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Suggestion de la semaine
Longing (2017)
Savi Gabizon
Israël
104′
Ariel, célibataire déjà grisonnant et économiquement à l’aise, retrouve Ronit, un amour du temps où ils étaient étudiants, il y a vingt ans. Elle lui annonce en larmes qu’elle était enceinte lorsqu’elle l’a quitté, sachant qu’il ne voulait pas d’enfant. D’autres «bombes» seront lâchées au cours de cette comédie à l’humour aussi noir que le ton est feutré. Savi Gabizon est un habitué du box-office dans son pays et son dernier film Longing, qu’on peut traduire par «désir», semble bien parti pour suivre la même voie du succès, ayant déjà conquis les faveurs des publics des festivals de Venise (dans la section Giornati degli autori) et de Jérusalem. De fait, le film est une véritable perle de mise en scène où l’auteur se joue de tous les codes de la comédie et du drame tout à la fois, où rien ne va se passer comme on s’y attendrait. Chaque épisode réserve au spectateur son lot de développements inattendus quoique très logiques si on se laisse prendre par ce regard décalé qui use de l’absurde avec finesse. Ariel, donc, apprend qu’il est le père d’un garçon qui a maintenant vingt ans. Son premier réflexe est de prendre rendez-vous avec son avocat. Cependant, dans la foulée, son ex Ronit lui annonce que son fils vient de mourir dans un accident de voiture... À partir de là, Savi Gabizon va nous mener de situations improbables en circonstances surréalistes, voire fantasmagoriques. Étonnamment, cela fonctionne grâce à une mise en scène épurée - on ne voit quasiment que les protagonistes dans des rues désertes et des appartements impersonnels - où chaque geste, chaque dialogue, est filmé avec une concision remarquable. Où, pourtant, on assiste à quelques retournements - parfois carrément plusieurs dans un même plan - qui ne laissent pas souffler le spectateur. Cette mécanique si fluide serait vaine si elle n’évoquait, sans avoir l’air d’y toucher, des sujets bien réels et concrets, et à portée universelle, tels que les relations parents-enfants, ou notre attitude face à la mort - la nôtre ou celle de proches. Longing, c’est du Woody Allen accommodé à la sauce Altman. Martial Knaebel
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La Journée internationale de l'homme est célébrée le 19 novembre depuis 20 ans. Nous aimerions vous recommander un long métrage à l'humour réfléchi dans lequel un homme d'une cinquantaine apprend qu'il est père d'un fils depuis près de 20 ans. Mais il doit créer lui-même l'image de son fils. Sur les traces de l'homme.

Nouveautés

Depuis 4 jours
Compañeros - La noche de 12 años (2018)
Álvaro Brechner
Uruguay
117′
Ils sont trois que les militaires enlèvent de leurs cellules, sans ménagement, après les avoir encagoulés. Pour les exécuter? Ou les faire disparaître? Le titre nous prévient déjà que non. Trois hommes partent pour une longue nuit de douze ans. Álvaro Brechner signe, avec une œuvre forte, émouvante et, étonnamment, tout de même optimiste. La réalité plus forte que la fiction Le spectateur au fait de l’Histoire et de la politique en Amérique latine aura certainement entendu parler de ce président uruguayen, José «Pepe» Mujica, qui fut un ancien guérillero Tupamaro. Président atypique qui ne changea pas son train de vie, modeste, et qui lança de vraies réformes sociales. Qu’il ait été emprisonné est connu, mais on ignore souvent qu’il fut détenu au secret pendant douze longues années. Compañeros - La noche de 12 años relate cette période dramatique. L’action démarre donc en 1973, lorsque les militaires prennent le pouvoir en Uruguay, et traite de l’emprisonnement de trois anciens Tupamaros dont celui de José «Pepe» Mujica. Álvaro Brechner ne s’est pas senti le besoin d’ajouter des scènes imaginaires pour créer de faux suspens ou susciter de l’émotion factice. Il fait le choix du réalisme et s’en tient aux souvenirs que lui ont raconté les trois protagonistes. Le soin apporté aux reconstitutions, les performances des acteurs, le montage, feront le reste. On est happé par les images dont la justesse permet de quasiment ressentir dans les tripes l’état psychique et physique des personnages. A certains moments, on en oublierait même que les prisonniers verront la fin de leur calvaire, tant les personnages sont à un doigt de craquer. Leur état de délabrement physique rend ces hommes si méconnaissables qu’on a de la peine à les distinguer les uns des autres. Et effectivement, nul besoin de faux suspens, car on se demande à chaque scène comment ces hommes arrivent à survivre à tant de souffrance, à quelles nouvelles avanies ils seront confrontés. Comme les personnages, on se surprend à chercher, avec eux, la moindre lueur dans cette nuit sans fin, à trouver de l’humour là où on s’y attend le moins. Tiens, un «feel-good movie», mais un vrai qui nous parle d’une belle idée de dignité humaine. Martial Knaebel
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Depuis 1 semaine
La saveur des Ramen (2018)
Eric Khoo
Singapur
90′
Pour le jeune cuisinier Masato, le ramen n’est pas qu’une soupe. Les odeurs et les arômes sont sa passion, sources de souvenirs qu’il conserve de sa mère morte jeune. Ses parents se sont connus à Singapour et ont ouvert des années plus tard leur propre restaurant à Takasaki au Japon. Après le décès brutal de son père, Masato voyage à Singapour pour un périple culinaire et pour mieux comprendre l’histoire de sa famille. En compagnie de la blogueuse culinaire Miki, il découvre les délices chinois et différents membres de sa famille. Masato et sa grand‐mère, ensemble aux fourneaux, cherchent à guérir leurs blessures intérieures. En cuisinant à quatre mains, ils trouvent la paix. Une soupe préparée avec amour est plus que la somme de ses ingrédients. Originaire de Singapour, Eric Khoo a été en 1997, avec «12 Storeys», le premier réalisateur à présenter au festival de Cannes un film de Singapour. Sa nouvelle œuvre «La Saveur des Ramen» se distingue par ses qualités de cœur et d’humanité et charme tant par sa sensualité que par sa recherche esthétique. Pour Eric Khoo, la nourriture n’est pas seulement un élément important de l’identité culturelle, c’est aussi une force fédératrice qui rassemble les gens. Dans le rôle principal, le célèbre chanteur et acteur japonais Takumi Saito livre une brillante interprétation.
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Depuis 2 semaines
Rojo (2018)
Benjamín Naishtat
Argentine
105′
Avocat respecté, Claudio Mora semble ne rien avoir à cacher. Avec sa femme et sa fille, il mène une vie paisible dans la province argentine. Nous sommes en 1975. Tandis qu’une vague de violences politiques inonde les villes, Mora poursuit son existence calme et routinière – jusqu’à ce qu’un soir, dans un restaurant, il se dispute avec un inconnu ce qui entraine des conséquences dramatiques. Le lendemain, Mora a presque oublié l’incident. Mais peu de temps après, un détective privé arrive et commence à poser des questions gênantes. Mora n’est pas sûr de pouvoir continuer à suivre sa recette pour une vie heureuse : détourner le regard de toutes les magouilles dans son entourage… Le réalisateur Benjamín Naishtat a présenté ses films aux festivals de Cannes, de Berlin et de Locarno. Avec son nouvel opus « Rojo », qui a gagné plusieurs prix, il consolide sa réputation de nouvelle voix prometteuse du cinéma argentin. Son cocktail raffiné entre satire acerbe et polar noir haletant s’inspire des grands classiques du cinéma d’auteur des années 70 tout en gardant fraîcheur et authenticité. Naishtat raconte l’histoire d’un homme qui prend quelques mauvaises décisions et porte son regard sur un monde où personne n’est tout à fait innocent.
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Populaire

2.
La saveur des Ramen (2018)
Eric Khoo
Singapur
90′
Pour le jeune cuisinier Masato, le ramen n’est pas qu’une soupe. Les odeurs et les arômes sont sa passion, sources de souvenirs qu’il conserve de sa mère morte jeune. Ses parents se sont connus à Singapour et ont ouvert des années plus tard leur propre restaurant à Takasaki au Japon. Après le décès brutal de son père, Masato voyage à Singapour pour un périple culinaire et pour mieux comprendre l’histoire de sa famille. En compagnie de la blogueuse culinaire Miki, il découvre les délices chinois et différents membres de sa famille. Masato et sa grand‐mère, ensemble aux fourneaux, cherchent à guérir leurs blessures intérieures. En cuisinant à quatre mains, ils trouvent la paix. Une soupe préparée avec amour est plus que la somme de ses ingrédients. Originaire de Singapour, Eric Khoo a été en 1997, avec «12 Storeys», le premier réalisateur à présenter au festival de Cannes un film de Singapour. Sa nouvelle œuvre «La Saveur des Ramen» se distingue par ses qualités de cœur et d’humanité et charme tant par sa sensualité que par sa recherche esthétique. Pour Eric Khoo, la nourriture n’est pas seulement un élément important de l’identité culturelle, c’est aussi une force fédératrice qui rassemble les gens. Dans le rôle principal, le célèbre chanteur et acteur japonais Takumi Saito livre une brillante interprétation.
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Basé sur des événements réels

Soy Nero (2016)
Rafi Pitts
Mexique
117′
Nero rejoint son frère aîné qui vit à Los Angeles et veut s’y installer comme lui. Il réalise très vite qu’il n’a pas trop de choix, comme immigrant illégal aux Etats-Unis: pour obtenir le précieux sésame que représente la «green card», il doit s’engager dans l’armée et partir combattre. Rafi Pitts explore à sa manière, ironique, les notions de frontières, d’appartenance et de citoyenneté. Nero court dans le désert, profitant des feux d’artifice du 4 juillet pour traverser la frontière qui sépare les Etats-Unis et le Mexique. A Los Angeles, il rejoint son frère aîné qui vit dans une luxueuse villa. La précarité de sa situation lui apparaîtra bien vite et Nero choisira le raccourci le plus efficace pour obtenir le Graal que recherche chaque migrant illégal chez le grand frère américain: la fameuse carte verte. Le voici donc soldat, gardant lui-même un autre poste frontière, dans un autre désert, quelque part au Moyen-Orient. Né d’un père britannique et d’une mère iranienne remariée avec un Français, Rafi Pitts, qui vit lui-même à Paris, sait de quoi il parle lorsqu’il traite de la relativité des frontières et des origines. On reconnaît aussi - dans la façon dont se développe le récit - la patte d’un des maîtres de la nouvelle vague roumaine, Razvan Rudulescu, qui a participé à l’écriture du scénario: scènes mêlant l’absurde au drame, ironie grinçante des dialogues, pour évoquer une situation paradoxale qui ne choque pourtant plus personne. La réalité de nombreux migrants qui risquent leur vie pour une société qui ne veut pas d’eux, simplement pour échapper à la misère qu’ils subissaient dans leur pays d’origine. Rafi Pitts nous offre un jeu de miroirs audacieux, où deux Nero semblent se regarder et s’opposer. Ils sont nombreux déjà, les films tournés, que ce soit sur les migrants illégaux, ou sur la guerre au Moyen-Orient. Etonnamment, Rafi Pitts semble être le premier à avoir pensé à lier les deux thèmes qui sont le reflet d’une situation admise officiellement par l’administration américaine. Pris sous le feu d’un ennemi invisible, les soldats sont obligés de fuir et d’abandonner leur poste de garde. Et voilà Nero courant à nouveau dans le désert, raccourci saisissant d’un destin absurde.
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Rara (2016)
Pepa San Martin
Chili
86′
Sara a 13 ans. Avec sa sœur, Catalina, elle vit avec sa mère Paula et sa partenaire Lia. Son père n’apprécie pas cette promiscuité et aimerait que ses filles aient une vie de famille «normale». Mais Sara a bien d’autres soucis, entre son premier amour et son corps qui se transforme. Une comédie légère, mais incisive, pour ausculter une société encore conservatrice. Sara aime les garçons, bien qu’elles les trouvent bêtes le plus souvent. Elle a aussi une amie à qui elle dit tout, mais elle lui cache aussi des choses. Sara est une petite fille au seuil de l’adolescence qui pense qu’elle mène la vie normale d’une fille à son âge. Ce n’est pas l’avis de son père, ni de son entourage. En cause, le fait que sa mère Paula - chez qui vivent les deux enfants - vit avec une femme et non un homme. À la suite d’une petite dispute futile avec sa mère, Sara quitte la maison pour aller vers son père. Ce dernier saute sur l’occasion pour tenter de récupérer ses filles. Toute l’histoire nous est racontée du point de vue de Sara, campée par une prodigieuse Julia Lübbert qui crève l’écran avec un naturel et une vivacité dignes de tous les éloges. Ce choix scénaristique a permis à la jeune réalisatrice Pepa San Martin d’éluder tout ce qui aurait pu alourdir son récit et donne un film au ton léger, tissant ses fils sans qu’on y prenne garde pour arriver à une conclusion (presque) inattendue. Rara, c’est une histoire de petits riens - de ces événements à première vue sans importance, qui font la vie de tous les jours. Cependant, un mot de trop, ou mal placé, et tout prend des proportions qu’on n’attend pas, ouvrant la porte à de nouveaux développements - à la merci eux aussi d’autres réparties, apportant de nouvelles petites surprises. Ne se départant pas du regard de Sara, le récit ne prépare pas, si ce n’est par quelques allusions, au dénouement final. C’est d’ailleurs cette subtilité du scénario, coécrit avec Alicia Scherson (Play, Turistas), ajoutée au soin apporté à la crédibilité des personnages, incarnés par des acteurs hors-pairs, qui donne à l’ensemble un naturel à la fois léger et sérieux, drôle et émouvant. Martial Knaebel
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Refugiado (2014)
Diego Lerman
Argentine
94′
Laura est obligée de fuir avec son fils Matías. Son mari, Fabián, vient de la battre violemment, encore une fois. Laura cherche un refuge dans Buenos Aires où elle puisse se sentir en sécurité et où les deux seraient protégés. C’est ainsi que démarre un road-movie singulier, haletant, où Diego Lerman adopte le regard (encore) innocent de l’enfant qui sent, mais sans vraiment tout comprendre. Entre thriller et dénonciation sociale Lorsque la mère de Matías ne vient pas le récupérer à l’école, une maîtresse décide de le ramener chez lui. Arrivés sur place, ils trouvent Laura gisant sur le sol. La violence conjugale est un phénomène universel qui sévit partout. Diego Lerman en filme l’impact sur les victimes. On ne verra jamais l’auteur des violences, le mari et père Fabián, mais la peur de celles-là guidera la trajectoire des deux victimes tout au long du récit. Invisible, sauf vaguement au détour d’un couloir, il ne laisse pas de répit aux deux fugitifs. Le ressenti et l’atmosphère seront donc le moteur du drame et cela d’autant plus que le réalisateur a choisi de se placer du point de vue du gamin plutôt que celui de la mère. Pari audacieux, et réussi, que de faire reposer quasiment tout le film sur Matías - un Sebastián Molinaro impressionnant de profondeur et réussissant magistralement à exprimer l’ambivalence des sentiments du petit garçon. Car s’il suit la mère, c’est un peu par force car il ne la comprend que jusqu’à un certain point. Il ressent bien ce qu’elle endure et l’effroi qui la pousse à fuir. Cependant, il tient toujours à son père dont on comprend qu’il n’a pas subi les coups. Cette incertitude quant aux sentiments de l’enfant est la source du suspens et de la tension qui tient le film et dont le paroxysme sera atteint dans une scène extraordinaire, appelée à devenir un archétype du genre, au même titre que la scène de la douche de Psychose, de Hitchcock - où nos deux protagonistes retournent chez eux pour récupérer quelques affaires, des jouets pour Matías qui n’arrive pas à se décider alors que Fabián pourrait arriver d’un moment à l’autre. Caméra portée, puis fixe,musique minimale, tout se conjugue pour maintenir une tension extraordinaire qui fait de Refugiado un film poignant balançant entre thriller et dénonciation sociale. Martial Knaebel
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Adaptation de livre

Solaris (1972)
Andrei Tarkowski
Russie
166′
Un ingenieur est envoyé en mission sur Solaris, station intersidérale, après le suicide de son predécesseur.
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Innocence of Memories (2015)
Grant Gee
Turquie
93′
Ni vraiment documentaire, ni fiction non plus, Innocence of Memories est une immersion à la fois charnelle dans le vieil Istanbul et psychologique dans l’œuvre du Nobel de littérature turc Orhan Pamuk. L’auteur, avec l’argent de son prix, s’est mis en tête de créer un musée qui raconterait une histoire d’amour malheureuse à Istanbul, dans les années 70. Fiction, le film est une mise en images, et en voix, du roman de l’auteur «Le musée de l’innocence», qui nous fait vivre l’amour de Fusun et de Kemal, abruptement brisé par la mort de la première. Ayla, amie de Fusun, et Kemal égrènent leurs souvenirs pendant que la caméra déambule parmi les vitrines du musée, somme d’objets appartenant à l’époque du récit, qui auraient pu être ceux des personnages du roman. Documentaire, voici que la caméra erre dans la nuit stambouliote, proposant des rencontres de personnages bien réels. En voix off, ou dans une interview en arrière-plan, Orhan Pamuk se livre à une réflexion sur son œuvre, sa vie et ses démêlées avec la politique, surtout sur son Istanbul de la nuit. On ne peut qu’être envoûté par ces images vagabondes et planantes s’attachant aux murs décatis, aux rues sales et encombrées où circulent chiffonnier, chauffeur de taxi ou photographe. Dans le musée même ces objets quelconques sont autant une accumulation romantique, illustrant la passion de Kemal et Fusun, qu’anthropologique exprimant une société en pleine occidentalisation. Innocence of Memories est aussi bien un essai littéraire que cinématographique qui nous offre une occasion superbe d’appréhender l’œuvre d’un auteur qui, même en exil, n’a jamais su vraiment quitter sa ville. (mk)
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Anna Karenina (2017)
Karen Schachnasarow - Shakhnazarov
Russie
138′
L’adaptation cinématographique d’une oeuvre littéraire aussi monumentale que «Anna Karénine» de Léon Tolstoï se révèle toujours un exercice difficile. Le maître russe Karen Shakhnazarov a choisi de reprendre le récit à partir d’un point de vue original et iconoclaste: celui de l’amant de l’héroïne, le comte Vronski. Un hôpital de campagne, en 1904, en Mandchourie, en pleine guerre russo-japonaise. On amène un officier blessé au médecin commandant l’unité sanitaire, Sergueï Karénine. Celui-ci reconnaît le colonel Vronski qui fut l’amant de sa mère, Anna Karénine. Lorsque son malade est ranimé, Sergueï ne peut s’empêcher de lui demander des explications sur la mort de sa mère. Vronski raconte l’éclosion d’une passion amoureuse que rien ne pouvait empêcher, puis son étiolement inéluctable dans un monde qui les avait mis au ban. Tolstoï avait entrepris de décrire la société russe de son temps. Il développait aussi une réflexion sur la morale et la religion. Il ne recherchait pas les effets de style, mais s’attachait à décrire les situations de la façon la plus réaliste possible. Son récit s’appuyait en fait sur le traitement de plusieurs couples antinomiques. Karen Shakhnazarov s’est, lui, concentré sur la passion de Karénine et Vronski. Il a ainsi épuré sa mise en scène et, procédant par sauts dans le temps, a pu observer avec soin l’évolution de la relation entre les deux amants, et particulièrement les changements dans l’attitude de la jeune femme, se laissant aller à sa passion, mais se sachant en même temps coupable d’infidélité vis-à-vis de son mari. «Anna Karénine - L’histoire de Vronski» est ainsi une superbe étude de caractères placés dans une société figée et décadente. Martial Knaebel
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Toshiro Mifune - Acteur préféré

Stray Dog (1949)
Akira Kurosawa
Japon
122′
Il est encore jeune, l'acteur qui va être connu dans le monde entier avec des chefs-d'œuvre tels que "Rashomon" ou "The Seven Samurai", celui qui va rester l'acteur d'Akira Kurosawa jusqu'à "Doctor Rotbart". Le voici dans un film policier sur fond du récent passé de la guerre japonaise, un passé de loin pas encore digéré dont parlent de nombreux personnages, qu'ils soient féminins ou masculins. «Stray Dog» (Chien enragé) se déroule à Tokyo pendant l'été étouffant de 1949. Dans un bus bondé, le tout jeune et totalement inexpérimenté inspecteur Murakami (Toshiro Mifune) se fait voler dans la poche de sa veste son arme de service chargée. Murakami est hors de lui. Il craint les pires conséquences sur sa carrière naissante. Avec son collègue Sato du service des vols, il part à la recherche du malfaiteur. Ce qui nous emmène dans la vie quotidienne du Japon de l'après-guerre, tandis que Murakami accumule les expériences et que Sato, le vieux renard, lui apprend comment garder son calme. Même des femmes impliquées dans ce qui s'est passé le traitent comme un blanc-bec. Une saisissante étude de milieu avec laquelle le maître Akira Kurosawa fait ses preuves dans le film de genre et nous montre de quoi il est capable en matière de narration, d'atmosphère et d'image. Walter Ruggle
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Scandal (1950)
Akira Kurosawa
Japon
105′
Au cours d'une excursion à la montagne, un peintre. Ichiro Aoye, rencontre par hasard une jeune chanteuse à la mode, Miyako Saijo, et, après un violent orage, ils partagent une chambre dans une auberge voisine -, mais des photographes d'un journal à scandales avaient suivi Miyako, et le journal en question (ironiquement intitulé " Amour ") publie des photos du couple comme s'il s'agissait d'une " idylle secrète". Furieux du scandale créé, le peintre décide de poursuivre le journal en justice, mais l'avocat qu'on leur a indiqué, Hiruta, se laisse " acheter " par l'éditeur du journal pour payer les frais de maladie de sa fille Masako, atteinte de tuberculose. Scandale a longtemps souffert de sa proximité avec l'un des chefs d’œuvre de Kurosawa. Il fut en effet tourné la même année que Rashomon. On aurait pourtant tort de le considérer comme un film mineur dans la filmographie du maître. D'abord par la manière subtile qu'il a eu de contourner la censure de l'occupation américaine de l'immédiate après-guerre, ensuite par l'écho qu'il trouve encore aujourd'hui si l'on se réfère au scandale récent impliquant l'empire médiatique de Rupert Murdoch. Sans oublier, enfin, la passion qu'avait Kurosawa lui-même pour la peinture qui donne au personnage d'Ichiro une dimension très personnelle.
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Hirokazu Kore-Eda: Nos films préférés

Air Doll (2009)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
111′
Hideo est un employé modeste et ordinaire. De retour chez lui, chaque soir, il parle de ses journées à Nozomi qui l'écoute en silence. Et pour cause, Nozomi est une poupée gonflable, succédané de compagnie pour cet homme seul. Pourtant, Nozomi est plus que cela, car, Hideo une fois parti au travail, la poupée devient femme. Elle sort, découvre ce monde dont elle ignore tout, avec la naïveté d'une enfant. Elle trouvera même un travail dans une boutique de location de vidéo où elle pourra croire trouver une âme sœur, qui lui ressemble, dans la personne d'un jeune collègue qui lui avoue que, lui aussi, ressent un vide intérieur. Cette nouvelle parabole de Hirokazu Kore-eda décrit une société japonaise, monde industrieux et aseptisé, où les conventions sociales basées sur la réussite professionnelle poussent hommes et femmes dans une solitude que seuls les fantasmes peuvent encore briser. «J'ai appris que si vous voulez qu'une personne se livre, il faut la regarder bien en face. De cette façon, je recréais du naturel. C'est aussi une forme de politesse. Ça ne veut pas dire que je rejette les auteurs qui n'appliquent pas cette façon de faire. Prenez Hitchcock, que j'admire. Il procède différemment, et pourtant lui comme moi cherchons à créer du suspense. Le mien, c'est dans le quotidien qu'il se cache.» Hirokazu Kore-eda
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Hana (2006)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
128′
HANA, une délicatesse japonaise Hirokazu Kore-eda sait surprendre son monde. Le spectateur cinéphile se souvient certainement de NOBODY KNOWS et de AFTER LIFE, réflexions poétiques et cinématographiques sur la vie et la mort. Si la poésie est toujours présente dans son dernier film HANA, le ton, lui, n'a plus rien de dramatique. Qu'on en juge: le héros, Soza, est un jeune samouraï qui n'a rien d'un spadassin, perdu dans une époque de paix où ces soldats ne trouvent plus de maître à servir. Plutôt que de venger son père, il lorgne sur une jeune veuve, sa voisine, et préfère mettre en scène (comique) des duels qu'il ne sait pas pratiquer ou enseigner l'écriture à la marmaille qui l'entoure. Il vit dans un taudis en compagnie de pleutres souillons et buveurs qui sauront pourtant l'aider à sauver la face devant sa famille impatiente de voir la vengeance s'accomplir. Aller voir HANA ne relève que du plaisir: celui de voir une farce où Soza nous rappelle le jeune Buster Keaton énamouré et gaffeur. L'atmosphère même du village est une référence amusée au chef d'oeuvre de Kurosawa, LES SEPT SAMOURAIS. Une musique endiablée à la viole de gambe ajoute au burlesque des scènes où respirent la joie de vivre, en dépit de la misère de l'époque décrite avec force détails. Ce film est le cadeau d'un réalisateur qui sait manier les genres, sautant de l'un à l'autre avec un égal bonheur. Il est aussi une délicatesse savoureuse, un pied de nez à une production cinématographique mondiale de plus en plus formatée, car il nous redonne le goût des belles choses. Martial Knaebel
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Cinéma allemand

Pepe Mujica - El presidente (2014)
Heidi Specogna
Allemagne
93′
Ancien combattant de la résistance élu président de l'Uruguay et donnant presque 90% de son salaire pour des projets sociaux : Pepe Mujica, l'une des personnalités les plus charismatiques d'Amérique du Sud, est devenu célèbre en tant que « président le plus pauvre du monde ». Lui qui a passé de nombreuses années en prison pour des raisons politiques, est toujours resté fidèle à ses idéaux. Son train de vie modeste - au lieu du Palais présidentiel, il habite une petite propriété rurale - et sa façon d'agir en dehors du système des conventions, sont le ciment de sa crédibilité auprès de toute la population de son pays. Pepe Mujica défend ses priorités avec humour, intelligence et passion. Son action politique pour une société plus juste rencontre une résonance et un soutien international grandissants. La cinéaste Heidi Specogna et son caméraman Rainer Hoffmann ont rencontré Pepe Mujica et son épouse Lucía Topolansky à de multiples reprises pour les accompagner avec la caméra. De ces moments de rencontres, un film-hommage est né pour brosser le portrait d'une personne extraordinaire qui, à près de 80 ans, a su garder tout son courage, sa contagieuse joie de vivre, son humanité et son espoir de voir des changements se réaliser. « Pepe Mujica - el presidente » est un film optimiste et émouvant, qui donne de la force.
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Loin (2017)
Patrick Allgaier, Gwendolin Weisser
Allemagne
127′
Au printemps 2013, Patrick Weisser et Gwendolin Allgaier commencent leur voyage autour du monde depuis leur ville natale de Fribourg-en-Brisgau. L'itinéraire les emmène vers l'Est à travers l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Nord et centrale. Ils voyagent en auto-stop, en bus, en train, en bateau ou à pied. Ils se passent délibérément de l'avion. Ils apprennent à connaître des gens d'origines culturelles très diverses. Chacun filem à tour de rôle. À la fin de l'été 2014, en Sibérie, Gwen apprend qu'elle est enceinte. Le couple décide de continuer le voyage et de mettre l'enfant au monde au Mexique. Sur un porte-conteneurs, ils traversent le Pacifique depuis Tokyo. Au Mexique, les futurs parents achètent une camionnette qu'ils transforment en maison familiale mobile. Bruno naît en mai 2015 et vit sa première année en partie dans une maison louée et sur la route au Mexique et dans les pays d'Amérique centrale. En été 2016, la famille revient en Allemagne, parcourant à pied le dernier tronçon entre Barcelone et Fribourg-en-Brisgau. Le voyage autour du monde aura duré plus de trois ans. Il y en a encore, des films avec lesquels on n'a jamais l'impression que quelqu'un a tout calculé et nous prend pour des idiots. En fait, on montre d'habitude un reportage sur son propre voyage autour du monde dans les centres communautaires et dans des salles polyvalentes. Mais ce film est cela et beaucoup plus que cela, il est enchanté. Grâce aux deux personnes qui voyagent, aux gens qu'elles rencontrent, à la façon rafraîchissante, insouciante et pourtant contrôlée avec laquelle elles racontent des histoires. 50 000 kilomètres en auto-stop, en bateau à travers les océans et un bébé qui naît au Mexique. "Loin" est un film coloré et particulièrement authentique sur le voyage extraordinaire d'un jeune couple parti vers l'Est et rentré trois ans et demi plus tard depuis l'Ouest. Sans prendre l'avion et avec un petit budget en poche, ils explorent le monde, toujours avec curiosité et spontanéité. Un petit bijou de cinéma sans prétention. Laissez-vous emmener. Kinoverleih: Arthouse
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Das schweigende Klassenzimmer (2018)
Lars Kraume
Allemagne
111′
Allemagne de l'est, 1956. Kurt, Theo et Lena ont 18 ans et s'apprêtent à passer le bac. Avec leurs camarades, ils décident de faire une minute de silence en classe, en hommage aux révolutionnaires hongrois durement réprimés par l'armée soviétique. Cette minute de silence devient une affaire d'Etat. Elle fera basculer leurs vies. Face à un gouvernement est-allemand déterminé à identifier et punir les responsables, les 19 élèves de Stalinstadt devront affronter toutes les menaces et rester solidaires.
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Tarkovski

Offret - Sacrifice (1986)
Andrei Tarkowski
Russie
149′
Dans Le Sacrifice, dernier film du réalisateur soviétique Andreï Tarkovski, une catastrophe nucléaire apocalyptique interrompt la fête d'anniversaire d'un comédien. Alexandre, ancien acteur célèbre (Erland Josephson), a réuni sa famille et quelques amis dans sa maison sur une île de la côte suédoise. C'est une belle journée jusqu'à ce que la radio annonce le nouvelle d'un désastre qui menace le monde entier. Pour que tout redevienne comme avant, Alexandre va faire un sacrifice, mais sera-t-il utile?
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L'enfance d'Ivan (1962)
Andrei Tarkowski
Russie
91′
Témoin de l'exécution de ses parents par les troupes allemandes, Ivan, encore gamin, veut se battre. Il développe un talent certain pour se glisser au travers des lignes ennemies et glaner des informations. Mais l'état-major veut le transférer à l'arrière pour qu'il rejoigne l'académie militaire. Ivan refuse et part rejoindre les partisans... Le premier film de Andreï Tarkovski, tout juste sorti diplômé du VGIK, fut mondialement salué comme un chef d'oeuvre. Il reçut le lion d'or de Venise, ainsi que de nombreux prix dans le monde entier. On y retrouve déjà l'écriture du maître, mêlant le réalisme objectif à la contemplation subjective. Malgré son succès mondial, le film fut mis au placard en URSS pour des raisons de politiques internes qui tenaient à la version officielle de la deuxième guerre mondiale de l'époque. A l'inverse de «Requiem pour un massacre» d'Elem Klimov (1985), mettant en scène lui aussi un enfant, mais qui montra la guerre en Biélorussie avec un réalisme quasi insoutenable, Tarkovski laisse une grande place aux rêves d'Ivan, mondes poétiques de son enfance et de sa famille perdues, qui s'opposent à la réalité crue de la guerre et à son désir de vengeance qui conduira Ivan à la mort.
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Director's Choice: Fredi M. Murer

Antonio das mortes (1969)
Glauber Rocha
Brésil
99′
Antonio das Mortes est un célèbre tueur de cangaceiros. Il est chargé par un colonel propriétaire terrien de tuer un de ces rebelles, vivant sur ses terres au milieu des beatos, communauté mystique de paysans. Antonio le tue, puis prend la défense des beatos contre des tueurs à gages, les Jacungos, engagés par le colonel.
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Giovanni Segantini (2015)
Christian Labhart
Suisse
85′
Artiste, anarchiste, marginal, sans-papiers: Giovanni Segantini était tout cela et plus encore. Il créa, la plupart du temps en plein air, des œuvres monumentales représentant la nature idéalisée des paysages de haute montagne. Tout au long de sa vie, il n’a cessé de grimper toujours plus haut à la recherche de la lumière, il est mort à 41 ans dans un refuge alpin de l’Engadine, à 2700 m d’altitude. Les textes autobiographiques de Giovanni Segantini – lus par Jean-Luc Bideau –, les extraits du bestseller d’Asta Scheib « Das Schönste, was ich sah » – lus par Marthe Keller –, la musique de Paul Giger avec le quartet Carmina et les impressions du caméraman Pio Corradi se fondent dans une cinématographie permettant de se plonger dans la vie et dans l’œuvre de Segantini. Aucun commentaire ne distrait le regard, la parole est au peintre lui-même. Les photographies en haute définition, réalisées par un appareil spécial, permettent de restituer les couleurs originales des peintures. Le film laisse entrapercevoir son enfance et sa jeunesse difficiles, nous fait participer aux mouvements intérieurs et aux crises d’inspiration de sa peinture, à son attitude contradictoire envers l’amour de sa mère et envers l’érotisme, enfin à sa lutte désespérée contre la mort. «J’ai connu le monde et toutes ses classes sociales; non pas de loin, mais j’y ai vécu et ressenti toutes les passions, les douleurs, les joies et les espoirs. J’ai traversé la dimension infinie de la tristesse, là où à la lumière du soleil et dans l’obscurité toutes les passions humaines s’agitent. J’ai vu des fleurs pleurer et des vers rire.» Giovanni Segantini
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Cinéma suisse

Le pouvoir des femmes au cinéma

About Elly (2009)
Asghar Farhadi
Iran
114′
Ahmad, qui vit depuis longtemps en Allemagne, est de retour en Iran pour un bref séjour et ses anciens amis d’université décident de passer trois jours de vacances ensemble au bord de la mer Caspienne. Sepideh, une des femmes du groupe, de caractère très enjoué, a pris en charge l’organisation du séjour. Elle a également convié au voyage Elly, l’institutrice de sa fille qui est en maternelle, et ceci à l’insu des autres participants. Ahmad, qui sort d’un mariage malheureux avec une Allemande, est désireux de refaire sa vie avec une Iranienne et les amis se rendent compte peu à peu de la raison pour laquelle Sepideh a invité Elly. Elle va désormais capter toute leur attention, les uns et les autres lui trouvant mille qualités. Le second jour, alors que tout se passe bien et que la joie et l’harmonie sont au rendez-vous, un incident survient au cours duquel Elly s’éclipse dans la nature. L’ambiance joyeuse disparaît d’un seul coup et l’harmonie fait place aux diverses spéculations des amis sur le pourquoi et le comment de la disparition d’Elly. Ils contactent sa famille qui ne leur apprend rien de neuf ; l’inquiétude se transforme en panique. Les amis analysent alors de façon critique les entretiens du premier jour et les conversations téléphoniques avec la famille d’Elly. Finalement, Sepideh est même mise en cause pour avoir invité Elly, ce qui a perturbé leurs vacances. En deux jours, le jugement du groupe vis-à-vis d’Elly a viré du tout au tout - jusqu’au dernier jour de vacances où la réalité se révèle.
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Virgem Margarida (2012)
Licínio Azevedo
Mozambique
87′
1975. Le Mozambique fête son indépendance. La jeune révolution veut éradiquer les méfaits de la colonisation, dont la prostitution. Les rues de Maputo, la capitale, sont alors débarrassée des prostituées envoyées en camp de rééducation loin dans la savane pour en faire des femmes "nouvelles". Margarida, une adolescente campagnarde de 16 ans est prise par erreur et n'arrive pas à faire reconnaître sa bonne foi. Voici son histoire et celle de femmes inexorablement liées à l'adversité.
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Cinema italiano

Santiago, Italia (2018)
Nanni Moretti
Italie
80′
Après le coup d'État militaire du général Pinochet de septembre 1973, l'ambassade d'Italie à Santiago (Chili) a accueilli des centaines de demandeurs d'asile. À travers des témoignages, le documentaire de Nanni Moretti raconte cette période durant laquelle de nombreuses vies ont pu être sauvées grâce à quelques diplomates italiens.
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Lauréats du festival de Cannes

Paterson (2016)
Jim Jarmusch
Etas-Unis
118′
Paterson vit à Paterson, New Jersey, ville des poètes - de William Carlos Williams à Allan Ginsberg, aujourd'hui en décrépitude. Chauffeur de bus d'une trentaine d'années, il mène une vie réglée aux côtés de Laura, qui multiplie projets et expériences avec enthousiasme et de Marvin, son bouledogue anglais. Chaque jour, Paterson écrit des poèmes sur un carnet secret qui ne le quitte pas...
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Un homme intègre (2017)
Mohammad Rasoulof
Iran
118′
Reza et sa femme se sont installés en province, espérant échapper à la corruption de la capitale. Lui a créé une pisciculture, elle enseigne. Las, une compagnie convoite le terrain où se situe leur ferme. Mais Reza refuse toujours la compromission, seul face à tout un système. Le récit de Mohammad Rasoulof est, lui aussi, sans concession qui nous plonge dans un thriller politique à portée universelle. Mohammad Rasoulof n’attend pas, dès les premières images, on perçoit quelle sera l’intrigue. Reza, en face d’une banque, est avec un des employés lui expliquant comment contourner les règles et ne pas rembourser ses dettes. On imagine le courage qu’il a fallu à toute l’équipe de tournage - techniciens et acteurs y compris - pour se lancer dans la réalisation d’un tel brûlot politique. Car dans Un homme intègre, on appelle un chat un chat. La corruption qui gangrène quasiment toute la population de cette province y est décrite sans ambiguïté aucune. Ce franc-parler a l’immense mérite de rendre l’intrigue fluide et intelligible même pour un public qui ne serait pas au fait de la politique iranienne. Cependant, Rasoulof ne se contente pas de ce constat politico-social. Ses personnages sont faits de chair et de sang, ils ne peuvent pas être simplement tout d’une pièce. Comment peuvent-ils réagir et se défendre face aux attaques multiples auxquelles ils font face? Les drames intimes se mêlent alors aux conflits économiques. Voici alors une autre qualité qui fait de Un homme intègre un vrai film à suspens où les protagonistes se démènent pour survivre. Le récit est porté par une image très naturaliste, une bande son ultra-minimaliste qui ne garde que les bruits de la nature qui laissent au spectateur le temps de se concentrer sur l’intrigue elle-même. Il ne fait aucun doute que le film est destiné avant tout au public de son pays. Profondément enraciné dans la vie iranienne, le film développe pourtant une réflexion plus universelle : jusqu’à quel point un homme peut-il conserver son intégrité en luttant contre un système corrompu? Martial Knaebel
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Prochainement

20 novembre
Le coureur (2018)
Hannes Baumgartner
Suisse
92′
Jonas Widmer est l’un des meilleurs coureurs longue-distance de Suisse. Son grand objectif: le marathon aux jeux olympiques. Malgré une enfance difficile, il semble avoir trouvé sa voie. A côté du sport, il travaille comme cuisinier et est apprécié de ses collègues pour son côté serviable. De plus, il veut emménager sous peu avec sa petite amie Simone dans leur premier appartement commun. C’est alors qu’il échoue à conserver son titre lors d’une course devant son propre public, et les souvenirs angoissants de son frère Philipp décédé le rattrapent. Jonas est incapable d’exprimer sa souffrance intérieure, son désespoir grandit et il commence à mener une double vie tragique. Le réalisateur zurichois Hannes Baumgartner s’est inspiré pour son premier film de cinéma d’un crime qui a défrayé la chronique judiciaire en Suisse. LE COUREUR dresse le portrait précis d’un personnage ambigu qui se trouve prisonnier d’une toile toujours plus dense tissée par des événements marquants, des mécanismes de déni et un déchirement intérieur.
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24 novembre
Los silencios (2018)
Beatriz Seigner
Brésil
90′
Après la disparition de son mari, victime du conflit armé entre les FARC, l'armée et les paramilitaires en Colombie, Amparo, accompagnée de ses deux enfants, vient se réfugier sur une petite île, coin perdu entre Brésil, Pérou et Colombie. Liant habilement rêve éveillé et naturalisme trivial, Beatriz Seigner offre une émouvante réflexion sur le statut de réfugié. Entre réalisme et fantastique C’est en pleine nuit qu’Amparo débarque sur l’Isla de la Fantasia, dont on aperçoit tout d’abord que quelques lumières, au loin, qui auraient aussi bien pu être des étoiles tant elles sont faibles et vacillantes. Le regard des enfants Nuria et Fabio donne à cette arrivée une touche de fantastique et de merveilleux. L’île est pauvre, mais elle accueille les réfugiés avec compassion. Nuria réalise, en visitant son nouveau domaine, que les habitants ne vivent pas seuls, qu’une autre communauté vaque à ses occupations, sans qu’on prenne conscience de sa présence, comme dans un monde parallèle. Et, parmi ces gens, le père des enfants, pourtant disparu. Los silencios, au départ observation naturaliste de la situation de réfugiés dans une région où Pérou, Colombie et Brésil se rencontrent, se révèle être une œuvre littéralement lumineuse, sensible et émouvante. Beatriz Seigner parvient, avec l’aisance d’Apichatpong Weerasethakul dans Uncle Boonmee Who Can Recall His Past Lives, à donner du naturel au surnaturel. Le tout rendu par le jeu des lumières et des couleurs sublimement travaillées et contrôlées de la cheffe opératrice Sofia Oggioni, osant même le fluorescent, ajoutant de la tendresse à l’émotion sur fond de mélopée chantée d’une voix grave par une vieille dame. La réalisatrice ne se contente pas d’une œuvre esthétiquement très belle, équilibrée. Elle n’oublie pas les réalités que vivent les habitants de cette région frontalière. Ce mélange des genres entre réalisme social et onirisme fantastique, c’est ce que Fernando Birri qualifiait de réalisme magique. Il est ici parfaitement à sa place, soutenu par une bande son où les bruits de la forêt, du fleuve sont omniprésents auxquels s’ajoutent des accords d’instruments autochtones, ajoutant au mystère, soulignant la poésie de chaque chose. Martial Knaebel
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3 décembre
Nuestro Tiempo (2018)
Carlos Reygadas
Mexique
177′
La campagne mexicaine. Une famille élève des taureaux de combat. Esther est en charge de la gestion du ranch, tandis que son mari Juan, poète de renommée mondiale, s’occupe des bêtes. Lorsqu’Esther s’éprend du dresseur de chevaux, Juan se révèle alors incapable de rester fidèle à ses convictions.
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