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L'homme le plus heureux du monde

Teona Strugar Mitevska, Macédoine du Nord, 2022

Arrivée dans un grand bâtiment au style impersonnel, Asja est accueillie par Marta et Mersiha, cordiales animatrices habillées en robes léopard. Comme les autres prétendantes et prétendants, Asja doit revêtir une blouse rose pâle et prendre place dans une salle de conférence malicieusement nommée le « Salon Zurich », à une table pour deux. Elle rencontre Zoran, maigre quadragénaire, et les animatrices lancent une série de questions sur la vie, les hobbys et la religion, auxquelles chaque couple doit répondre pour apprendre à se connaître. Avec le concours d’actrices et acteurs d’une justesse rare, Teona Strugar Mitevska nous immerge ainsi dans un microcosme de la société bosnienne actuelle, dont elle fait miroiter le passé dramatique. Grâce à une mise en scène toujours en mouvement guidée par les interactions de ses personnages et leur immédiateté, la cinéaste fait imploser son assemblée d’âmes esseulées à mesure que ressurgissent les traumatismes, en faisant preuve d’une ironie qui permet la bonne distance et n’empêche jamais l’émotion.

Après « God Exists, Her Name is Petrunya », récit d’une jeune femme qui s’empare d’une croix religieuse réservée aux hommes, la cinéaste nord-macédonienne Teona Strugar Mitevska a réussi un film aussi intense que piquant. Coécrit avec sa fidèle scénariste Elma Tataragić, elle-même blessée durant le siège de Sarajevo, « The Happiest Man in the World » révèle non seulement les plaies ouvertes des Balkans, mais aussi les aléas de l’amour, par le prisme d’une session de speed dating mouvementée à Sarajevo.
Arrivée dans un grand bâtiment au style impersonnel, Asja est accueillie par Marta et Mersiha, cordiales animatrices habillées en robes léopard. Comme les autres prétendantes et prétendants, Asja doit revêtir une blouse rose pâle et prendre place dans une salle de conférence malicieusement nommée le « Salon Zurich », à une table pour deux. Elle rencontre Zoran, maigre quadragénaire, et les animatrices lancent une série de questions sur la vie, les hobbys et la religion, auxquelles chaque couple doit répondre pour apprendre à se connaître. Avec le concours d’actrices et acteurs d’une justesse rare, Teona Strugar Mitevska nous immerge ainsi dans un microcosme de la société bosnienne actuelle, dont elle fait miroiter le passé dramatique. Grâce à une mise en scène toujours en mouvement guidée par les interactions de ses personnages et leur immédiateté, la cinéaste fait imploser son assemblée d’âmes esseulées à mesure que ressurgissent les traumatismes, en faisant preuve d’une ironie qui permet la bonne distance et n’empêche jamais l’émotion.

Après « God Exists, Her Name is Petrunya », récit d’une jeune femme qui s’empare d’une croix religieuse réservée aux hommes, la cinéaste nord-macédonienne Teona Strugar Mitevska a réussi un film aussi intense que piquant. Coécrit avec sa fidèle scénariste Elma Tataragić, elle-même blessée durant le siège de Sarajevo, « The Happiest Man in the World » révèle non seulement les plaies ouvertes des Balkans, mais aussi les aléas de l’amour, par le prisme d’une session de speed dating mouvementée à Sarajevo.
Durée
95 minutes
Langue
VO bosniaque
Sous-titres
allemand, français, anglais, italien
Qualité
1080p
Disponibilité
Suisse, Liechtenstein
Bonus
Interview avec Teona Strugar Mitevska (52 Min.)
God Exists, Her Name Is Petrunya
Teona Strugar Mitevska
Macédoine du Nord
100′
Une jeune femme dans la trentaine s’immisce dans une célébration de l’Epiphanie jusque là exclusivement masculine. Ce «sacrilège» secoue la petite bourgade macédonienne où vit l’héroïne Petrunya. Comédie mordante et narquoise, Dieu existe, son nom est Petrunya nous plonge dans une société patriarcale et phallocrate, mais finalement impuissante pour peu qu’on lui résiste. Qui est le loup, qui est l’agneau? Petrunya a la trentaine, vit toujours chez ses parents et n’a toujours pas trouvé de travail. Au retour d’un x-ième entretien d’embauche qui, en plus d’être infructueux, fut humiliant pour la jeune femme, Petrunya croise la procession de l’Epiphanie et la suit jusqu’à la rivière où le prêtre jette une croix en bois que les jeunes gens du village vont chercher à récupérer en affrontant les flots glacés. Dans un geste spontané et irréfléchi, la jeune femme se jette à l’eau, elle aussi, et récupère la croix la première. Scandale chez les jeunes hommes frustrés qui veulent récupérer leur dû. Petrunya s’enfuit sous les quolibets et les menaces pour se réfugier chez elle. Pour le prêtre, non plus, elle n’avait pas le droit de participer à la cérémonie. Il fait appel à la police pour récupérer ce qu’il considère comme son bien. Dieu existe, son nom est Petrunya est d’abord le portrait d’une femme qui se révèle à nous et à elle-même. Entre la chipie paresseuse, réfugiée sous les draps, du début et la jeune femme à la fin, il y a un univers. Zorica Nusheva nous fait vivre, avec un talent phénoménal, cette évolution de Petrunya. Ou plutôt cette révélation, petit à petit, d’une femme éduquée, plus sûre d’elle-même à mesure qu’elle voit la faiblesse des représentants du sexe fort. La fable du loup déguisé en agneau est ici carrément inversée: Petrunya se dit l’agneau déguisé en loup... Mais le film, à un niveau plus général, est aussi une satire d’une société qui se voudrait moderne, mais qui n’arrive pas à se défaire d’oripeaux d’un autre âge. Une société où, d’ailleurs, l’histoire semble être juste utile à perpétuer des légendes. Pour mettre tout cela en scène, la réalisatrice Teona Strugar Mitevska use d’un ton humoristique qui ne déplairait pas à Ken Loach, entre ironie vis-à-vis des structures et empathie pour ses personnages. Martial Knaebel
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