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Sheherazade

Nacer Khemir, Tunisie, 2011

Shéhérazade, c’est cette princesse qui racontait chaque nuit une histoire à son Sultan de mari, lui promettant la suite la nuit suivante et qui sauvait ainsi sa tête, car le Sultan, après avoir été trompé et pour ne plus l’être, avait décidé de faire exécuter ses épouses le lendemain de la nuit de noces. Ces récits, qui s’emboîtent les uns dans les autres, provenant d’Inde ou de Perse et colportés par les marchands, forment le corpus des contes des Mille et Une Nuits. Ils ont traversé les siècles, transmis oralement par des générations de conteurs, et font maintenant partie, non seulement de la culture arabe, mais aussi du patrimoine universel. Il était donc logique, bien qu’audacieux, que le réalisateur Nacer Khemir filme, en toute simplicité, le conteur Nacer Khemir. Une scène plongée dans la pénombre, éclairée presque uniquement par une multitude de petites bougies, symbolisant les feux du désert, où le conteur est simplement assis sur une chaise. La magie du verbe peut alors se déployer et envoûter la salle du théâtre à Tunis - celle du cinéma aussi.
Shéhérazade, c’est cette princesse qui racontait chaque nuit une histoire à son Sultan de mari, lui promettant la suite la nuit suivante et qui sauvait ainsi sa tête, car le Sultan, après avoir été trompé et pour ne plus l’être, avait décidé de faire exécuter ses épouses le lendemain de la nuit de noces. Ces récits, qui s’emboîtent les uns dans les autres, provenant d’Inde ou de Perse et colportés par les marchands, forment le corpus des contes des Mille et Une Nuits. Ils ont traversé les siècles, transmis oralement par des générations de conteurs, et font maintenant partie, non seulement de la culture arabe, mais aussi du patrimoine universel. Il était donc logique, bien qu’audacieux, que le réalisateur Nacer Khemir filme, en toute simplicité, le conteur Nacer Khemir. Une scène plongée dans la pénombre, éclairée presque uniquement par une multitude de petites bougies, symbolisant les feux du désert, où le conteur est simplement assis sur une chaise. La magie du verbe peut alors se déployer et envoûter la salle du théâtre à Tunis - celle du cinéma aussi. Cela n’a l’air de rien, mais le charme agit, on écoute et on voudrait que cela ne finisse pas. Quelques séquences viennent illustrer les récits, filmés avec soin, dans des tons en harmonie avec le récit, mais cédant le premier rôle à la parole, afin que notre capacité d’écoute ne soit pas distraite. Ce dispositif, apparemment modeste, revêt, en fait, une richesse extraordinaire et, surtout, souligne le caractère oral de tous ces contes. Ou la parole contre la mort, surtitre à double sens donné au film, car aussi bien pour l’artiste que pour Shéhérazade, c’est la parole qui lui permet de continuer à exister.

Martial Knaebel
Durée
81 minutes
Langue
VO français
Sous-titres
allemand, français
Qualité
480p
Disponibilité
Suisse, Autriche, Allemagne, Liechtenstein
Bab'Aziz - Le prince qui contemplait son âme (2005)
Nacer Khemir
Tunisie
100′
Ishtar, une petite fille, guide Bab’Aziz, un vieux derviche aveugle à travers le désert. Ils se rendent à la grande réunion des derviches. Tel un jeu de pistes, le voyage les mènera à la croisée des destins de plusieurs personnages.
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Les baliseurs du désert (1984)
Nacer Khemir
Tunisie
95′
Un jeune instituteur arrive dans un village aux confins du désert, perdu dans les sables qui le mangent pierre par pierre. Il n'y a pas d'école, des enfants courent dans les ruelles sombres, construisent un jardin de miroirs brisés à l'orée du village, tandis que d'autres dialoguent avec un esprit caché dans un puits ou creusent le sol à la recherche d'un trésor. Dans ce village, en plus des enfants, ne restent que les vieillards, les femmes, et une jeune fille très belle et très secrète. Les hommes sont partis dans le désert pour en chercher les limites. On les entend parfois, le vent portant jusqu'au village leur mélopée triste et envoûtante d'une Andalousie passée. On les aperçoit aussi, comme un mirage, au loin, au travers des nuages de sable flottant sur le désert infini. Sont-ils un rêve? Ou les gardiens d'un «autre» monde? L'instituteur, attendu pour rompre le charme, se laissera envoûter, reprendre par le monde du désert et rien ne pourra l'empêcher de rejoindre les arpenteurs de l'infini. Couronné dans de nombreux festivals, il s'agit là du premier film de l'auteur du fameux «Collier perdu de la colombe». Un début où déjà flotte cet air des Mille et Une Nuits, où le réel et la magie s'imbriquent, se fondent à la surface des choses et des êtres. La culture arabe, pour Nacer Khemir, essaime entre l'Andalousie et la Sogdiane, entre Cordoue et Samarcande. Il tire de cette culture toute son inspiration. Les images lumineuses éclairent des visages à la beauté mystérieuse. La poésie des gestes et des objets nous entraîne dans un monde fabuleux, dans une quête vers un temps perdu d'amour et de liberté, tels ces baliseurs dans leur impossible recherche des limites de l'espace et du temps.
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A peine j'ouvre les yeux
Leyla Bouzid
Tunisie
102′
Tunis, juste avant la chute du président Ben Ali. Farah vient d’avoir son bac, rêve de musique et joue dans un groupe de rock contestataire. Elle aime, boit et chante dans des cafés où il n’y a que des hommes. Sa mère a peur et voudrait la protéger contre elle-même. Leyla Bouzid nous offre un film d’une vivacité incroyable et, d’une certaine manière, un hommage à une jeunesse qui voudrait vivre, elle aussi. Une jeunesse tunisienne Été 2010. Farah vient de réussir son bac avec mention. Sa famille fait la fête et la voit déjà étudier la médecine. Mais ce n’est pas ce que voudrait la jeune fille qui chante dans un groupe de rock contestataire et rêve de faire musicologie. Alors elle sort la nuit, malgré les promesses faites à sa mère, boit et chante, aime, enfin, Borhène, le parolier et leader du groupe. Elle fait tout cela avec la fougue et l’énergie de la jeunesse. Sa mère essaie bien de la brider en l’absence de son père qui travaille loin de Tunis. Mais rien n’y fait, elle veut vivre, à l’image de toute une jeunesse qui supporte de moins en moins la police secrète de Ben Ali. Celle-ci commence à s’intéresser à ce groupe qui prend trop de libertés: des concerts sont annulés et un ami de sa mère, la prévient: sa fille est en danger elle aussi. Hayet décide alors d’envoyer Farah à Gafsa, rejoindre son père. Au moment de prendre le taxi collectif, Farah disparaît.Leyla Bouzid insuffle autant d’énergie dans son premier film que la jeune Baya Medhaffer met à incarner son personnage de Farah. La caméra de Sébastien Goepfert suit le mouve-ment avec la même fougue, captant les envies de liberté de la jeune fille et de ses amis avec une maestria remarquable. À peine j’ouvre les yeux est un film fait de coups de poing, où s’opposent les émotions des protagonistes du récit. Aux envies de vivre de la fille, la mère répond par l’inquiétude et la crainte, donnant l’image d’une femme conservatrice. Puis, tout bascule avec la disparition de sa fille, une autre femme apparaît, courageuse, prête à mordre. Leyla Bouzid saisit et met en scène ce changement d’atmosphère, où l’angoisse prend le pas sur l’envie de vivre, avec autant de justesse qu’elle suivait les escapades des jeunes gens. Quelques mois avant la chute du président Ben Ali, voici un superbe instantané du climat régnant en Tunisie. Pas de démons-tration, juste du beau cinéma. Martial Knaebel
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L'Homme qui a vendu sa peau
Kaouther Ben Hania
Tunisie
103′
Sam est un réfugié syrien au Liban. La femme qu’il aime est partie en Belgique. Comment la rejoindre? L’artiste en vogue, Jeffrey Godefroy, lui offre de l’aider: devenir un tableau vivant lui permettrait de voyager librement. Les marchandises circulent plus aisément que les hommes. Pour son troisième film, Kaouther Ben Hania offre une satire décapante du monde de l’art et de la politique.
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La belle et la meute
Kaouther Ben Hania
Tunisie
100′
Mariam, jeune étudiante à l’université de Tunis, est violée au sortir d’une fête organisée dans un hôtel. Elle veut porter plainte, mais elle se heurte à la suspicion, voire au déni, quand ce ne sont pas carrément des menaces. Kaouther Ben Hania s’inspire d’un fait réel et d'un livre pour filmer, caméra au poing, les démarches d’une jeune femme qui réclame justice. Et la réalisatrice tunisienne frappe fort. Kaouther Ben Hania n’est pas une inconnue pour ceux qui s’intéressent au cinéma tunisien. On doit en effet à la jeune réalisatrice cet objet filmique non identifié, Le Challat de Tunis, mi-documentaire, mi-fiction, qui s’essayait à enquêter sur une légende urbaine d’un jeune Tunisois balafrant les fesses des jeunes femmes. Avec La belle et la meute, Kaouther Ben Hania, paradoxalement, entre résolument dans la fiction pour mieux s’approcher de la réalité. C’est une Mariam hagarde, courant et trébuchant dans la rue, que nous retrouvons après la fête après l’avoir quittée au bas des marches de la salle de danse. Mais cette fois-ci, la caméra ne la quittera plus, se collant à elle, épousant ses moindres gestes, ses moindres faux-pas, donnant le sentiment de suivre chaque plan-séquence en temps réel. La réalisatrice place également des balises, marquant autant de stations du «chemin de croix» de Mariam, donnant à chaque chapitre sa propre tension, sa propre force. Hôpital, poste de police, hôpital de nouveau. Mariam Al Ferjani (Mariam) donne à son personnage une présence immense, sa détresse nous atteint sans crier gare, les regards de commisération, de mépris, menaçants que lui jettent les femmes et les hommes qu’elle doit croiser à l’hôpital ou au commissariat de police, ont de quoi ébranler le spectateur le plus endurci. En ne montrant aucune violence physique et uniquement la détresse de la jeune femme, Kaouther Ben Hania la décuple et fait de chaque coin de couloir le lieu d’une nouvelle embuscade et maintient ainsi une tension qui ne se libérera qu’à la dernière séquence. Véritable thriller politique, La belle et la meute livre un instantané, presque allégorique, d’un pays et d’une société sur le fil du rasoir auquel s’ajoute un superbe portrait de femme. Martial Knaebel
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Le challat de Tunis
Kaouther Ben Hania
Tunisie
89′
Tunis, avant la révolution. Une rumeur court dans les quartiers populaires, selon laquelle un homme à moto balafrerait les fesses des femmes aux arrière-trains trop aguichants qu’il croiserait sur son chemin. Après la révolution, la jeune réalisatrice Kaouther Ben Hania se lance à sa recherche pour connaître ses motivations. Vrai ou faux documentaire? Ce Challat, existe-t-il vraiment? Très vite, on ne se pose plus la question. Les scènes d’interviews ou d’interventions s’enchaînent à un tel rythme, chacune apportant sa contradiction à la précédente, qu’on renonce à vouloir percer le mystère pour admirer l’exercice d’équilibriste que nous propose à voir la réalisatrice. Kaouther Ben Hania nous promène ainsi (au sens propre, comme au figuré) dans les quartiers de Tunis. De même, on n’essaie plus de savoir quel personnage est bien réel ou fictionnel car, au bout du compte, tout le monde y joue un rôle, qu’il soit assigné par la société ou par la réalisatrice. La verve de tous ces gens ne cesse de nous prendre au dépourvu avec son langage truculent et sa capacité d’autodérision, les hommes se moquant à leur manière de leur propre machisme. Alors, documentaire ou fiction? Un mélange des deux, c’est sûr. Et ce n’est qu’au générique de fin qu’on peut (un tout petit peu) faire la différence. Par contre, il y a une chose de sûr et de vrai: la plongée dans la réalité de société tunisienne d’après la révolution que nous propose la jeune réalisatrice est révélatrice car on y voit bien qu’elle n’a, de loin, pas résolu tous ses problèmes qui apparaissent à tout moment en pointillés. Martial Knaebel
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