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Sous-titrés en italien

Ces films sont sous-titrés en italien ou les dialogues sont en italien.

Un homme intègre (2017)
Mohammad Rasoulof
Iran
118′
Reza et sa femme se sont installés en province, espérant échapper à la corruption de la capitale. Lui a créé une pisciculture, elle enseigne. Las, une compagnie convoite le terrain où se situe leur ferme. Mais Reza refuse toujours la compromission, seul face à tout un système. Le récit de Mohammad Rasoulof est, lui aussi, sans concession qui nous plonge dans un thriller politique à portée universelle. Mohammad Rasoulof n’attend pas, dès les premières images, on perçoit quelle sera l’intrigue. Reza, en face d’une banque, est avec un des employés lui expliquant comment contourner les règles et ne pas rembourser ses dettes. On imagine le courage qu’il a fallu à toute l’équipe de tournage - techniciens et acteurs y compris - pour se lancer dans la réalisation d’un tel brûlot politique. Car dans Un homme intègre, on appelle un chat un chat. La corruption qui gangrène quasiment toute la population de cette province y est décrite sans ambiguïté aucune. Ce franc-parler a l’immense mérite de rendre l’intrigue fluide et intelligible même pour un public qui ne serait pas au fait de la politique iranienne. Cependant, Rasoulof ne se contente pas de ce constat politico-social. Ses personnages sont faits de chair et de sang, ils ne peuvent pas être simplement tout d’une pièce. Comment peuvent-ils réagir et se défendre face aux attaques multiples auxquelles ils font face? Les drames intimes se mêlent alors aux conflits économiques. Voici alors une autre qualité qui fait de Un homme intègre un vrai film à suspens où les protagonistes se démènent pour survivre. Le récit est porté par une image très naturaliste, une bande son ultra-minimaliste qui ne garde que les bruits de la nature qui laissent au spectateur le temps de se concentrer sur l’intrigue elle-même. Il ne fait aucun doute que le film est destiné avant tout au public de son pays. Profondément enraciné dans la vie iranienne, le film développe pourtant une réflexion plus universelle : jusqu’à quel point un homme peut-il conserver son intégrité en luttant contre un système corrompu? Martial Knaebel
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Aga (2018)
Milko Lazarov
Bulgarie
96′
Un vieux couple de Yakoutes de Sibérie vit isolé dans une des régions les plus désolées et les plus froides du monde. Nanook chasse et pêche, tandis que Sedna tanne les peaux et en fait des vêtements. Mais le gibier se fait rare alors que la glace fond chaque année plus tôt. Le Bulgare Milko Lazarov est allé à l’extrême nord de la Sibérie orientale pour rendre compte de la fin irréversible d’une civilisation. Cantate sibérienne Ils sont minuscules, perdus au loin, au milieu de ces étendues immenses et glacées, filmées en plans larges. Ils sont vieux et seuls: lui perd la mémoire, elle soigne une douleur sur le côté que Nanook ne remarque pas. Le scooter des neiges de Chena est leur seul lien avec le monde au-delà des steppes. Le jeune homme leur apporte du bois, pour le chauffage, et du pétrole, pour la lumière. Il donne aussi des nouvelles d’Ága, leur fille partie travailler au loin, abandonnant les traditions ancestrales. Ce que son père n’a toujours pas pardonné. Il y a cent ans, Robert Flaherty tournait son premier documentaire sur les «esquimaux», comme on les appelait à l’époque. Trois ans plus tard, il retournait dans le Grand Nord canadien pour filmer une famille Inuit dont le chef était Nanook, qui donnera le titre à son film Nanook of the North, marquant le début de l’histoire du documentaire filmé. Si c’est bien une fiction que Milko Lazarov est allé tourner dans la république russe de Sakha, avec des acteurs professionnels du cru, l’hommage rendu à Flaherty est évident, ne serait-ce que par le nom donné au vieil homme. La référence au cinéaste américain pourrait d’ailleurs être poursuivie à propos des frontières entre documentaire et fiction. Autant Flaherty introduisit plusieurs scènes «arrangées» dans son film - ce qui lui fut reproché longtemps -, autant Lazarov, avec Ága, donne des images mises en scène certes, mais fidèles au possible à la réalité, avec un rythme posé et une caméra respectueuse et précise, avec une musique discrète mais émouvante. Le résultat est à la hauteur de l’ambition: éviter le récit cataclysmique convenu pour exprimer la fin d’un monde, en proposant une cantate somptueuse qui rend honneur à toutes ces cultures, au nord comme au sud, qui disparaissent inexorablement. Martial Knaebel
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Capharnaüm (2018)
Nadine Labaki
Liban
126′
Les parents de Zain étaient trop pauvres pour enregistrer sa naissance. Ne possédant pas de papiers, il est privé de tous les droits. Mais c’est un battant. Adroitement, il se faufile à travers les rues de Beyrouth. Pour nourrir ses nombreux frères et sœurs, il porte de lourdes livraisons pour l’épicerie d’Assadd, l’impitoyable propriétaire de la chambre qu’ils louent. Et c’est avec ce type que doit se marier sa sœur Sahar âgée de onze ans. Zain fait tout pour empêcher ce mariage, en vain. Pour finir, il s’enfuit. Dans un parc d’attractions, il rencontre Rahil. Elle propose de lui offrir le gîte, si en échange, il garde son fils d’un an. Quand un soir, Rahil ne rentre plus, Zain prend soin du bébé avec beaucoup d’amour. Avec un regard empathique, la réalisatrice Nadine Labaki montre le monde caché des enfants de la rue, les personnages principaux de son film. Ce sont notamment les extraordinaires performances des acteurs non-professionnels qui font la qualité de ce film profondément humain. Au Festival de Cannes, «Capharnaüm» a remporté le prestigieux Prix du jury.
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Class Enemy (2013)
Rok Biček
Slovénie
112′
L'arrivée d'un professeur d'allemand remplaçant provoque des tensions dans une classe peu habituée aux exigences de discipline. Le suicide d'une élève, Sabina, poussera ses camarades à s'opposer ouvertement à leur enseignant qu'ils jugent responsable de la mort de Sabina. Les accusations fusent, conduisant à une confrontation violente inéluctable. Premier film du Slovène Rok Bicek, Class Ennemy surprend par la maîtrise qu'il montre dans la mise en scène et la narration. L'école comme allégorie du monde C'est une classe comme on en trouve ici, comme on en trouverait partout en Europe, des élèves terminant leur cycle du collège, ayant pris le pli d'un joyeux désordre dans leur salle toléré par leur jeune professeure, sur le point de partir en congé de maternité. Son remplaçant, un homme plus âgé tient, quant à lui, à ce que la discipline et l'ordre règne. Il n'est pas là pour faire copain-copain avec ses élèves, mais pour leur inculquer un maximum de connaissance d'allemand durant le peu de temps qu'il lui reste - on arrive à la fin de l'année scolaire et les élèves sont en classe terminale. Ces derniers ont du mal à accepter cette nouvelle manière de procéder et la tension se fait plus palpable au fur et à mesure que Robert, le professeur, insiste sur les faiblesses de leurs connaissances de la langue de Goethe. Avec le suicide de Sabina, la salle de classe devient une arène où se déroule une lutte «à mort», où chacun veut faire rendre gorge à l'autre. L'immense qualité de Class Ennemy réside dans l'aptitude que montre le film à rendre tangible, manifeste, cette tension qui s'installe dans chaque plan, montrant - détaillant presque - les effets psychologiques qu'elle engendre chez les protagonistes. Les certitudes et les assurances se fissurent. L'ambiance devient paroxystique. La caméra, toujours placée au niveau des élèves, comme si on était constamment parmi eux, enrôle le spectateur dans le drame qui se déroule sous ses yeux. Cependant, il ne s'agit pas de prendre position en faveur de l'un ou de l'autre côté. La mise en scène de Rok bicek fait preuve d'une stricte neutralité, observant d'un œil clinique les attitudes et les réactions de chacun. Et on réalise que Class Ennemy, en plus de présenter une réalité crue du système éducatif, donne à ce microcosme de l'école une dimension allégorique universelle des tensions qui traversent toute société.
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Compañeros - La noche de 12 años (2018)
Álvaro Brechner
Uruguay
117′
Ils sont trois que les militaires enlèvent de leurs cellules, sans ménagement, après les avoir encagoulés. Pour les exécuter? Ou les faire disparaître? Le titre nous prévient déjà que non. Trois hommes partent pour une longue nuit de douze ans. Álvaro Brechner signe, avec une œuvre forte, émouvante et, étonnamment, tout de même optimiste. La réalité plus forte que la fiction Le spectateur au fait de l’Histoire et de la politique en Amérique latine aura certainement entendu parler de ce président uruguayen, José «Pepe» Mujica, qui fut un ancien guérillero Tupamaro. Président atypique qui ne changea pas son train de vie, modeste, et qui lança de vraies réformes sociales. Qu’il ait été emprisonné est connu, mais on ignore souvent qu’il fut détenu au secret pendant douze longues années. Compañeros - La noche de 12 años relate cette période dramatique. L’action démarre donc en 1973, lorsque les militaires prennent le pouvoir en Uruguay, et traite de l’emprisonnement de trois anciens Tupamaros dont celui de José «Pepe» Mujica. Álvaro Brechner ne s’est pas senti le besoin d’ajouter des scènes imaginaires pour créer de faux suspens ou susciter de l’émotion factice. Il fait le choix du réalisme et s’en tient aux souvenirs que lui ont raconté les trois protagonistes. Le soin apporté aux reconstitutions, les performances des acteurs, le montage, feront le reste. On est happé par les images dont la justesse permet de quasiment ressentir dans les tripes l’état psychique et physique des personnages. A certains moments, on en oublierait même que les prisonniers verront la fin de leur calvaire, tant les personnages sont à un doigt de craquer. Leur état de délabrement physique rend ces hommes si méconnaissables qu’on a de la peine à les distinguer les uns des autres. Et effectivement, nul besoin de faux suspens, car on se demande à chaque scène comment ces hommes arrivent à survivre à tant de souffrance, à quelles nouvelles avanies ils seront confrontés. Comme les personnages, on se surprend à chercher, avec eux, la moindre lueur dans cette nuit sans fin, à trouver de l’humour là où on s’y attend le moins. Tiens, un «feel-good movie», mais un vrai qui nous parle d’une belle idée de dignité humaine. Martial Knaebel
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Daratt (2006)
Mahamat-Saleh Haroun
Tchad
92′
Peut-il y avoir réconciliation sans reconnaissance de l'autre? Non, bien sûr, et c'est ce que DARATT raconte avec brio. Mais cette reconnaissance ne vient qu'avec le temps qu'on se donne. Les nombreuses commissions «justice et réconciliation» africaines ont pour but que soient enfin brisés les cycles de violences. Réconciliation signifie reconnaissance de l'autre justice, que la faute soit reconnue. Tels sont les thèmes de DARATT. Et ce sera une des réussites du film de Mahamat Haroun Saleh que d'avoir su donner au temps l'«espace» nécessaire, en limitant les dialogues d'une sobriété toute bressonienne. L'absence de musique fait aussi partie de cette trame toute tournée vers la relation du jeune Atim avec Nasarra, le bourreau de son père. Il y a, enfin, ce ballet silencieux des corps au travail, qui marchent ou qui courent, mais qu'on sent toujours en attente. C'est donc une mise en scène superbe parce qu'intelligente et pertinente. Pour en arriver là, il fallait une maîtrise du discours. Mahamat Haroun Saleh est tchadien. Son pays est déchiré par les guerres civiles. Il sait donc de quoi il parle, mais il a surtout su approfondir une réflexion sur la situation de son pays. Pour faire comprendre, ou au moins saisir, ce que vivent ses compatriotes, il lui fallait dépasser les slogans faciles pour aller à la rencontre des hommes qui sont faits de chair, qui vivent avec leurs sentiments. DARATT est une belle histoire car elle nous parle de l'humanité à partir d'un homme. Mahamat Harou Saleh est un grand cinéaste car il sait nous raconter cette belle histoire.
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El boton de nacar (2015)
Patricio Guzmán
Chili
82′
Avec Nostalgia de la luz, Patricio Guzmán, nous emmenait dans le désert d’Atacama, à l’extrême nord du Chili. Là-bas, il y sondait le cosmos pour scruter les rocs et les sables du désert. El botón de nacár nous emporte, lui, à l’extrême sud du pays, 4000 km plus bas où c’est maintenant l’eau qu’on trouve dans les étoiles. Mais c’est encore sur l’histoire des hommes et de leur mémoire que revient Patricio Guzmán. Ces deux films, Nostalgie de la lumière et Le bouton de nacre, forment bien un diptyque cohérent. Au premier, illuminé par la lumière si pure et la sécheresse du désert du nord, répond le ciel chargé et la froide humidité de l’archipel du sud. Ici, ce sont l’eau et le froid qui ont formé les hommes et les civilisations. Car ces îles innombrables étaient habitées, bien avant que les colons n’arrivent et massacrent - ils étaient encore 8000 au 18e siècle, ils ne sont plus que 20 descendants directs aujourd’hui. C’est la première idéeforce: l’existence d’une civilisation capable de survivre dans des conditions extrêmes, de traverser le Cap en petit canoë, de compositions musicales sophistiquées. La deuxième idée-force: faire ressentir par le spectateur, physiquement, la géographie bizarre de ce pays qu’est le Chili - tout en longueur, ouvert sur la mer qui est sa plus grande frontière, et pourtant profondément terrien. Un pays si long, qu’on ne peut le représenter en un seul morceau. Enfin, il y a la mémoire de l’eau. Celle qui vient du cosmos - qui se compte en millions d’années - et celle, plus macabre et contemporaine, qui vient de l’océan - car ici, comme au nord, les militaires ont essayé d’effacer les traces de leurs crimes. Ces trois idées-forces sont exprimées dans de véritables mises en scène de cinéma qui offrent des moments sublimes: la musique jouée par le musicologue Claudio Mercado, ou la leçon de vocabulaire de Christina Calderon, descendante des Yagán. Emma Malig, artiste, déroule une étrange et longue bande de papier froissé, le Chili, en un seul morceau. Enfin, se déroule sous nos yeux la reconstitution du «travail» fastidieux et minutieux qu’impliquait cette volonté des militaires d’effacer des milliers d’individus des mémoires. C’était sans compter ce bouton de nacre ramené à la surface. Martial Knaebel
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Pour Sama (2019)
Waad al-Kateab, Edward Watts
Syrie
96′
Waad al-Kateab est à Alep pour étudier l’économie au moment où la population descend dans la rue pour réclamer plus de liberté. C’est au cours de ces démonstrations qu’elle rencontre Hamza avec qui elle se mariera et donnera naissance à Sama, leur fille. Munie d’une caméra vidéo, Waad al-Kateab va filmer d’abord la joie et l’espoir, puis l’enfer des bombardements. Le journal Times a écrit: «One of the most important films you will ever see in your life.»
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God Exists, Her Name Is Petrunya (2019)
Teona Strugar Mitevska
Macédoine du Nord
100′
Une jeune femme dans la trentaine s’immisce dans une célébration de l’Epiphanie jusque là exclusivement masculine. Ce «sacrilège» secoue la petite bourgade macédonienne où vit l’héroïne Petrunya. Comédie mordante et narquoise, Dieu existe, son nom est Petrunya nous plonge dans une société patriarcale et phallocrate, mais finalement impuissante pour peu qu’on lui résiste. Qui est le loup, qui est l’agneau? Petrunya a la trentaine, vit toujours chez ses parents et n’a toujours pas trouvé de travail. Au retour d’un x-ième entretien d’embauche qui, en plus d’être infructueux, fut humiliant pour la jeune femme, Petrunya croise la procession de l’Epiphanie et la suit jusqu’à la rivière où le prêtre jette une croix en bois que les jeunes gens du village vont chercher à récupérer en affrontant les flots glacés. Dans un geste spontané et irréfléchi, la jeune femme se jette à l’eau, elle aussi, et récupère la croix la première. Scandale chez les jeunes hommes frustrés qui veulent récupérer leur dû. Petrunya s’enfuit sous les quolibets et les menaces pour se réfugier chez elle. Pour le prêtre, non plus, elle n’avait pas le droit de participer à la cérémonie. Il fait appel à la police pour récupérer ce qu’il considère comme son bien. Dieu existe, son nom est Petrunya est d’abord le portrait d’une femme qui se révèle à nous et à elle-même. Entre la chipie paresseuse, réfugiée sous les draps, du début et la jeune femme à la fin, il y a un univers. Zorica Nusheva nous fait vivre, avec un talent phénoménal, cette évolution de Petrunya. Ou plutôt cette révélation, petit à petit, d’une femme éduquée, plus sûre d’elle-même à mesure qu’elle voit la faiblesse des représentants du sexe fort. La fable du loup déguisé en agneau est ici carrément inversée: Petrunya se dit l’agneau déguisé en loup... Mais le film, à un niveau plus général, est aussi une satire d’une société qui se voudrait moderne, mais qui n’arrive pas à se défaire d’oripeaux d’un autre âge. Une société où, d’ailleurs, l’histoire semble être juste utile à perpétuer des légendes. Pour mettre tout cela en scène, la réalisatrice Teona Strugar Mitevska use d’un ton humoristique qui ne déplairait pas à Ken Loach, entre ironie vis-à-vis des structures et empathie pour ses personnages. Martial Knaebel
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Gorod Zero (1989)
Karen Schachnasarow - Shakhnazarov
Russie
97′
Karen Shakhnazarov, le réalisateur d'Anna Karenina (2017), a fait partie, dans l'ex-Union soviétique des années 1980, des jeunes talents du cinéma du changement. Sa comédie GOROD ZERO (La Ville Zéro) est l'un des plus beaux exemples de ce mouvement. Elle montre sur un ton décapant les absurdités de la vie quotidienne des Soviétiques et indique clairement que le chemin, qu'on appelait à l'époque la perestroïka, serait long. Le film montre la vie comme un musée absurde.
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It Must Be Heaven (2019)
Elia Suleiman
Palestine
102′
Elia Suleiman vit à Nazareth, seul dans une grande maison. Son voisin s’occupe avec dévotion de son citronnier. Même s’il le fait sans qu’on le lui ait demandé, et qu’en plus il empoche les citrons. Mais le réalisateur va de toute façon partir à l’étranger pour la promotion de son nouveau projet de film… que nous sommes justement en train de regarder. Il va à Paris et New York, visite ces mégapoles étrangères et observe avec attention ce qui s’y passe. Mais le fait est là: son origine le suit comme une ombre à chaque pas qu’il fait. Dix ans après son dernier film, le réalisateur palestinien Elia Suleiman a présenté son nouvel opus en compétition du Festival de Cannes où il a reçu une Mention spéciale. Cette fois, il dirige son regard politique par-delà les frontières de son pays d’origine – pour comprendre, comme il le dit dans ses interviews, que le monde est en fait un «microcosme de la Palestine». Partout l’État policier gagne du terrain, partout l’absurde gagne en force. Ainsi, Suleiman se transforme en observateur muet et étonné. La force comique de ce film émane de cette source. Ce n’est pas pour rien que le réalisateur palestinien est souvent comparé à Buster Keaton et Jacques Tati. Une comédie politique sur l’identité, la nationalité et la patrie qui combine divertissement, intelligence et poésie.
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Ixcanul Volcano (2015)
Jayro Bustamante
Guatemala
91′
María est promise à Ignacio, le contremaître de la plantation de café. Pour la famille, c’est l’assurance d’un logement et d’un travail pour le père. Mais pour la jeune fille, tout juste sortie de l’adolescence, cela signifierait la fin d’un rêve: celui d’aller voir au-delà du volcan. Le jeune réalisateur Jayro Bustamante est revenu sur sa terre natale filmer une histoire profondément enracinée dans les traditions mayas tout en étant radicalement d’actualité. María est belle, elle le sait. A 17 ans, elle voudrait aussi pouvoir embrasser le monde, celui qui se trouve derrière le volcan. Pepe, un jeune ouvrier qui ne pense qu’à partir aux Etats-Unis où se trouvent argent, voitures et maisons. En séduisant Pepe, María espère donc pouvoir partir avec lui vers le Nord. Mais le jeune homme partira sans elle et María, enceinte, n’aura plus que ses parents vers qui se tourner. Et ceux-ci, malgré cette tocade qui risque de les mettre tous sur la paille, vont montrer une solidarité sans faille. Mais la leçon pour María sera terrible.Les premiers plans nous montrent en détail les traditions mayas qui perdurent dans cette région du Guatemala, d’où Jayro Bustamante est lui-même originaire. On aurait tort pour-tant de confiner cette œuvre à son côté ethnologique, déjà passionnant, car il en déborde très vite pour mettre en scène les rapports de classe existant dans le Guatemala rural. Ce seront eux qui seront le moteur de la deuxième partie du récit. Traitement de l’image et montage s’allient pour exprimer la dureté implacable des relations entre les Mayas et les métis ou les blancs - passant de plans le plus souvent fixes, presque tranquilles, à des images de plus en plus mouvementées, caméra presque collée aux protagonistes. On réalise alors la misère dans laquelle sont maintenus les Indiens: logement et travail dépendant du bon vouloir du maître - et du contremaître, pas de scolarité pour les enfants, entraînant l’impossibilité de se faire comprendre, donc de se défendre, car ne parlant pas l’espagnol, langue de l’admini-stration. Et celle-ci, face à la mère de María, ne se souciant pas de la comprendre quand elle essaie de s’expliquer. Ils ne l’écoutent pas et voilà le drame des familles comme celle de María. Pour le pouvoir, elles n’existent pas. Le grand mérite de Ixcanul: elles vivent devant nous grâce à lui. Martial Knaebel
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La belle et la meute (2017)
Kaouther Ben Hania
Tunisie
100′
Mariam, jeune étudiante à l’université de Tunis, est violée au sortir d’une fête organisée dans un hôtel. Elle veut porter plainte, mais elle se heurte à la suspicion, voire au déni, quand ce ne sont pas carrément des menaces. Kaouther Ben Hania s’inspire d’un fait réel et d'un livre pour filmer, caméra au poing, les démarches d’une jeune femme qui réclame justice. Et la réalisatrice tunisienne frappe fort. Kaouther Ben Hania n’est pas une inconnue pour ceux qui s’intéressent au cinéma tunisien. On doit en effet à la jeune réalisatrice cet objet filmique non identifié, Le Challat de Tunis, mi-documentaire, mi-fiction, qui s’essayait à enquêter sur une légende urbaine d’un jeune Tunisois balafrant les fesses des jeunes femmes. Avec La belle et la meute, Kaouther Ben Hania, paradoxalement, entre résolument dans la fiction pour mieux s’approcher de la réalité. C’est une Mariam hagarde, courant et trébuchant dans la rue, que nous retrouvons après la fête après l’avoir quittée au bas des marches de la salle de danse. Mais cette fois-ci, la caméra ne la quittera plus, se collant à elle, épousant ses moindres gestes, ses moindres faux-pas, donnant le sentiment de suivre chaque plan-séquence en temps réel. La réalisatrice place également des balises, marquant autant de stations du «chemin de croix» de Mariam, donnant à chaque chapitre sa propre tension, sa propre force. Hôpital, poste de police, hôpital de nouveau. Mariam Al Ferjani (Mariam) donne à son personnage une présence immense, sa détresse nous atteint sans crier gare, les regards de commisération, de mépris, menaçants que lui jettent les femmes et les hommes qu’elle doit croiser à l’hôpital ou au commissariat de police, ont de quoi ébranler le spectateur le plus endurci. En ne montrant aucune violence physique et uniquement la détresse de la jeune femme, Kaouther Ben Hania la décuple et fait de chaque coin de couloir le lieu d’une nouvelle embuscade et maintient ainsi une tension qui ne se libérera qu’à la dernière séquence. Véritable thriller politique, La belle et la meute livre un instantané, presque allégorique, d’un pays et d’une société sur le fil du rasoir auquel s’ajoute un superbe portrait de femme. Martial Knaebel
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La cordillère des songes (2019)
Patricio Guzmán
Chili
85′
Au Chili, quand le soleil se lève, il a dû gravir des collines, des parois, des sommets avant d’atteindre la dernière pierre des Andes. Dans ce pays, la cordillère est partout mais pour les Chiliens, c’est une terre inconnue. Après être allé au nord pour «Nostalgie de la lumière» et au sud pour «Le bouton de nacre», Patricio Guzmán a voulu filmer de près cette immense colonne vertébrale pour en dévoiler les mystères, révélateurs puissants de l’Histoire.
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Le serviteur de Kali (2002)
Adoor Gopalakrishnan
Inde
88′
Kaliyappan est le bourreau officiel de la principauté de Travancore. Il réside à l'écart d'un petit village situé dans les paysages somptueux du Kerala, car le bourreau ne doit avoir aucune relation avec les personnes susceptibles d'être jugées. Depuis des générations, la famille de Kaliyappan vit des privilèges que lui accorde le Maharadjah après chaque exécution. Mais ces privilèges se font de plus en plus rares, et le vieux bourreau est fatigué d'accomplir une besogne devenue malédiction. «Je travaillais sur un autre projet, en 1989, lorsque j'ai eu envie de faire un film sur les thèmes du crime et du châtiment. Ce n'est que beaucoup plus tard que j'ai lu dans un journal un entretien avec le dernier bourreau du Kerala. J'ai conservé ce texte et un jour tout ce que j'avais lu m'est revenu à l'esprit. Pour ce film qui aborde un sujet un peu particulier, les recherches ont été plus longues que d'habitude. Je n'ai pas voulu commencer à filmer avant d'être entièrement satisfait. Le film soulève la question de la responsabilité. Quand les lois humaines sont incapables d'atteindre la vérité, de désigner le coupable, de le punir, alors que tous savent qu'un innocent est condamné à sa place, qui est responsable? La magistrature, les législateurs, le système gouvernemental, le bourreau ou l'Etat lui-même? À ma connaissance, toutes les sociétés, mêmes les plus avancées, ont été incapables jusqu'à ce jour de répondre à ces questions. 'Le serviteur de Kali' aborde également un problème de société. Initialement concentré sur le crime et le châtiment, le film est devenu plus que cela au fil de l'écriture. Je dirais qu'il traite de la responsabilité individuelle et collective; du péché et du rachat, de la liberté, à la fois réelle et ressentie. Il me permet d'évoquer ma frustration personnelle comme «être social». C'est aussi un film dans lequel je parle de ma terre, le Kerala.» Adoor Gopalakrishnan
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Alouettes, le fil à la patte (1969)
Jiri Menzel
République Tchèque
94′
A Kladno, ville industrielle tchécoslovaque, au milieu des années cinquante, des travailleurs forcés, "ennemis du régime", sont occupés au broyage et à la fonderie de divers objets métalliques, machines à écrire, crucifix, et même saxophones ("instruments bourgeois"). L'affichage de slogans ("le travail est une affaire d'honneur") et la diffusion par haut-parleurs de polkas pour les fondeurs stakhanovistes sont là pour les encourager. Pourtant, un mouvement de grève se fait jour, contestant l'augmentation des normes. Bien que séparés, hommes et femmes parviennent à communiquer. Des sentiments se tissent entre certains. Le jeune gardien Angel, affecté à la surveillance des femmes, se marie avec une Tzigane. L'attend une vie conjugale compliquée, qui l'amène à davantage de compréhension. Un jour, des enfants vétus de chemises blanches et foulards rouges viennent visiter l'usine et ses travailleurs, tandis que leurs enseignantes désignent les femmes comme des suppôts de l'impérialisme: elles ont été condamnées pour avoir voulu fuir le pays. Un des hommes. le philosophe, profite de cette venue pour contester la disparition du laitier, emmené après avoir tenu de libres propos. Le philosophe est arrêté à son tour. Le jeune Pavel et la jolie Jitka, qui avaient été filmés comme symboles d'avenir par une équipe de télévision, ont fini par s'aimer au point de vouloir se marier. Mais ils ne sont pas réunis pour la cérémonie, qui a lieu en deux temps, avec chacun séparément. Une visite du numéro un du Parti est pour Pavel l'occasion de s'inquiéter publiquement du sort du laitier et du philosophe. Condamné à deux ans supplémentaires. il va donc les rejoindre au moment même où Jitka, elle, est libérée. "Marié à la vérité" et sachant que Jitka va l'attendre. il descend, avec les autres, au fond d'une mine.
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Malaria (2016)
Parviz Shahbazi
Iran
89′
Deux mains gantées manipulent un téléphone portable sous les instructions d’une voix off. L’écran finit par s’éclairer pour montrer Hanna qui se filme elle-même et son ami Murry. Ce smartphone sera alors acteur et chroniqueur de l’odyssée d’Hanna et Murry. Ils vont entraîner avec eux Azi, musicien des rues, lorsque celui-ci les prendra en autostop. Ils atteindront ainsi Téhéran pour devoir la quitter lorsque le père et les frères d’Hanna auront retrouvé leur trace. Alors que le récit est un long flash-back, le mélange d’images provenant du smartphone ajoutées à celles d’une caméra le plus souvent portée, donne au spectateur le sentiment d’assister aux événements en temps réel. Sentiment accentué par le choix Parviz Shahbazi de tourner avec les rues de Téhéran comme décor. La vie de la jeunesse téhéranaise et sa vivacité, malgré les multiples contraintes, ses difficultés face à la police des mœurs, donnent du souffle au récit. En particulier cette soirée mémorable où les jeunes fêtent l’annonce de la signature de l’accord nucléaire entre l’Iran et le groupe des 5+1. Malaria est en fait une ode à la jeunesse iranienne, et aussi un portrait affectueux de Téhéran. Cependant, si la joie de vivre de la jeunesse existe bel et bien, Parviz Shahbazi n’élude pas la réalité et les dangers d’un avenir compromis par des politiques sur lesquelles cette jeunesse n’a aucune prise. Troisième film du réalisateur centré sur les jeunes, après Deep Breath (2003) et le thriller Trapped (2013), Malaria, joué par des acteurs amateurs mais inspirés, est un témoignage passionnant et émouvant sur une génération qui aimerait vivre sa vie, tout simplement. Martial Knaebel
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Markus Raetz (2007)
Iwan Schumacher
Suisse
75′
Dans le monde de l’art, le Suisse Markus Raetz bénéficie d’une renommée internationale. Pour la première fois, l’artiste bernois a autorisé une équipe à pénétrer caméra au poing au sein du travail qu’il accomplit depuis 40 ans. Markus Raetz a un septième sens pour appréhender l’extraordinaire. Ses œuvres stupéfient comme les tours de passe-passe d’un magicien. Elles remettent en question nos habitudes visuelles et nous montrent les choses d’une manière tout à fait différente. Pour parfaire ses surprises visuelles déconcertantes, le plus clairvoyant des artistes suisse sait se servir de techniques, matières et médiums les plus divers. Une grande partie de l’œuvre de Markus Raetz est reliée au mouvement ; des installations et des sculptures modifient leur propre apparence du fait qu’elles se meuvent elles-mêmes ou que l’observateur se déplace autour d’elles. C’est ainsi qu’un homme portant un chapeau devient un lapin, ou qu’un OUI se transforme en NON. Markus Raetz est un homme érudit, plutôt timide, qui parle sans élever la voix et avec humour. Tout en découvrant comment fonctionne son regard très personnel sur le monde, nous apprenons à connaître l’homme qui se cache derrière ces œuvres merveilleuses.
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Mémoires du sous-développement (1968)
Tomás Gutiérrez Alea
Cuba
99′
La révolution castriste marqua la fin, pour beaucoup de Cubains, de la dictature et le début de la construction d'une société où les rapports de classe seraient changés. Sergio fait partie de la bourgeoisie, toute sa famille a quitté l'île pour Miami, mais lui est resté. plus par paresse que par conviction. Seul, il prétend rédiger ses mémoires et observer le nouvel ordre qui se met en place. Mais que peut-il comprendre en restant en-dehors du processus, et en conservant ses préjugés de classe? «Memorias del subdesarrollo» eut un immense retentissement à l'époque, non seulement à Cuba où il marqua la naissance d'un cinéma nouveau qui accorda toujours un soutien critique à la révolution cubaine, mais dans le monde entier et particulièrement en Amérique latine. La structure même du film, mélangeant scènes de fiction et scènes documentaire, présentait une originalité certaine au moment de sa sortie. Surtout, il existe, au cœur du récit et de sa mise en scène, une réflexion à la fois théorique et très concrète, sur les conditions nécessaires, préexistantes ou à créer, à un changement radical de société.
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Mille mois (2003)
Faouzi Bensaidi
Maroc
120′
1981, Maroc, le mois du Ramadan. Dans un village au coeur des montagnes de l'Atlas, Mehdi, un garçon de sept ans, s'installe avec sa mère Amina chez son grand-père Ahmed. Son père est en prison. Pour préserver l'enfant, Amina et Ahmed lui font croire que celui-ci est parti travailler en France. A l?école, Mehdi a le privilège de veiller à la chaise de l'instituteur. Son rapport aux autres et au monde est construit autour de cet objet. L'équilibre de sa vie est fragile. «Pour moi, choisir un lieu de tournage est aussi important que choisir un comédien. Il y a une émotion qui doit se dégager de l'espace, dans son rapport potentiel à mes personnages, dans la manière dont ils évoluent en lui et avec lui. Mon village est constitué d'espaces éparses mais qui, une fois réunis, constituent le vrai village du film, de mon histoire, ce qu'aucun village réel n'aurait pu produire. Ça me paraît même une évidence car, au cinéma, on est constamment amené à cadrer un monde qui se présente à nos yeux, conforme à la réalité, pour créer un monde conforme à sa propre vérité. Quand on arrive sur le lieu de tournage, la vue est à 360 degrés et il faut choisir l'objectif qui va couper à l'intérieur de cette vue réelle. J'ai donc tourné à plusieurs endroits : Marrakech, Casablanca, Meknès et essentiellement à Moulay Brahim, un village du Moyen Atlas niché à 1800 mètres d'altitude entre Marrakech et Taroudan. Beaucoup de choses passent par les femmes. Elles ont trop souvent occupé la fonction de victime et l'Occident a acheté cette image, il en redemande même. Ce n'est pas toujours vrai. Les pères peuvent être sensibles aussi, fragiles, absents, tolérants et les femmes tout le contraire. Nos sociétés sont complexes et multiples comme le sont les hommes. En tout cas cette victimisation des femmes m?énerve. Les femmes dans mon film sont fortes, libres, malignes, joueuses, dures?» Faouzi Bensaidi
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Rafiki (2018)
Wanuri Kahiu
Kenya
82′
Toutes deux collégiennes, Kena et Ziki ont souvent l’occasion de se croiser bien que ne venant pas du même milieu. Toutes leurs différences n’empêchent pas que les deux filles ressentent une forte attirance l’une vers l’autre. Délicatesse, simplicité et, surtout, sincérité, telle est l’approche qu’a choisie Wanuri Kahiu pour traiter d’un sujet tabou dans son pays. Portrait d’une jeunesse pop Kena se verrait bien infirmière dans le futur, bien que ses notes pourraient lui laisser espérer une entrée à l’université. Travailleuse, elle aide son père dans son échoppe. Celuici est candidat progressiste aux élections municipales dans lesquelles il est opposé au père de Ziki, homme d’affaires fortuné. Les regards que s’échangent les deux adolescentes ne laissent place à aucun doute sur les sentiments et l’attirance qu’elles éprouvent l’une pour l’autre. Comment vont-elles faire face à leur famille, leur voisinage, dans un pays où l’homosexualité est punie de prison? Tirée de la nouvelle «Jambula Tree», de l’Ougandaise Monica Arac de Nyeko, Rafiki - qui signifie ami, ou amie, en swahili -, se déroule à Nairobi, dans un quartier d’habitations de classe moyenne où la vie se passe surtout à l’extérieur. Kena y circule en skateboard, joue au foot avec les garçons. Les jeunes se retrouvent à des buvettes à même la rue. C’est dans ces moments de convivialité adolescente que Kena et Ziki croisent les regards. Si le sujet du film est bien cette relation entre les deux filles, et l’opposition qu’elle rencontre, la réalisatrice n’oublie pas de soigner l’environnement du récit. Nairobi et son effervescence y sont vivantes grâce à la caméra de Christopher Wessels, et aussi aux personnages annexes qui sont tous parfaitement ébauchés et incarnés par des acteurs plus que convaincants. Il y a aussi de quoi être touché par la délicatesse dont fait preuve la réalisatrice pour nous raconter cette histoire d’amour: on sent très bien l’envie, non pas de choquer, mais de pousser le spectateur à l’accepter telle qu’elle est. Et ces filles telles qu’elles sont. Couleurs pop, musique pop, en fait Rafiki déborde de la joie de vivre de l’adolescence. Envers et contre tout. Martial Knaebel
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L'as de pique (1963)
Milos Forman
République Tchèque
90′
Même si la Nouvelle Vague de la République socialiste tchécoslovaque (CSSR) a vraiment commencé dans la partie slovaque avec Slnko v sieti (Le Soleil dans le filet, 1962) de Štefan Uher, le plus célèbre de tous les «nouveaux cinémas» d'Europe centrale et orientale n'est devenu un phénomène international que grâce à des contributions tchèques, surtout les premières œuvres de Miloš Forman. L'As de pique (Černý Petr), son deuxième long métrage, est le travail le plus libre et le plus fluide de Forman: des moments de la vie quotidienne d'un jeune homme qui se débat avec les injustices de son environnement ainsi qu'avec les embûches de son âge auxquelles il est en général soumis, mais qui garde le sourire. La devise du film pourrait être: chaque nuit de beuverie est suivie d'une matinée gueule de bois. La scène dans laquelle, imbibé de bière, il s'agit de dire oiil! (salut!), est absolument fantastique, source d'une dynamique et d'une énergie complètement absurdes - il ne s'agit de rien de plus, mais avec une ardeur qui pourrait déplacer les montagnes. (Filmmuseum Wien)
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Sibel (2018)
Guillaume Giovanetti, Çagla Zencirci
Turquie
95′
Sibel, 25 ans, vit avec son père et sa sœur dans un village isolé des montagnes de la Mer Noire. Sibel est muette mais communique grâce à la langue sifflée ancestrale de la région. Rejetée par les autres habitants, elle traque sans relâche un loup qui rôderait dans la forêt, objet de fantasmes et de craintes des femmes du village. C’est là que sa route croise un fugitif qui pose, pour la première fois, un regard neuf sur elle. Femme sauvage Guillaume Giovanetti et Çagla Zencirci parlent de leur film et expliquent comment ils voient la jeune femme Sibel: «Elle n’est pas l’apanage de la société turque. Il existe des Sibel partout dans le monde, ces femmes confinées à un cadre, auxquelles la société inflige des limites. Mais la trajectoire de Sibel est celle d’une forme d’affranchissement. Du fait de son handicap, elle n’est pas polluée par ce qu’on impose quotidiennement à la gent féminine. Elle a été élevée de manière plus libre et indépendante par son père. Au village, on la laisse tranquille car les règles sociales ne s’appliquent pas à son profil. Elle se développe autrement, avec une acuité dans sa vision du monde, à la recherche d’une force intérieure originelle et primitive. La quête de son identité s’incarne dans celle de la bête sauvage, du fameux loup.»
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Storia probabile di un Angelo - Fernando Birri (2017)
Paolo Taggi Domenico Lucchini
Italie
76′
Voyage dans le monde et l’œuvre de Fernando Birri, le grand maître du cinéma sud-américain. Comme celui-ci le disait, ce sont «les dernières volontés de son cinéma spirituel».
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Süt - lait (2008)
Semih Kaplanoglu
Turquie
100′
SÜT-LAIT est la deuxième partie de la Trilogie de Yusuf, dont BAL-MIEL a été l'épilogue. Yusuf a ici une vingtaine d'années et vit avec sa mère Zehra en banlieue d'une ville d'Anatolie. Ensemble, ils vendent sur le marché local des produits faits maison avec le lait de leurs deux vaches. Les affaires sont de plus en plus mauvaises car avec l'industrialisation croissante et l'émergence de nouveaux quartiers, les gens achètent de plus en plus dans les nouveaux supermarchés.
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Tel Aviv on Fire (2018)
Sameh Zoabi
Palestine
97′
Pas évident de tourner une comédie sur un thème aussi chaud que l’occupation de la Palestine. Eh bien, Sameh Zoabi relève le gant et réussit à nous faire rire avec Tel Aviv on Fire. Exercice d’autant plus réussi que le jeune réalisateur n’élude pas la situation politique réelle. Tout au plus adoucit-il les protagonistes. Mais n’est-ce pas là le but de toute comédie? Micmac à Ramallah Nous sommes en 1967, Tala, une jeune activiste palestinienne, est à Paris pour voler des plans d’invasion à un général israélien qu’elle doit séduire et abattre si nécessaire. Telle est l’intrigue d’une sitcom palestinienne qui colle à leurs télévisions les ménagères des deux côtés du mur de séparation. Engagé par son oncle, le producteur, Salam y travaille corrigeant les dialogues en hébreu des acteurs et l’arabe sommaire de la star internationale tenant le rôle principal. Habitant Jérusalem, il doit passer le mur tous les jours. C’est là qu’il a l’idée malencontreuse de tester un dialogue avec une soldate israélienne. Ni une, ni deux, le voici menotté face au commandant lisant un scénario où on parle de bombe ... Un commandant dont la femme, elle aussi, suit la sitcom avec passion. L’officier voit là une bonne occasion d’épater son épouse et de réviser une histoire qu’il juge trop antisioniste. On ne dira plus rien des aventures du pauvre Salam obligé de naviguer à vue au gré des récriminations des uns et des autres. Tel Aviv on Fire est une réussite. Sameh Zoabi arrive à nous faire rire sur un sujet qui, a priori, n’a rien de gai: une situation politique bloquée pour longtemps. Cependant, ce rire n’a rien de moqueur, et encore moins d’humiliant, car il n’évacue pas la réalité de cette région où la vie des Palestiniens est balisée par ces queues aux barrages de l’armée d’occupation, où la méfiance envers l’autre semble insurmontable alors qu’ils aiment tous le même houmous. Au contraire, le réalisateur joue avec cela pour introduire les rebondissements les plus inattendus, ménageant un suspens gratiné quant à savoir comment son héros va se tirer du guêpier dans lequel il s’est mis. Après un final ébouriffant, on est d’accord avec les ménagères des deux bords: vivement la saison 2! Martial Knaebel
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Teza (2008)
Haile Gerima
Ethiopie
133′
Anberber revient dans son Ethiopie natale. C'est un homme blessé qui écoute et parcourt en claudiquant une campagne qu'il ne reconnaît plus, saignée par la guerre. Son enfance est bien loin. Entre-temps, il y a eu ses études de biologie en Europe et les espoirs levés par la chute du Négus, puis douchés par une autre dictature. Haïlé Gerima convoque l'Histoire dans une fresque émouvante superbement filmée. Teza met en scène un épisode de l'histoire de son pays, l'Ethiopie, dans une présentation analytique remarquable, au point que le récit ne paraisse jamais anecdotique. Au contraire, l'esprit analytique qui le sous-tend lui donne une dimension universelle. Il ne s'agit plus seulement du drame de la jeunesse éthiopienne des années 70 que nous avons sous les yeux, mais de tous ceux qui, dans le monde entier, étaient portés par l'espoir d'un monde nouveau en devenir. Anberber devient ainsi le personnage emblématique de cette époque, écrasé par un pouvoir trop vite oublieux des idéaux qui l'animait. Ce personnage, on pourrait le placer ailleurs en Afrique, en Asie, en Amérique latine, même en Europe, perdu par un échec qu'il cherche à comprendre, dévasté par les blessures, dans sa chair et son esprit. Le regard jeté sur cette époque par Haile Gerima est crû, sans concession aucune, mais il est aussi empreint d'une profonde humanité car il est fait de chair et de senti-ments et il nous montre aussi un Anberber qui saura réagir et reprendre vie. En faisant ainsi oeuvre de mémoire, Teza est un film qui se révèlera bien vite indispensable. Paradoxale-ment, on aura rarement éprouvé autant ce sentiment d'urgence, cette volonté catharti-que, à raconter l'Histoire. Mais cet aspect ne doit pas nous faire oublier que Gerima est avant tout, un cinéaste. Sa maîtrise de l'image et de la direction d'acteurs font ici merveille, où les plans majestueux sont capables de saisir à la fois la poésie des espaces de la cam-pagne éthiopienne et le drame des sentiments que vivent les personnages qui l'habitent. La tragédie d'Anberber, de ses amis et de sa famille prend ainsi, par la magie d'une mise en scène généreuse, la dimension de l'épopée émouvante de toute une génération. Martial Knaebel
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La vie invisible d'Eurídice Gusmão (2019)
Karim Aïnouz
Brésil
139′
Deux soeurs inséparables et pourtant séparées. Tel fut le destin de Guida et Eurídice, coupées l’une de l’autre par une société patriarcale et un père autoritaire et conservateur. Bien que l’histoire se situe dans les années cinquante, Karim Aïnouz offre une oeuvre profondément contemporaine, riche en émotions, avec ces héroïnes dignes, au courage jamais pris en défaut.
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La charge (2018)
Ognjen Glavonić
Serbie
98′
En route Vlada travaille comme chauffeur de poids lourds durant les bombardements de la Serbie par l'OTAN, en 1999. Chargé de conduire un mystérieux chargement du Kosovo jusqu'à Belgrade, il traverse un territoire marqué par la guerre. Alors que sa tâche touche à sa fin, Vlada doit rentrer chez lui, faire face aux conséquences. «La Charge» retrace l’histoire de Vlada, un homme qui vient de perdre son poste de chauffeur. L’armée lui propose une mission bien rémunérée qu’il accepte malgré ses suspicions. Le film le suit au cours de cette journée durant laquelle il conduit un camion à travers la Serbie. Au cours, aussi, de son cheminement intérieur - dans une plongée métaphysique qui le confronte à lui même et à la société dans un sombre moment de déchéance. C’est de là que naît la tension du film: du sentiment d’angoisse lié à cette vérité que Vlada ne veut pas regarder mais qui peut surgir à tout moment, au détour d’un carrefour. La pression imposée au spectateur est celle que notre protagoniste génère et supporte.
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Theeb (2014)
Naji Abu Nowar
Jordanie
100′
Le jeune Theeb vit avec son grand frère Hussein dans un campement de Bédouins en plein désert. Lorsque son frère sera chargé de guider un officier britannique vers un vieux puits abandonné, Theeb voudra les suivre. Ce sera le début d'une aventure qui changera Theeb à tout jamais. Tourné sur place, avec une équipe restreinte et les Bédouins comme acteurs, Theeb a tous les ingrédients d'un film d'aventure: suspens, action, émotion. Grandir dans le désert 1916, au loin la guerre fait rage, mais les échos n'en atteignent pas cette partie du monde, la province ottomane de Hijaz. Leur père mort, Hussein a pris en charge l'éducation de son petit frère Theeb à qui il apprend à survivre dans cette contrée ingrate. Une nuit, surgissent un officier britannique et son guide bédouin. Ils sont à la recherche d'un vieux puits abandonné. Hussein est désigné par les anciens pour les mener à destination. Theeb est fasciné par cet homme blond en uniforme et décide de les suivre. Repéré la première nuit, il intègrera la petite troupe car le Britannique et le Bédouin refusent qu'Hussein le ramène au campement pour ne pas perdre de temps. Les craintes d'Hussein se révèlent pourtant fondées, ces contrées désertiques sont des repères de brigands que le petit groupe ne va pas tarder à rencontrer. Et ce sera une lutte sans merci dont Theeb sera le seul à sortir à indemne. Comment va-t-il alors pouvoir retrouver une zone plus hospitalière? Theeb a été tourné dans les décors du Wadi Rum, sauvages et majestueux, situés au sud de la Jordanie. Les mêmes espaces où a été filmé le mythique Lawrence d'Arabie de David Lean. L'histoire se déroule d'ailleurs à la même époque de la première guerre mondiale, période qui a vu les révoltes des Bédouins contre un empire ottoman déliquescent. L'entrelacs de gorges sablonneuses et reliefs impressionnants s'y impose comme un personnage orgueilleux qui ne pardonne pas la moindre distraction et donne au film l'ampleur d'un film d'aventure à grand spectacle. Face à ce décor, les combats des hommes pourraient paraître comme dérisoires s'il n'y avait Theeb, ce gamin obligé de grandir très vite pour pouvoir survivre dans un monde où l'homme est un loup pour l'homme. Premier film du Jordanien Naji Abu Nowar, Theeb fascine par la simplicité de son intrigue et la maîtrise de l'action dramatique dont il fait preuve. Martial Knaebel
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Tigre (2017)
Silvina Schnicer
Argentine
92′
Pour tenter de renouer le contact avec son fils, une femme vient passer quelques jours dans la maison qu'elle possède sur une île du delta du Tigre. Mais elle constate que le retour et la réconciliation ne sont jamais faciles. Un drame familial atmosphérique de Silvina Schnicer et Ulises Porra Guardiola.
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Timbuktu (2014)
Abderrahmane Sissako
Mali
95′
Timbuktu est occupée par les djihadistes qui y font régner leur ordre nouveau. Sous leur tente, Kidane et sa famille mènent une vie paisible qui semble loin de cette folie meurtrière. Leur destin basculera avec la mort d’Amadou le pêcheur, tué accidentellement par Kidane. A la folie de l’obscurantisme, Abderrahmane Sissako oppose un poème d’une profonde humanité, justement récompensé par le jury œcuménique du festival de Cannes. La caméra suit une gazelle galopant dans le désert, mouvements harmonieux, elle épouse la couleur et la texture du désert. Coups de feu, elle est chassée par un 4X4, objet outrageusement hexogène au décor qui l’entoure. Voici les djihadistes envahissant Timbuktu, imposant une loi tout aussi étrangère à une population paisible. Comme tous les films de Sissako, le récit se déroule à la fois dans une histoire linéaire, celle de Kidane, et par une suite de tableau installant une atmosphère, le tout dans un décor grandiose d’un désert merveilleusement filmé, dominé par les ocres du sable et des murs de la ville. Récit à la fois poétique, musical, chez Kidane, et traversé d’humour lorsqu’il s’agit de suivre les comportements des occupants incapables de communiquer leurs lois et leurs règles car ils ne connaissent pas la langue du lieu, ni ne sont vraiment capables de se comprendre entre eux. Récit intense, qui déploie une énergie émotionnelle extraordinaire lorsqu’une femme trouve encore la force, sous les coups de fouet, de chanter d’une voix déchirante. Les femmes, premières victimes de l’ordre nouveau islamique, sont aussi celles qui offrent le plus de résistance: Zabou la folle, tête à l’air qu’on n’ose pas toucher, Satima la femme de Kidane. A elles, aux autres, les djihadistes n’ont que la force de leur kalachnikov à opposer lorsque leur langue de bois ne les convainc pas eux-mêmes. La caméra magnifie ces courages, démonte le discours des extrémistes en montrant leur statut d’homme commun. Et si, au lieu de diaboliser ces «fous de Dieu», on les humanisait en les regardant tels qu’ils sont: des hommes ordinaires? Ils y perdraient à coup sûr leur dimension mythique aux yeux de beaucoup. Et c’est ce que fait, le plus simplement du monde, et de la plus belle des manières, Abderrahmane Sissako.
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Urs Fischer (2010)
Iwan Schumacher
Suisse
102′
A 36 ans, l’artiste suisse Urs Fischer vivant à New York, profite depuis quelques années d’une renommée internationale. Ce documentaire le suit pendant la préparation de son exposition exclusive dans un musée américain et nous amène ainsi dans la vie quotidienne et le métier d’un artiste.
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Vitus (2006)
Fredi M. Murer
Suisse
118′
L’histoire d’une enfance ou plus précisément d’un enfant surdoué dont le parcours de vie exigeant et ambitieux a été planifié par ses parents. Or Vitus, puisque c’est son nom, décide un jour de s’écarter du chemin qui a été tracé pour lui. Il veut suivre sa propre «étoile»…
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White Sun (2016)
Deepak Rauniyar
Nepal
88′
Raconter le Népal aujourd’hui, avec toutes ses contradictions et les défis que le pays doit relever. Cependant, le raconter de façon à ce que ceux qui ne connaissent pas le pays puissent saisir la complexité de la situation sans que ce soit un pensum mais un film aisé à suivre, avec son lot de surprises et de suspens. C’est la gageure qu’a osée et réussie le jeune réalisateur Deepak Rauniyar, associant avec finesse grande et petite histoire. Chandra retourne dans son village natal après dix ans de guerre dans les rangs de la guérilla maoïste. Il doit participer aux obsèques de son père, fervent royaliste comme l’est son frère Surja. Selon la tradition, strictement observée dans le village, seuls les hommes peuvent porter la dépouille jusqu’au lieu de crémation, au bord de la rivière. Mais le village n’est plus habité que de vieillards et le chemin est escarpé. La tâche incombera donc aux deux frères dont l’antagonisme éclatera violemment en cours de route. Chandra devra alors chercher de l’aide dans les villages voisins. Ce n’est que récemment que le Népal jouit d’une paix fragile. Le terrible séisme qui frappa le pays en 2015 obligea les différentes composantes politiques à s’entendre et à travailler encore une fois à l’élaboration d’une constitution qui soit acceptée par tous. Pour autant, les antagonismes n’ont pas disparu et les disparités sociales perdurent. Et c’est ce que nous montre Deepak Rauniyar dans cette fiction à l’action limpide, sans aucun temps mort. On peut louer le montage, suffisamment rythmé pour accrocher le spectateur. Les acteurs, quasiment tous non professionnels, habitent leur personnage avec un talent fou, que ce soit les gosses Pooja et Badri, à la recherche d’un père (sans lui, pas de papier, donc pas d’école), ou la jeune mère Durga bravant le sexisme obtus et fermé de la société traditionnelle. White Sun est ainsi une formidable allégorie, relatant avec simplicité, et subtilité, la situation actuelle au Népal, réalisée sans aucun didactisme, ni aucune lourdeur. Constat lucide, qu’on pourrait croire pessimiste. On est d’autant plus surpris par une chute inattendue à l’opposé, porteuse d’espoir. À l’image de cette dépouille, le pays est à une croisée où tout est encore possible. Une bien belle histoire.
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Zama (2017)
Lucrecia Martel
Argentine
114′
Magistrat subalterne de la couronne d’Espagne, Don Diego de Zama exerce sa fonction dans une colonie lointaine d’Amérique latine. Chaque année, il espère une mutation qui le rapprocherait de sa famille. Mais cet ordre ne vient pas. La réalisatrice argentine Lucrecia Martel revient avec une adaptation d’un chef-d’œuvre éponyme de la littérature latino-américaine. Il n’y a pas de véritable linéarité dans le récit de Lucrecia Martel, mais une succession de scènes décrivant le héros Don Diego de Zama servant le roi d’Espagne sans grande célérité, ni avec beaucoup de compétence. Ses journées, il les passe surtout à épier les femmes autour de lui, qu’elles soient esclaves ou comtesse. Il les fixe, espérant un regard en retour qui ne vient jamais, ou alors il n’est qu’ironique, comme celui de la comtesse espagnole, ou même méprisant venant des jeunes esclaves qui se moquent de lui. Les gouverneurs se succèdent, mais l’édit royal tant espéré, annonçant son transfert, n’arrive toujours pas. De guerre lasse, Zama se porte volontaire pour partir à la chasse du brigand Vicuña Porto. Film d’époque, Zama ne doit pas être vu comme un film historique. Lucrecia Martel le reconnaît volontiers: elle a pris des libertés avec l’Histoire. Sans aucun remords, car celle-ci fut écrite par des mâles blancs déniant toute qualité aux autochtones... et aux femmes. Cela étant, la réalisatrice crée un monde dystopique qui reflète pourtant bien l’atmosphère des colonies espagnoles d’Amérique latine au XVIIIe siècle, où les hommes peinent à conserver leur identité d’Européens qui reste leur dernière fierté, quand tout le reste n’est que déchéance. Zama est une symphonie picturale phénoménale mise en image par le chef opérateur portugais Rui Poças qui fait de chaque scène un tableau avec ses choix de couleurs tourmentées, de cadres saisissant gestes et regards avec une proximité sidérante. La bande son est habitée par le même esprit fantasmagorique, trouvant des tonalités lancinantes et des bruitages mystérieux. Zama demande à se laisser emporter, une fois cela accepté par le spectateur, l’expérience est inoubliable. Martial Knaebel
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C'eravamo tanto amati (1974)
Ettore Scola
Italie
120′
C'est l'une des plus belles déclarations d'amour au cinéma et c'en est une à l'italianité, à la vie et à l'amour. Nino Manfredi, Vittorio Gassman, Stefano Satta Flores et Stefania Sandrelli jouent les rôles principaux de ce voyage à travers l'histoire italienne du troisième quart du 20e siècle. Des figures telles que Vittorio De Sica, Federico Fellini et Marcello Mastroianni y apparaissent en personne, ces deux derniers pendant le tournage de "La dolce vita" à la Fontaine de Trevi, avec l'inoubliable scène où Anita Ekberg s'y baigne. La perle cinématographique d'Ettore Scola nous raconte le parcours de vie de trois amis dans l'Italie de l'après-guerre et nous montre comment les gens peuvent évoluer avec le temps. Le film mêle l'époque où il a été réalisé à celle de la Résistance pour raconter entre autres, comme un kaléidoscope, l'histoire de la gauche italienne entre utopie et accomodements, et aussi, à travers un des personnages, l'histoire du cinéma italien. "C'eravamo tanto amati" (Nous nous sommes tant aimés) est un film qui s'adresse au cœur et nous rapproche à la fois d'un pays et de ses habitants à travers un récit tangible. Une tragi-comédie enjouée, amusante et élégante qui pondère satonalité amère avec des nuances satiriques. Walter Ruggle
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Une affaire personnelle (2017)
Paolo & Vittorio Taviani
Italie
84′
Milton apprend incidemment que son ami Giorgio avait une liaison secrète avec Fulvia que lui-même aimait d’une passion folle. Il part à la recherche de Giorgio pour en avoir le coeur net. Mais nous sommes en 1943 et la guerre fait rage au Piémont comme dans toute l’Italie. Una questione privata marque un retour aux sources de deux grands maîtres du cinéma italien. La jeunesse de deux patriarches En 1943, au hasard d’un mouvement de son groupe de résistance, Milton retrouve la maison où il passait ses vacances, adolescent, avec la belle Fulvia et son ami Giorgio. Il y apprend que Fulvia, dont il est éperdument amoureux, lui préférait Giorgio. Il veut alors retrouver Giorgio qui se bat aussi contre les fascistes, mais celui-ci est fait prisonnier. Milton cherche alors un fasciste qu’il pourrait échanger contre son ami. Pénétrer dans un film des frères Taviani, c’est comme entrer en littérature. Bien sûr, il y a le fait que Una questione privata est une adaptation libre du roman autobiographique de Beppe Fenoglio. Cependant, il s’agit surtout du style inimitable des réalisateurs italiens dont la mise en scène épurée s’appuie sur des dialogues travaillés, qui tombent juste et vivants, bien qu’ils paraissent littéraires, justement. Regarder Una questione privata, c’est aussi aller au théâtre avec ce décor submergé par une brume shakespearienne, témoin d’une action unique, d’une question unique: Fulvia a-t-elle trompé avec Giorgio la passion que lui porte Milton? Regarder une oeuvre des deux frères, c’est aussi remonter le temps, retrouver la mémoire des temps dramatiques où les forces fascistes de Mussolini massacraient encore des villages entiers soupçonnés d’aider la résistance. Alors, que doit-on admirer le plus dans cette oeuvre tardive des deux patriarches? Certainement l’audace de la jeunesse! D’aucuns les avaient déjà installés au panthéon des cinéastes, les revoilà toujours en verve, dirigeant magnifiquement de jeunes acteurs sublimes, osant des références surprenantes - John Milton, le poète anglais républicain avant l’heure. Et pour conclure, une scène de poursuite qui restera dans les annales. Comment dit-on déjà? Voir un film des Taviani, c’est que du bonheur. Martial Knaebel
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Partner (1968)
Bernardo Bertolucci
Italie
108′
Jacob, un professeur de théâtre, enseigne les théories d'Antonin Artaud, mais peine à mettre en pratique les principes du « théâtre de la cruauté ». Sa rencontre avec son double va alors bouleverser son existence.
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Emma (2017)
Silvio Soldini
Italie
117′
Teo est sans cesse en train de fuir : son passé, sa famille, l’attachement sentimental. Malgré sa petite amie avec laquelle il va bientôt se mettre en ménage, une maîtresse et différentes aventures romantiques, son refuge et lieu préféré reste son appartement de célibataire où il habite avec son robot aspirateur. La seule chose qu’il aime vraiment passionnément, c’est son travail de créatif dans une agence de pub. Emma est ostéopathe et aveugle depuis qu’elle a 16 ans. Mais c’est une battante, courageuse et indépendante, en paix avec elle-même. Fraîchement séparée de son ex-mari, elle est ouverte à un flirt avec un charmeur et Teo ne tarde pas à tomber sous son charme. Elle lui fait découvrir un monde de sensualité, souvent invisible aux yeux des voyants. Le réalisateur italo-suisse Silvio Soldini qui s’est taillé une réputation internationale grâce à son « Pane e tulipani », montre une fois de plus tout son talent et sa sensibilité dans ces moments magiques d’une histoire d’amour naissante. Avec ce film, il a gagné le cœur du public lors de plusieurs festivals de cinéma, comme à Venise, São Paulo, Zurich ou encore Soleure. « Emma » est émouvant, charmant et une source d’inspiration.
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Heureux comme Lazzaro (2018)
Alice Rohrwacher
Italie
127′
Lazzaro a bon cœur et il offre généreusement son aide, à tel point qu’il semble venir d’une autre planète. Il vit et travaille avec d’autres dans la communauté rurale d’Inviolata. Propriétaire sans scrupules, Marchesa de Luna gouverne le domaine d’une main de fer, et tout le personnel est sous sa coupe. Son fils Tancredi, doté d’une imagination débordante, arrive un beau jour à Inviolata et doit également faire ses quatre volontés. Tancredi demande à Lazzaro de l’aider à feindre son enlèvement. Une amitié naît entre ces deux jeunes hommes. Elle se solidifiera et durera malgré la découverte d’une grande tromperie qui fera voler en éclats la communauté d’Inviolata et mènera Lazzaro jusqu’en ville à la recherche de Tancredi. Après son film « Le meraviglie », la réalisatrice Alice Rohrwacher confirme à nouveau sa place singulière et significative dans le cinéma italien. Lauréat du Prix du scénario à Cannes, « Heureux comme Lazzaro » est une trouvaille d’une merveilleuse beauté, comme un vestige d’une période disparue du cinéma, tout en restant d’actualité à chaque instant. Du réalisme magique et de la modernité dramatique qui fusionnent pour former une histoire saisissante racontée avec humour et élégance – une perle cinématographique rare et enchanteresse.
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Il comandante e la cicogna (2013)
Silvio Soldini
Italie
109′
Léo a du pain sur la planche. Il a une petite entreprise d'installation sanitaire. Et il est le père célibataire de deux ados. Diana est une artiste, une douce rêveuse. Son art ne se vend pas du tout. Et voilà que son proprio la met sous pression pour percevoir son loyer. Elle flaire la bonne affaire quand un avocat arrogant lui demande de peindre un tableau sur le mur de son bureau. C'est là qu'elle rencontre Léo, ce dernier ayant besoin d'un conseil juridique parce que des images érotiques de sa fille ont été publiées sur Internet. Les autres personnages sont Elia, qui élève en secret une cigogne, l'ermite urbain Amanzio, Teresa, l'épouse décédée de Léo, le collègue de Léo, un héros qui craint sa femme, et un mystérieux détective privé... Silvio Soldini a acquis sa renommée internationale grâce à des films comme «Cosa voglio di più», «Giorni e nuvole» ou «Pane e tulipani». Dans son nouveau film, le réalisateur tisse adroitement plusieurs histoires pour composer un tableau très vivant. «Il comandante e la cicogna» est plein de fantaisie et respire la vie à pleins poumons. Soldini y exprime avec subtilité sa critique de l'Italie d'aujourd'hui avec des scènes enjouées et légères.
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L'intrusa (2017)
Leonardo di Costanzo
Italie
95′
Banlieue de Naples. Giovanna dirige bénévolement un centre d’accueil pour enfants dans un quartier populaire, véritable rempart contre la mainmise de la mafia. Un jour, la jeune Maria, épouse d’un criminel de la Camorra en fuite, vient s’installer avec ses deux enfants dans un baraquement du centre avec l’accord de Giovanna. L’hospitalité qui lui est accordée met la communauté en émoi. Au pied du mur, Giovanna va devoir faire un choix qui pourrait remettre en cause le sens même de son travail.
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L'intrepido (2013)
Gianni Amelio
Italie
111′
Antonio Pane est un homme apaisé. On pourrait presque dire qu’il vole à la façon dont il avance dans le quotidien d’une Italie qui va mal. Nous le suivons dans l’exercice des nombreuses professions qu’il exerce car Antonio a inventé une occupation particulière: il remplace qui le lui demande, pour quelques heures ou plus, pour un mariage, une visite chez le médecin, une conversation avec sa fille. Voici Antonio, l’Intrepido, l’inébranlable. Pas de miracle à Milan Comment réaliser un film sur un pays en crise profonde? Comment parler du bonheur alors que tout va mal? Comment passer entre les écueils du récit à l’eau de rose ou au contraire noir et désespéré? Comment surtout rendre justice aux sans-grades, aux victimes d’un système mondialisé sans tomber dans la démagogie facile? Partant de là, on ne peut qu’apprécier le tour de force réalisé par Gianni Amelio nous livrant une histoire ciselée, sensible, émouvante. Antonio fait des remplacements quel que soit le travail, maçon, livreur, cuisinier et même conducteur de tram. Il traverse une Milan revêtue d’un costume futuriste où tours et grattes-ciel s’élèvent parmi les fourmis qui les montent (travail fantastique du décorateur Giancarlo Basili). Il émane de cet homme solitaire une aura étrange: une sorte de paix intérieure, le sentiment qu’il voit et ressent ce que les autres qu’il côtoie ne voient et ne ressentent pas. Elle lui permet d’entrer en contact avec les êtres les plus désespérés, comme Lucia par exemple. Il se dégage une sensibilité d’une force irrésistible de la mise en scène d’Amelio, dans la façon qu’il a de filmer Antonio (Antonio Albanese qui nous offre une composition sublime) et ses rencontres improbables, sa solitude, les gestes les plus banals de son quotidien. On voit bien que le regard d’Amelio est des plus désespérés, que le Miracle à Milan de de Sica ne serait plus possible aujourd’hui, ou alors il serait factice, pas crédible. Ainsi L’Intrepido n’est pas un héros qui arrive à bout de tout. Il ne sauve rien, ni personne. Et pourtant... Malgré les échecs, les avanies, les pertes, Antonio l’inébranlable continue de chercher ce que ses protagonistes ne voient plus depuis longtemps, le bonheur. Et c’est cette attitude que l’on retient de tout le film: Antonio, envers et contre tout, ne survit pas, il vit. Martial Knaebel
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Santiago, Italia (2018)
Nanni Moretti
Italie
80′
Après le coup d'État militaire du général Pinochet de septembre 1973, l'ambassade d'Italie à Santiago (Chili) a accueilli des centaines de demandeurs d'asile. À travers des témoignages, le documentaire de Nanni Moretti raconte cette période durant laquelle de nombreuses vies ont pu être sauvées grâce à quelques diplomates italiens.
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I am Not Your Negro (2016)
Raoul Peck
France
93′
À travers les propos et les écrits de l’écrivain noir américain James Baldwin, Raoul Peck propose un film qui revisite les luttes sociales et politiques des Afro-Américains au cours de ces dernières décennies.
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