Des films avec bonus

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The Death And Life of Otto Bloom (2016)
Cris Jones
Australie
83′
Bonus: Court-métrage «The Funk»
Qui est donc cet Otto Bloom surgi de nulle part, qui possède une mémoire du futur et n’en a aucune du passé? Est-il un extraterrestre, ou un charlatan? Un homme malade ou un génie? A partir de cette trame fantastique, le réalisateur Cris Jones nous propose une réflexion sur la relativité du temps et des choses, illustrée par une émouvante histoire d’amour. Cris Jones, voici un nom qu’il faudra retenir. Pour son tout premier film, après à peine deux courts métrages, ce jeune réalisateur australien y est allé au culot. En effet, plutôt que de chercher les effets spéciaux, du côté fantastique et extraordinaire de l’intrigue, Cris Jones choisit le faux documentaire pour insister sur l’aspect humain de l’aventure et du personnage-titre du film. Celui-ci est donc structuré autour d’interviews de personnages, s’adressant directement à la caméra et aux spectateurs, qui vont essayer de cerner Otto Bloom, de raconter son histoire et tenter de percer son mystère. Ces séquences neutres sont illustrées par une série d’images d’archives – fausses, bien entendu, mais plus vraies que nature – et de coupures de presse (tout aussi fausses) des quotidiens les plus prestigieux de la planète, se posant tous la même question: cet Otto Bloom est-il un phénomène ou un imposteur? Questions auxquelles des universitaires, un policier, tentent en vain de répondre face à la caméra.Décrit tel quel, The Death and Life of Otto Bloom pourrait donner l’idée d’un objet froid et austère. On en est loin, grâce à celle qui se trouve être au centre de cette histoire étrange, Ada, le grand amour d’Otto Bloom, celle aussi qui l’a examiné en premier – elle est neurologiste. Mais comment peut-on aimer lorsque la mémoire du passé n’existe pas? Ada, âgée, vit avec sa mémoire des moments heureux passés avec un homme qui les oubliait l’instant d’après. Et c’est une deuxième idée de génie de Cris Jones: point d’artifices et de maquillage ridicule pour exprimer le vieillissement d’Ada: Ada au passé est incarnée par la propre fille de l’actrice Rachel Ward, qui joue Ada au présent. Matilda Bloom est tout aussi émouvante et formidable que sa mère. The Death and Life of Otto Bloom, une très belle histoire sur les mystères de l’amour. Martial Knaebel
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Bal - miel (2010)
Semih Kaplanoglu
Turquie
100′
Bonus: Entretien avec Semih Kaplanoglu
Le père du petit Yusuf est apiculteur. Il dépose ses ruches dans les branches hautes des arbres les plus grands de la forêt qui dévale de la montagne. Pour Yusuf, c'est un endroit empli de mystères où il aime suivre son père dans son travail. Lorsqu'il veut raconter son rêve à celui-ci, il est rembarré, car il ne faut jamais dire son rêve à voix haute, lui dit son père. Lorsque les abeilles se mettent à disparaître de manière incompréhensible, Yacup décide de porter ses ruches plus haut dans la montagne. Le petit Yusuf, lui, commence à bégayer à l'école, pour finalement garder le silence. Entre le père qui ne revient pas et le mutisme de Yusuf, l'inquiétude de la mère grandit. Ours d'Or 2010 au festival de Berlin, Bal (miel) est une plongée dans le monde de l'enfance où la beauté de la nature ne peut être que fantastique et mystérieuse. **** Dans la nature fantastique de l'enfance Il faut retrouver son âme d'enfant pour pleinement apprécier Bal, le cinquième film du jeune réalisateur Semih Kaplanoglu. Il faut la retrouver, car le film nous plonge dans le monde d'un petit garçon à l'imagination fertile, car la nature et les hommes sont filmés par le prisme du regard, des sentiments, de l'humeur et du moral du petit Yusuf. A cette condition, on pourra se laisser emporter par l'atmosphère magique que dégagent les images de ces montagnes turques, et de leurs habitants, aux abords de la Mer Noire. Celles-ci expriment aussi bien ce que Yusuf voit que ce qu'il ressent, donnant aux objets et aux personnages des dimensions parfois surhumaines, proches du fantastique des contes pour enfants. Et le jeune acteur Bora Altas - tout jeune puisqu'il a le même âge que Yusuf, 7 ans - a ainsi une présence imposante à l'écran, rarement vue pour un enfant, dans un registre où les sentiments peuvent apparaître dans toutes leurs nuances, qui nous renvoie à nos propres souvenirs, nous rappellent le monde que nous pouvions voir et ressentir quand nous étions enfants nous aussi. Cependant, il ne s'agit pas que de l'enfance, dans Bal. C'est aussi une ode à la nature, qui n'a rien à voir avec la nostalgie d'un monde perdu, mais au contraire d'un monde bien réel, où le destin des hommes et des plantes sont liés, où les méfaits des uns entraînant une réactions des autres. Une nature pourtant, dont la beauté rejaillit sur les êtres humains, sur le père Yacup, sur la mère, Zehra, et sur leurs gestes magnifiés. On a alors des couleurs intimistes de l'école hollandaise. Puis les plans, plus larges, s'emparent de la forêt, prennent l'ampleur de tableaux immenses, à la fois sonores et picturaux, où le peintre aurait su placer toutes les nuances du vert imaginables et qui habitent la nature, en fixer les mouvements les plus subtils et en saisir les moindres bruissements, jusqu'aux odeurs humides qui atteindraient nos narines. En ce sens, à l'image d'un Pourquoi Bodhi Dharma est-il parti vers l'Orient?, Bal est proche d'une expérience sensuelle totale. Exactement de celles que l'on pouvait avoir enfant.
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Félicité (2017)
Alain Gomis
Congo, La République Démocratique du
124′
Bonus: Entretien avec Alain Gomis
Félicité, libre et fière, est chanteuse le soir dans un bar de Kinshasa. Sa vie bascule quand son fils de 14 ans est victime d’un accident de moto. Pour le sauver et régler les coûts de l’hôpital, elle se lance dans une course effrénée à travers les rues d’une Kinshasa électrique, un monde de musique et de rêves. Ses chemins croisent ceux de Tabu. Primé avec le Grand Prix du Jury au Festival de Berlin, ce film fait plonger dans la pleine vie. Alain Gomis à propos de Félicité «J’ai le sentiment qu’un film se construit sur des années, en convoquant une multitude de choses différentes. À l’origine de celui-ci, il y a des personnages existants, des femmes dont je suis proche, au Sénégal principalement. Des femmes fortes. Qui n’acceptent pas la compromission, qui prennent tout de plein fouet et ne plient pas sous les coups. J’avais une admiration certaine pour cette droiture, tout en m’interrogeant sur le fait de vouloir à tout prix plier la vie à sa volonté. J’étais donc intéressé par cette dialectique de la lutte et de l’acceptation qui est une idée qui traverse mes films. Sur cela est venu se greffer l’accident d’un jeune cousin très proche qui a perdu sa jambe, après qu’elle ait été mal soignée. Je me souviendrai toujours de son regard de gosse de 17 ans qui a perdu la légèreté, pour qui la vie est comme finie. Son histoire était aussi liée à celle de sa mère que l’on soupçonnait de pratiques obscures. Cette réalité simple qui confronte l’invisible au quotidien est à la base du film. J’avais alors envisagé une sorte de Faust ... et puis j’ai rencontré la musique du Kasai Allstars qui contenait tout cela. Tshanda, qui joue Félicité, me disait que c’était une femme à moitié en vie, à moitié morte. Toute sa vie, elle s’était tenue droite, affrontant le monde, et avec l’accident de son fils arrivait la défaite. Tout ce qu’elle avait tenu à bout de bras jusque-là s’écroulait. Pour elle, la question était est-ce que cette vie vaut le coup, est-ce que je reste là ou est-ce que je repars là d’où je viens? C’est un personnage qui se tient à la frontière de ces deux options. Il était évident que Tshanda comprenait absolument cette possibilité de renoncement. Ensuite, moi je ne dis pas grand-chose du personnage à un comédien, j’essaie de rester très concret sur la situation, mais c’était cette espèce de ligne-là qu’on avait définie.»
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Cairo Station (1958)
Youssef Chahine
Egypte
73′
Bonus: Pourquoi Chahine?
C'est avec Bab al-Hadid , son troisième film que Youssef Chahine frappera un grand coup, jetant aux orties toutes les conventions du cinéma populaire pour présenter un drame social dont le lieu unique sera la gare centrale du Caire et de ses dépendances. Un film dans la plus pure veine du néoréalisme, tourné en noir et blanc, dont le héros, qu'il interprètera lui-même, est un pauvre hère, Kenawi, recueilli par le tenancier du kiosque de la gare. Mais LE personnage principal en sera la gare, sa vie trépidante, chaotique, éclatée, ces foules qui la traversent, qui y travaillent pour une misère. 1958, date de la sortie du film, cela fait six ans que le roi Farouk a été déposé par le Mouvement des Officiers Libres composé de jeunes militaires emmené par Gamal Abn El Nasser, quatre ans que ce dernier a renversé le président en exercice, le général Naguib, pour gouverner sans partage. L'enthousiasme des jeunes progressistes, dont on peut dire que Youssef Chahine faisait partie, s'est assez vite refroidi, car beaucoup de travers qui caractérisaient la société égyptienne tardaient à disparaître. Bab al-Hadid exprime sans beaucoup d’ambiguïté que le réalisateur prend déjà ses distances par rapport au régime. La gare est en effet racontée comme le microcosme d'une société, où la corruption, le clientélisme et le mépris pour les plus faibles font office de «gouvernance». La gare, donc, c'est là où toutes sortes de gens essaient de glaner quelques pièces pour vivre. Il y a l'accorte et belle Hanouna qui vend des limonades à la sauvette aux voyageurs, sur les quais, dans les trains. Elle et ses compagnes doivent se cacher de la police et du gérant du buffet. Les formes généreuses de la belle attirent les regards, et elle sait en user pour accrocher le chaland. Le pauvre Kenawi, sale, difforme et boîteux, devenu vendeur de journaux à la criée, prisonnier de sa solitude, en tombera follement amoureux. Mais elle n'a d'yeux que pour le fort et beau Abou Serih, un porteur parlant haut et cherchant à fédérer ses camarades pour fonder un syndicat afin que cesse leur dépendance envers une espèce de maffia qui les sous-paie. Fou d'amour et de jalousie, Kenawi, voyant qu'elle lui échappe voudra la tuer. Tout ceci se déroule au milieu d'un maelström de scènes de la vie quotidienne trépidante de la gare, où nos personnages se fondent, où quelques fois le spectateur se noie, emporté par les courants qui se croisent, se bousculent sur les quais, au guichet. Avec Bab al-Hadid, Chahine a mis le cinéma égyptien cul par-dessus tête, se libérant de toutes les conventions régissant la mise en scène cairote de l'époque, la caméra s'attardant sur les formes généreuses d'Hanouna, osant parler de sexe sans fard, montrant que le Nassérisme n'avait rien réglé, en fait filmant la réalité telle qu'elle était - le film a d'ailleurs était tourné intégralement dans la gare et ses alentours. Le film a été d'abord rejeté dans son pays, mais la vitalité quasi explosive qui en jaillit, la capacité du cinéaste de diriger une mise en scène polyphonique, auront assis sa réputation internationale. Version restaurée.
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Un amor (2012)
Paula Hernández
Argentine
100′
Bonus: Entretien avec Paula Hernández
Lisa surgit dans la vie de Bruno, un scénariste de télévision à succès, après trente ans d'absence. Les souvenirs d'adolescence reviennent, lorsque lui et son meilleur ami, Lalo, tombèrent amoureux de Lisa, venue de nulle part, dans la chaleur étouffante d'un été de vacances dans la province argentine. Dans son troisième film, la jeune réalisatrice Paula Hernandez continue d'explorer, avec une belle subtilité, la psyché de ses personnages et confirme une maîtrise de la mise en scène peu commune. Bruno est un adolescent timide et romantique, tout le contraire de Lalo, expansif et prenant les choses comme elles viennent. Ce qui ne les empêche pas dêtre les meilleurs amis du monde. L'apparition de Lisa, au cours des vacances, n'arrivera pas à détruire cette amitié, bien que les sentiments des deux adolescents pour elle deviennent de plus en plus clairs, comme ceux de la jeune fille d'ailleurs. Lisa disparaîtra comme elle est apparue, sans crier gare. Et trente ans plus tard, la voilà à Buenos Aires, toujours imprévisible, sur le pas de la porte d'un Bruno marié et père de famille. Elle lui propose de contacter Lalo, perdu de vue lui aussi depuis longtemps. Le passé et le présent sentrechoquent, les sentiments, que Bruno croyait enterrés à jamais, remontent à la surface. Lalo, lui, n’avait pas oublié, mais il a du mal à croire à ce retour. Il est un moment de la vie, quand on approche de la cinquantaine, où on réalise que l’on a moins de futur que de passé, où la mémoire est encore douloureuse des regrets de l’adolescence, mais où on peut aussi encore espérer changer le cours des choses. C’est cette crise de la cinquantaine, la prise de conscience de la perte définitive de la jeunesse, que Paula Hernandez met en scène avec une justesse de style étonnante, s’inspirant d’une nouvelle, «Un amor para toda la vida», de l’écrivain poète Sergio Bizzio auteur déjà de nombreux scénarios à succès en Argentine. Les images évoquent superbement le passage du temps - tons plus chaleureux, et grain plus grossier pour les années 70, couleurs plus dures et plus sombres pour le temps présent. Jouant sur les non-dits, évitant les effets faciles, Paula Hernandez s’appuie aussi sur les prestations époustouflantes de ses acteurs, rendant perceptibles en quelques mots, regards ou gestes, le maelstrom des émotions qui les transperce.
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Mon cousin anglais (2019)
Karim Sayad
Suisse
82′
Bonus: BABOR CASANOVA Un moyen-métrage documentaire de Karim Sayad
PREMIÈRE EN LIGNE: Dès le 12 mars 2021 2001, Fahed arrive sur le sol britannique débordant d’aspirations et de rêves … 2018, en proie à une crise de la quarantaine, il doit maintenant prendre une décision. Continuera-t-il son humble mode de vie en travaillant 50 heures par semaine entre le Fast Food et l’usine ou retournera-t-il en Algérie, pays qu’il a fui dans l’espoir de mener une vie meilleure?
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Nostalgia de la luz (2010)
Patricio Guzmán
Chili
90′
Bonus: Entretien avec Patricio Guzmán
Au Chili, à 3000 mètres d’altitude, les astronomes du monde se rassemblent dans le désert d’Atacama pour observer les étoiles. Car la transparence du ciel est telle qu’elle permet de regarder jusqu’aux confins de l’univers. C’est aussi un lieu où la sécheresse du sol conserve intacts les restes humains: ceux des momies, des explorateurs et des mineurs. Mais aussi ceux des prisonniers de la dictature, que certaines femmes continuent de rechercher. Le désert d’Atacama Le désert est un immense espace hors du temps, fait de sel et de vents. Une parcelle de la planète Mars sur la planète Terre. Tout y est immobile. Pourtant, cette étendue est remplie de traces mystérieuses. Quelques villages vieux de deux mille ans sont toujours là. Les trains abandonnés dans les sables par les mineurs du 19e siècle n’ont pas bougé. Partout, il y a des ossements. Il y a aussi de gigantesques coupoles qui ressemblent à des vaisseaux spatiaux échoués et dans lesquelles vivent les astronomes. A la nuit tombée, la Voie Lactée est si lumineuse qu’elle projette des ombres sur le sol. Le présent invisible Pour un astronome, le seul temps réel est celui qui vient du passé. La lumière des étoiles met des centaines de milliers d’années à parvenir jusqu’à nous. C’est pourquoi les astronomes regardent toujours en arrière. Vers le passé. Il en est de même pour les historiens, les archéologues, les géologues, les paléontologues et les femmes qui cherchent leurs disparus. Tous ont un point commun: ils observent le passé pour mieux saisir le temps présent et futur. Face à l’incertitude de l’avenir, seul le passé peut nous éclairer. La mémoire invisible La mémoire assure nos vies, tout comme la chaleur de la lumière solaire. L’être humain ne serait rien sans mémoire -un objet sans palpitations - sans commencement et sans avenir. Après 18 ans de dictature, le Chili connaît de nouveau la démocratie. Mais à quel prix... Beaucoup ont perdu leurs amis, leurs parents, leur maison, leur école, leur université. Et d’autres ont perdu la mémoire, peut-être pour toujours. Patricio Guzmán
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Shanghai, Shimen Road (2011)
Haolun Shu
Chine
84′
Bonus: Entretien avec Haolun Shu
La trame de ce premier film se passe à la fin des années 1980, à Shanghai. Dans cette ville tentaculaire, un garçon de 16 ans, Xiaoli dont la mère a émigré aux Etats-Unis, vit apparemment en paix, entouré de son voisinage et de son grand-père. Et surtout de sa meilleure amie, Lanmi qui travaille en usine. Très proche d'elle, Xiaoli commence à souffrir lorsqu'il prend conscience que Lanmi dérive loin de lui, attirée par les possibilités nouvelles de la Chine qui s'ouvre à la culture occidentale, aux produits et biens étrangers, et aux milieux des affaires. Alors qu'il rêve de rejoindre sa mère, il se rapproche de sa camarade de classe Lili. Et le pays qui change très vite va vivre les évènements de 1989, qui forcent alors Xiaoli à grandir et à quitter le monde de l'adolescence et les rêves qui le parsèment. No. 89 Shimen road se révèle à la fois un film générationnel et universel/initiatique. Un film sur une jeunesse léthargique perdue dans une ville gigantesque, une jeunesse à l'avenir incertain, témoin de la naissance d'une nouvelle Chine. Un film sur une génération troublée, qui essaie de trouver sa propre voie mais pour laquelle le processus de croissance et la sortie de l'adolescence sont parfois difficiles.
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Salt of this Sea (2008)
Annemarie Jacir
Palestine
105′
Bonus: Entretien avec Annemarie Jacir
Soraya, née et élevée à Brooklyn, décide d’aller vivre en Palestine, le pays de ses ancêtres. Dès son arrivée à Ramallah, elle cherche à récupérer l’argent de ses grands-parents, gelé sur un compte après leur exil, mais se heurte au refus de la banque. Sa route va alors croiser celle d’Emad, un jeune Palestinien qui rêve de s’en aller. Ce road movie intense, guidé par l’urgence, revient avec force et sincérité sur les traces d’un passé évanoui. Chassés de leur foyer lors de la guerre de 48, les parents de Soraya ont subi l’exil dans des camps au Liban, avant de finalement pouvoir partir s’installer aux Etats-Unis. Soraya est donc née à Brooklyn, même si, depuis qu’elle est petite, elle fait le même rêve, celui d’une réfugiée: retrouver ses racines, retourner sur sa terre d’origine, la Palestine. Son père vient de mourir, elle a 28 ans. Elle décide de faire le grand saut, s’achète un billet d’avion et traverse l’atlantique. Dès son arrivée, pleine d’espoir, elle découvre une facette qu’elle ignorait. Au contrôle de l’aéroport, une fois ses origines dévoilées, elle est mise de côté et subit plusieurs interrogatoires, de rigueur.Un dérisoire visa de deux semaines en poche, Soraya rencontre Emad, qui a connu l’occupation et la réalité de la Palestine, qu’il rêve, contrairement à elle, de quitter. Après le refus de la banque de lui rendre l’argent que ses grands-parents avaient laissé sur un compte à Jaffa, Soraya décide de la braquer. S’ensuit une fuite à travers Israël, clandestinement, avec en filigrane, à travers les paysages et les vestiges d’une terre désormais interdite, l’histoire de la Palestine. Proche du réel, Salt of this Sea a eu une genèse difficile. Outre les difficultés propres au financement, le tournage a souffert de multiples difficultés: contrôles répétées, check points, interdictions de passage, circulation du matériel complexe. Au final, le film est là, somptueusement interprété par un duo de comédiens bouleversant de sincérité: Suheir Hammad, par ailleurs aussi poète, et Saleh Bakri, qui a reçu le Prix du Meilleur Acteur en Israël pour son rôle dans La visite de la fanfare. Pour ces raisons, Salt of this Sea n’est pas seulement une oeuvre puissante, saisissante, elle est aussi le témoignage d’une réalisatrice qui veut combattre le silence, l’invisibilité et l’oubli.
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Air Doll (2009)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
111′
Bonus: Entretien avec Hirokazu Kore-eda
Hideo est un employé modeste et ordinaire. De retour chez lui, chaque soir, il parle de ses journées à Nozomi qui l'écoute en silence. Et pour cause, Nozomi est une poupée gonflable, succédané de compagnie pour cet homme seul. Pourtant, Nozomi est plus que cela, car, Hideo une fois parti au travail, la poupée devient femme. Elle sort, découvre ce monde dont elle ignore tout, avec la naïveté d'une enfant. Elle trouvera même un travail dans une boutique de location de vidéo où elle pourra croire trouver une âme sœur, qui lui ressemble, dans la personne d'un jeune collègue qui lui avoue que, lui aussi, ressent un vide intérieur. Cette nouvelle parabole de Hirokazu Kore-eda décrit une société japonaise, monde industrieux et aseptisé, où les conventions sociales basées sur la réussite professionnelle poussent hommes et femmes dans une solitude que seuls les fantasmes peuvent encore briser. «J'ai appris que si vous voulez qu'une personne se livre, il faut la regarder bien en face. De cette façon, je recréais du naturel. C'est aussi une forme de politesse. Ça ne veut pas dire que je rejette les auteurs qui n'appliquent pas cette façon de faire. Prenez Hitchcock, que j'admire. Il procède différemment, et pourtant lui comme moi cherchons à créer du suspense. Le mien, c'est dans le quotidien qu'il se cache.» Hirokazu Kore-eda
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Le voyage des comédiens - O Thiasos (1975)
Theo Angelopoulos
Grèce
222′
Bonus: Rencontre avec Theo Angelopoulos
De 1939 à 1952, une troupe de comédiens itinérante présente un spectacle à travers la Grèce. En Grèce, à l'aube de la seconde guerre mondiale, une troupe de comédiens balade de village en village une pièce gentillette et fanée, Golfo la bergère. Lorsque la guerre éclate, le pays tombe sous le joug de l'occupation et la pâle comédie vire à la tragédie … Entièrement tourné en plansséquences, Le Voyage des comédiens est le chef-d'œuvre d’un réalisateur qui a donné au cinéma grec une stature internationale. Cette histoire de résistance et d'oppression, de bruit et de fureur, de silence et de chansons, convoque la tragédie antique et laisse exploser la violence pour réveiller les heures les plus sombres de la Grèce. En fournissant à la censure un faux scénario, Theo Angelopoulos est parvenu à tourner l’essentiel du film sous la dictature des colonels. Après la chute du régime, le gouvernement grec de l'époque refusera de laisser le film concourir en compétition officielle au Festival de Cannes.
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Medianeras (2011)
Gustavo Taretto
Argentine
90′
Bonus: 3 courts-métrages (Una vez mas, Hoy no estoy, Medianeras)
Martin et Mariana vivent tous les deux à Buenos Aires, dans la solitude. Lui, concepteur de sites Internet travaille essentiellement chez lui et cela tombe bien car il est plutôt agoraphobe. Elle, architecte, peine à trouver un emploi et décore des vitrines en attendant. Les deux ont en commun d’essayer de se remettre d’une rupture amoureuse et, même s’ils ne se connaissent pas, d’habiter la même rue de la capitale argentine où ils se croisent, lui avec le petit chien abandonné par son ex, elle les bras encombrés de ses mannequins. Comédie romantique dont le personnage de Martin semble sortir tout droit d’un film de Woody Allen, et dont le ton léger et souvent humoristique n’empêche pas, au contraire, une réflexion profonde, et étonnante par sa rigueur, sur la vie et l’architecture urbaine. *************** Une comédie urbaine Cela aurait pu être une bluette, comme Hollywood nous en abreuve si souvent, dont l’issue heureuse est attendue, sur la rencontre de deux êtres perdus dans une grande ville. Medianeras est bien plus que cela. Il y a d’abord ce monologue, qui ouvre le film, décrivant la ville portègne dans un style à la fois poétique, sociologique, urbanistique. La pertinence des idées que ce monologue surprenant développe lui donne une force extraordinaire et transforme totalement le ton de cette comédie romantique. Une fois les deux personnages présentés, dont on a compris tout de suite qu’ils finiront par se rencontrer et s’aimer à coup sûr, on peut s’attacher à suivre leurs pérégrinations en parallèle dans la jungle urbaine de Buenos Aires. Et c’est là que nous allons de surprises en surprises car le jeune réalisateur Gustavo Taretto développe son récit avec une imagination foisonnante, imprévisible, qui nous fait découvrir ses personnages et une ville comme rarement un cinéaste l’aura fait. Le ton reste léger tout au long du film, avec des scènes du plus haut comique ( Mariana obligeant un soupirant à grimper 20 étages car elle a peur de l’ascenseur). Il faut souligner ici les prestations époustouflantes des deux acteurs, Pilar López de Ayala ( Mariana) et Javier Drolas. La première campe une Mariana émouvante et drôlatique, lui un Martin « geek » dépressif et paumé. Pourtant, les sujets à réflexion ne sont pas éludés, que ce soit la solitude, le désarroi de la jeunesse ou l’urbanisation comme reflet d’une société. Ils sont aussi traités avec la même précision que la description urbanistique de Buenos Aires de l’introduction. Le passage du réalisateur par la publicité lui a aussi appris l’importance du rythme dans le déroulement d’une histoire, pour que celleci garde sa fraîcheur jusqu’au final attendu. Il s’ajoute à cette comédie si argentine une dimension universelle car cette histoire pourrait se déplacer dans bien des mégalopoles de la planète avec leurs avenues, leur gratteciel rutilants de verre avoisinant des bâtisses délabrées, leur foules anonymes stressées où l’on se côtoie sans jamais se rencontrer. Comédie urbaine, Medianeras (qui désigne les murs ou les maisons mitoyennes) est sans conteste aussi, et surtout, une superbe réflexion sur le monde urbain à l’ère du virtuel. Martial Knaebel ************ «MEDIANERAS était un court métrage qui remporta 40 prix dans le monde entier - un court métrage qui recelait en lui un long métrage. Notre objectif était de mettre au jour le long métrage. Dans le film EL SOL DEL MEMBRILLO (LE SONGE DE LA LUMIERE), Víctor Erice médite entre autres sur l’obsession d’Antonio López de peindre l’arbre qu’il avait planté et qu’il voyait grandir dans son jardin. L’arbre change au fil du temps, avec les saisons et spécialement en fonction de la luminosité. MEDIANERAS est mon arbre. Je l’ai planté il y a plus de quatre ans et je l’ai regardé grandir depuis. Pour reprendre l’analogie avec la peinture, le court métrage révèle le geste du coup de pinceau, la palette de l’artiste, le tronc qui le maintient en place, les branches principales et la couleur de ses feuilles. Maintenant, avec le long métrage, vient le moment d’entrer dans le détail, d’explorer la profondeur et les nuances, les ambiguïtés et les contradictions. L’histoire change exactement de la même façon que la ville qui lui sert de scénario : Buenos Aires. Certaines des scènes se fanent tandis que d’autres fleurissent.» (Gustavo Taretto)
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