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Hana (2006)

Hirokazu KORE-EDA, Japon

HANA, une délicatesse japonaise

Hirokazu Kore-eda sait surprendre son monde. Le spectateur cinéphile se souvient certainement de NOBODY KNOWS et de AFTER LIFE, réflexions poétiques et cinématographiques sur la vie et la mort. Si la poésie est toujours présente dans son dernier film HANA, le ton, lui, n'a plus rien de dramatique.

Qu'on en juge: le héros, Soza, est un jeune samouraï qui n'a rien d'un spadassin, perdu dans une époque de paix où ces soldats ne trouvent plus de maître à servir. Plutôt que de venger son père, il lorgne sur une jeune veuve, sa voisine, et préfère mettre en scène (comique) des duels qu'il ne sait pas pratiquer ou enseigner l'écriture à la marmaille qui l'entoure. Il vit dans un taudis en compagnie de pleutres souillons et buveurs qui sauront pourtant l'aider à sauver la face devant sa famille impatiente de voir la vengeance s'accomplir.

Aller voir HANA ne relève que du plaisir: celui de voir une farce où Soza nous rappelle le jeune Buster Keaton énamouré et gaffeur. L'atmosphère même du village est une référence amusée au chef d'oeuvre de Kurosawa, LES SEPT SAMOURAIS. Une musique endiablée à la viole de gambe ajoute au burlesque des scènes où respirent la joie de vivre, en dépit de la misère de l'époque décrite avec force détails.

Ce film est le cadeau d'un réalisateur qui sait manier les genres, sautant de l'un à l'autre avec un égal bonheur. Il est aussi une délicatesse savoureuse, un pied de nez à une production cinématographique mondiale de plus en plus formatée, car il nous redonne le goût des belles choses.

Martial Knaebel

Durée
128 minutes
Langue
japonais
Sous-titres
français, allemand
Qualité
480p
Disponibilité
Suisse, Autriche, Allemagne, Liechtenstein
Hirokazu KORE-EDA
Tel père, tel fils (2013)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
120′
Deux bébés ont été intervertis à la maternité à leur naissance. Les parents l’apprennent 6 ans plus tard. Le père de Keita est un architecte dur et ambitieux, au travail comme à la maison. Le père de Ryusei, est un petit quincaillier de banlieue, faisant passer sa famille avant le travail. A partir de cette trame simple, Hirokazu Kore-Eda laisse son sens poétique nous offrir une oeuvre d’une infinie douceur justement récompensée au festival de Cannes. «C’est donc ça ...» C’est ainsi que Ryoata accueille la nouvelle de l’interversion des bébés à la maternité, exprimant ainsi sa déception de voir son fils Keita aussi peu combatif à l’école, aussi peu enclin à être le meilleur, alors que lui-même fait passer son ambition avant toute chose. A l’inverse, Yoko, l’autre père plus modeste, viveur un rien fainéant, mais adorant sa vie de famille, se dit qu’il pourrait récupérer de l’argent de cette erreur de l’hôpital. Deux milieux sociaux, deux conceptions de la vie que tout oppose. Il y avait déjà là de quoi tirer une trame simplement dramatique. Ce n’est pas ce que Hirokazu Kore-Eda recherche. Like Father, Like Son (Tel père, tel fils) va plus loin et plus profond, changeant de direction au moment où croit avoir trouvé le noeud de l’intrigue, au moment où on croit avoir découvert les tréfonds des personnages. Ce n’est pas le contraste social entre les deux familles, ni le bouleversement au sein du couple de Ryoata, ni la façon dont les deux enfants réagissent aux atermoiements de leurs parents respectifs. Cela pourrait être l’enfer psychologique dans lequel s’enferre Ryoata alors que quasiment toutes ses valeurs s’effritent autour de lui, pour le laisser désarmé et vaincu. En fait, Tel père, tel fils est tout cela à la fois car Kore-Eda n’est pas du genre à laisser un personnage sur le bord du chemin. S’il fallait à tout prix chercher une trame centrale se serait du côté des codes de la culture japonaise qui semblent être les premiers responsables des drames qui se déroulent sous nos yeux, qui s’imposent aux protagonistes. Cependant la douceur du regard de Kore-Eda, sa profonde empathie pour ses personnages, son envie de tous les aimer, de tous les sauver, qu’il nous fait partager. On reste alors surpris par la dimension universelle de ce film si profondément japonais. Martial Knaebel
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Notre petite soeur (2015)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
128′
Trois sœurs vivent ensemble à Kamakura, une station balnéaire proche de Tokyo. En se rendant aux obsèques de leur père, qui les avait abandonnées une quinzaine d’années auparavant, elles apprennent l’existence d’une demi-sœur adolescente à qui elles proposent de venir habiter dans la maison familiale. Chronique japonaise douce amère, filmée par un Hirokazu Kore-eda qui se rapproche toujours plus de son maître Ozu. Sachi et ses deux sœurs, Chika et Yoshino, ont dû se débrouiller seules, abandonnées qu’elles furent par leur père, puis par leur mère, au moment de leur adolescence. Lorsqu’elles rencontrent la jeune Suzu aux obsèques du père, il ne leur faut pas longtemps pour comprendre qu’elle risque de vivre la même expérience douloureuse. Spontanément, elles lui offrent de venir vivre avec elles dans le cadre vieillot mais chaleureux de la grande maison familiale. La famille reste le thème de prédilection du Japonais Hirokazu Kore-eda, comme cela l’était pour Yasujiro Ozu. Kore-eda reconnaît d’ailleurs volontiers que c’est du côté d’Ozu, plus que de Naruse, qu’il faut chercher une influence, avec une construction de plans typiques du maître, et aussi avec cette apparente placidité dont font preuve, et la caméra, et les personnages. On a droit ainsi à des images d’une sublime beauté dans un récit qui suit le rythme paisible des saisons, celles des prunes et des arbres en fleurs.Paradoxalement, cette sérénité amplifie le sentiment de violence latente qui se révèle dans les rapports entre les personnages et dans certaines situations. La complicité entre les trois sœurs, devenues quatre, n’empêche pas les tensions qui laissent imaginer ce que fut leur passé d’orphelines. Ainsi, Kore-eda observe et décrit le délitement du tissu familial et le vide creusé par l’absence des parents. On ne peut alors s’empêcher de se rappeler Nobody Knows, du même réalisateur, et ses enfants abandonnés et livrés à eux-mêmes. Pourtant, et paradoxalement encore, il se dégage toujours du film une douceur et un optimisme qui percent dans les petits riens qui meublent le quotidien des quatre jeunes femmes. Ces petits riens qui donnent au bout du compte un grand film. Martial Knaebel
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Air Doll (2009)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
116′
Hideo est un employé modeste et ordinaire. De retour chez lui, chaque soir, il parle de ses journées à Nozomi qui l'écoute en silence. Et pour cause, Nozomi est une poupée gonflable, succédané de compagnie pour cet homme seul. Pourtant, Nozomi est plus que cela, car, Hideo une fois parti au travail, la poupée devient femme. Elle sort, découvre ce monde dont elle ignore tout, avec la naïveté d'une enfant. Elle trouvera même un travail dans une boutique de location de vidéo où elle pourra croire trouver une âme sœur, qui lui ressemble, dans la personne d'un jeune collègue qui lui avoue que, lui aussi, ressent un vide intérieur. Cette nouvelle parabole de Hirokazu Kore-eda décrit une société japonaise, monde industrieux et aseptisé, où les conventions sociales basées sur la réussite professionnelle poussent hommes et femmes dans une solitude que seuls les fantasmes peuvent encore briser. «J'ai appris que si vous voulez qu'une personne se livre, il faut la regarder bien en face. De cette façon, je recréais du naturel. C'est aussi une forme de politesse. Ça ne veut pas dire que je rejette les auteurs qui n'appliquent pas cette façon de faire. Prenez Hitchcock, que j'admire. Il procède différemment, et pourtant lui comme moi cherchons à créer du suspense. Le mien, c'est dans le quotidien qu'il se cache.» Hirokazu Kore-eda
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Nobody Knows (2004)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
140′
En plein Tokyo, quatre enfants, tous de pères différents, vivent seuls dans l'attente du retour improbable de leur mère. Pas un parent, pas un voisin ne s'en inquiète, car personne ne soupçonne leur existence. Aucun ne va à l'école. Seul l'aîné a la permission de sortir, pour aller faire les courses, subvenir aux besoins de la famille. Lorsque la mère disparaît pour de bon, laissant derrière elle un peu d'argent, les enfants s'amusent tout d'abord de cette situation incongrue: les interdits s'écroulent, la maison devient terrain de jeu, le supermarché un parc d'attraction, et la rue le lieu de toutes les aventures. Puis, livrés à eux-mêmes, forcés de se comporter en adultes dans un environnement de plus en plus hostile, ils glissent peu à peu, de manière presque imperceptible mais néanmoins inexorable, dans un état de délabrement physique et moral. Le récit est inspiré d'un fait divers réel, où le sensationnel le dispute au sordide, "l'affaire des quatre enfants abandonnés de Nishi-Sugamo ", qui bouleversa le Japon en 1988. Toutefois, "Nobody Knows" n'est pas un mélodrame. Le regard tendre porté par le réalisateur sur cette famille orpheline, qu'il a regardée vivre et évoluer physiquement pendant une année entière, empêche le film de tomber dans le pathos ou le misérabilisme, même si la noirceur de l'histoire n'est pas occultée. "Ce fait divers a suscité en moi diverses questions. La vie de ces enfants ne pouvait pas être que négative. Il devait y avoir une richesse autre que matérielle, basée sur des moments de complicité, de joie, de tristesse et d'espoir. Je ne voulais donc pas montrer "l'enfer" vu de l'extérieur, mais "la richesse" de leur vie, vue de l'intérieur ", explique-t-il. Suivant une ligne proche du documentaire, déjà présente dans "After Life", Kore-eda ne laisse certes planer aucun suspense, aucun espoir de happy end: il ne s'agit pas de savoir si les enfants vont s'en sortir, mais plutôt combien de temps ils vont tenir. Point de manichéisme non plus dans le portrait nuancé de cette mère, égoïste bien sûr, mais surtout d'une incroyable inconscience qui, lorsqu'elle apparaît à l'écran, est toujours aimante, chaleureuse et protectrice. Il reste de l'histoire originale le récit d'un équilibre précaire en train de s'effondrer, petit à petit, au fil des saisons. Extraits des dialogues: AKIRA (12 ans) : Quand nous laisseras-tu aller à l'école? LA MERE : Encore cette histoire d'école! Tu n'as pas besoin d'y aller! Il y a des tas de gens qui sont devenus célèbres et qui ne sont jamais allés à l'école. AKIRA : Qui ça? LA MERE : J'en sais rien, mais je suis sûre qu'il y en a plein. AKIRA : Tu es vraiment égoïste, maman. LA MERE : Tu as vu comment tu me parles? Tu veux savoir qui est le plus égoïste? Eh bien, c'est ton père qui est parti en me laissant toute seule.
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Maboroshi (1995)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
109′
"A-t-il aussi vu Maboroshi cette nuit-là?" L'ombre de la mort et l'étincelle de vie, en une perpétuelle agitation derrière la façade du quotidien?» Ce sont les mots qu'a mis le jeune réalisateur Hirokazu Kore-Eda comme sous-titre à son premier film Maboroshi no hikari - La lumière de l'illusion. Son poème est d'une singulière beauté, d'une étonnante simplicité. Il ne nécessite ni une intrigue alambiquée, pas plus que de longs dialogues. Sa force repose sur le langage des images, comme s'il voulait nous rappeler que les mots ne sont que de la buée sur le miroir de la vie. Yumiko a perdu sa grand-mère à l'âge de douze ans. Elle est toujours poursuivie par le regret de n'avoir pu la retenir alors qu'elle s'en allait. A vingt-cinq ans, elle se marie avec Ikuo, qui entra dans sa vie comme une réincarnation de la grand-mère. Pourtant, Yumiko ne cesse d'être hantée par le souvenir du jour de la mort de la vieille dame. La vie s'écoule paisiblement avec leur premier fils, Yuichi, jusqu'au jour où Ikuo se suicide en se jetant sous un train, ne laissant que la clé de son vélo comme explication. Encore une fois, Yumiko venait de perdre un être aimé. Cinq ans plus tard, elle se remarie avec Tamio, un jeune veuf qui habite le petit village d'Oku-Noto, au bord de la mer. Sa dernière femme lui a laissé une petite fille de huit ans, Tomoko. La douleur semble avoir abandonné une Yumiko apaisée, et les jours s'écoulent tranquillement. Mais six mois plus tard, retournant dans sa ville natale pour le mariage de son frère, Yumiko est de nouveau hantée par le souvenir d'Ikuo. A la fin, elle se tient seule, au bord de la falaise, fixant l'océan. Tamio la retrouve et s'approche. Fondant en larmes, pour la première fois, elle se confie à son mari: «Je ne comprends toujours pas pourquoi Ikuo s'est tué.» Et Tamio répond: «Mon père qui était pêcheur disait toujours: nous sommes attirés par l'océan. Et personne n'est à l'abri de la fascination de cette lumière que l'on appelle Maboroshi.»
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