Chercher

Films
Listes de choix de films
Collections
Malheureusement, aucun résultat n'a été trouvé

Premières œuvres

La hora de los hornos (1968)
Fernando Solanas
Argentine
88′
«Notre film est un film d'agitation et de propagande. C'est encore plus: un film d'action, un film-acto», a dit Fernando Solanas à propos de l'œuvre clé du nouveau cinéma latino-américain. Réalisé dans la seconde moitié des années soixante, La hora de los hornos est clairement un film destiné à un public averti et engagé. Dans une véritable orgie de montages de sons, d'images et de textes, les auteurs compilent des images qui ont façonné et déterminé l'histoire et la vie sur le continent latino-américain. L'attitude est clairement et sans équivoque celle d'un éclairage politique: «Le film n'est pas encore terminé, si l'on considère qu'un film historique actuel ne peut pas avoir de fin. Il ne se terminera que lorsque nous aurons le pouvoir, lorsque la révolution aura eu lieu», a dit Solanas à l'époque. Entre-temps, au moins deux choses sont claires: le processus décrit et dénoncé dans le film se poursuit avec l'évolution de la géographie. Et Solanas lui-même a repris en 2001 le travail de l'époque et réalisés deux suites, Memoria del saqueo et La dignidad de los nadies. La hora de los hornos fascine aujourd'hui encore comme document contemporain et par sa force.
Ajouté à la liste
Supprimé de la liste
La requête a échoué. Veuillez vous assurer que vous êtes connecté à Internet et réessayer. Si cela ne vous aide pas, nous serons heureux de vous aider par e-mail à l'adresse support@filmingo.ch ou par téléphone au +41 56 430 12 30
Pour utiliser votre liste, prière de vous identifier ou, si vous n'avez pas encore de compte, d'en créer un.
Highway (2012)
Deepak Rauniyar
Nepal
72′
Un habitant de Katmandou et son épouse ont essayé sans succès d'avoir un enfant. L'homme se rend dans les montagnes de l'Est du Népal pour demander l'aide d'un miraculeux guérisseur. Celui-ci lui vend en effet une potion magique, mais dit à l'homme qu'il doit retourner voir sa femme dans les trente-six heures pour que le médicament fasse effet. Le bus qui serpente dans les rues étroites, les collines et les vallées du Népal est bondé de gens qui ont tous d'urgence besoin d'être ailleurs - pour retrouver une personne rencontrée sur Internet, pour apporter de l'argent pour des médicaments ou pour aller rendre visite à des parents. Mais les voyageurs sont obligés de s'arrêter encore et encore à cause des grèves générales, des embouteillages, des pannes et des villageois en colère. Certains de ces obstacles sont surmontés par les passagers eux-mêmes, qui apprennent à se connaître pendant le voyage - ils se déguisent même en fête de mariage pour pouvoir continuer à avancer. Entre temps, à la maison, tout a changé... Le premier long métrage de Deepak Rauniyar est un road movie plein de surprises et de passion; c'est aussi une représentation engagée de la vie contemporaine au Népal.
Ajouté à la liste
Supprimé de la liste
La requête a échoué. Veuillez vous assurer que vous êtes connecté à Internet et réessayer. Si cela ne vous aide pas, nous serons heureux de vous aider par e-mail à l'adresse support@filmingo.ch ou par téléphone au +41 56 430 12 30
Pour utiliser votre liste, prière de vous identifier ou, si vous n'avez pas encore de compte, d'en créer un.
Herencia (2001)
Paula Hernández
Argentine
92′
Peter arrive à Buenos Aires, venant d’Allemagne. Il espère retrouver une jeune femme avec laquelle il a eu une aventure, mais il fera la connaissance de Olinda, tenancière d’un petit restaurant de quartier qui était elle-même venue en Argentine retrouver son grand amour. Paula Hernández (Un amor) démontrait déjà dans ce premier film son talent de conteuse de l’amour et de créatrice d’ambiances chaleureuses. Une découverte tardive d’une belle histoire d’amour. Le jeune allemand qui arrive à Buenos Aires est à la recherche d’une jeune femme qu’il ne trouve pas. Il persuade une tenancière de gargote d’âge mûr et légèrement caractérielle de lui prêter le comptoir pour y dormir. Elle est d’origine italienne, et son amitié avec le jeune homme permettra de faire ressurgir des désirs de retour, alors que lui, déçu dans sa recherche, préférera au contraire rester. Les personnages secondaires sont les clients, un homme qui est amoureux de la patronne et dessine tous les jours ce qu’il voit sur la nappe en papier; une jeune femme qui se dispute avec son amoureux et finit par trouver le jeune Allemand bien sympathique et exotique, moins macho que son beau brun. Herencia (Héritage) est un film extrèmement sympathique, qui dessine avec une grande tendresse et sensibilité des gens ordinaires, avec leurs doutes et leurs tristesses et la vie d’un quartier de Buenos Aires. Tout est filmé de façon classique, mais en gardant les atouts pour le moment propice, afin de réserver de belles surprises. Les effets de la nostalgie et de l’exil volontaire sont bien vus et on s’y laisse prendre avec plaisir.
Ajouté à la liste
Supprimé de la liste
La requête a échoué. Veuillez vous assurer que vous êtes connecté à Internet et réessayer. Si cela ne vous aide pas, nous serons heureux de vous aider par e-mail à l'adresse support@filmingo.ch ou par téléphone au +41 56 430 12 30
Pour utiliser votre liste, prière de vous identifier ou, si vous n'avez pas encore de compte, d'en créer un.
Something Necessary (2013)
Judy Kibinge
Kenya
85′
Anne se réveille à l'hôpital. Pendant les émeutes qui ont suivi les élections de 2007 au Kenya, sa ferme a été incendiée, son mari y a perdu la vie et son fils est dans le coma. Face aux décombres de ce qui faisait toute son existence, la jeune femme décide de se battre pour retrouver ce qui faisait toute sa vie. L'espoir renaît lorsque son fils reprend conscience. Mais les choses ne seront pas si simples car elle doit trouver de l'argent pour reconstruire sa ferme et son salaire d'infirmière ne suffit évidemment pas. Joseph, quant à lui, a fait partie du groupe des incendiaires. Il est poursuivi par les remords et voudrait quitter la ville avec sa fiancée. Mais son chef ne l'entend pas de cette oreille, d'autant que les politiciens instigateurs des troubles ont toujours besoin d'hommes de main pour mener à bien leurs petites affaires. Deux histoires en parallèle qui nous replongent dans les troubles sanglants qui ont agité le Kenya durant les années 2007 et 2008, avec en fond sonore la couverture des travaux d'une commission d'enquête sur les événements appelant la population à témoigner pour que les coupables soient condamnés. Après «Nairobi Half Life», le deuxième projet, cette fois-ci d'une toute jeune cinéaste, soutenu par l'initiative One Fine Day et le producteur allemand Tom Tykwer.
Ajouté à la liste
Supprimé de la liste
La requête a échoué. Veuillez vous assurer que vous êtes connecté à Internet et réessayer. Si cela ne vous aide pas, nous serons heureux de vous aider par e-mail à l'adresse support@filmingo.ch ou par téléphone au +41 56 430 12 30
Pour utiliser votre liste, prière de vous identifier ou, si vous n'avez pas encore de compte, d'en créer un.
The Orator (2011)
Tusi Tamasese
Samoa
110′
Véritable conte philosophique, The Orator (O le tulafale), premier long métrage jamais réalisé à Samoa, nous fait pénétrer dans une culture peu connue mais millénaire. Pour ses débuts, Tusi Tamasese joue avec maestria de la théâtralité du geste et du verbe dans un décor luxuriant aux couleurs chatoyantes. Planteur de taro, Saili veut que ses voisins respectent les tombes de ses parents et cessent d’y faire leur plantation. Son père fut de son vivant orateur et chef du village. Saili estime qu’il a le droit de revendiquer cette charge, ce que lui refusent les anciens. En effet, du fait de sa taille, il est nain, il est en butte aux quolibets des membres de sa communauté. Sa femme, Vaaiga, a été chassée de son propre village, ayant eu une fille, Litia, hors mariage. Et celle-ci, encore adolescente, tombe elle aussi enceinte d’un homme du village qui refuse de le reconnaître. Le frère de Vaaiga, Poto, voudrait qu’elle revienne au village, espérant que rendre justice à sa sœur guérira sa jambe blessée. La santé de Vaaiga décline... Tusi Tamasese tisse son récit comme une de ces nattes traditionnelles que les protagonistes ont toujours avec eux, assemblant des histoires disparates pour en faire une tragédie émouvante. Son évocation de la culture samoane n’a rien à voir avec un exotisme de paccotille. La brutalité des rapports sociaux a beau être canalisée par l’importance donnée aux joutes oratoires, elle est bien là et s’impose comme le fil de l’intrigue. Les silences de Saili (extraordinaire Fa’afiaula Sagote) et de Vaaiga (majestueuse Tausili Pushparaj, seule actrice professionnelle du film) expriment alors une émotion contenue mais poignante.
Ajouté à la liste
Supprimé de la liste
La requête a échoué. Veuillez vous assurer que vous êtes connecté à Internet et réessayer. Si cela ne vous aide pas, nous serons heureux de vous aider par e-mail à l'adresse support@filmingo.ch ou par téléphone au +41 56 430 12 30
Pour utiliser votre liste, prière de vous identifier ou, si vous n'avez pas encore de compte, d'en créer un.
Maboroshi (1995)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
109′
"A-t-il aussi vu Maboroshi cette nuit-là?" L'ombre de la mort et l'étincelle de vie, en une perpétuelle agitation derrière la façade du quotidien?» Ce sont les mots qu'a mis le jeune réalisateur Hirokazu Kore-Eda comme sous-titre à son premier film Maboroshi no hikari - La lumière de l'illusion. Son poème est d'une singulière beauté, d'une étonnante simplicité. Il ne nécessite ni une intrigue alambiquée, pas plus que de longs dialogues. Sa force repose sur le langage des images, comme s'il voulait nous rappeler que les mots ne sont que de la buée sur le miroir de la vie. Yumiko a perdu sa grand-mère à l'âge de douze ans. Elle est toujours poursuivie par le regret de n'avoir pu la retenir alors qu'elle s'en allait. A vingt-cinq ans, elle se marie avec Ikuo, qui entra dans sa vie comme une réincarnation de la grand-mère. Pourtant, Yumiko ne cesse d'être hantée par le souvenir du jour de la mort de la vieille dame. La vie s'écoule paisiblement avec leur premier fils, Yuichi, jusqu'au jour où Ikuo se suicide en se jetant sous un train, ne laissant que la clé de son vélo comme explication. Encore une fois, Yumiko venait de perdre un être aimé. Cinq ans plus tard, elle se remarie avec Tamio, un jeune veuf qui habite le petit village d'Oku-Noto, au bord de la mer. Sa dernière femme lui a laissé une petite fille de huit ans, Tomoko. La douleur semble avoir abandonné une Yumiko apaisée, et les jours s'écoulent tranquillement. Mais six mois plus tard, retournant dans sa ville natale pour le mariage de son frère, Yumiko est de nouveau hantée par le souvenir d'Ikuo. A la fin, elle se tient seule, au bord de la falaise, fixant l'océan. Tamio la retrouve et s'approche. Fondant en larmes, pour la première fois, elle se confie à son mari: «Je ne comprends toujours pas pourquoi Ikuo s'est tué.» Et Tamio répond: «Mon père qui était pêcheur disait toujours: nous sommes attirés par l'océan. Et personne n'est à l'abri de la fascination de cette lumière que l'on appelle Maboroshi.»
Ajouté à la liste
Supprimé de la liste
La requête a échoué. Veuillez vous assurer que vous êtes connecté à Internet et réessayer. Si cela ne vous aide pas, nous serons heureux de vous aider par e-mail à l'adresse support@filmingo.ch ou par téléphone au +41 56 430 12 30
Pour utiliser votre liste, prière de vous identifier ou, si vous n'avez pas encore de compte, d'en créer un.
La Yuma (2010)
Florence Jaugey
Nicaragua
84′
Yuma vit dans un quartier pauvre de Managua, où une jeunesse sans avenir n’a que les combines pour essayer de survivre. Yuma, elle, a choisi la boxe comme porte de sortie. Elle s’entraîne chaque jour, rêvant de devenir professionnelle. Une rencontre fortuite avec Ernesto, étudiant en journalisme, lui ouvre de nouveaux horizons. La Yuma, première fiction nicaraguayenne en 20 ans, impressionne grâce à la performance époustouflante d’Alma Blanco. Le portrait d’un pays contrasté Florence Jaugey a tourné de nombreux documentaires, tous au Nicaragua, avant de se lancer dans ce premier film de fiction. Cette expérience transparaît dans chaque plan de La Yuma, dans la façon dont est mis en scène, et dirigé, chacun des personnages qui s’insère dans le récit. Et en fait, toutes les situations, toutes les attitudes et les dialogues - pourtant exprimées et dits par des acteurs non-professionnels -, sonnent justes et «vrais», que ce soit dans la famille de Yuma, dans la rue ou dans les réunions des loubards du quartier. On se retrouve donc dans une famille «classique » où la mère assure un maigre revenu alors que son copin est chômeur. On participe à des rassemblements des voyous du coin, à leurs fumeries ou à la préparation de leurs coups minables. De ce point de vue, La Yuma présente un intérêt certain en donnant une foule d’informations sur la vie d’aujourd’hui dans les zones pauvres de Managua dans un récit dynamique, sans temps mort, quelques fois même drôle, mais surtout sans aucun misérabilisme. Cependant, cette évocation n’aurait jamais atteint une telle puissance sans le personnage de Yuma, et l’énergie mise par Alma Blanco pour jouer cette jeune femme qui, dans sa volonté inébranlable de réussir à s’en sortir, à s’échapper de ce monde perdu, dynamite tout autour d’elle. Elle impose son rythme au film comme elle en impose aux garçons du quartier et même à sa patronne, dans le magasin où elle a trouvé du travail. C’est qu’il y a de quoi être subjugué par tant de vitalité positive. Positive parce que Yuma n’est pas cynique dans son envie de réussir, elle veut quitter la pauvreté mais reconnaît son appartenance sociale, elle ne snobe pas ses copains et veut sauver ses petites soeurs avec elle. Finalement, cette puissante vitalité positive, rafraichissante, rayonne sur tout le film et déborde de l’écran pour toucher le spectateur.
Ajouté à la liste
Supprimé de la liste
La requête a échoué. Veuillez vous assurer que vous êtes connecté à Internet et réessayer. Si cela ne vous aide pas, nous serons heureux de vous aider par e-mail à l'adresse support@filmingo.ch ou par téléphone au +41 56 430 12 30
Pour utiliser votre liste, prière de vous identifier ou, si vous n'avez pas encore de compte, d'en créer un.

Le pur plaisir du cinéma, où que vous soyez: filmingo propose une sélection de films d'auteur en streaming par abonnement ou en location individuelle. Géré par la fondation suisse trigon-film.

Aide
+41 56 430 12 30
support@filmingo.ch
Lun-ven de 9:00 à 17:00
Rester au courant

Inscrivez-vous maintenant à la newsletter mensuelle de filmingo qui vous tiendra informé sur tous les nouveaux films, les catégories et les suggestions du mois!