Mayas et les métis ou les blancs - passant de plans le plus souvent fixes, presque tranquilles, à des images de plus en plus mouvementées, caméra presque collée aux protagonistes. On réalise alors la misère dans laquelle sont maintenus les Indiens: logement et travail dépendant du bon vouloir du maître - et du contremaître, pas de scolarité pour les enfants, entraînant l’impossibilité de se faire comprendre, donc de se défendre, car ne parlant pas l’espagnol, langue de l’admini-stration. Et celle-ci, face à la mère de María, ne se souciant pas de la comprendre quand elle essaie de s’expliquer. Ils ne l’écoutent pas et voilà le drame des familles comme celle de María. Pour le pouvoir, elles n’existent pas. Le grand mérite de Ixcanul: elles vivent devant nous grâce à lui. Martial Knaebel
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Madagascar (1994)
Fernando Pérez
Cuba
48′
Laura, prise dans le train-train de sa vie de mère et de professeure à l'université, perd toute capacité de rêver. Son adolescente de fille menace, quant à elle, de s'égarer dans des rêves interminables, toujours à la recherche d'autre chose. Y-a-t-il encore un pont entre les deux femmes, la première enlisée et incompréhensive, la seconde saisie par des crises mystiques, l'euphorie-rock et des prises de tête 'cosmiques' ? Laura commence à remettre en question sa propre vie et à considérer autrement le monde de Laurita. Leurs continuels déménagements ne sont qu'une fuite d'elles-mêmes et de ce monde sans repères ni sens. Ce monde dont aimerait enfin se détacher Laurita. Comme beaucoup d'autres jeunes, elle aimerait partir n'importe où, vers un lieu imaginaire riche de mystères et de promesses, "Madagascar", lieu de tous les rêves et de tous les désirs. A l'instar de son précédent film 'Hello Hemingway' (déjà distribué en Suisse par trigon-film), Fernando Pérez crée une réalité toute de symboles figurés subtilement et toute de sensibilité à fleur de peau. Pérez donne du relief à cette réalité non seulement de manière fascinante : il finit par peindre le portrait d'une génération - au terme de toutes les idéologies et des certitudes - avec une histoire très personnelle qui nous concerne totalement. Le ton est juste, sans pression ni remplissage, beaucoup plus avec cette sagacité à peine perceptive, propre à Pérez, de ce qui perdure en chacun de nous de nostalgie et de l'idée du bonheur. Et qui touche au c?ur même de Cuba : en atteste l'enthousiasme des spectateurs qui acclament, debout, le film dans les cinémas cubains.
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Le challat de Tunis (2014)
Kaouther Ben Hania
Tunisie
89′
Tunis, avant la révolution. Une rumeur court dans les quartiers populaires, selon laquelle un homme à moto balafrerait les fesses des femmes aux arrière-trains trop aguichants qu’il croiserait sur son chemin. Après la révolution, la jeune réalisatrice Kaouther Ben Hania se lance à sa recherche pour connaître ses motivations. Vrai ou faux documentaire? Ce Challat, existe-t-il vraiment? Très vite, on ne se pose plus la question. Les scènes d’interviews ou d’interventions s’enchaînent à un tel rythme, chacune apportant sa contradiction à la précédente, qu’on renonce à vouloir percer le mystère pour admirer l’exercice d’équilibriste que nous propose à voir la réalisatrice. Kaouther Ben Hania nous promène ainsi (au sens propre, comme au figuré) dans les quartiers de Tunis. De même, on n’essaie plus de savoir quel personnage est bien réel ou fictionnel car, au bout du compte, tout le monde y joue un rôle, qu’il soit assigné par la société ou par la réalisatrice. La verve de tous ces gens ne cesse de nous prendre au dépourvu avec son langage truculent et sa capacité d’autodérision, les hommes se moquant à leur manière de leur propre machisme. Alors, documentaire ou fiction? Un mélange des deux, c’est sûr. Et ce n’est qu’au générique de fin qu’on peut (un tout petit peu) faire la différence. Par contre, il y a une chose de sûr et de vrai: la plongée dans la réalité de société tunisienne d’après la révolution que nous propose la jeune réalisatrice est révélatrice car on y voit bien qu’elle n’a, de loin, pas résolu tous ses problèmes qui apparaissent à tout moment en pointillés. Martial Knaebel
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Wilaya (2012)
Pedro Pérez Rosado
Sahara Occidental
88′
La mort de Franco en 1975 scelle la fin des dictatures européennes. La nouvelle démocratie espagnole se débarrasse alors très vite de sa dernière possession coloniale, le Sahara occidental. Cependant, au lieu de suivre les recommandations de l'ONU, l'Espagne cède le territoire au Maroc et à la Mauritanie, oubliant d'organiser le référendum auprès de la population autochtone. En réaction, la République Sahraouie Démocratique fut fondée par le Front Polisario. Pour fuir la répression marocaine, des dizaines de milliers de personnes se sont réfugiées en Algérie voisine, dans la région de Tindouf, où elles survivent depuis 37 ans, oubliées par la communauté internationale. C'est dans un de ces camps que Fatima arrive d'Espagne, où elle fut élevée comme des milliers d'enfants envoyés là-bas pour les protéger de la guerre. Elle retrouve un monde figé et vivant à la fois, où elle peine à trouver ses racines, malgré les attentions de sa sœur Hayat, aux petits soins pour elle. Sa situation est d'autant plus bancale que sa relation avec son ami espagnol est en crise. La vie quotidienne poussera pourtant Fatima à faire des choix. La grande vertu de Wilaya est d'aller au-delà de la simple description pour nous faire pénétrer au cœur de ce monde oublié des médias. Ce dispositif s'appuie sur une observation minutieuse des gestes du quotidien, sur l'importance que peut avoir un réfrigérateur dans une famille attendant un enfant, par exemple. Sur la dépendance, aussi, vis-à-vis des organisations internationales, de cette population déracinée. Filmant cette intimité dans un écran large audacieux - les images sublimes du directeur de la photo, Oscar Durán, donnent une dimension lyrique à ce décor désertique - Pedro Pérez Rosado souligne avec délicatesse l'isolement auquel sont confrontés ses personnages, à l'image de l'oubli dans lequel est plongé ce peuple sahraoui.
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Virgem Margarida (2012)
Licínio Azevedo
Mozambique
87′
1975. Le Mozambique fête son indépendance. La jeune révolution veut éradiquer les méfaits de la colonisation, dont la prostitution. Les rues de Maputo, la capitale, sont alors débarrassée des prostituées envoyées en camp de rééducation loin dans la savane pour en faire des femmes "nouvelles". Margarida, une adolescente campagnarde de 16 ans est prise par erreur et n'arrive pas à faire reconnaître sa bonne foi. Voici son histoire et celle de femmes inexorablement liées à l'adversité.
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Rara (2016)
Pepa San Martin
Chili
86′
Sara a 13 ans. Avec sa sœur, Catalina, elle vit avec sa mère Paula et sa partenaire Lia. Son père n’apprécie pas cette promiscuité et aimerait que ses filles aient une vie de famille «normale». Mais Sara a bien d’autres soucis, entre son premier amour et son corps qui se transforme. Une comédie légère, mais incisive, pour ausculter une société encore conservatrice. Sara aime les garçons, bien qu’elles les trouvent bêtes le plus souvent. Elle a aussi une amie à qui elle dit tout, mais elle lui cache aussi des choses. Sara est une petite fille au seuil de l’adolescence qui pense qu’elle mène la vie normale d’une fille à son âge. Ce n’est pas l’avis de son père, ni de son entourage. En cause, le fait que sa mère Paula - chez qui vivent les deux enfants - vit avec une femme et non un homme. À la suite d’une petite dispute futile avec sa mère, Sara quitte la maison pour aller vers son père. Ce dernier saute sur l’occasion pour tenter de récupérer ses filles. Toute l’histoire nous est racontée du point de vue de Sara, campée par une prodigieuse Julia Lübbert qui crève l’écran avec un naturel et une vivacité dignes de tous les éloges. Ce choix scénaristique a permis à la jeune réalisatrice Pepa San Martin d’éluder tout ce qui aurait pu alourdir son récit et donne un film au ton léger, tissant ses fils sans qu’on y prenne garde pour arriver à une conclusion (presque) inattendue. Rara, c’est une histoire de petits riens - de ces événements à première vue sans importance, qui font la vie de tous les jours. Cependant, un mot de trop, ou mal placé, et tout prend des proportions qu’on n’attend pas, ouvrant la porte à de nouveaux développements - à la merci eux aussi d’autres réparties, apportant de nouvelles petites surprises. Ne se départant pas du regard de Sara, le récit ne prépare pas, si ce n’est par quelques allusions, au dénouement final. C’est d’ailleurs cette subtilité du scénario, coécrit avec Alicia Scherson (Play, Turistas), ajoutée au soin apporté à la crédibilité des personnages, incarnés par des acteurs hors-pairs, qui donne à l’ensemble un naturel à la fois léger et sérieux, drôle et émouvant. Martial Knaebel
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About Elly (2009)
Asghar Farhadi
Iran
114′
Ahmad, qui vit depuis longtemps en Allemagne, est de retour en Iran pour un bref séjour et ses anciens amis d’université décident de passer trois jours de vacances ensemble au bord de la mer Caspienne. Sepideh, une des femmes du groupe, de caractère très enjoué, a pris en charge l’organisation du séjour. Elle a également convié au voyage Elly, l’institutrice de sa fille qui est en maternelle, et ceci à l’insu des autres participants. Ahmad, qui sort d’un mariage malheureux avec une Allemande, est désireux de refaire sa vie avec une Iranienne et les amis se rendent compte peu à peu de la raison pour laquelle Sepideh a invité Elly. Elle va désormais capter toute leur attention, les uns et les autres lui trouvant mille qualités. Le second jour, alors que tout se passe bien et que la joie et l’harmonie sont au rendez-vous, un incident survient au cours duquel Elly s’éclipse dans la nature. L’ambiance joyeuse disparaît d’un seul coup et l’harmonie fait place aux diverses spéculations des amis sur le pourquoi et le comment de la disparition d’Elly. Ils contactent sa famille qui ne leur apprend rien de neuf ; l’inquiétude se transforme en panique. Les amis analysent alors de façon critique les entretiens du premier jour et les conversations téléphoniques avec la famille d’Elly. Finalement, Sepideh est même mise en cause pour avoir invité Elly, ce qui a perturbé leurs vacances. En deux jours, le jugement du groupe vis-à-vis d’Elly a viré du tout au tout - jusqu’au dernier jour de vacances où la réalité se révèle.
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Styx (2018)
Wolfgang Fischer
Allemagne
95′
Rike est médecin urgentiste à Cologne. Pour ses vacances, elle s’offre une croisière en solitaire, depuis Gibraltar vers l’île d’Asuncion au milieu de l’Atlantique. Au large de la Mauritanie, elle est tirée de sa solitude par des appels de détresse d’un chalutier débordant de passagers. Wolfgang Fischer délaisse l’accessoire pour montrer la réalité des «sauvetages» en mer. Électrochoc garanti. Styx débute de la plus étrange des manières, suivant un couple de singes habitant le rocher de Gibraltar sur fond d’une musique méditative. Images paisibles et poétiques qui vont vite laisser la place à celles d’un accident en plein Cologne. Une femme médecin organise les secours et suit le blessé dans son parcours vers l’hôpital. Changement de décor, la même femme organise une croisière en voilier vers l’île d’Asuncion. Cette première partie a beau avoir l’aspect sec d’un documentaire, on ne peut s’empêcher d’être fasciné par la précision, la méticulosité, de chaque geste de Rike, comme médecin, comme marin. Tout est organisé et rangé à sa place sur le voilier et même une tempête n’arrive pas à déstabiliser la jeune femme qui savoure déjà dans des livres son futur séjour sur Asuncion. L’atmosphère change du tout au tout lorsque Rike aperçoit un chalutier au large. La proximité acquise auparavant vis-à-vis du personnage, dans l’espace confiné du voilier, produit alors son effet, l’identification à la jeune femme est quasi totale. Et comme elle, face au drame qu’on voit se dérouler sous nos yeux, on a le sentiment de perdre nos repères. La tension dramatique atteint un paroxysme qui va s’installer pour ne plus lâcher le spectateur. Non pas qu’il y ait un véritable suspens sur l’issue finale, mais plutôt les multiples irrésolutions, hésitations, indécisions, de notre protagoniste ne sachant plus trop comment répondre à la situation. Suzanne Wolff a une présence extraordinaire, le fait qu’elle soit elle-même un marin confirmé, ajouté à son talent d’actrice, y est pour beaucoup. Avec elle, Rike devient un personnage de référence. Le jeune Kényan Gedion Oduor Wekesa, qui joue le seul réfugié atteignant le voilier, crève aussi l’écran. Les deux font de Styx un film d’action, une fiction peut-être, mais qui a valeur de témoignage. Martial Knaebel
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Anna Karenina (2017)
Karen Schachnasarow - Shakhnazarov
Russie
138′
L’adaptation cinématographique d’une oeuvre littéraire aussi monumentale que «Anna Karénine» de Léon Tolstoï se révèle toujours un exercice difficile. Le maître russe Karen Shakhnazarov a choisi de reprendre le récit à partir d’un point de vue original et iconoclaste: celui de l’amant de l’héroïne, le comte Vronski. Un hôpital de campagne, en 1904, en Mandchourie, en pleine guerre russo-japonaise. On amène un officier blessé au médecin commandant l’unité sanitaire, Sergueï Karénine. Celui-ci reconnaît le colonel Vronski qui fut l’amant de sa mère, Anna Karénine. Lorsque son malade est ranimé, Sergueï ne peut s’empêcher de lui demander des explications sur la mort de sa mère. Vronski raconte l’éclosion d’une passion amoureuse que rien ne pouvait empêcher, puis son étiolement inéluctable dans un monde qui les avait mis au ban. Tolstoï avait entrepris de décrire la société russe de son temps. Il développait aussi une réflexion sur la morale et la religion. Il ne recherchait pas les effets de style, mais s’attachait à décrire les situations de la façon la plus réaliste possible. Son récit s’appuyait en fait sur le traitement de plusieurs couples antinomiques. Karen Shakhnazarov s’est, lui, concentré sur la passion de Karénine et Vronski. Il a ainsi épuré sa mise en scène et, procédant par sauts dans le temps, a pu observer avec soin l’évolution de la relation entre les deux amants, et particulièrement les changements dans l’attitude de la jeune femme, se laissant aller à sa passion, mais se sachant en même temps coupable d’infidélité vis-à-vis de son mari. «Anna Karénine - L’histoire de Vronski» est ainsi une superbe étude de caractères placés dans une société figée et décadente. Martial Knaebel
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Adam (2019)
Maryam Touzani
Maroc
101′
Dans l’une des petites ruelles de la vieille médina de Casablanca, Abla, veuve, possède une petite boulangerie fine. Ses journées sont bien remplies avec la fabrication et la vente de ses pains et pâtisseries, sans compter sa fille de huit ans, Warda, qui demande aussi sa part d’attention. Un après-midi, Samia, une jeune femme enceinte, frappe à la porte d’Abla. Elle cherche un endroit pour passer la nuit et propose de l’aider à la maison et à la boulangerie. Abla n’est pas intéressée, mais la petite Warda et son grand coeur adoptent Samia immédiatement… La réalisatrice Maryam Touzani raconte une histoire universelle, sur l’amitié entre deux femmes très différentes, sur la solidarité féminine, la maternité et l’art sensuel de travailler la pâte. Son film est porté par la beauté saisissante de ses images et par le jeu très inspiré des deux interprètes Lubna Azabal et Nisrin Erradi. Présenté en première mondiale au Festival de Cannes, « Adam » est le premier film réalisé par une femme que le Maroc a choisi pour le représenter aux Oscars. Une perle cinématographique, profonde et légère à la fois.
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La vie invisible d'Eurídice Gusmão (2019)
Karim Aïnouz
Brésil
139′
Deux soeurs inséparables et pourtant séparées. Tel fut le destin de Guida et Eurídice, coupées l’une de l’autre par une société patriarcale et un père autoritaire et conservateur. Bien que l’histoire se situe dans les années cinquante, Karim Aïnouz offre une oeuvre profondément contemporaine, riche en émotions, avec ces héroïnes dignes, au courage jamais pris en défaut.
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Öndög (2019)
Quan'an Wang
Mongolie
97′
Lorsqu’ils découvrent le corps d’une femme, abandonné au milieu de nulle part dans une steppe mongole aussi plate et déserte que possible, les policiers laissent sur place le plus jeune et inexpérimenté dans l’attente de la police criminelle. L’histoire qui débute comme une simple enquête policière se révèle un objet bien plus ambitieux, surprenant, pour tout dire: jouissif
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Camille (2019)
Boris Lojkine
Centrafricaine, République
92′
Jeune photojournaliste idéaliste, Camille part en Centrafrique couvrir la guerre civile. Ce qu’elle voit là-bas changera son destin. C’est avec dignité que Boris Lojkine raconte l’histoire vraie d’une jeune femme qui regarde et habite le monde avec une intensité rare, et tente désespérément de rendre compte des conflits et des drames d’une Afrique que l’Occident préfère ignorer. Prix du Public Piazza Grande au Festival de Loacarno.
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Ema y Gastón (2019)
Pablo Larraín
Chili
107′
***Ce film n'est pas encore disponible avec des sous-titres français. Il est prévu pour une sortie en salles dans la Suisse Romande cette année***
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Pour Sama (2019)
Waad al-Kateab, Edward Watts
Syrie
96′
Waad al-Kateab est à Alep pour étudier l’économie au moment où la population descend dans la rue pour réclamer plus de liberté. C’est au cours de ces démonstrations qu’elle rencontre Hamza avec qui elle se mariera et donnera naissance à Sama, leur fille. Munie d’une caméra vidéo, Waad al-Kateab va filmer d’abord la joie et l’espoir, puis l’enfer des bombardements. Le journal Times a écrit: «One of the most important films you will ever see in your life.»
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La Flor (2018)
Mariano Llinás
Argentine
835′
4 femmes, 6 épisodes, 6 genres, 14 heures de cinéma: un film qui, avec six épisodes inspirés de différents genres, rend hommage à l'histoire du cinéma. Soutenu par l'excellent quatuor d'actrices «Piel de Lava», une troupe de théâtre composée de Pilar Gamboa, Elisa Carricajo, Laura Paredes et Valeria Correa. Episode 1: Série B (80 minutes) Au milieu de nulle part, une précieuse momie est livrée à un laboratoire d'archéologie. Peu de temps après, des choses étranges se produisent. Episode 2: La comédie musicale (133 minutes) Un duo de renommée mondiale va enregistrer une nouvelle chanson. Ils sont un couple depuis des années - mais les apparences sont trompeuses, leur relation est en miettes. Episode 3: Le thriller d'espionnage (344 minutes) Les quatre femmes incarnent quatre espionnes et tueuses à gages. Elles sont censées emmener le professeur Dreyfuss dans un aéroport abandonné, mais les choses tournent mal. Au cours du film, nous en apprenons davantage sur les histoires de chacune - toutes sont tombées en disgrâce à un moment donné et ont dû se cacher. Les voici sous la responsabilité du mystérieux patron Casterman, qui veut en fait les mettre à l'abri... Prodigieusement captivant! Episode 4: Making-of (239 minutes) Un réalisateur un peu confus et très colérique (Mariano Llinás) en a assez des femmes et du long tournage, il aimerait pour une fois se consacrer aux arbres - après quoi les femmes prennent l'histoire en main. Episode 5: Film muet (41 minutes) Le seul épisode avec d'autres interprètes. Un remake de «Partie de campagne» de Jean Renoir (1946), un merveilleux classique du cinéma français. Episode 6: Les prisonnières (22 minutes) Dans le dernier récit, Mariano Llinás nous ramène au 19e siècle et au cœur de l'évasion de quatre femmes qui, après dix ans de captivité dans le désert, ont réussi à échapper à leurs bourreaux.
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