filmingo Release

Du documentaire indien nominé aux Oscars au thriller féministe brésilien: sous le label filmingo Release, nous vous proposons une sélection de perles cinématographiques soigneusement choisies et venues du monde entier. Tous ces films sont sortis récemment dans les plus grands festivals et sont disponibles en streaming exclusivement sur filmingo. De nouveaux bijoux cinématographiques viennent régulièrement enrichir cette sélection.

About Kim Sohee
July Jung
Corée du Sud
138′
Après « A Girl at My Door » (2014), l’histoire d’une jeune commissaire qui prend sous son aile une collégienne martyrisée par son entourage, la réalisatrice sud-coréenne July Jung est de retour avec un long-métrage de la même eau rare. Tiré d’un fait réel, « About Kim Sohee » est un film porté par un magnifique duo d’actrices, qui oscille avec délicatesse entre drame et polar. Lycéenne passionnée de dance-pop, Sohee (Kim Si-eun) est une jeune femme courageuse, entourée d’amies qui se débattent pour gagner leur vie. Envoyée en stage par son école, elle se retrouve dans le call center d’une boîte de télécom, où elle est chargée de vendre des abonnements et surtout d’éviter coûte que coûte les résiliations. Sous pression comme toute l’équipe composée majoritairement de femmes, Sohee est coachée de manière insidieuse et jugée en permanence sur ses résultats, à tel point que le stage vire au cauchemar… Tandis que se multiplient les événements macabres, une inspectrice volontaire, Oh Yoo-jin (Bae Doo-na), enquête sur l’entreprise, mettant au jour ses pratiques oppressantes. Grâce à une mise en scène d’une intelligence lumineuse, July Jung laisse peu à peu affleurer la profondeur de ses deux personnages et exprime leur courage face au système ultralibéral qui broie non seulement les employées, mais aussi les managers et la basse hiérarchie. Passant du drame intime à l’enquête policière, la cinéaste atteint une dimension universelle en scrutant la complexité d’une chaîne de responsabilité guidée par les impératifs de rentabilité, qui n’hésite pas à se défausser et à recourir à l’humiliation. En résulte un film d’une grande beauté, féministe et révolté.
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The Land of Sasha
Julia Trofimova
Russie
82′
À 17 ans, Sasha vient de terminer le lycée. Sophia, sa jeune mère célibataire, s’inquiète de son avenir et tente de le convaincre de s’inscrire à l’université, mais lui n’a aucun projet en vue, si ce n’est de faire de la peinture et du graffiti avec Maks, artiste graffeur. Tandis que son amie Julia tente de le séduire, Sasha rencontre par hasard une jeune femme de son âge, la magnifique Zhenya, qui souffre parfois de crises d’angoisses. Sur cette trame d’une simplicité trompeuse, Julia Trofimova livre un très beau portrait de l’adolescence, parcouru par la grâce et moucheté de vérités, que la cinéaste fait passer via une tendresse qui n’est jamais feinte. En atteste la performance éblouissante des jeunes acteurs et actrices du film. Adapté du roman homonyme de l’écrivaine Gala Uzryutova, «The Land of Sasha» (Strana Sasha en russe) est un récit initiatique d’une grande sensualité, marqué par un profond respect pour ses personnages attachants et bienveillants. Suivant leur évolution au cours d’une romance estivale, le film restitue leurs tendres relations naissantes et leurs questionnements secrets sur l’avenir. À mesure qu’ils et elles se trouvent et apprennent à se connaître, Julia Trofimova, réalisatrice sensible au passage à l’âge adulte, exprime avec talent l’aspiration à la créativité de la jeunesse – sans doute en contrepoint aux très sombres réalités qui traversent la Russie. Dès lors aussi subtiles qu’incisives, la critique des chances accordées aux jeunes, comme la chronique de l’adolescence, atteignent à l’universel et confèrent une fraîcheur inattendue au paysage cinématographique russe.
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O Acidente
Bruno Carboni
Brésil
94′
Joana vit à Porto Alegre, au bord du Rio Guaíba. Elle aime se déplacer à vélo. Traductrice à la voix douce, elle partage un bel appartement avec son amie Cecilia, qui espère tant avoir un jour un enfant. En se rendant un soir à une conférence, elle est victime d’un étrange accident de la route dont elle sort heureusement indemne. C’est ainsi qu’elle rencontre Maicon, un jeune garçon qui a filmé l’incident et l’a publié en ligne…
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Medusa
Anita Rocha Da Silveira
Brésil
128′
Jeune femme de 21 ans, Mariana appartient à une communauté religieuse très pieuse, où elle s’efforce de cultiver son image de future épouse idéale: belle et docile. À la nuit tombée, elle et ses amies expriment leur foi d'une manière différente. Parcourant les rues, elles traquent les femmes aux mœurs qu’elles considèrent comme légères et les agressent en leur demandant d’accomplir leur rédemption. Blessée lors de l’une de ces expéditions punitives, Mariana se retrouve avec une cicatrice au visage. Son image de femme parfaite étant mise à mal, elle commence à douter de sa foi. Dans son deuxième long-métrage sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, la réalisatrice brésilienne Anita Rocha Da Silveira joue avec le fantastique pour aborder des enjeux bien réels. En travaillant de subtiles réminiscences au cinéma de genre, la cinéaste crée une atmosphère aussi forte que poignante et fait de Medusa une forme de miroir grossissant qui reflète le Brésil sous Bolsonaro – et plus largement tous les pays où les mouvements d’extrême droite, racistes, misogynes et homophobes, menacent la liberté. Plus particulièrement, le film dénonce l’union fatale des évangélistes et des antiféministes, qui pratiquent une terreur de la beauté et véhiculent une hostilité vis-à-vis des droits et plaisirs. En résulte un brûlant manifeste, féministe et libertaire.
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White Building
Kavich Neang
Cambodge
90′
Le jeune Samnang, ses parents et ses amis habitent un immeuble historique au cœur de Phnom Penh, le White Building. L’annonce de la démolition imminente du bâtiment va bouleverser leur existence… À la faveur d’une mise en scène douce et enveloppante, le film reflète avec mélancolie les injustices qu’engendre le profit à tout prix.
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Carajita
Silvina Schnicer et Ulises Porra Guardiola
Dominicaine, République
89′
Bonne à tout faire, Yarisa est entrée à l’âge de quinze ans au service d’un couple de nantis issus de la colonisation à Saint-Domingue, en République dominicaine. Elle a vu grandir Sara, la fille de ses patrons, et s’est occupée d’elle au point de devenir sa plus proche complice, sa seconde mère en quelques sortes. Tandis que Sara connaît les premiers émois de l’adolescence et suit son grand-frère Alvaro dans des virées endiablées, la riche famille quitte la capitale pour emménager sur la côte nord-est, à Las Terrenas. Probablement afin que Pedro, le patriarche, puisse y poursuivre ses activités lucratives et corrompues en toute tranquillité. C’est justement de cette région que vient Yarisa. Elle y a laissé grandir sa propre fille, Mallory, aujourd’hui adolescente, ne lui rendant visite qu’à de très rares occasions. Hélas, à la suite d’une fête arrosée, le fragile équilibre que Yarisa a construit au sein de sa «nouvelle» famille se brise brutalement… En débutant avec la relation forte qu’entretiennent Yarisa et Sara, puis leur confrontation avec Mallory faisant figure de fille déchue, «Carajita» (qui signifie «gamine») décrit tout d’abord avec sensibilité la situation des innombrables nourrices d’Amérique latine, qui alimentent leurs proches tout en les abandonnant. Dès lors que le drame se noue et passe de la simple rivalité à une âpre culpabilité, la dimension du film se décuple en venant refléter avec force les différences de classes et le racisme qui perdurent. Entre les colonisateurs décadents au pouvoir et les descendants des esclaves, il y a un fossé dont le duo hispano-argentin Silvina Schnicer et Ulises Porra Guardiola restitue l’abîme en reflétant deux mondes que tout oppose: d’une part celui des non-dits et des banquets huppés où l’on invite les députés et s’échange de faux sourires, d’autres part l’univers traditionnel de la culture caribéenne et son mélange de croyances, de superstitions et de fantômes… Partant, les cinéastes expriment la détresse de leurs protagonistes principales, victimes indirectes d’une injustice sociale qui n’en finit plus, en convoquant une bande-son étourdissante et des éléments de la nature environnante – la mer, la jungle, un troupeau de chèvres – atteignant ainsi à une symbolique et richesse d’interprétation magnifiques!
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The Exam
Shawkat Amin Korki
Iraq
90′
Jeune mère, Shilan (Avan Jamal) vit prise au piège d’une union sans amour avec son mari à Souleimaniye, grande ville du Kurdistan irakien. Sa petite sœur, Rojin (Vania Salar), est sur le point d’être mariée de force à un inconnu. Pour lui éviter de subir le même sort qu’elle, Shilan décide d’aider Rojin à passer ses examens d’entrée à l’université. Faire des études lui permettrait en effet d’échapper à un mariage arrangé, mais les places sont chères et, pour réussir, il faut savoir tricher et profiter de la corruption endémique. C’est ce qui amène Shilan à contacter un promoteur immobilier véreux et son complice, tous deux à la tête d’un trafic bien huilé de copies d’examen. En échange d’une importante somme d’argent, Rojin recevra les bonnes réponses pendant ses examens, aussi discrètement que possible… Réalisé par Shawkat Amin Korki (Crossing the Dust, Memories on Stone), l’un des rares cinéastes kurdes reconnus à l’international, The Exam tire son intrigue des réalités bien présentes qui minent le Kurdistan irakien – d’une part la corruption qui noyaute les institutions, jusque dans le système scolaire, d’autre part le patriarcat religieux qui pèse de tout son poids sur la condition des femmes. Grâce à une mise en scène tirée au cordeau, des éclairages clairs-obscurs et un hors-champ faisant miroiter la violence des guerres d’Irak, le cinéaste restitue avec brio l’atmosphère sombre et tendue dans laquelle évoluent ses personnages. Porté par deux jeunes actrices non-professionnelles impressionnantes de justesse, The Exam allie ainsi le drame social au polar noir et au thriller. Mais le film va au-delà de son sujet en répercutant par la bande les inégalités de genre et les disparités sociales en vigueur au Moyen-Orient. En résulte non seulement un puissant plaidoyer pour l’accès à l’éducation et la liberté des femmes, mais aussi un réquisitoire implacable contre la violence et l’impunité des hommes. Diffusion exclusive en streaming sur filmingo.
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The Pink Cloud
Iuli Gerbase
Brésil
104′
Un matin, il est là, le mystérieux nuage rose. On dit qu’il est mortel, et donc tout le monde se retrouve confiné chez lui sans possibilité de sortir à l’air libre. Pour Giovana et Yago, ce qui ne devait être qu’une aventure d’un soir après une fête prend une tournure inattendue. Les voilà installés dans une relation de couple sur la durée car le nuage ne semble pas vouloir disparaître. Les deux amants d’un soir sont obligés de vivre une relation de couple qui dure, allant de la passion, en passant par la responsabilité, jusqu’à la rupture, puis la réconciliation – tous les états des liens qui peuvent unir deux êtres. Iuli Gerbase nous plonge dans les strates les plus profondes de ces relations et des états d’âme et des contradictions des deux personnages. On pourrait appréhender The Pink Cloud comme un film de circonstance en écho au confinement actuel que vit quasiment toute l’Europe. Il n’en est rien, la jeune réalisatrice et scénariste brésilienne avait écrit son scénario en 2017 déjà, le tournage ayant eu lieu en 2019. Il ne s’agit pas non plus d’une énième hypothèse sur la fin du monde. Iuli Gerbase pensait plus à une métaphore sur la pression du conservatisme sur la société qui s’est renforcé dans son pays ces dernières années. On pourrait d’ailleurs ajouter: et pas seulement au Brésil. L’appartement est cossu, le gouvernement – ou les autorités – pourvoit à l’approvisionnement du nécessaire, et de ce qui l’est moins, par un sas où des drones déposent les colis. Les relations avec l’extérieur se font via internet. En fait tout fonctionne, si ce n’est l’impossibilité absolue de sortir. Ce sont donc la relation du couple et les états psychologiques de deux partenaires - qui sont étudiés avec minutie – qui forment le nœud de l’intrigue. Mise en scène et jeu des acteurs donnent une puissance impressionnante au récit. Accentuée, dans le cas présent, par une diffusion exclusive en streaming sur filmingo.
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