Locarno Festival

Bodhi Dharma (1989)
Yong-kyun Bae
Corée du Sud
137′
En Corée du Sud, au fond des montagnes recouvertes de forêts luxuriantes, trois êtres humains se rencontrent: un vieux maître du bouddhisme zen, un jeune moine encore peu sûr de lui et un orphelin. Autour d'eux, la nature dominatrice et ses éléments: l'eau, le feu, la terre, le vent et la lumière. Ce cadre tout simple suffit à Yong-kyun Bae pour faire ressentir la vie comme une aventure intérieure et collective. Toutefois, ces trois personnages pourraient aussi représenter les trois âges et phases de la vie d'un seul être humain, dans sa recherche de l'essence du soi, de l'harmonie parfaite et de la liberté intérieure. «Pourquoi nous faut-il toute une vie pour résoudre le problème de la vie dans le monde?» Pour répondre à cette question, le Coréen Yong-kyun Bae se plonge dans sa propre culture, créant une parabole universellement valable. Radicalement marginal, il a travaillé et retravaillé son oeuvre pendant huit ans, assumant lui-même scénario, dialogues, production, décors, lumière, prise de vue, son et montage. Véritable Hercule et Prométhée du film, il oppose au cinéma international qui, par sa soif d'action, rend aveugle et blasé, des touches de phrases d'une sérénité envoûtante et des images au rythme magique. Elles aiguisent l'esprit, permettent des découvertes à couper le souffle, sensibilisent l'oreille à une philosophie.
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Lépard d'Or en 1989 et Prix du Jury Oecuménique
Wajib (2017)
Annemarie Jacir
Palestine
97′
Shadi, installé à Rome, revient à Nazareth pour aider à la préparation du mariage de sa sœur Amal. Avec son père, il va délivrer en mains propres les invitations à tous ceux dont ils espèrent la présence. Road-movie urbain, mêlant humour et drame, Wajib prend prétexte des tensions entre le père et le fils pour évoquer la situation des Palestiniens d’Israël. Petites disputes et grande Histoire «wajib» pourrait se traduire par devoir ou obligation. C’est une obligation que vont accomplir Abu Shadi et son fils en remettant les invitations pour le mariage d’Amal. Shadi, le fils, s’est expatrié à Rome où il travaille comme architecte et vit avec la fille d’un responsable de l’OLP en exil. Le père resté au pays est instituteur et aimerait bien finir comme directeur d’école. Les rencontres de maisons en maisons sont autant d’occasions d’évoquer le passé, et d’attiser des disputes entre père et fils. Annemarie Jacir, dont c’est le troisième film, use d’un drame familial pour évoquer l’histoire de son pays. Dans le premier, Salt of this Sea, une jeune femme venait réclamer à une banque les avoirs qu’y avait laissés son grand-père parti en exil. Dans le deuxième, When I Saw You, le petit Tarek s’enfuit d’un camp de réfugiés pour retrouver son père. Avec Wajib, si le ton est toutefois plus léger et les occasions de sourire plus nombreuses, les dilemmes auxquels est confrontée la population arabe d’Israël sont toujours et bien présents, évoqués par les souvenirs des anciens que les deux hommes rencontrent, ou par les disputes entre père et fils - imposants Mohamed Bakri et Saleh Bakri, père et fils aussi dans la vraie vie. Vivant à Rome, Shadi est encore bardé d’une intransigeance idéologique dont se moque son père obligé de composer avec les autorités israéliennes. Jacir montre encore une fois sa parfaite maîtrise de la direction d’acteurs. Principaux ou seconds rôles, ils trouvent tous le ton juste pour donner au récit une touche à la fois de réalisme et d’humour. Cependant, la grande réussite de Wajib tient certainement à un personnage invisible: la mère, partie aux Etats-Unis et dont le père ne se console pas. Une occasion pour Mohamed Bakri de montrer tout son talent d’acteur. Martial Knaebel
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Compétition 2017, Special Prize, ISPEC Cinema Award, Don Quixote Award; Youth Jury Award: Environment is Quality of Life
Camille (2019)
Boris Lojkine
Centrafricaine, République
92′
Jeune photojournaliste idéaliste, Camille part en Centrafrique couvrir la guerre civile. Ce qu’elle voit là-bas changera son destin. C’est avec dignité que Boris Lojkine raconte l’histoire vraie d’une jeune femme qui regarde et habite le monde avec une intensité rare, et tente désespérément de rendre compte des conflits et des drames d’une Afrique que l’Occident préfère ignorer. Prix du Public Piazza Grande au Festival de Loacarno.
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Piazza Grande, Prix du public UBS 2019
L'as de pique (1963)
Milos Forman
République Tchèque
90′
Même si la Nouvelle Vague de la République socialiste tchécoslovaque (CSSR) a vraiment commencé dans la partie slovaque avec Slnko v sieti (Le Soleil dans le filet, 1962) de Štefan Uher, le plus célèbre de tous les «nouveaux cinémas» d'Europe centrale et orientale n'est devenu un phénomène international que grâce à des contributions tchèques, surtout les premières œuvres de Miloš Forman. L'As de pique (Černý Petr), son deuxième long métrage, est le travail le plus libre et le plus fluide de Forman: des moments de la vie quotidienne d'un jeune homme qui se débat avec les injustices de son environnement ainsi qu'avec les embûches de son âge auxquelles il est en général soumis, mais qui garde le sourire. La devise du film pourrait être: chaque nuit de beuverie est suivie d'une matinée gueule de bois. La scène dans laquelle, imbibé de bière, il s'agit de dire oiil! (salut!), est absolument fantastique, source d'une dynamique et d'une énergie complètement absurdes - il ne s'agit de rien de plus, mais avec une ardeur qui pourrait déplacer les montagnes. (Filmmuseum Wien)
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Golden Sail 1964
Les oiseaux de passage - Pájaros de verano (2018)
Ciro Guerra, Cristina Gallego
Colombie
125′
Rapayet veut épouser Zaida, mais Ursula, la mère, se méfie du prétendant et exige une dot qu’elle pense au-delà de ses possibilités. Le jeune homme trouvera pourtant un moyen et c’est ainsi que débutera le trafic de drogues en Colombie. Ciro Guerra et Cristina Gallego insèrent une action «à la Coppola» dans un contexte historique et culturel étrange et palpitant. Ursula est la Marraine Nous sommes dans les années 70 et c’est la fête dans le clan wayúu qui célèbre l’entrée dans l’âge adulte de Zaida. Rapayet profite de la danse traditionnelle pour demander la main de la belle. Ursula, la mère, est méfiante car la famille du jeune homme est pauvre. Elle exige alors une dot au-delà des moyens du prétendant. Celui-ci ne renonce pas et profite du passage de jeunes États-uniens pour leur vendre une cargaison de marijuana. La richesse s’installe alors dans ce groupe ethnique oublié du développement de la Colombie. Richesse qui suscitera jalousie et guerres de clans. On se souvient de la force d’évocation de El abrazo de la serpiente, où l’intrusion des Blancs et missionnaires détruisit le fragile équilibre entre nature et population indigène. S’il change de décor, quittant la forêt luxuriante pour une zone aride et quasi-désertique, Ciro Guerra ne renonce pas à la théâtralité d’une mise en scène épurée qui donne aux personnages toute leur dimension tragique. Bien sûr, Le Parrain de Coppola vient immédiatement à l’esprit lorsqu’on admire la présence de Carmiña Martinez campant une Ursula, sorte de Doña Corleone wayúu. Par ailleurs, le chef opérateur David Gallego filme magnifiquement ces paysages de western au point qu’on se surprend à attendre une musique de Ennio Morricone. On ne peut toutefois oublier le caractère avant tout latino-américain du film et l’apparition des Peace Corps évoquerait plutôt Le sang du condor, du Bolivien Jorge Sanjines, où ces jeunes gens stérilisaient en douce les femmes des communautés indiennes. Ici, les oiseaux de passage pourraient bien être ces petits avions atterissant pour repartir avec leur cargaison d’herbe. Voici ce qui fait la force des films de Ciro Guerra et Cristina Gallego: une intrigue passionnante évoquant un contexte historique très bien dessiné. Martial Knaebel
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Piazza Grande 2017
Love Island (2014)
Jasmila Zbanic
Croatie
87′
Grebo et Liliane sont en vacances sur une île croate de l’Adriatique de Croatie. Lors d’une soirée festive, Liliane aperçoit Flora, une passion passée qu’elle voudrait oublier, maintenant qu’elle est enceinte. Grebo, de son côté, va se sentir attiré par cette sculpturale monitrice de plongée. Jasmila Žbanić révèle un talent étonnant pour la comédie avec cette oeuvre espiègle où «tout est compris». Liliane et Grebo prennent des vacances dans une station touristique située sur une île non loin de la côte croate. Là, «tout est compris» dans le forfait de l’hôtel qui organise aussi des soirées festives comme des radio crochet, par exemple. Grebo s’y taille d’ailleurs un joli succès en y interprétant un vieux tube pop. Liliane est moins convaincue, et c’est en passant son regard sur la foule qu’elle aperçoit Flora avec qui elle a eu une aventure passionnée dans le passé. Une histoire qu’elle aimerait effacer maintenant qu’elle est mariée et enceinte. Flora, elle, ne l’a pas oubliée et voudrait retrouver les moments passionnés qu’elles ont vécus. Grebo, ne se doutant de rien, emporté par l’atmosphère de farniente, se met à courtiser la belle et ténébreuse Flora. Peut-être se dit-il que le «tout est compris» inclut l’animatrice? La suite sera faite de quiproquos, de claquements de portes, tel un vaudeville de la Belle Epoque. Cependant Jasmila Žbanić nous propose plus qu’une simple comédie estivale. Légère, certes, espiègle, c’est sûr, cette histoire recèle pourtant bien plus qu’une simple intrigue amoureuse frivole. Il y a d’abord la volonté de la réalisatrice, au montage, de ne pas abuser des situations comiques et d’éviter les lourdeurs scabreuses auxquelles les comédies actuelles nous ont habitués. En procédant ainsi, Jasmila Žbanić peut se permettre de fignoler les détails de la mise en scène et la caractérisation de ses protagonistes et ainsi de les respecter chacun. Il est vrai qu’alors elle fait l’impasse sur le potentiel burlesque de certaines scènes, mais son film y gagne alors en finesse et en émotion. Love Island est à l’image du personnage joué par Franco Nero, alias le marquis Polesini. Il s’amuse follement, il est fantasque et délicieusement poétique.
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Piazza Grande 2014
Nous nous sommes tant aimés! (1974)
Ettore Scola
Italie
120′
C'est l'une des plus belles déclarations d'amour au cinéma et c'en est une à l'italianité, à la vie et à l'amour. Nino Manfredi, Vittorio Gassman, Stefano Satta Flores et Stefania Sandrelli jouent les rôles principaux de ce voyage à travers l'histoire italienne du troisième quart du 20e siècle. Des figures telles que Vittorio De Sica, Federico Fellini et Marcello Mastroianni y apparaissent en personne, ces deux derniers pendant le tournage de "La dolce vita" à la Fontaine de Trevi, avec l'inoubliable scène où Anita Ekberg s'y baigne. La perle cinématographique d'Ettore Scola nous raconte le parcours de vie de trois amis dans l'Italie de l'après-guerre et nous montre comment les gens peuvent évoluer avec le temps. Le film mêle l'époque où il a été réalisé à celle de la Résistance pour raconter entre autres, comme un kaléidoscope, l'histoire de la gauche italienne entre utopie et accomodements, et aussi, à travers un des personnages, l'histoire du cinéma italien. "C'eravamo tanto amati" (Nous nous sommes tant aimés) est un film qui s'adresse au cœur et nous rapproche à la fois d'un pays et de ses habitants à travers un récit tangible. Une tragi-comédie enjouée, amusante et élégante qui pondère satonalité amère avec des nuances satiriques. Walter Ruggle
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Piazza Grande 1975
Wir Bergler in den Bergen (1974)
Fredi M. Murer
Suisse
112′
Un «film en trois mouvements avec des Uranais». Le premier mouvement témoigne de l’industrialisation du village de Göschenen et de toute la vallée de Göscheneralp depuis le percement du tunnel du Saint-Gothard et la construction du barrage. Le second mouvement présente la vallée de montagne du Schächental. Bien que lieu de passage et de tourisme, elle reste fidèle à l’exploitation familiale de la ferme et des alpages. Enfin, le dernier mouvement nous mène dans une troisième vallée, celle du Maderanertal et de son chef-lieu, Bristen où les formes de vie traditionnelles ne persistent que par la volonté de ses habitants à sauvegarder une solidarité par le biais d’une coopérative paysanne. La partition du film en trois mouvements est à comprendre littéralement et musicalement; impliquant à la fois contenu et forme. Le titre et les sous-titres sont des citations de paysans de montagne. Eux, les montagnards, sont au centre du film et ce sont eux, exclusivement, qui ont la parole. Le film transmet donc des matériaux bruts, des informations de première source. Fredi M.Murer Le film se rattache à l’utopie sociale caractéristique de ses premières fictions, crées par un observateur qui, adepte du recueillement et de la méditation, n’en fait pas moins, en dernière analyse, résolument œuvre de militant.
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Pardo d'Onore 2019 à Fredi M. Murer
303 (2018)
Hans Weingartner
Allemagne
120′
Sur le chemin de Berlin au Portugal dans son camping-car rouillé '303', la jeune étudiante en biologie Jule prend l'auto-stoppeur Jan. Tout en ayant des conversations intenses sur la société, le monde et la nature de l'homme, ils essaient de ne pas tomber amoureux. Hans Weingartner («Die fetten Jahre sind vorbei») lui-même dit: «‹303› est pour ainsi dire le ‹film Anti-Tinder›. Au lieu de 3 secondes de wipe-and-go, le lent rapprochement de deux âmes.»
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Piazza Grande 2018
Swiss Critics Boccalino Award 2011, Best Actress Kati Outinen
Durak (2014)
Juri Bykow
Russie
121′
Un thriller implacable et haletant Avec Durak, Yuri Bykov nous dévoile tous les maux et toutes les tares dont souffre le monde politique russe. Cela part de la corruption, en passant par l’incompétence et la prévarication, et ça peut aller jusqu’au crime pour dissimuler les premières. Et cette situation déteint sur l’ensemble de la société russe, montrée elle aussi en pleine déliquescence. Ainsi Dmitri doit défendre ses convictions de justice jusqu’au sein de sa propre famille. Lorsqu’il arrive dans le locatif délabré, ses habitants l’accueillent avec une méfiance dont ils ne se départiront pas. Comment le pourraient-ils, puisqu’à chaque fois les visites d’officiels et de techniciens se sont soldées par de vagues promesses jamais tenues? Durak tire aussi sa force d’une grande finesse dans l’installation, puis l’évolution des personnages montrés dans toute leur humanité, avec leurs côtés sombres, mais aussi avec leurs qualités quand ils en ont. Ainsi, à cette dénonciation politique, portée par une narration fluide et nerveuse, s’ajoute une étude de caractères passionnante, ajoutant à chaque fois de nouveaux détails au tableau brossé par Bykov. Pas de portraits au carré, mais une profondeur qui enrichit le drame de ses retournements, qui souligne aussi l’ampleur de la corruption et la gravité des maux auxquels sont confrontés les Russes. Yuri Bykov instille du suspens dans un drame cousu de fil blanc, surprenant son public malgré tout et maintenant une tension dramatique de bout en bout de son récit. Durak est une performance dramatique extraordinaire et stupéfiante avec des scènes d’anthologie. Brûlot politique, performances d’acteurs et d’actrices, mise en scène en staccato qui ne nous laisse pas une minute de répit. Tous les critiques le disent, on en sort éreinté, mais on aura jamais été aussi heureux de l’être. Martial Knaebel
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Léopard en Argent, meilleur acteur; Prix du Jury oecuménique 2014, Don Quixote Award
La Flor (2018)
Mariano Llinás
Argentine
835′
4 femmes, 6 épisodes, 6 genres, 14 heures de cinéma: un film qui, avec six épisodes inspirés de différents genres, rend hommage à l'histoire du cinéma. Soutenu par l'excellent quatuor d'actrices «Piel de Lava», une troupe de théâtre composée de Pilar Gamboa, Elisa Carricajo, Laura Paredes et Valeria Correa. Episode 1: Série B (80 minutes) Au milieu de nulle part, une précieuse momie est livrée à un laboratoire d'archéologie. Peu de temps après, des choses étranges se produisent. Episode 2: La comédie musicale (133 minutes) Un duo de renommée mondiale va enregistrer une nouvelle chanson. Ils sont un couple depuis des années - mais les apparences sont trompeuses, leur relation est en miettes. Episode 3: Le thriller d'espionnage (344 minutes) Les quatre femmes incarnent quatre espionnes et tueuses à gages. Elles sont censées emmener le professeur Dreyfuss dans un aéroport abandonné, mais les choses tournent mal. Au cours du film, nous en apprenons davantage sur les histoires de chacune - toutes sont tombées en disgrâce à un moment donné et ont dû se cacher. Les voici sous la responsabilité du mystérieux patron Casterman, qui veut en fait les mettre à l'abri... Prodigieusement captivant! Episode 4: Making-of (239 minutes) Un réalisateur un peu confus et très colérique (Mariano Llinás) en a assez des femmes et du long tournage, il aimerait pour une fois se consacrer aux arbres - après quoi les femmes prennent l'histoire en main. Episode 5: Film muet (41 minutes) Le seul épisode avec d'autres interprètes. Un remake de «Partie de campagne» de Jean Renoir (1946), un merveilleux classique du cinéma français. Episode 6: Les prisonnières (22 minutes) Dans le dernier récit, Mariano Llinás nous ramène au 19e siècle et au cœur de l'évasion de quatre femmes qui, après dix ans de captivité dans le désert, ont réussi à échapper à leurs bourreaux.
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Compétition 2018
I, Daniel Blake (2016)
Ken Loach
Royaume-Uni
100′
Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l’obligation d’une recherche d’emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au “job center”, Daniel va croiser la route de Katie, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d’accepter un logement à 450 km de sa ville natale pour ne pas être placée en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets des aberrations administratives de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui, Daniel et Katie vont tenter de s’entraider… Grâce à ce film touchant, Ken Loach a gagné pour la deuxième fois, après « The Wind that Shakes the Barley », la Palme d’or de Cannes. Mais ce « Moi, Daniel Blake » a aussi gagné les coeurs et le Prix du public à Locarno. Cette histoire, basée sur un scénario de Paul Laverty, compagnon de longue date de Loach, raconte sans fard le combat quotidien de personnes victimes du système social malgré elles. « Moi, Daniel Blake » est un film au casting brillant, nourri d’une dignité toute particulière, honnête et profondément émouvant.
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Audience Award 2016, Piazza Grande
Sibel (2018)
Guillaume Giovanetti, Çagla Zencirci
Turquie
95′
Sibel, 25 ans, vit avec son père et sa sœur dans un village isolé des montagnes de la Mer Noire. Sibel est muette mais communique grâce à la langue sifflée ancestrale de la région. Rejetée par les autres habitants, elle traque sans relâche un loup qui rôderait dans la forêt, objet de fantasmes et de craintes des femmes du village. C’est là que sa route croise un fugitif qui pose, pour la première fois, un regard neuf sur elle. Femme sauvage Guillaume Giovanetti et Çagla Zencirci parlent de leur film et expliquent comment ils voient la jeune femme Sibel: «Elle n’est pas l’apanage de la société turque. Il existe des Sibel partout dans le monde, ces femmes confinées à un cadre, auxquelles la société inflige des limites. Mais la trajectoire de Sibel est celle d’une forme d’affranchissement. Du fait de son handicap, elle n’est pas polluée par ce qu’on impose quotidiennement à la gent féminine. Elle a été élevée de manière plus libre et indépendante par son père. Au village, on la laisse tranquille car les règles sociales ne s’appliquent pas à son profil. Elle se développe autrement, avec une acuité dans sa vision du monde, à la recherche d’une force intérieure originelle et primitive. La quête de son identité s’incarne dans celle de la bête sauvage, du fameux loup.»
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Prix du Jury Oecuménique et Prix Fipresci 2017
Pardo d'Onore 2019 à Fredi M. Murer
Matlosa (1981)
Villi Hermann
Suisse
94′
Alfredo mène apparemment une vie semblable à celle de nombreux Tessinois qui, vivant en ville, passent le week-end dans leur village natal. Pourtant pour Alfredo ces week-ends ne sont pas une évasion mais un rite obsessionnel qu’il répète chaque semaine, à la recherche de son passé.
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Compétition 1982
Terra em transe (1967)
Glauber Rocha
Brésil
108′
Dans le pays imaginaire d'Eldorado, Paulo, poète et journaliste agonisant, évoque ses dilemmes. Il a oscillé entre deux prétendants à la magistrature suprême: Don Porfirio Diaz, politicien de la capitale et Don Felipe Vieira, gouverneur de la province d'Alecrim. Celui-ci, aidé par l'Eglise, abandonne ses promesses électorales tandis que le mystique Diaz obtient le soutien de Don Julio Fuentes et des médias. Considéré le film plus important et polémique de Glauber Rocha et réalisé sous le nez de la dictature militaire brésilienne, le film confirme l'acuité politique et sociale du cinéaste à propos de l'impasse persistante du Brésil et de l'Amérique Latine. Totalement révolutionnaire pour l'époque et par son fort contenu social, le film réaffirme toute la génialité de Rocha et représente son manifeste poétique et politique. La restauration en haute définition de ce classique du cinéma latino- américain est le résultat d'un travail minutieux (il s'agit du premier long métrage restauré entièrement par procédé numérique en Amérique latine) qui permet de revoir le film avec une qualité identique à celle de la première copie, quatre décennies après sa sortie en salle.
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Grand Prix 1967
Fireworks Wednesday (2006)
Asghar Farhadi
Iran
102′
Le dernier mercredi avant le début du solstice de printemps, au Nouvel An persan, on tire des feux d'artifice selon une ancienne tradition zoroastrienne. Rouhi, qui passe son premier jour dans un nouvel emploi, se retrouve au milieu d'un autre type de feux d'artifice - une dispute entre son nouveau patron et sa femme.
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Youth Jury Award 2006
I Pugni in Tasca (1965)
Marco Bellocchio
Italie
108′
Le film «I Pugni in Tasca» de Marco Bellocchio est considéré comme l'une des plus fortes premières oeuvres de l'histoire du cinéma. Il raconte la vie d'une veuve aveugle et mère qui vit avec ses quatre enfants adultes dans une villa en Italie. Trois des enfants souffrent de troubles physiques et psychiques.
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Leopard of Honor 2015 à Marco Bellocchio
Piazza Grande Award 2015
La naissance (1988)
Shaji N. Karun
Inde
108′
Un petit village du sud-ouest de l'Inde. Sous un arbre, un vieil homme qui attend son fils de retour de Trivandrum où il étudie. A la nuit tombée, le bus arrive enfin. Le vieux cherche interroge les passagers, en vain. Son fils n'est pas là. Il reprend alors le bateau pour rentrer chez lui. Les jours qui suivent, c'est le même manège qui recommence: le vieil homme attend le fils aimé, une attente où l'angoisse pénètre, de plus en plus. Jusqu'au jour où il apprend que son fils a été arrêté lors d'une manifestation d'étudiants. Il part alors à Trivandrum. Il s'en suit une longue quête à travers les méandres de la bureaucratie dont il revient bredouille, mais vaguement rassuré par quelques fonctionnaires marrons. Ce sera au tour de la soeur de partir à la recherche du fils et les choses se précisent. Le pire, la mort du jeune homme à la suite de tortures de la police semble de plus en plus évident. De retour, la fille ne sait comment annoncer la nouvelle à son père. Celui-ci n'est de toute façon plus en état de l'appréhender. Il retourne attendre le bus. C'est en revenant sur ses pas qu'il tombe. La folie, la mort sont son ultime refuge.
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Léopard en argent 1989
Partner (1968)
Bernardo Bertolucci
Italie
108′
Jacob, un professeur de théâtre, enseigne les théories d'Antonin Artaud, mais peine à mettre en pratique les principes du « théâtre de la cruauté ». Sa rencontre avec son double va alors bouleverser son existence.
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Lépard d'Honneur 1997 à Bernardo Bertolucci
Le pas suspendu de la cigogne (1991)
Theo Angelopoulos
Grèce
136′
Dans une ville du nord de la Grèce, des réfugiés de diverses nationalités attendent de pouvoir traverser le fleuve qui sert de frontière. Alexandre, journaliste de télévision, croit reconnaître parmi eux un ancien homme politique disparu mystérieusement dix années plus tôt. Quittant la tension toujours plus vive entre les réfugiés, il revient à Athènes et enquête sur le politicien. Il rencontre ainsi son ancienne épouse, qui veut oublier et assure que son mari est mort. Il parvient à la convaincre de l'accompagner jusqu'à la frontière. «Œuvre majeure, d’une beauté sombre et mélancolique (...), ce film qui traite des frontières, de l’exode, de l’intolérance, était brûlant d’actualité, prophétique même, vu les événements qui allaient ébranler les Balkans, mais rien ne laissait présager que le tournage en serait aussi mouvementé qu’il le fut.» (Jean-Claude Moireau) En effet, l’évêque orthodoxe de la ville avait mis tout en œuvre pour empêcher le projet du cinéaste, accusé d’indécence et d’antirationalisme: musique et discours militaires scandés toute la journée par des hauts-parleurs, excommunication des vedettes... Trente ans après La Notte, Theo Angelopoulos recrée le couple mythique formé par Jeanne Moreau et Marcello Mastroianni.
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Raimondo Rezzonico Award 2003 à Ruth Waldburger
Teza (2008)
Haile Gerima
Ethiopie
133′
Anberber revient dans son Ethiopie natale. C'est un homme blessé qui écoute et parcourt en claudiquant une campagne qu'il ne reconnaît plus, saignée par la guerre. Son enfance est bien loin. Entre-temps, il y a eu ses études de biologie en Europe et les espoirs levés par la chute du Négus, puis douchés par une autre dictature. Haïlé Gerima convoque l'Histoire dans une fresque émouvante superbement filmée. Teza met en scène un épisode de l'histoire de son pays, l'Ethiopie, dans une présentation analytique remarquable, au point que le récit ne paraisse jamais anecdotique. Au contraire, l'esprit analytique qui le sous-tend lui donne une dimension universelle. Il ne s'agit plus seulement du drame de la jeunesse éthiopienne des années 70 que nous avons sous les yeux, mais de tous ceux qui, dans le monde entier, étaient portés par l'espoir d'un monde nouveau en devenir. Anberber devient ainsi le personnage emblématique de cette époque, écrasé par un pouvoir trop vite oublieux des idéaux qui l'animait. Ce personnage, on pourrait le placer ailleurs en Afrique, en Asie, en Amérique latine, même en Europe, perdu par un échec qu'il cherche à comprendre, dévasté par les blessures, dans sa chair et son esprit. Le regard jeté sur cette époque par Haile Gerima est crû, sans concession aucune, mais il est aussi empreint d'une profonde humanité car il est fait de chair et de senti-ments et il nous montre aussi un Anberber qui saura réagir et reprendre vie. En faisant ainsi oeuvre de mémoire, Teza est un film qui se révèlera bien vite indispensable. Paradoxale-ment, on aura rarement éprouvé autant ce sentiment d'urgence, cette volonté catharti-que, à raconter l'Histoire. Mais cet aspect ne doit pas nous faire oublier que Gerima est avant tout, un cinéaste. Sa maîtrise de l'image et de la direction d'acteurs font ici merveille, où les plans majestueux sont capables de saisir à la fois la poésie des espaces de la cam-pagne éthiopienne et le drame des sentiments que vivent les personnages qui l'habitent. La tragédie d'Anberber, de ses amis et de sa famille prend ainsi, par la magie d'une mise en scène généreuse, la dimension de l'épopée émouvante de toute une génération. Martial Knaebel
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Raimondo Rezzonico Award 2004 à Karl Baumgartner
Goodbye South, Goodbye (1996)
Hsiao-hsien Hou
Taiwan
112′
Un rock lancinant nous transporte sur les rails d'un voyage en contrée inconnue. Le train traverse un tunnel, s'arrête et repart. Trois personnages en sont descendus: Kao, un petit truand suivi de Tête Plate et de sa copine, Patachou, chanteuse de bar. Leur histoire est simple: tirer des plans sur la comète et offrir une seconde chance à leur vie chaotique. Des projets, ils n'en manquent donc pas: ouvrir un restaurant-discothèque à Shangaï, devenu le nouvel Eldorado du Pacifique, ou se lancer dans un trafic de porcs au sud de Taiwan. La vie urbaine ronge leur énergie. Le sud les aspire pour des instants de pur bonheur que l'on souhaiterait interminables. Ces Pieds Nickelés « made in Taiwan » s'adonnent en toute nonchalance à l'art du farniente, des virées à moto dans les brumes tropicales de l'île ou dans des fiestas autour du karaoké et autres bonnes bouffes dans leur motel. Ce ballet incessant d'allers et retours en train, scooter, auto dans la campagne taïwanaise les ramène toujours au point de départ de leurs désirs, la ville et ses zones d'ombre. De ces trois jeunes antihéros modernes et urbains, Hou Hsiao-hsien dresse un portrait ironique et tendre à la fois. Les scènes les plus concrètes alternent avec des images d'une beauté renversante, d'une poésie inouïe. Hou Hsiao-hsien filme une génération en mal d'énergie pour sortir d'un monde saturé de bruit et de fureur. Un film qui exalte le vertige de la fuite en avant d'une jeunesse qui aurait pris le train de la modernité en marche sans trop savoir pourquoi et vers où.
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Léopard d'honneur 2007 à Hou Hsiao-hsien
Critics Week Award 2012
Amour (2012)
Michael Haneke
France
127′
Georges et Anne sont octogénaires, ce sont des gens cultivés, professeurs de musique à la retraite. leur fille, également musicienne, vit à l'étranger avec sa famille. Un jour, Anne est victime d'un accident. L'amour qui unit ce couple va être mis à rude épreuve.
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Raimondo Rezzonico Award 2013 à Margaret Ménégoz
Chevalier (2015)
Athina Rachel Tsangari
Grèce
105′
Au milieu de la mer Egée, sur un yacht de luxe, six hommes partis pêcher décident de jouer à un jeu. Dans ce jeu, les choses seront comparées et mesurées, le sang sera testé. Les amis deviendront rivaux mais à la fin du voyage et du jeu, le vainqueur portera la bague de la victoire: le "Chevalier".
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Compétition 2015
El mudo (2013)
Daniel und Diego Vega
Pérou
87′
Après une courte enquête, la police conclut que le tir qui a failli tuer le fonctionnaire de justice Constantino Zegarra n’était en fait qu’une balle perdue. Mais Constantino, convaincu que quelqu’un a tenté de l’éliminer, ré-ouvre une enquête qui l’amène bientôt à franchir les limites imposées par sa fonction pour prouver qu’il a raison.
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Swiss Critics Boccalino Award, Best Actor 2013
Le vent tourne (2018)
Bettina Oberli
Suisse
86′
Une ferme dans le Jura, loin de tout. C’est ici que Pauline et Alex ont réalisé leur rêve d’une vie en autarcie, en harmonie avec la nature. Leur projet est soudé par leur amour, leurs idéaux et leur travail. Le couple veut désormais franchir l’étape de l’indépendance totale et produire sa propre électricité. L’arrivée de Samuel, venu installer une éolienne, va profondément troubler Pauline et bouleverser son couple et ses valeurs. La réalisatrice Bettina Oberli s’est fait connaître avec des films comme « Vent du Nord », et avec « Les Mamies ne font pas dans la dentelle » elle a signé l’un des plus grands succès cinématographiques suisses des dernières décennies. Si chacun de ses films est très différent, il y a néanmoins un dénominateur commun dans son travail : la réalisatrice sonde avec justesse la nature humaine. « Le vent tourne », filmé dans les paysages impressionnants du Jura, évoque une histoire universelle sur la fragilité des rêves et sur les responsabilités, individuelles et collectives. Un film poignant, magistralement interprété, aux images fortes, qui ne laissera personne indifférent.
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Piazza Grande, Prix du public 2017
Baghdad in My Shadow (2019)
Samir Jamal Aldin
Suisse
104′
Nous sommes à Londres, peu avant Noël. Amal, une architecte iraquienne au caractère bien trempé qui a dû fuir son ex‐mari, travaille au café Abu Nawas tenu par un activiste kurde et qui est un lieu de rendez‐vous prisé par les Iraquiens en exil. Ses amis, le poète Taufiq et l‘informaticien Muhanad, y sont presque chaque jour. Depuis la mort de son frère, Taufiq s’occupe de son neveu Naseer qui tombe de plus en plus sous la coupe du prédicateur islamiste Sheikh Yasin. Le jeune Naseer se radicalise et commence à se révolter contre son oncle qu’il traite d’athée. Muhanad, lui, a récemment quitté Bagdad pour échapper aux menaces qui pèsent sur les homosexuels. Mais même ici, à Londres, et devant ses amis, il n’ose pas s’afficher ouvertement avec son amant. Cette petite communauté se retrouve doublement en danger quand l’ex‐mari d’Amal arrive à Londres et que Sheikh Yasin instille en Naseer l’idée de sévir contre les « impies » du café Abu Nawas. Après son dernier succès, le documentaire «Iraqi Odyssey», Samir revient avec un drame poignant. Le réalisateur montre comment le passé politique, idéologique et culturel est attaché comme une ombre aux protagonistes de son film, même en dehors de leur pays d’origine. Samir touche à trois tabous fondamentaux de la société arabe : l’athéisme, la libération de la femme et l’homosexualité – et ouvre ainsi un dialogue interculturel. Avec ses scènes qui se jouent à Londres et à Bagdad, «Baghdad in my Shadow» a été la première production internationale de cinéma à avoir été tournée dans la capitale irakienne depuis le départ des troupes américaines.
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Compétition 2019
Familia sumergida (2018)
María Alché
Argentine
91′
Après la mort de sa sœur Rina, le petit monde de Marcela lui devient étrange et inconnu. Elle se sent perdue dans sa propre maison et ses relations avec son mari et ses enfants semblent en souffrir. Mais lorsque Nacho, un jeune ami de sa fille, leur rend visite à l’improviste, elle se met à lui parler et à se promener avec lui. Peu à peu, Marcela commence à avoir des conversations avec ses proches d’une autre dimension.
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Filmmakers of the Present
Francofonia (2015)
Alexander Sokurow
France
88′
12 ans après le succès de «L’arche russe» à propos du Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, et après avoir remporté le Lion d’Or à la Mostra de Venise avec «Faust», l’acclamé Alexandre Sokourov revient avec pour cadre le Musée du Louvre. 1940. Paris, ville occupée. Et si, dans le flot des bombardements, la guerre emportait La Vénus de Milo, La Joconde, Le Radeau de La Méduse? Que deviendrait Paris sans son Louvre? Deux hommes que tout semble opposer – Jacques Jaujard, directeur du Louvre, et le Comte Franz Wolff-Metternich, nommé à la tête de la commission allemande pour la protection des œuvres d’art en France – s’allient pour préserver les trésors du Musée. Au fil du récit de cette histoire méconnue et d’une méditation humaniste sur l’art et la civilisation, Alexandre Sokourov nous relève les rapports de la culture et du pouvoir, et nous montre ce que l’art peut dire de nous-mêmes au cœur de l’un des conflits les plus meurtriers qu’ait connu le monde, tout en livrant un sublime portrait du Louvre.
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Léopard d'honneur 2005 à Alexander Sokurov
Le voleur de lumière (2010)
Aktan Abdykalykow - Arym Kubat
Kirghizistan
79′
Svet-Ake, c'est d'abord une belle fable, qui nous émeut avec ce personnage attachant qu'est ce «Monsieur Lumière», sorte de Robin des plaines kirghizes. Une belle fable, parce qu'elle est simple et met en scène des personnages emblématiques, parce qu'elle nous parle de morale, presque à chaque séquence. Il y a, bien sûr, le héros, le «voleur» de lumière, qui estime que celle-ci devrait être à la portée de tous, même des plus pauvres. Il y a aussi Esen, le maire du village qui s'arcboute à défendre sa communauté contre les appétits des nouveaux riches venus de la ville. En face d'eux, on trouve ceux qu'on pour-rait définir comme les tenants de la «marche vers le progrès», entendez par là vers le libéralisme économique où ceux qui ne peuvent, ou ne veulent, payer sont laissés de côté, voire bastonnés. Beksat, le candidat nouveau riche est de ces partisans du progrès, arrivant vertueux et la main sur le coeur, mais escorté d'assistants qui ressemblent plus à des mafiosi qu'à autre chose. Mansur, un ami d'enfance de Svet-Ake, cousin de Beksat, est nommé maire, à la mort d'Esen, alors que ses qualités sont plus spor-tives, c'est un cavalier émérite, que politiques. Sa naïveté serviront les desseins de son cousin. Ainsi, Aktan Arym Kubat nous brosse, en quelques traits, le paysage d'une communauté qui pourrait bien être le Kirghizistan. Le réalisateur a su, en effet, exprimer en quelques plans épurés la réalité des campagnes de là-bas, donnant aux personnages une existence véritable qui permet aux spectateurs d'avoir une idée de la vie au Kirghizstan aujourd'hui. Cependant, on aurait tort de limiter le propos du film au seul Kirghizistan. Ne parle-t-il pas aussi d'énergie renouvelable, débat qui occupe aussi nos sociétés occidentales? Une petite perle cinématographique. Martial Knaebel
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Piazza Grande 2010
Lucky (2017)
John Carroll Lynch
États-Unis
85′
Lucky, nonagénaire, vit dans une petite ville endormie au milieu du désert, dans le Sud-Ouest des Etats-Unis. Ce vieux solitaire, ronchon mais très attachant, mène une existence tranquille, rythmée par des rituels quotidiens: une première cigarette avant les exercices de yoga matinaux, le petit-déjeuner dans son « diner » préféré, des mots croisés et des jeux télévisés l’après-midi, et des soirées passées au bar du coin à philosopher et à déplorer la perte de tortues avec les autres clients. LUCKY, avec son humour laconique et la douce mélancolie qui imprègne ses chansons de country, rend un hommage très émouvant à son interprète principal, Harry Dean Stanton. Regorgeant de personnages secondaires insolites (incarnés, entre autres, par David Lynch, Tom Skerritt, Ron Livingston et Ed Begley Jr.), l’acteur John Carroll Lynch signe avec ce premier long-métrage un film indépendant américain d’une grande poésie. Lors de sa première mondiale au Festival du Film de Locarno, LUCKY a reçu un accueil euphorique, rencontrant un grand succès auprès du public et des professionnels.
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Compétition 2017, Prix du jury œcuménique
O Fim do Mundo (2019)
Basil Da Cunha
Suisse
104′
Après huit ans passés en maison de correction, Spira revient à Reboleira, un bidonville en cours de destruction dans la banlieue de Lisbonne. Tandis qu’il retrouve ses amis et sa famille, Kikas un vieux trafiquant du quartier lui fait comprendre qu’il n’est pas le bienvenu.
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Paula (2016)
Christian Schwochow
Allemagne
123′
La virevoltante Paula Becker entend devenir artiste-peintre – un projet inconcevable pour une femme dans cette fin du 19ème siècle. Mais Paula marche en dehors des sentiers battus. Dans le village d’artistes Worpswede en Allemagne du Nord, elle se lie d’amitié avec la sculptrice Clara Westhoff et avec le poète Rainer Maria Rilke. En la personne d’Otto Modersohn, Paula découvre une âme soeur : leur passion partagée pour la peinture se mue bientôt en amour. Ils se marient et mènent une vie de couple loin des conventions de l’époque. Cependant, après cinq ans de vie domestique, Paula part seule pour Paris, ville progressiste où elle réussit enfin, malgré toutes les résistances, à exprimer et à expérimenter pleinement ses aspirations artistiques et ses rêves personnels, tant chéris depuis toujours. Dans le film «Paula», Christian Schwochow raconte l’histoire de cette artiste extrêmementtalentueuse et de cette femme radicalement moderne que fut Paula Modersohn-Becker, aujourd’hui reconnue comme l’une des figures importantes des débuts de l’expressionnisme. Dans le rôle principal, Carla Juri (connue grâce à « Wetlands ») livre une prestation brillante. Dans les rôles secondaires qui bénéficient d’un casting très soigné, c’est notamment Joel Basman qui tire son épingle du jeu. Plein de sensualité, d’humour subtil et de légèreté enjouée, « Paula » est aussi l’histoire d’un grand amour, dévorant et passionné. Même un siècle plus tard, les conflits que ces artistes qui s’aiment doivent affronter n’ont rien perdu de leur actualité.
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Piazza Grande 2016