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Enfants protagonistes

Ces films donnent un aperçu des différentes réalités dans lesquelles vivent les enfants du monde entier.

Bal - miel (2010)
Semih Kaplanoglu
Turquie
100′
Le père du petit Yusuf est apiculteur. Il dépose ses ruches dans les branches hautes des arbres les plus grands de la forêt qui dévale de la montagne. Pour Yusuf, c'est un endroit empli de mystères où il aime suivre son père dans son travail. Lorsqu'il veut raconter son rêve à celui-ci, il est rembarré, car il ne faut jamais dire son rêve à voix haute, lui dit son père. Lorsque les abeilles se mettent à disparaître de manière incompréhensible, Yacup décide de porter ses ruches plus haut dans la montagne. Le petit Yusuf, lui, commence à bégayer à l'école, pour finalement garder le silence. Entre le père qui ne revient pas et le mutisme de Yusuf, l'inquiétude de la mère grandit. Ours d'Or 2010 au festival de Berlin, Bal (miel) est une plongée dans le monde de l'enfance où la beauté de la nature ne peut être que fantastique et mystérieuse. **** Dans la nature fantastique de l'enfance Il faut retrouver son âme d'enfant pour pleinement apprécier Bal, le cinquième film du jeune réalisateur Semih Kaplanoglu. Il faut la retrouver, car le film nous plonge dans le monde d'un petit garçon à l'imagination fertile, car la nature et les hommes sont filmés par le prisme du regard, des sentiments, de l'humeur et du moral du petit Yusuf. A cette condition, on pourra se laisser emporter par l'atmosphère magique que dégagent les images de ces montagnes turques, et de leurs habitants, aux abords de la Mer Noire. Celles-ci expriment aussi bien ce que Yusuf voit que ce qu'il ressent, donnant aux objets et aux personnages des dimensions parfois surhumaines, proches du fantastique des contes pour enfants. Et le jeune acteur Bora Altas - tout jeune puisqu'il a le même âge que Yusuf, 7 ans - a ainsi une présence imposante à l'écran, rarement vue pour un enfant, dans un registre où les sentiments peuvent apparaître dans toutes leurs nuances, qui nous renvoie à nos propres souvenirs, nous rappellent le monde que nous pouvions voir et ressentir quand nous étions enfants nous aussi. Cependant, il ne s'agit pas que de l'enfance, dans Bal. C'est aussi une ode à la nature, qui n'a rien à voir avec la nostalgie d'un monde perdu, mais au contraire d'un monde bien réel, où le destin des hommes et des plantes sont liés, où les méfaits des uns entraînant une réactions des autres. Une nature pourtant, dont la beauté rejaillit sur les êtres humains, sur le père Yacup, sur la mère, Zehra, et sur leurs gestes magnifiés. On a alors des couleurs intimistes de l'école hollandaise. Puis les plans, plus larges, s'emparent de la forêt, prennent l'ampleur de tableaux immenses, à la fois sonores et picturaux, où le peintre aurait su placer toutes les nuances du vert imaginables et qui habitent la nature, en fixer les mouvements les plus subtils et en saisir les moindres bruissements, jusqu'aux odeurs humides qui atteindraient nos narines. En ce sens, à l'image d'un Pourquoi Bodhi Dharma est-il parti vers l'Orient?, Bal est proche d'une expérience sensuelle totale. Exactement de celles que l'on pouvait avoir enfant.
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Tel père, tel fils (2013)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
120′
Deux bébés ont été intervertis à la maternité à leur naissance. Les parents l’apprennent 6 ans plus tard. Le père de Keita est un architecte dur et ambitieux, au travail comme à la maison. Le père de Ryusei, est un petit quincaillier de banlieue, faisant passer sa famille avant le travail. A partir de cette trame simple, Hirokazu Kore-Eda laisse son sens poétique nous offrir une oeuvre d’une infinie douceur justement récompensée au festival de Cannes. «C’est donc ça ...» C’est ainsi que Ryoata accueille la nouvelle de l’interversion des bébés à la maternité, exprimant ainsi sa déception de voir son fils Keita aussi peu combatif à l’école, aussi peu enclin à être le meilleur, alors que lui-même fait passer son ambition avant toute chose. A l’inverse, Yoko, l’autre père plus modeste, viveur un rien fainéant, mais adorant sa vie de famille, se dit qu’il pourrait récupérer de l’argent de cette erreur de l’hôpital. Deux milieux sociaux, deux conceptions de la vie que tout oppose. Il y avait déjà là de quoi tirer une trame simplement dramatique. Ce n’est pas ce que Hirokazu Kore-Eda recherche. Like Father, Like Son (Tel père, tel fils) va plus loin et plus profond, changeant de direction au moment où croit avoir trouvé le noeud de l’intrigue, au moment où on croit avoir découvert les tréfonds des personnages. Ce n’est pas le contraste social entre les deux familles, ni le bouleversement au sein du couple de Ryoata, ni la façon dont les deux enfants réagissent aux atermoiements de leurs parents respectifs. Cela pourrait être l’enfer psychologique dans lequel s’enferre Ryoata alors que quasiment toutes ses valeurs s’effritent autour de lui, pour le laisser désarmé et vaincu. En fait, Tel père, tel fils est tout cela à la fois car Kore-Eda n’est pas du genre à laisser un personnage sur le bord du chemin. S’il fallait à tout prix chercher une trame centrale se serait du côté des codes de la culture japonaise qui semblent être les premiers responsables des drames qui se déroulent sous nos yeux, qui s’imposent aux protagonistes. Cependant la douceur du regard de Kore-Eda, sa profonde empathie pour ses personnages, son envie de tous les aimer, de tous les sauver, qu’il nous fait partager. On reste alors surpris par la dimension universelle de ce film si profondément japonais. Martial Knaebel
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Theeb (2014)
Naji Abu Nowar
Jordanie
100′
Le jeune Theeb vit avec son grand frère Hussein dans un campement de Bédouins en plein désert. Lorsque son frère sera chargé de guider un officier britannique vers un vieux puits abandonné, Theeb voudra les suivre. Ce sera le début d'une aventure qui changera Theeb à tout jamais. Tourné sur place, avec une équipe restreinte et les Bédouins comme acteurs, Theeb a tous les ingrédients d'un film d'aventure: suspens, action, émotion. Grandir dans le désert 1916, au loin la guerre fait rage, mais les échos n'en atteignent pas cette partie du monde, la province ottomane de Hijaz. Leur père mort, Hussein a pris en charge l'éducation de son petit frère Theeb à qui il apprend à survivre dans cette contrée ingrate. Une nuit, surgissent un officier britannique et son guide bédouin. Ils sont à la recherche d'un vieux puits abandonné. Hussein est désigné par les anciens pour les mener à destination. Theeb est fasciné par cet homme blond en uniforme et décide de les suivre. Repéré la première nuit, il intègrera la petite troupe car le Britannique et le Bédouin refusent qu'Hussein le ramène au campement pour ne pas perdre de temps. Les craintes d'Hussein se révèlent pourtant fondées, ces contrées désertiques sont des repères de brigands que le petit groupe ne va pas tarder à rencontrer. Et ce sera une lutte sans merci dont Theeb sera le seul à sortir à indemne. Comment va-t-il alors pouvoir retrouver une zone plus hospitalière? Theeb a été tourné dans les décors du Wadi Rum, sauvages et majestueux, situés au sud de la Jordanie. Les mêmes espaces où a été filmé le mythique Lawrence d'Arabie de David Lean. L'histoire se déroule d'ailleurs à la même époque de la première guerre mondiale, période qui a vu les révoltes des Bédouins contre un empire ottoman déliquescent. L'entrelacs de gorges sablonneuses et reliefs impressionnants s'y impose comme un personnage orgueilleux qui ne pardonne pas la moindre distraction et donne au film l'ampleur d'un film d'aventure à grand spectacle. Face à ce décor, les combats des hommes pourraient paraître comme dérisoires s'il n'y avait Theeb, ce gamin obligé de grandir très vite pour pouvoir survivre dans un monde où l'homme est un loup pour l'homme. Premier film du Jordanien Naji Abu Nowar, Theeb fascine par la simplicité de son intrigue et la maîtrise de l'action dramatique dont il fait preuve. Martial Knaebel
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Nobody Knows (2004)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
141′
En plein Tokyo, quatre enfants, tous de pères différents, vivent seuls dans l'attente du retour improbable de leur mère. Pas un parent, pas un voisin ne s'en inquiète, car personne ne soupçonne leur existence. Aucun ne va à l'école. Seul l'aîné a la permission de sortir, pour aller faire les courses, subvenir aux besoins de la famille. Lorsque la mère disparaît pour de bon, laissant derrière elle un peu d'argent, les enfants s'amusent tout d'abord de cette situation incongrue: les interdits s'écroulent, la maison devient terrain de jeu, le supermarché un parc d'attraction, et la rue le lieu de toutes les aventures. Puis, livrés à eux-mêmes, forcés de se comporter en adultes dans un environnement de plus en plus hostile, ils glissent peu à peu, de manière presque imperceptible mais néanmoins inexorable, dans un état de délabrement physique et moral. Le récit est inspiré d'un fait divers réel, où le sensationnel le dispute au sordide, "l'affaire des quatre enfants abandonnés de Nishi-Sugamo ", qui bouleversa le Japon en 1988. Toutefois, "Nobody Knows" n'est pas un mélodrame. Le regard tendre porté par le réalisateur sur cette famille orpheline, qu'il a regardée vivre et évoluer physiquement pendant une année entière, empêche le film de tomber dans le pathos ou le misérabilisme, même si la noirceur de l'histoire n'est pas occultée. "Ce fait divers a suscité en moi diverses questions. La vie de ces enfants ne pouvait pas être que négative. Il devait y avoir une richesse autre que matérielle, basée sur des moments de complicité, de joie, de tristesse et d'espoir. Je ne voulais donc pas montrer "l'enfer" vu de l'extérieur, mais "la richesse" de leur vie, vue de l'intérieur ", explique-t-il. Suivant une ligne proche du documentaire, déjà présente dans "After Life", Kore-eda ne laisse certes planer aucun suspense, aucun espoir de happy end: il ne s'agit pas de savoir si les enfants vont s'en sortir, mais plutôt combien de temps ils vont tenir. Point de manichéisme non plus dans le portrait nuancé de cette mère, égoïste bien sûr, mais surtout d'une incroyable inconscience qui, lorsqu'elle apparaît à l'écran, est toujours aimante, chaleureuse et protectrice. Il reste de l'histoire originale le récit d'un équilibre précaire en train de s'effondrer, petit à petit, au fil des saisons. Extraits des dialogues: AKIRA (12 ans) : Quand nous laisseras-tu aller à l'école? LA MERE : Encore cette histoire d'école! Tu n'as pas besoin d'y aller! Il y a des tas de gens qui sont devenus célèbres et qui ne sont jamais allés à l'école. AKIRA : Qui ça? LA MERE : J'en sais rien, mais je suis sûre qu'il y en a plein. AKIRA : Tu es vraiment égoïste, maman. LA MERE : Tu as vu comment tu me parles? Tu veux savoir qui est le plus égoïste? Eh bien, c'est ton père qui est parti en me laissant toute seule.
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Mille mois (2003)
Faouzi Bensaidi
Maroc
120′
1981, Maroc, le mois du Ramadan. Dans un village au coeur des montagnes de l'Atlas, Mehdi, un garçon de sept ans, s'installe avec sa mère Amina chez son grand-père Ahmed. Son père est en prison. Pour préserver l'enfant, Amina et Ahmed lui font croire que celui-ci est parti travailler en France. A l?école, Mehdi a le privilège de veiller à la chaise de l'instituteur. Son rapport aux autres et au monde est construit autour de cet objet. L'équilibre de sa vie est fragile. «Pour moi, choisir un lieu de tournage est aussi important que choisir un comédien. Il y a une émotion qui doit se dégager de l'espace, dans son rapport potentiel à mes personnages, dans la manière dont ils évoluent en lui et avec lui. Mon village est constitué d'espaces éparses mais qui, une fois réunis, constituent le vrai village du film, de mon histoire, ce qu'aucun village réel n'aurait pu produire. Ça me paraît même une évidence car, au cinéma, on est constamment amené à cadrer un monde qui se présente à nos yeux, conforme à la réalité, pour créer un monde conforme à sa propre vérité. Quand on arrive sur le lieu de tournage, la vue est à 360 degrés et il faut choisir l'objectif qui va couper à l'intérieur de cette vue réelle. J'ai donc tourné à plusieurs endroits : Marrakech, Casablanca, Meknès et essentiellement à Moulay Brahim, un village du Moyen Atlas niché à 1800 mètres d'altitude entre Marrakech et Taroudan. Beaucoup de choses passent par les femmes. Elles ont trop souvent occupé la fonction de victime et l'Occident a acheté cette image, il en redemande même. Ce n'est pas toujours vrai. Les pères peuvent être sensibles aussi, fragiles, absents, tolérants et les femmes tout le contraire. Nos sociétés sont complexes et multiples comme le sont les hommes. En tout cas cette victimisation des femmes m?énerve. Les femmes dans mon film sont fortes, libres, malignes, joueuses, dures?» Faouzi Bensaidi
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Children of Sarajevo (2012)
Aida Begic
Bosnie et Herzegovina
89′
Rahima, 23 ans, travaille dans la cuisine d’un restaurant huppé de Sarajevo. Elle vit avec son frère Nedim, 14 ans. Elle a du mal à joindre les deux bouts avec son maigre salaire, mais elle essaie, envers et contre tout, de reconstruire une atmosphère familiale et de protéger Nedim. Dans une mise en scène superbement travaillée, Aida Begic laisse entrevoir une petite lueur dans une Sarajevo qui n’a pas fini de panser ses plaies dues à la guerre. Nedim et sa grande soeur Il y a les événements historiques, ceux qui font la une des journaux, les guerres, les coups d’Etat, les soulèvements. Puis, il y a l’«après», le plus souvent oublié car peu spectaculaire. Cet «après», ce sont les blessures psychiques et morales qui ne se cicatrisent pas, ou si mal, ce sont les sociétés exsangues où les repères se perdent. Et c’est de cet «après», dont nous parle Aida Begic, dans Sarajevo où les pétards des fêtes de fin d’année ont le son d’autres détonations de sinistre mémoire. Rien de lourd pourtant, ni de didactique, dans cette évocation. Les enfants de Sarajevo a trouvé sa propre respiration, en fait celle de Rahima que la caméra suit sans discontinuer. Nerveuse, sèche, comme la jeune femme qui cherche à se protéger, elle et son petit frère à qui elle voudrait offrir un semblant de cellule familiale. Nedim est en effet suivi par des services sociaux vaguement corrompus qui reprochent à Rahima, comme d’autres personnes de son entourage, son engagement religieux. Leur situation, déjà précaire, se compliquera encore lorsque Nedim se collettera avec le fils d’un personnage politique influent. Rahima devra vite trouver de l’argent pour rembourser la casse, découvrant au passage que l’adolescent se livre à de petits trafics. Des images d’archives, chaotiques, fuyant les balles des snipers, rappellent à quoi ont échappé les deux orphelins obligés de survivre envers et contre tous. La beauté de Rahima, hiératique dans ce voile qui lui enserre la tête, - magnifiquement incarnée par la jeune Serbe Marija Pikic - est comme un bras d’honneur fait à ce monde qui n’a pas su faire la paix. Car elle porte le film à bout de bras, l’adoucit et fait sourdre, malgré tout, une lueur d’espérance, à l’image de la complicité retrouvée entre Nedim et sa grande sœur. Martial Knaebel
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Anina (2013)
Alfredo Soderguit
Uruguay
78′
Anina Yatay Salas est une petite rouquine rêveuse qui n'aime vraiment pas son nom dont chaque partie est un palindrome, c'est-à-dire qu'on peut lire indifféremment par le début ou par la fin. Ses camarades de classe la taquinent toujours à ce propos, particulièrement l'ennemie jurée d'Anina, Yisel. Lorsque les deux se mettent à se battre sur le terrain de jeux, elles sont envoyées chez la directrice de l'école qui veut les discipliner avec une punition qui mettra leurs nerfs à l'épreuve: celle-ci est scellée dans une enveloppe noire fermée qu'elles reçoivent chacune et qu'elles n'ont pas le droit d'ouvrir avant une semaine. Pour Anina, c'est cauchemardesque, avec ces journées qui n'en finissent pas. Elle essaie bien, avec sa meilleure amie, curieuse elle aussi, de trouver toutes sortes de moyens pour savoir ce que contient l'enveloppe, sans succès. Petit à petit, Anina réalise que Yisel ne fait pas que partager son sort: elle est confrontée à des problèmes bien plus importants qu'Anina. Les deux rivales apprennent ainsi à se connaître, non sans hésitation. Vu avec les yeux de l'héroïne, le monde des adultes prend parfois des dimensions fantastiques dans cette histoire à la fois ludique et joyeuse dans sa façon de rappeler quelques vérités.
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Crossing the Dust (2006)
Shawkat Amin Korki
Iraq
73′
2003, la statue de Saddam Hussein vient de tomber sur la place centrale de Bagdad. Asad et Rachid célèbre l’événement avec leurs camarades miliciens kurdes. Nous sommes au nord du pays, dans la partie kurde. Les deux compères ont pour mission de ramener de la nourriture d’un autre quartier de la ville. Sur le chemin du retour, le jovial Asad décide de recueillir un jeune garçon, qui semble perdu, et de le ramener chez ses parents. Rachid n’est pas très chaud, ayant toujours en tête le but de leur mission. Sa froideur tournera en quasi haine, presque par réflexe, lorsqu’il apprendra le prénom du gamin: Saddam. Dans le même temps, deux parents éplorés cherchent leur garçon qui se prénomme lui aussi Saddam. S’agit-il du même enfant ? Dans le même style qui a fait la réussite de Kick Off, le réalisateur kurde irakien Shawkat Amin Korki, traite sur un ton léger, ou le drame n’empêche pas l’humour, une histoire tirée d’un fait réel : sous Saddam Hussein, les parents donnant à leurs garçons le prénom du dictateur se voyaient récompensés en monnaies sonnantes et trébuchantes. Un prénom maintenant difficile à porter pour les enfants. Amin Korki entretient le suspens jusqu’au bout de ce road-movie urbain que l’on regarde avec beaucoup de plaisir.
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Conducta (2014)
Ernesto Daranas
Cuba
108′
Chala est un gamin dont l’enfance a été volée. Sa mère alcoolique est incapable de s’occuper de son foyer et malgré le peu d’amour qu’elle lui montre, il prend soin d’elle et de la maisonnée. Il ne connaît pas son père qui ne veut pas le reconnaître. Pour ramener de l’argent à la maison, il élève et entraîne des chiens de combat. Ce serait un délinquant en puissance s’il n’existait Carmela et Yeni. La première est la vieille institutrice de l’école, la seconde est la première de la classe... Conducta (Comportement), ce sont de superbes histoires d’amour qui s’additionnent. Il y a celles de Chala pour sa mère, pour Carmela sa vieille institutrice, pour Yeni, la petite fille sage. Ensuite, celle de Carmela pour les enfants qui lui sont confiés. La vieille institutrice montre une volonté inébranlable pour les protéger et défendre l’avenir de «ses» enfants. Il y a enfin, l’amour qu’exprime le réalisateur pour son pays, ou plutôt pour les gens qui habitent son pays. Tout cela donne un film paradoxalement et incroyablement optimiste au regard de la misère humaine et de la rigidité sociale qu’il met en scène car le film exprime une chaleur humaine qui semble capable de tout emporter avec elle.
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Wolf And Sheep (2016)
Shahrbanoo Sadat
Afghanistan
87′
Un petit hameau perdu dans les montagnes afghanes. Les enfants gardent les chèvres et les moutons et les protègent des loups qui rôdent aux alentours. Les garçons s’entraînent à la fronde, les filles imaginent leurs mariages. La jeune Sediqa est, quant à elle, tenue à l’écart parce qu’elle aurait le mauvais oeil. Toute jeune réalisatrice, Shahrbanoo Sadat nous propose une chronique villageoise d’une beauté confondante. On ne sait pas trop quoi admirer le plus dans Wolf and Sheep, entre l’âpre beauté des paysages, celle, délicate, de ces enfants qui en ont fait leur royaume, ou encore la maîtrise à diriger ces derniers dont fait preuve une réalisatrice dont c’est pourtant le tout premier long-métrage. Pour autant, Shahrbanoo Sadat ne nous décrit pas une communauté villageoise idyllique. Les relations entre les habitants sont faites de conflits et de ragots, la vie, pauvre, est dure et chaque jour amène son lot de problèmes. La chronique débute par les obsèques d’un homme mort d’un cancer. Pour survivre, sa veuve devra se remarier avec un homme bien plus vieux qu’elle. Ce qui vaudra à Qodrat, son fils de 11 ans, les quolibets de ses camarades de jeu. Il préférera alors la présence de Sediqa, rejetée par les filles parce qu’elle serait celle qui porterait malheur. Si la population est musulmane, les légendes et les croyances traditionnelles sont encore bien vivaces, comme celle du loup Kashmiri se tenant sur deux pattes et venant hanter le village. Cependant, la grande menace, bien réelle celle-ci, ce sont les loups qui s’attaquent aux troupeaux et que les enfants n’arrivent pas à chasser. Il en est une autre, qui surgira soudainement et jettera toute la population sur la route: la guerre, qui n’en finit pas de frapper les plus faibles. Shahrbanoo Sadat s’est initiée au cinéma à Kaboul après avoir vécu une partie de son enfance dans un village tel que celui qu’elle décrit dans Wolf and Sheep.
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The Other Bank (2010)
George Ovashvili
Géorgie
89′
Tedo a douze ans. Il vit avec sa mère Keto, qui est encore très jeune, dans un modeste abri des alentours de Tbilissi. Tedo et Keto sont des réfugiés d’Abkhazie. La guerre civile leur a tout pris, même leur espoir d’un bonheur futur au sein d’une famille intact. Tedo n’avait que quatre ans lorsqu’ils ont dû fuir l’Abkhazie. Ils ont laissé sur place le père de Tedo qui souffre du coeur et n’aurait pas pu supporter ce voyage harassant. Le garçon est entretemps apprenti dans un garage, Keto travaille comme vendeuse. Tedo glisse en cachette à sa mère la menue monnaie qu’il gagne pour qu’elle n’ait plus besoin de prodiguer ses gentillesses à des étrangers déplaisants. Le garçon souffre beaucoup de ne pas pouvoir contribuer davantage aux dépenses de la maison et il a aussi du mal à accepter le style de vie de sa mère. Lorsqu’il découvre qu’elle a un amant, c’en est trop. Tedo décide de retourner auprès de son père en Abkhazie. Il y trouvera peut-être la solution à tous ses problèmes. Au cours de son voyage, Tedo fait la connaissance de beaucoup de gens et il doit aussi supporter pas mal de déboires. Il n’est pas le bienvenu partout. Mais lorsque son voyage se termine, il s’est enrichi d’une nouvelle prise de conscience. Il sait par exemple que ce n’est pas toujours mieux ailleurs que là où l’on est.
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Le poulet noir (2015)
Min Bahadur Bham
Nepal
91′
En 2001, à Muru, une circonscription au nord-ouest du Népal, un cessez-le-feu interrompt temporairement la guerre civile et permet aux habitants d’un petit village népalais, enfin soulagés, de respirer. Prakash et Kiran, deux garçonnets de castes différentes, se lient d’amitié en cherchant une poule disparue dont ils espèrent vendre les œufs.
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Rara (2016)
Pepa San Martin
Chili
86′
Sara a 13 ans. Avec sa sœur, Catalina, elle vit avec sa mère Paula et sa partenaire Lia. Son père n’apprécie pas cette promiscuité et aimerait que ses filles aient une vie de famille «normale». Mais Sara a bien d’autres soucis, entre son premier amour et son corps qui se transforme. Une comédie légère, mais incisive, pour ausculter une société encore conservatrice. Sara aime les garçons, bien qu’elles les trouvent bêtes le plus souvent. Elle a aussi une amie à qui elle dit tout, mais elle lui cache aussi des choses. Sara est une petite fille au seuil de l’adolescence qui pense qu’elle mène la vie normale d’une fille à son âge. Ce n’est pas l’avis de son père, ni de son entourage. En cause, le fait que sa mère Paula - chez qui vivent les deux enfants - vit avec une femme et non un homme. À la suite d’une petite dispute futile avec sa mère, Sara quitte la maison pour aller vers son père. Ce dernier saute sur l’occasion pour tenter de récupérer ses filles. Toute l’histoire nous est racontée du point de vue de Sara, campée par une prodigieuse Julia Lübbert qui crève l’écran avec un naturel et une vivacité dignes de tous les éloges. Ce choix scénaristique a permis à la jeune réalisatrice Pepa San Martin d’éluder tout ce qui aurait pu alourdir son récit et donne un film au ton léger, tissant ses fils sans qu’on y prenne garde pour arriver à une conclusion (presque) inattendue. Rara, c’est une histoire de petits riens - de ces événements à première vue sans importance, qui font la vie de tous les jours. Cependant, un mot de trop, ou mal placé, et tout prend des proportions qu’on n’attend pas, ouvrant la porte à de nouveaux développements - à la merci eux aussi d’autres réparties, apportant de nouvelles petites surprises. Ne se départant pas du regard de Sara, le récit ne prépare pas, si ce n’est par quelques allusions, au dénouement final. C’est d’ailleurs cette subtilité du scénario, coécrit avec Alicia Scherson (Play, Turistas), ajoutée au soin apporté à la crédibilité des personnages, incarnés par des acteurs hors-pairs, qui donne à l’ensemble un naturel à la fois léger et sérieux, drôle et émouvant. Martial Knaebel
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L'enfance d'Ivan (1962)
Andrei Tarkowski
Russie
91′
Témoin de l'exécution de ses parents par les troupes allemandes, Ivan, encore gamin, veut se battre. Il développe un talent certain pour se glisser au travers des lignes ennemies et glaner des informations. Mais l'état-major veut le transférer à l'arrière pour qu'il rejoigne l'académie militaire. Ivan refuse et part rejoindre les partisans... Le premier film de Andreï Tarkovski, tout juste sorti diplômé du VGIK, fut mondialement salué comme un chef d'oeuvre. Il reçut le lion d'or de Venise, ainsi que de nombreux prix dans le monde entier. On y retrouve déjà l'écriture du maître, mêlant le réalisme objectif à la contemplation subjective. Malgré son succès mondial, le film fut mis au placard en URSS pour des raisons de politiques internes qui tenaient à la version officielle de la deuxième guerre mondiale de l'époque. A l'inverse de «Requiem pour un massacre» d'Elem Klimov (1985), mettant en scène lui aussi un enfant, mais qui montra la guerre en Biélorussie avec un réalisme quasi insoutenable, Tarkovski laisse une grande place aux rêves d'Ivan, mondes poétiques de son enfance et de sa famille perdues, qui s'opposent à la réalité crue de la guerre et à son désir de vengeance qui conduira Ivan à la mort.
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En el nombre de la hija (2011)
Tania Hermida
Équateur
102′
En el Nombre de la Hija, c’est l’histoire d’une fille de neuf ans dont le nom est sujet à controverse. Manuela a été prénommée ainsi par son père socialiste et athée, mais sa grand-mère, catholique et conservatrice, insiste pour qu’elle porte le nom que les filles aînées de la famille portent depuis des générations: Dolores. Nous sommes dans une vallée des Andes équatoriennes, durant l’été de 76. Manuela et son petit frère Camilo passent leurs vacances avec leurs cousins et leurs grands-parents dans le domaine familial. Dans son enthousiasme à défendre les idées de son père, Manuela se confronte à ses cousins et ses grands-parents, mais une rencontre inattendue l’amène surtout à se faire face à elle-même. Tenu au secret dans la bibliothèque abandonnée de la famille, l’oncle Felipe, schizophrène, se voue à la libération des mots de la contrainte des dogmes. Sa sagesse libère Manuela de ses propres dogmes et change à jamais sa relation aux morts, y compris celle vis-à-vis de son propre nom.
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Ilo Ilo (2013)
Anthony Chen
Singapur
99′
Parce que leur fils Jiale est intenable, aussi bien à l’école qu’à la maison, Keng Teck Lim et sa femme Hwee Leng décident d’engager une «nanny» pour s’occuper du ménage et de leur fils. Ce sera Teresa, venue des Philippines. Mais Jiale refuse celle qu’il considère une intruse. Teresa saura pourtant conquérir le cœur du garçon. Auréolé de la Caméra d’or au dernier festival de Cannes, Anthony Chen mise en toute simplicité sur ce qui fait le bon cinéma: l’humour, l’émotion et le suspens. * * * * Garçon perturbé par la perte récente de son grand-père, Jiale fait les quatre-cent coups et son école, privée, menace de le renvoyer. Ses parents, qui travaillent tous les deux, et n’ont d’autre solution que d’engager une domestique qui s’occupera à la fois du ménage et de Jiale. Teresa, comme beaucoup de ses compatriotes philippines, espère, avec ce travail, pouvoir nourrir sa famille restée au pays. La famille de Jiale n’est pas très riche non plus, elle et lui sont employés et vivent dans un quartier finalement plus populaire que bourgeois. Les premiers jours ne seront pas faciles pour Teresa, mais elle arrivera petit à petit à gagner la confiance et l’amitié du petit garçon, et l’estime de ses parents. Ilo Ilo a ce grand mérite de ne pas chercher la confrontation d’extrêmes, au contraire, il nous montre en toute modestie la vie de gens simples obligés de se faire confiance s’ils veulent espérer une vie un tant soit peu meilleure. Ce point de vue assumé, qui ne prétend rien d’autre que de nous faire vivre avec cette famille le laps de temps d’un film, arrive à ce que chacun des gestes des personnages prenne une dimension à la fois légère - on a souvent l’occasion de sourire - et profonde. Le regard d’Anthony Chen donne à ses personnages une dignité émouvante, car il ne cherche pas la facilité de situations faussement dramatiques. La réalité de la vie suffit: la crise économique, qui a frappé l’Asie en 1997, finit par atteindre aussi la famille Lim. Là encore, le ton choisi par le jeune réalisateur sonne juste, aussi bien dans la mise en scène que dans le jeu des acteurs qui insufflent une telle vie à leurs personnages qu’on ne peut s’empêcher de les aimer. Ilo Ilo a beau être un premier film, il arrive à nous convaincre que son réalisateur sait de quoi il parle et, surtout, qu’il sait l’exprimer à l’écran.
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Lamb (2015)
Yared Zeleke
Ethiopie
94′
Pour échapper à la sécheresse, le père d’Ephraïm décide de chercher du travail à la ville. Il confie alors son fils à un cousin éloigné, habitant une zone épargnée par le désastre. Pour le jeune garçon, une nouvelle vie commence qu’il n’aime pas et il fera tout pour repartir dans sa région natale. Premier film de Yared Zeleke, Lamb nous fait découvrir la vie des cam-pagnes éthiopiennes au travers du regard d’un enfant. Ephraïm et son père pleurent la mère qui vient de mourir, une parmi les milliers de victimes de la sécheresse. Chuni, le mouton du gamin reçoit ses confidences et, pour lui, Ephraïm va jusqu’à voler quelques épis de maïs. Le père, à bout de ressources, décide de chercher du travail à la ville. En chemin, il confie son fils à la famille de Solomon, un cousin éloigné, en attendant son retour. Ephraïm a du mal à s’intégrer dans cette nouvelle famille où il semble ne rien faire correctement: les travaux des hommes (les champs) ne l’attirent pas, alors qu’il montre un talent certain pour la cuisine, ce qui choque Salomon. Pour cou-ronner le tout, ce dernier veut sacrifier Chuni, le mouton, pour les prochaines fêtes. Ephraïm décide alors de trouver un moyen de s’enfuir avec Chuni son seul ami.Yared Zeleke et sa caméra adoptent le point de vue du jeune héros. Le jeune réalisateur avoue d’ailleurs volontiers que son premier film, par bien des aspects, a des côtés autobiographiques. Cependant, les ambitions de Zeleke vont bien au-delà: les rencontres et les aventures d’Ephraïm lui offrent l’occasion de traiter des défis et des espoirs auxquels est confronté l’Ethiopie. On ne peut alors s’empêcher de penser à La moisson des trois mille ans, le chef d’oeuvre de Haile Gerima, qui se déroulait lui aussi dans les mêmes décors majestueux. Les points de comparaison possibles sont en effet assez nombreux, bien que les époques ne soient plus les mêmes. Zeleke a ainsi changé le discours révolution-naire par des arguments liés à aujourd’hui: combattre la sécheresse comme première étape d’un progrès social. C’est quelques fois simplement exprimé, puisque c’est le gamin qui parle ou à qui on parle, et cette fausse naïveté donne une certaine légèreté au récit dont la leçon est encore une fois que la femme reste l’avenir de l’homme. Martial Knaebel
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Refugiado (2014)
Diego Lerman
Argentine
94′
Laura est obligée de fuir avec son fils Matías. Son mari, Fabián, vient de la battre violemment, encore une fois. Laura cherche un refuge dans Buenos Aires où elle puisse se sentir en sécurité et où les deux seraient protégés. C’est ainsi que démarre un road-movie singulier, haletant, où Diego Lerman adopte le regard (encore) innocent de l’enfant qui sent, mais sans vraiment tout comprendre. Entre thriller et dénonciation sociale Lorsque la mère de Matías ne vient pas le récupérer à l’école, une maîtresse décide de le ramener chez lui. Arrivés sur place, ils trouvent Laura gisant sur le sol. La violence conjugale est un phénomène universel qui sévit partout. Diego Lerman en filme l’impact sur les victimes. On ne verra jamais l’auteur des violences, le mari et père Fabián, mais la peur de celles-là guidera la trajectoire des deux victimes tout au long du récit. Invisible, sauf vaguement au détour d’un couloir, il ne laisse pas de répit aux deux fugitifs. Le ressenti et l’atmosphère seront donc le moteur du drame et cela d’autant plus que le réalisateur a choisi de se placer du point de vue du gamin plutôt que celui de la mère. Pari audacieux, et réussi, que de faire reposer quasiment tout le film sur Matías - un Sebastián Molinaro impressionnant de profondeur et réussissant magistralement à exprimer l’ambivalence des sentiments du petit garçon. Car s’il suit la mère, c’est un peu par force car il ne la comprend que jusqu’à un certain point. Il ressent bien ce qu’elle endure et l’effroi qui la pousse à fuir. Cependant, il tient toujours à son père dont on comprend qu’il n’a pas subi les coups. Cette incertitude quant aux sentiments de l’enfant est la source du suspens et de la tension qui tient le film et dont le paroxysme sera atteint dans une scène extraordinaire, appelée à devenir un archétype du genre, au même titre que la scène de la douche de Psychose, de Hitchcock - où nos deux protagonistes retournent chez eux pour récupérer quelques affaires, des jouets pour Matías qui n’arrive pas à se décider alors que Fabián pourrait arriver d’un moment à l’autre. Caméra portée, puis fixe,musique minimale, tout se conjugue pour maintenir une tension extraordinaire qui fait de Refugiado un film poignant balançant entre thriller et dénonciation sociale. Martial Knaebel
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The Florida Project (2017)
Sean Baker
États-Unis
111′
Nous sommes à Orlando, dans cette Floride gorgée de soleil, où des millions de touristes dépensent des fortunes dans les innombrables parcs d’attractions. La petite Moonee, âgée de six ans, déborde d’énergie, d’envie d’aventures et d’imagination. Elle vit dans le voisinage de Disney World au Magic Castle Inn, un motel un peu délabré qui accueille plusieurs familles en rade. Halley, la très jeune mère de Moonee, se livre à des trafics douteux pour faire vivre sa petite famille. Le sévère mais gentil directeur du motel, Bobby, fait de son mieux pour les aider et éviter les catastrophes. Pendant ce temps, Moonee traîne en compagnie de sa bande de gamins intrépides et insolents dans les parages et invente des bêtises à la pelle… Avec « The Florida Project », le réalisateur indépendant américain Sean Baker (« Tangerine ») parvient à brosser, avec sensibilité et légèreté, le portrait d’une population en marge de la société américaine. Outre le très polyvalent Willem Dafoe (« Spider-Man », « Antichrist »), le casting est composé en majorité d’acteurs amateurs, ce qui confère une authenticité supplémentaire à cette étude sociale haute en couleur. Un film enchanteur sur le monde magique de l’enfance où les problèmes des adultes sont clairement quantité négligeable.
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Supa Modo (version allemande) (2018)
Likarion Wainaina
Kenya
71′
"Si tu avais un super-pouvoir, ce serait quoi?" "Tu serais super forte?" "Non." "Une as du combat?" "Ce n'est pas un super-pouvoir." "Alors quoi?" "Comme toujours, je pourrais voler." Jo a 9 ans, adore les héros et souffre d’une maladie. Les gens autour d’elle décident de réaliser le rêve de sa vie dans un film. Jo devient une star de cinéma. Jo rêve d’être une super-héroïne. Son plus grand souhait: tourner un film dans lequel elle joue le rôle principal. Dans son imagination, elle oublie qu’elle souffre d’une maladie incurable. La grande sœur de Jo ne supporte plus de voir cette fille joyeuse passer au lit tout le temps précieux qu’il lui reste. Elle encourage Jo à croire en ses pouvoirs magiques et convainc tout le village de réaliser le rêve de la fillette. Le drame émouvant du cinéaste kényan Likarion Wainainaina, créé dans le cadre d’un atelier du collectif de production germano-kenyan One Fine Day Films, parle du pouvoir de l’imagination et d’une façon inhabituelle de dire au revoir.
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Pelo Malo (2013)
Mariana Rondon
Venezuela
93′
Junior a 9 ans. Il vit à Caracas avec sa mère et son frère de 2 ans. Junior a les cheveux frisés de son père. Il voudrait avoir les cheveux lisses de sa mère. Junior adore chanter, danser avec sa grand-mère et se coiffer devant la glace. Mais pour sa mère, Junior est l’homme de la famille. C’est comme ça qu’elle l’aime...
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