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Sankofa

Haile Gerima, Burkina Faso, 1993

Mona est mannequin, elle est aussi afro-américaine. Elle est envoyée au Ghana, à Cape Coast, pour une série de prises de vue. Mais, sur place, alors qu’elle visite les ruines du port d’où partaient les navires convoyant les esclaves vers les Amériques, elle est prise de malaises et sent une présence inexplicable qui l’entoure. Les esprits des anciens prennent possession d’elle et elle se trouve transportée dans une plantation au temps des esclaves, où son maître convoite sa beauté. Les événements la pousseront à réagir et à prendre son destin en main.

Sankofa, œuvre à la fois limpide et complexe, est une affirmation radicale du Noir non plus objet mais sujet de son Histoire. Il s’agit là d’un thème récurrent dans l’œuvre de Hailé Gerima: pour maîtriser son présent, le Noir doit maîtriser son passé et son Histoire. C’est la signification de «sankofa» en langue Akan : «Nous devons retourner en arrière et revendiquer notre passé pour avancer». Il ne s’agit donc pas d’un simple film historique, mais aussi d’une critique fondamentale du néocolonialisme dans une mise en scène subtile et magistralement tournée.
Mona est mannequin, elle est aussi afro-américaine. Elle est envoyée au Ghana, à Cape Coast, pour une série de prises de vue. Mais, sur place, alors qu’elle visite les ruines du port d’où partaient les navires convoyant les esclaves vers les Amériques, elle est prise de malaises et sent une présence inexplicable qui l’entoure. Les esprits des anciens prennent possession d’elle et elle se trouve transportée dans une plantation au temps des esclaves, où son maître convoite sa beauté. Les événements la pousseront à réagir et à prendre son destin en main.

Sankofa, œuvre à la fois limpide et complexe, est une affirmation radicale du Noir non plus objet mais sujet de son Histoire. Il s’agit là d’un thème récurrent dans l’œuvre de Hailé Gerima: pour maîtriser son présent, le Noir doit maîtriser son passé et son Histoire. C’est la signification de «sankofa» en langue Akan : «Nous devons retourner en arrière et revendiquer notre passé pour avancer». Il ne s’agit donc pas d’un simple film historique, mais aussi d’une critique fondamentale du néocolonialisme dans une mise en scène subtile et magistralement tournée.
Durée
119 minutes
Langue
VO anglais
Sous-titres
français (vostfr) fix
Qualité
720p
Disponibilité
Suisse, Liechtenstein
Teza (2008)
Haile Gerima
Ethiopie
133′
Anberber revient dans son Ethiopie natale. C'est un homme blessé qui écoute et parcourt en claudiquant une campagne qu'il ne reconnaît plus, saignée par la guerre. Son enfance est bien loin. Entre-temps, il y a eu ses études de biologie en Europe et les espoirs levés par la chute du Négus, puis douchés par une autre dictature. Haïlé Gerima convoque l'Histoire dans une fresque émouvante superbement filmée. Teza met en scène un épisode de l'histoire de son pays, l'Ethiopie, dans une présentation analytique remarquable, au point que le récit ne paraisse jamais anecdotique. Au contraire, l'esprit analytique qui le sous-tend lui donne une dimension universelle. Il ne s'agit plus seulement du drame de la jeunesse éthiopienne des années 70 que nous avons sous les yeux, mais de tous ceux qui, dans le monde entier, étaient portés par l'espoir d'un monde nouveau en devenir. Anberber devient ainsi le personnage emblématique de cette époque, écrasé par un pouvoir trop vite oublieux des idéaux qui l'animait. Ce personnage, on pourrait le placer ailleurs en Afrique, en Asie, en Amérique latine, même en Europe, perdu par un échec qu'il cherche à comprendre, dévasté par les blessures, dans sa chair et son esprit. Le regard jeté sur cette époque par Haile Gerima est crû, sans concession aucune, mais il est aussi empreint d'une profonde humanité car il est fait de chair et de senti-ments et il nous montre aussi un Anberber qui saura réagir et reprendre vie. En faisant ainsi oeuvre de mémoire, Teza est un film qui se révèlera bien vite indispensable. Paradoxale-ment, on aura rarement éprouvé autant ce sentiment d'urgence, cette volonté catharti-que, à raconter l'Histoire. Mais cet aspect ne doit pas nous faire oublier que Gerima est avant tout, un cinéaste. Sa maîtrise de l'image et de la direction d'acteurs font ici merveille, où les plans majestueux sont capables de saisir à la fois la poésie des espaces de la cam-pagne éthiopienne et le drame des sentiments que vivent les personnages qui l'habitent. La tragédie d'Anberber, de ses amis et de sa famille prend ainsi, par la magie d'une mise en scène généreuse, la dimension de l'épopée émouvante de toute une génération. Martial Knaebel
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Moi et mon blanc (2004)
S. Pierre Yameogo
Burkina Faso
92′
Mamadi en informe son collègue Franck et ils décident de conserver leur découverte. Poursuivis par les dealers, ils se réfugient chez les parents de Franck, où Mamadi découvre la vie des familles de banlieue, mais sont rapidement obligés de quitter le pays pour Ouagadougou. C'est au tour de Franck de faire l'apprentissage d'une autre culture. Tombé amoureux d'une belle prostituée, il décide, après maintes péripéties, d'ouvrir un vidéo-club, tandis que Mamadi, brillant diplômé, se trouve désormais confronté aux traditions familiales et à la lourdeur de l'administration moderne de son pays. Moi et mon blanc est un film d'aventure, une comédie dramatique contemporaine. Mamadi prépare une thèse de doctorat à Paris. Depuis plusieurs mois, il ne reçoit plus la bourse que son pays lui octroie et ne peut payer son loyer. Afin de survivre, il est obligé de travailler clandestinement comme gardien de nuit dans un parking. Grâce au système de télésurveillance, il découvre l'univers du parking, fait de prostitution et de trafic de drogue. Un soir, Mamadi déclenche involontairement l'alarme et aperçoit, dans la panique qui s'ensuit, deux dealers en train de camoufler un paquet avant de s'enfuir. Le colis renferme de la drogue et une forte somme d'argent.
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Delwende (2005)
S. Pierre Yameogo
Burkina Faso
86′
Au Burkina Faso, les coutumes ancestrales font souvent force de loi, dans un état confronté à la misère et au poids des traditions. Dans les campagnes, en effet certaines morts inexpliquées sont attribuées à des mangeuses d'âmes, c'est-à-dire des femmes qui en raison de leurs pouvoirs occultes et maléfiques sont selon les villageois responsables de ces disparitions. Ces femmes sont alors marginalisées et deviennent les boucs émissaires de toute une société.
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