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Director's Choice: Annemarie Jacir

La réalisatrice palestinienne Annemarie Jacir a présenté son premier long métrage SALT OF THIS SEA au Festival de Cannes. Viennent ensuite le film jordanien WHEN I SAW YOU et le merveilleux road movie WAJIB, avec lequel Jacir a conquis le cœur du public et de la critique du monde entier.

Snow - neige (2008)
Aida Begic
Bosnie et Herzegovina
100′
"La neige ne tombe pas pour couvrir la colline, mais pour que chaque animal laisse une trace de son passage." Six femmes, un grand-père, quatre petites filles et un garçon vivent à Slavno, village isolé et dévasté par la guerre. Leurs familles et amis ont été tués et leurs corps n’ont jamais été retrouvés. Les premières neiges vont les couper du monde et risquent de mettre la vie des villageois en danger. Tandis que la menace se rapproche, les villageois, menés par Alma, tentent d’échapper à la misère en vendant des confitures, des fruits et des légumes, qui ont fait la réputation du village. Un jour, deux hommes d’affaires débarquent à Slavno en leur demandant d’abandonner leurs maisons en échange d'une certaine somme d’argent. Les villageois se trouvent face à un dilemme: doivent-ils accepter une offre qui pourrait leur sauver la vie, mais leur prendre leur âme? Une tempête soudaine piège les visiteurs dans le village, les contraignant à affronter un problème plus grave encore, la vérité. Premiers flocons L’histoire se déroule au coeur d’un petit village isolé de l’Est de la Bosnie, largement marqué par la guerre. Dans cet endroit figé par le temps, où toute trace de modernité semble n’avoir jamais existé, la jeune réalisatrice bosniaque Aida Begic' dresse les portraits de femmes vivant sans hommes, survivantes d’un proche passé douloureusement chargé. Entourées d’un vieil imam et d’un petit garçon mutique dont la chevelure repousse étrangement vite, elles sont les dernières rescapées du village. A la fin du conflit, elles ont dû s’organiser, pour continuer à vivre. Couture, confection de tissus, culture de fruits et légumes, fabrication de savoureuses compotes de prunes. Leur quotidien est rythmé par de nouvelles activités. Alma, par exemple, est convaincue qu’il est possible de redonner un peu de prospérité au village en vendant des pots de confiture au bord de la route. Sabrina, elle, est amoureuse d’un étranger et rêve de quitter cet endroit et l’isolement qui le caractérise. Malgré leurs multiples différences, cette petite communauté reste pourtant unie par un lien particulièrement fort: ils sont les gardiens de la mémoire du passé. Entre tristesse et furtifs instants de joie, les relations sont intenses et contrastées. L’illusion et le doute nourrissent encore l’espoir que l’être cher pourrait réapparaître, le deuil n’est pas envisageable. L’arrivée au village de deux hommes va venir accélérer la tournure des événements. Comme le dit le proverbe, la neige ne tombe pas pour couvrir la colline, mais pour que chaque animal laisse une trace de son passage... Après plusieurs années de recherches et de travail, Aida Begic' propose un film touchant, engagé, poétique et empreint de réalisme, soutenu par une photographie ample et pure.
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«C'est le film qui m'a fait découvrir le cinéma élégiaque et courageux d'Aida Begic. Après ça, j'étais conquise. Elle est si généreuse, chacun de ses films en est la preuve.»
avec bonus
Cairo Station (1958)
Youssef Chahine
Egypte
73′
Bonus:
C'est avec Bab al-Hadid , son troisième film que Youssef Chahine frappera un grand coup, jetant aux orties toutes les conventions du cinéma populaire pour présenter un drame social dont le lieu unique sera la gare centrale du Caire et de ses dépendances. Un film dans la plus pure veine du néoréalisme, tourné en noir et blanc, dont le héros, qu'il interprètera lui-même, est un pauvre hère, Kenawi, recueilli par le tenancier du kiosque de la gare. Mais LE personnage principal en sera la gare, sa vie trépidante, chaotique, éclatée, ces foules qui la traversent, qui y travaillent pour une misère. 1958, date de la sortie du film, cela fait six ans que le roi Farouk a été déposé par le Mouvement des Officiers Libres composé de jeunes militaires emmené par Gamal Abn El Nasser, quatre ans que ce dernier a renversé le président en exercice, le général Naguib, pour gouverner sans partage. L'enthousiasme des jeunes progressistes, dont on peut dire que Youssef Chahine faisait partie, s'est assez vite refroidi, car beaucoup de travers qui caractérisaient la société égyptienne tardaient à disparaître. Bab al-Hadid exprime sans beaucoup d’ambiguïté que le réalisateur prend déjà ses distances par rapport au régime. La gare est en effet racontée comme le microcosme d'une société, où la corruption, le clientélisme et le mépris pour les plus faibles font office de «gouvernance». La gare, donc, c'est là où toutes sortes de gens essaient de glaner quelques pièces pour vivre. Il y a l'accorte et belle Hanouna qui vend des limonades à la sauvette aux voyageurs, sur les quais, dans les trains. Elle et ses compagnes doivent se cacher de la police et du gérant du buffet. Les formes généreuses de la belle attirent les regards, et elle sait en user pour accrocher le chaland. Le pauvre Kenawi, sale, difforme et boîteux, devenu vendeur de journaux à la criée, prisonnier de sa solitude, en tombera follement amoureux. Mais elle n'a d'yeux que pour le fort et beau Abou Serih, un porteur parlant haut et cherchant à fédérer ses camarades pour fonder un syndicat afin que cesse leur dépendance envers une espèce de maffia qui les sous-paie. Fou d'amour et de jalousie, Kenawi, voyant qu'elle lui échappe voudra la tuer. Tout ceci se déroule au milieu d'un maelström de scènes de la vie quotidienne trépidante de la gare, où nos personnages se fondent, où quelques fois le spectateur se noie, emporté par les courants qui se croisent, se bousculent sur les quais, au guichet. Avec Bab al-Hadid, Chahine a mis le cinéma égyptien cul par-dessus tête, se libérant de toutes les conventions régissant la mise en scène cairote de l'époque, la caméra s'attardant sur les formes généreuses d'Hanouna, osant parler de sexe sans fard, montrant que le Nassérisme n'avait rien réglé, en fait filmant la réalité telle qu'elle était - le film a d'ailleurs était tourné intégralement dans la gare et ses alentours. Le film a été d'abord rejeté dans son pays, mais la vitalité quasi explosive qui en jaillit, la capacité du cinéaste de diriger une mise en scène polyphonique, auront assis sa réputation internationale. Version restaurée.
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«Du cinéma classique de l'un des réalisateurs les plus importants du monde arabe, avec dans le rôle principal la préférée des stars arabes, Hind Rostom. Indéniablement un classique, mais l'histoire est racontée avec un langage cinématographique insistant sur son indépendance et son propre rythme.»
Timbuktu (2014)
Abderrahmane Sissako
Mali
95′
Timbuktu est occupée par les djihadistes qui y font régner leur ordre nouveau. Sous leur tente, Kidane et sa famille mènent une vie paisible qui semble loin de cette folie meurtrière. Leur destin basculera avec la mort d’Amadou le pêcheur, tué accidentellement par Kidane. A la folie de l’obscurantisme, Abderrahmane Sissako oppose un poème d’une profonde humanité, justement récompensé par le jury œcuménique du festival de Cannes. La caméra suit une gazelle galopant dans le désert, mouvements harmonieux, elle épouse la couleur et la texture du désert. Coups de feu, elle est chassée par un 4X4, objet outrageusement hexogène au décor qui l’entoure. Voici les djihadistes envahissant Timbuktu, imposant une loi tout aussi étrangère à une population paisible. Comme tous les films de Sissako, le récit se déroule à la fois dans une histoire linéaire, celle de Kidane, et par une suite de tableau installant une atmosphère, le tout dans un décor grandiose d’un désert merveilleusement filmé, dominé par les ocres du sable et des murs de la ville. Récit à la fois poétique, musical, chez Kidane, et traversé d’humour lorsqu’il s’agit de suivre les comportements des occupants incapables de communiquer leurs lois et leurs règles car ils ne connaissent pas la langue du lieu, ni ne sont vraiment capables de se comprendre entre eux. Récit intense, qui déploie une énergie émotionnelle extraordinaire lorsqu’une femme trouve encore la force, sous les coups de fouet, de chanter d’une voix déchirante. Les femmes, premières victimes de l’ordre nouveau islamique, sont aussi celles qui offrent le plus de résistance: Zabou la folle, tête à l’air qu’on n’ose pas toucher, Satima la femme de Kidane. A elles, aux autres, les djihadistes n’ont que la force de leur kalachnikov à opposer lorsque leur langue de bois ne les convainc pas eux-mêmes. La caméra magnifie ces courages, démonte le discours des extrémistes en montrant leur statut d’homme commun. Et si, au lieu de diaboliser ces «fous de Dieu», on les humanisait en les regardant tels qu’ils sont: des hommes ordinaires? Ils y perdraient à coup sûr leur dimension mythique aux yeux de beaucoup. Et c’est ce que fait, le plus simplement du monde, et de la plus belle des manières, Abderrahmane Sissako.
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«Après la première à Cannes, j'étais si émue et si profondément touchée qu'après avoir quitté la salle, j'ai marché vers la mer et suis restée assise, seule, pendant plusieurs heures, sans pouvoir parler ni voir qui que ce soit.»
A Separation (2011)
Asghar Farhadi
Iran
123′
Simin voudrait quitter l’Iran avec son mari Nader et leur fille Termeh. Elle a entrepris toutes les démarches nécessaires et tout réglé en prévision de leur départ. C’est alors que son mari lui fait part de ses scrupules : il ne veut pas abandonner son père qui souffre de la maladie d’Alzheimer. Nader annule le voyage. Simin dépose alors une requête de divorce auprès du tribunal des affaires familiales. Sa requête étant rejetée, elle quitte le domicile conjugal et retourne vivre chez ses parents. La petite Termeh décide de rester avec son père tout en espérant que sa mère reviendra bientôt à la maison. Confronté aux nouvelles circonstances, Nader a du mal à se débrouiller, ne serait-ce que par manque de temps. Il engage alors une jeune femme pour s’occuper de son père malade. Razieh est enceinte et elle accepte cet emploi sans en informer son mari. Un jour, en rentrant du travail, Nader trouve son père tout seul à la maison ; le vieil homme déficient est en outre attaché à une table. Quand Razieh est de retour, la réaction de Nader a des conséquences tragiques qui bouleversent non seulement sa propre existence mais affectent aussi l’image que sa fille avait jusqu’alors de lui.
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«J'aime bien un peu de drame. Et j'en aime encore plus quand il est raconté comme dans A Separation»
La teta asustada (2009)
Claudia Llosa
Pérou
94′
A la mort de sa mère, la jeune et belle Fausta se retrouve seule pour affronter les peurs qui lui ont été léguées d’un passé de guerre civile dans les Andes, théâtre d’une lutte sanguinaire de l’armée et la police péruviennes contre la guérilla du Sentier lumineux. Pour répondre au vœu de sa mère d’être enterrée dans son village, Fausta doit trouver rapidement de l’argent permettant de payer le voyage et le cercueil car son oncle ne veut pas d’un cadavre dans la maison au moment des noces de sa propre fille sur le point de se marier. Après le succès de son premier film, Madeinusa, la jeune réalisatrice péruvienne Claudia Llosa reprend les éléments fantastiques de croyances populaires pour nous livrer une parabole émouvante par la modestie apparente d’une mise en scène, pourtant toute en finesse, qui lui valut l’Ours d’Or de la 59e Berlinale. ******************** Les indiens sont toujours là Claudia Llosa a su trouver le ton juste, dans une mise en scène foisonnante de trouvail-les, qui ne cessent de nous surprendre tout au long des 100 minutes que dure son film. En refusant de sombrer dans un pathétique convenu, la réalisatrice joue, au contraire, sur les oppositions de caractères ou le regard décalé. Elle ne lâche rien pourtant sur l’âpreté des situations, sur la tragédie vécue par la jeune héroïne, sur la dureté des rapports sociaux et de la vie de ces laissés pour compte de la société péruvienne. Car ce film reflète bien ce qu’est le Pérou d’aujourd’hui, où une riche minorité continue d’accaparer, où les Indiens sont toujours méprisés et exploités, au mieux oubliés. Et pourtant, ce deuxième film, qui est un miracle d’équilibres audacieux, va bien au-delà de la simple dénonciation sociale. Les échappées scénaristiques y prennent, à chaque fois, le spectateur à contre-pied, naviguant sur la poésie des émotions, jouant du physique de ses personnages - en particulier d’une Magaly Solier imposante dans sa façon d’exprimer, ou plutôt de réprimer, les états d’âmes de Fausta. A l’image de sa façon de chantonner, psalmodier, la chanson que lui a apprise sa mère, d’une voix rauque, rugueuse, dont la mélodie faussement monotone finit par vous prendre aux tripes. Paradoxalement, ce drame, avant tout intérieur, nous paraît ainsi très « physique ». Un sentiment encore accentué par des dialogues presque monosyllabiques, qui prennent parfois la forme de coups de poing, pour rappeler les personnages à leur réalité. Bref, La teta asustada est une véritable œuvre de cinéma dont le souffle nous remue et nous interpelle et dont le style effronté ne peut qu’enchanter le cinéphile. Martial Knaebel
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«Magnifiquement tourné, un film inhabituel qui est resté avec moi pendant longtemps, des images imprégnées dans mon cerveau.»
Rashomon (1951)
Akira Kurosawa
Japon
88′
Trois hommes s'abritent à l'un des portails menant à Kyoto, attendant que la pluie cesse. Nous sommes sous l'ère Heian (IXe - XIIe siècles). Pour passer le temps, ils discutent d'un événement qui s'est déroulé récemment: la découverte du cadavre d'un samouraï, vraisemblablement tué par le bandit Tajomaru. Les trois hommes ont été en fait appelés à témoigner lors du procès. Ils relatent chacun ce qu'ils ont dit au procès, et ce qu'ils ont vu. Quatre versions s'opposent, la veuve - qui aurait été violée par le bandit - ayant aussi la sienne. Que s'est-il donc passé? «Les êtres humains sont incapables d'être honnêtes avec eux-mêmes sur eux-mêmes. Ils ne peuvent pas parler d'eux-mêmes sans broder. Le scénario décrit de telles personnes - le genre qui ne peut survivre sans mentir pour se sentir meilleur qu'il n'est en réalité. Il montre même ce besoin coupable de flatter le mensonge jusqu'au-delà de la tombe - même le personnage qui meurt ne peut arrêter de mentir lorsqu'il parle aux vivants à travers un médium. L'égoïsme est un péché que l'être humain porte avec lui depuis la naissance; il est le plus difficile à racheter. Ce film est comme un étrange défilement d'images qui est déroulé et étalé par l'ego. Vous dites que vous ne pouvez pas du tout comprendre ce scénario, mais c'est parce que le cœur humain lui-même est impossible à comprendre. Si vous vous concentrez sur l'impossibilité de vraiment comprendre la psychologie humaine et que vous relisez encore une fois le scénario, je pense que vous en saisirez l'essentiel» Akira Kurosawa à propos de Rashomon.
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«Je peux regarder Rashomon encore cent fois et y découvrir à chaque fois de nouvelles perles.»
«Un film fantastique à l'incroyable interprétation. Définitivement l'un des pionniers de la nouvelle vague grecque.»
Nostalgia de la luz (2010)
Patricio Guzmán
Chili
90′
Au Chili, à 3000 mètres d’altitude, les astronomes du monde se rassemblent dans le désert d’Atacama pour observer les étoiles. Car la transparence du ciel est telle qu’elle permet de regarder jusqu’aux confins de l’univers. C’est aussi un lieu où la sécheresse du sol conserve intacts les restes humains: ceux des momies, des explorateurs et des mineurs. Mais aussi ceux des prisonniers de la dictature, que certaines femmes continuent de rechercher. Le désert d’Atacama Le désert est un immense espace hors du temps, fait de sel et de vents. Une parcelle de la planète Mars sur la planète Terre. Tout y est immobile. Pourtant, cette étendue est remplie de traces mystérieuses. Quelques villages vieux de deux mille ans sont toujours là. Les trains abandonnés dans les sables par les mineurs du 19e siècle n’ont pas bougé. Partout, il y a des ossements. Il y a aussi de gigantesques coupoles qui ressemblent à des vaisseaux spatiaux échoués et dans lesquelles vivent les astronomes. A la nuit tombée, la Voie Lactée est si lumineuse qu’elle projette des ombres sur le sol. Le présent invisible Pour un astronome, le seul temps réel est celui qui vient du passé. La lumière des étoiles met des centaines de milliers d’années à parvenir jusqu’à nous. C’est pourquoi les astronomes regardent toujours en arrière. Vers le passé. Il en est de même pour les historiens, les archéologues, les géologues, les paléontologues et les femmes qui cherchent leurs disparus. Tous ont un point commun: ils observent le passé pour mieux saisir le temps présent et futur. Face à l’incertitude de l’avenir, seul le passé peut nous éclairer. La mémoire invisible La mémoire assure nos vies, tout comme la chaleur de la lumière solaire. L’être humain ne serait rien sans mémoire -un objet sans palpitations - sans commencement et sans avenir. Après 18 ans de dictature, le Chili connaît de nouveau la démocratie. Mais à quel prix... Beaucoup ont perdu leurs amis, leurs parents, leur maison, leur école, leur université. Et d’autres ont perdu la mémoire, peut-être pour toujours. Patricio Guzmán
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