Politique & Histoire

La politique et l'Histoire sont deux éléments qu'on peut retrouver dans beaucoup de films. Nous avons fait une petite sélection pour vous.

La Zone d'intérêt - The Zone of Interest
Jonathan Glazer
Royaume-Uni
105′
Le commandant d’Auschwitz, Rudolf Höss, et sa femme Hedwig s’efforcent de construire une vie de rêve pour leur famille dans un pavillon avec jardin à côté du camp. « La Zone d'intérêt » du réalisateur britannique Jonathan Glazer est inspiré du roman éponyme de l'auteur Martin Amis. Il a reçu le Grand Prix du Jury et le Prix de la critique internationale au Festival de Cannes.
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Aucun Ours
Jafar Panahi
Iran
107′
Cette fois Jafar Panahi tourne en Turquie un film sur un couple d’amoureux qui projette de fuir vers la France. Mais comment ce réalisateur iranien s’y prend-il puisqu’il a interdiction de travailler et de quitter le pays ? Panahi s’est retiré dans une province proche de la frontière turco-iranienne et donne à son assistant de réalisation des instructions en utilisant une connexion internet des plus instables. De nuit, ils se rencontrent dans le plus grand secret pour se passer le disque dur avec les dernières scènes tournées. Les films de Jafar Panahi sont toujours multidimensionnels. Comme par le passé, il mélange habilement fiction et réalité car le cadre villageois est également le lieu d’une histoire fictive à propos d’un réalisateur qui tente de continuer à faire des films malgré la répression étatique. Même s’il est discret, pour ne pas se faire identifier et dénoncer aux autorités, il se retrouve en difficulté puisqu’on lui reproche d’avoir fait une photo d’un couple d’amoureux dont le jeune homme n’était pas le fiancé auquel la fille avait été promise. En un rien de temps c’est tout le village qui est en ébullition. Comme pour ses films précédents, les expériences autobiographiques de Panahi et les circonstances du tournage sont un motif essentiel de son dernier opus « Aucun Ours ». Il a ainsi découvert un moyen surprenant quoique dangereux pour lui, de se battre pour la liberté de créer en Iran. « Aucun Ours » est une parabole riche aux multiples facettes. Le film fait voir et sentir l’immobilisme oppressant d’une société et le refus total de tout changement : en ville sous le joug des autorités, au village sous l’emprise de la superstition. Comment faire de l’art pour faire bouger la société si cette dernière n’en a pas envie ? C’est à cette question que revient sans cesse « Aucun Ours » tandis qu’un doux désespoir du monde commence à se dessiner. Au Festival de Venise, le film a remporté le Prix Spécial du Jury. Jafar Panahi, lui, a été à nouveau arrêté en juillet 2022.
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Dès le 22 août 2024
Chroniques de Téhéran
Ali Asgari et Alireza Khatami
Iran
81′
Un homme déclare la naissance de son fils. Une mère habille sa fille pour la rentrée. Une élève est convoquée par la directrice. Une jeune femme conteste une contravention. Une jeune fille se présente à un entretien d’embauche. Un jeune homme vient retirer son permis de conduire. Un homme au chômage répond à une annonce. Un réalisateur demande une autorisation de tournage. Une femme cherche à retrouver son chien. Neuf visages de la vie quotidienne à Téhéran.
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Nezouh
Soudade Kaadan
Syrie
104′
La jeune Zeina habite dans un quartier de Damas dévasté par la guerre. Sa mère aimerait quitter la ville, mais son père est bien décidé à rester. Un jour, une bombe ouvre le plafond de sa chambre sur le ciel et les étoiles. Sur fond de conflit en Syrie, la cinéaste Soudade Kaadan nous offre une douce tragicomédie, intime et onirique, qui reflète les espoirs de toute une génération.
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Mi país imaginario - Mon pays imaginaire
Patricio Guzmán
Chili
83′
En octobre 2019, le Chili vit une explosion sociale inattendue. Un million et demi de personnes manifestent dans les rues de Santiago pour exiger plus de démocratie et une vie digne. Patricio Guzmán se fait aussitôt le témoin de la protestation et donne la parole aux femmes en lutte dans un film porteur d’espoir, à l’image de tout un pays qui semble avoir soudain retrouvé la mémoire.
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A Forgotten Man
Laurent Nègre
Suisse
85′
Printemps 1945, l’Allemagne nazie s’effondre. L’ambassadeur de Suisse Heinrich Zwygart fuit Berlin bombardée, après 8 ans de service au cœur de la capitale du Reich. C’est la fin d’un mandat dantesque, au cours duquel il a dû faire de terribles compromis pour défendre la neutralité et la sécurité de son pays. Alors qu’il retrouve sa famille, dans sa Suisse natale préservée de la dévastation, l’arrivée de la paix met Zwygart dans une position délicate. Comment justifier la politique suisse plus que favorable à l’Allemagne à l’heure où les Alliés et les Russes libèrent l’Europe et qu’ils s’interrogent sur le comportement de la Confédération pendant la guerre ? Pour que la Suisse termine du côté des vainqueurs après la guerre, quelqu’un va devoir payer. Hanté par son passé, luttant pour s’assurer un avenir, mais conduit par son ambition, Zwygart sent le piège se refermer sur lui. Il a traversé la guerre, survivra-t-il à la paix ? L'acteur principal Michael Neuenschwander a été nominé pour la meilleure interprétation masculine au Prix du Cinéma Suisse 2023.
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Vice
Adam McKay
États-Unis
133′
Après avoir occupé les postes les plus prestigieux et influents de l’administration américaine depuis 1975, Dick Cheney devient le nouveau vice-président des États-Unis le 20 janvier 2001. Un poste symbolique avec lequel le Républicain va mener la politique américaine et devenir l’homme le plus puissant du monde, sans faire de bruit.
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L' Ordre divin
Petra Volpe
Suisse
96′
Suisse 1971: jeune mère au foyer, Nora vit dans un petit village. Elle est appréciée de tous jusqu’au jour où elle commence à s’engager publiquement pour le droit de vote des femmes, sujet sur lequel les hommes sont censés voter en février 1971.
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Madres paralelas
Pedro Almodóvar
Espagne
122′
Deux femmes, Janis (Penélope Cruz) et (Milena Smit), se rencontrent dans une chambre d’hôpital sur le point d’accoucher. Elles sont toutes les deux célibataires et sont tombées enceintes par accident. Janis, d’âge mûr, n’a aucun regret et durant les heures qui précèdent l’accouchement, elle est folle de joie. Ana en revanche, est une adolescente effrayée, pleine de remords et traumatisée. Janis essaie de lui remonter le moral alors qu’elles marchent tel des somnambules dans le couloir de l’hôpital. Les quelques mots qu’elles échangent pendant ces heures vont créer un lien très étroit entre elles, que le hasard se chargera de compliquer d’une manière qui changera leur vie à toutes les deux. Dans « Madres paralelas », Pedro Almodóvar allie le mélodrame au retour sur un pan tragique de l’histoire de son pays. Penélope Cruz porte le film dans le rôle d'une photographe volontaire et d'une mère aimante. Pour son interprétation, elle a été récompensée à Venise du Prix de la meilleure actrice et a été nominée pour la deuxième fois aux Oscars.
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The Village (1953)
Leopold Lindtberg
Suisse
97′
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le village d’enfants Pestalozzi accueille des orphelins de toutes nationalités. Lorsque la Pologne ordonne le retour de ses jeunes ressortissants, Andrzey, 13 ans, est bouleversé: il ne veut pas quitter Anja à laquelle il s’est profondément attaché. Les deux enfants décident de prendre la fuite et de se cacher... Version internationale en anglais, telle qu'elle a été projetée dans les cinémas du monde entier.
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Burning Days
Emin Alper
Turquie
131′
Fraîchement nommé, un jeune procureur prend son poste dans une ville perdue en Anatolie, en proie à des pénuries d’eau. Découvrant l’engouement des notables locaux pour la chasse, il devient rapidement la cible de tentatives de séduction et d’intimidation... Par le prisme du polar tendu, le réalisateur turc Emin Alper restitue l’insidieuse mécanique des populismes et nous suspend au bord du gouffre!
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avec bonus
L'homme le plus heureux du monde
Teona Strugar Mitevska
Macédoine du Nord
95′
Arrivée dans un grand bâtiment au style impersonnel, Asja est accueillie par Marta et Mersiha, cordiales animatrices habillées en robes léopard. Comme les autres prétendantes et prétendants, Asja doit revêtir une blouse rose pâle et prendre place dans une salle de conférence malicieusement nommée le « Salon Zurich », à une table pour deux. Elle rencontre Zoran, maigre quadragénaire, et les animatrices lancent une série de questions sur la vie, les hobbys et la religion, auxquelles chaque couple doit répondre pour apprendre à se connaître. Avec le concours d’actrices et acteurs d’une justesse rare, Teona Strugar Mitevska nous immerge ainsi dans un microcosme de la société bosnienne actuelle, dont elle fait miroiter le passé dramatique. Grâce à une mise en scène toujours en mouvement guidée par les interactions de ses personnages et leur immédiateté, la cinéaste fait imploser son assemblée d’âmes esseulées à mesure que ressurgissent les traumatismes, en faisant preuve d’une ironie qui permet la bonne distance et n’empêche jamais l’émotion. Après « God Exists, Her Name is Petrunya », récit d’une jeune femme qui s’empare d’une croix religieuse réservée aux hommes, la cinéaste nord-macédonienne Teona Strugar Mitevska a réussi un film aussi intense que piquant. Coécrit avec sa fidèle scénariste Elma Tataragić, elle-même blessée durant le siège de Sarajevo, « The Happiest Man in the World » révèle non seulement les plaies ouvertes des Balkans, mais aussi les aléas de l’amour, par le prisme d’une session de speed dating mouvementée à Sarajevo.
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Au-delà des montagnes
Zhangke Jia
Chine
126′
La Chinoise Tao est jeune, séduisante et très courtisée. Tant le solide mineur Liangzi que l’homme d’affaires aux grands airs Zhang se démènent pour gagner son affection. Nous sommes en 1999 et en Chine les gens sont toujours plus nombreux à rechercher l’aisance matérielle et un style de vie occidental. Quinze ans plus tard, la vie de ces trois personnes a totalement changé. Ouvrier itinérant, Liangzi se déplace sans cesse d’un lieu à un autre. Tao et Zhang, qui s’étaient mariés, ont divorcé. Leur petit garçon Dollar vit chez son père en Australie. En 2025, l’adolescent Dollar ne comprendra plus sa langue maternelle et son enfance en Chine ne semblera plus qu’un lointain et vague souvenir… Le réalisateur Jia Zhang-ke s’est fait une réputation internationale grâce à des films comme «A Touch of Sin» et «Still Life». Dans son nouveau film «Au-delà des montagnes», il raconte en trois temps, 1999, 2014 et 2025, le bouleversement de toute une nation et les destinées mouvementées de quelques personnes à la recherche de l’amour et du sens de leur vie. Lauréat d’un Prix du public au festival de San Sebastian, ce film est du grand cinéma: un langage universel réalisé avec brio et magnifiquement interprété par les acteurs.
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Olga
Elie Grappe
Suisse
86′
2013. Exilée en Suisse, Olga, une gymnaste ukrainienne de 15 ans talentueuse et passionnée, tente de faire sa place au Centre National du Sport. Mais la révolte d’Euromaïdan éclate à Kiev, impliquant soudain ses proches. Alors que la jeune fille doit s’adapter à son nouveau pays et prépare le Championnat Européen, la révolution ukrainienne pénètre dans sa vie et va tout bousculer.
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Azor
Andreas Fontana
Suisse
100′
Yvan De Wiel, banquier privé genevois, se rend dans une Argentine en pleine dictature pour remplacer son associé, objet des rumeurs les plus inquiétantes, qui a disparu du jour au lendemain. Entre salons feutrés, piscines et jardins sous surveillance, un duel à distance entre deux banquiers qui, malgré des méthodes différentes, sont les complices d'une forme de colonisation discrète et impitoyable.
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A Hero
Asghar Farhadi
Iran
127′
Rahim, père divorcé, est en prison parce qu’il n’est pas en mesure de rembourser ses dettes. Pendant une permission de sortie de deux jours, il échoue à persuader son créancier de retirer sa plainte. Malgré cela, il force l’admiration en restituant à sa propriétaire un sac de pièces d’or au lieu de le garder pour lui. Ce geste désintéressé attire aussitôt l’intérêt des médias et Rahim est célébré comme un héros moral… Cependant, la gloire attire les doutes et les interrogations : cet acte héroïque est-il vraiment le fruit du hasard – ou ne s’agit-il pas plutôt d’une mise en scène orchestrée par Rahim lui-même ? Présenté en compétition à Cannes, « Un Héros » a été acclamé par la critique et récompensé par le Grand Prix du Jury. Lauréat de deux Oscars (« Le Client », « Une Séparation »), Asghar Farhadi revient avec ce drame sensible dans son Iran natal. Le réalisateur montre avec acuité une société prête à traiter les gens sans discernement, passant de l’adoration à la haine en un tournemain. Dans le rôle de Rahim, Amir Jadidi donne profondeur et relief à cette histoire subtile et poignante, en jouant avec brio un personnage qui risque gros.
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Do it (2000)
Sabine Gisiger et Marcel Zwingli
Suisse
97′
A 16 ans, Daniele se met en tête de libérer le monde – une décision qui lui vaudra la une des journaux et le placera dans le collimateur de la CIA. Il prête main forte pour vider les dépôts de l’armée suisse, fournit des explosifs aux Brigades rouges et à la RAF, et planifie un attentat contre le Shah... Aujourd’hui voyant et conseiller en avenir, Daniele revient sur sa vie avec beaucoup d’autodérision. Une plongée dans la lutte armée des années 70 et une parabole sur la recherche de la bonne voie.
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The Last Campaign
Lionel Rupp
Suisse
82′
Après quatre ans de règne de Donald Trump, Jonathan Katz, un juif new-yorkais, parcourt le Midwest américain pour faire élire Bernie Sanders à la présidence des Etats-Unis. Engagé corps et âme pour une révolution par les urnes, il verra ses convictions les plus profondes ébranlées. Durant ce qui est, pour lui comme pour Bernie, la dernière campagne, il rencontre une nouvelle génération de militantes et militants pour qui ce n’est que la première.
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Offshore - elmer et le secret bancaire suisse
Werner Swiss Schweizer
Suisse
102′
Pendant que les top-managers des banques suisses présentent leurs excuses aux Etats-Unis, se repentent d’avoir incité à la fraude fiscale, et que les données de leurs clients sont transmises aux autorités américaines, Rudolf Elmer, ancien cadre de la Banque Julius Bär, est poursuivi aux Iles Caïman pour avoir violé le secret bancaire suisse. D’initié, Rudolf Elmer se fait critique.
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Meurtre à Pacot
Raoul Peck
Haïti
130′
Après le tremblement de terre de 2010, un couple d'âge moyen de Port-au-Prince est confronté aux contradictions de la société haïtienne lorsqu'il est contraint de louer sa villa à un travailleur humanitaire étranger et à sa petite amie locale entreprenante.
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The Invisible Frame (2009)
Cynthia Beatt
Allemagne
59′
In 1988 Cynthia Beatt and the young Tilda Swinton embarked on a filmic journey along the Berlin Wall into little-known territory. The film CYCLING THE FRAME is now an unusual document. 21 years later, in June 2009, Beatt & Swinton re-traced the line of the Wall that once isolated West Berlin. THE INVISIBLE FRAME depicts this poetic passage through varied landscapes, this time on both sides of the former Wall.
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Les chasseurs - Oi kynigoi (1977)
Theo Angelopoulos
Grèce
149′
Oi kynigoi clôt la trilogie historique de Theo Angelopoulos. Il s’agit peut-être du film le plus directement politique de la série: en 1976, un groupe de chasseurs de la haute bourgeoisie découvre le cadavre d'un maquisard de l'époque de la guerre civile. Pourtant, la mort semble récente. Réfugiés dans un pavillon de chasse, les hommes appellent la police, mais leurs témoignages oublient le corps pour ne parler que du passé qu’ils tentent de justifier. Encore une fois, l'utilisation des plansséquences pour voyager à travers le temps est prodigieuse. La virtuosité du réalisateur et de son chef opérateur Yorgos Arvanitis est époustouflante. C'est aussi une évocation impitoyable des comportements prédateurs de la bourgeoisie grecque, qui gouverne toujours aujourd’hui, dans les faits. Dans les trois films, le récit n’est ni au-dessus, ni en-dessous, des événements, mais se place au même niveau, à distance, provoquant l'effacement remarquable de personnages individuels pour situer l'action toujours au niveau d’un groupe ou d'une société.
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Caravage
Michele Placido
Italie
118′
Italie 1609. Accusé de meurtre, Le Caravage a fui Rome et s’est réfugié à Naples. Soutenu par la puissante famille Colonna, Le Caravage tente d’obtenir la grâce de l’Église pour revenir à Rome. Le Pape décide alors de faire mener par un inquisiteur, l’Ombre, une enquête sur le peintre dont l’art est jugé subversif et contraire à la morale de l’Église. Biopic de Michele Placido avec Riccardo Scarmarcio, Louis Garrel et Isabelle Huppert.
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Palaver, Palaver (1990)
Alexander J. Seiler
Suisse
97′
En 1989 – grande première mondiale –, le peuple suisse vote pour dire s’il veut ou non une armée. Le film relate les débats politiques qui ont lieu avant la votation populaire. En parallèle, il montre des scènes de la pièce de théâtre de Max Frisch « Jonas et son vétéran », dialogue sur le sens et le non-sens pour la Suisse d’entretenir une armée. Double chronique passionnante d'un processus démocratique et artistique: la politique comme théâtre et le théâtre comme politique.
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1976
Manuela Martelli
Chili
96′
Chili, 1976. Tandis que sévit la répression, Carmen part superviser la rénovation de sa maison de vacances en bord de mer. Un prêtre lui demande alors de s’occuper d’un jeune homme blessé, en secret... Réalisé par la cinéaste chilienne Manuela Martelli et sélectionné à Cannes, 1976 est un polar de haut vol, qui décrit la dictature en adoptant le point de vue inédit d’une femme de la bourgeoisie.
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Simone Veil – Le voyage du siècle
Olivier Dahan
France
140′
Son message humaniste et sa pensée novatrice ont fait de Simone Veil une personnalité qui a profondément marqué l’histoire. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, cette Française d’origine juive a été déportée à Auschwitz-Birkenau. Elle survit au camp de concentration et consacre dès lors sa vie à la cause humaine, à la justice et à l’autodétermination. Elle obtient un diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris. Dans son premier poste de magistrate au sein de l'administration pénitentiaire, elle s'efforce d'améliorer les conditions de détention des prisonniers. Dans les années 70, elle est la deuxième femme en France à occuper un poste de ministre, celui de la Santé. Elle se bat pour la libéralisation de l'accès à la contraception. En 1975, elle fait aboutir la « loi Veil » sur l'interruption volontaire de grossesse. En 1979, elle est la première femme à présider le Parlement européen. Un an après sa mort, Simone Veil entre en 2018 au Panthéon, temple des «Grands Hommes» de la République française. C’est l’une des très rares femmes à recevoir cet honneur avec la savante Marie Curie et de la chanteuse et résistante franco-américaine Joséphine Baker. « Simone Veil » est un film biographique émouvant et poignant qui montre le parcours, les combats politiques et le destin d’une femme extraordinaire. Ce portrait réunit des moments intimes et historiques, et fait à nouveau résonner les discours passionnés de Simone Veil.
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Un autre monde
Stéphane Brizé
France
96′
Philippe Lemesle (Vincent Lindon) et sa femme (Sandine Kiberlain) se séparent, un amour abimé par la pression du travail. Cadre performant dans un groupe industriel, Philippe ne sait plus répondre aux injonctions incohérentes de sa Direction. On le voulait hier dirigeant, on le veut aujourd'hui exécutant. Il est à l'instant où il lui faut décider du sens de sa vie.
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Siamo italiani (1964)
Alexander J. Seiler
Suisse
76′
Dans leur documentaire, Seiler, Gnant et Kovach recherchent le contact avec les personnes, qui dans les années 60 et 70 étaient considérées comme «à problèmes», à savoir les travailleurs émigrés italiens. Le film débute là même ou les personnes arrivent: à la frontière. L'être humain devient marchandise - l'homme-marchandise comme marchandise de mass - dont la seule fonction est de s'adapter sans heurts au processus de travail et de se laisser contrôler sans peine.Ensuite, els auteurs montrent les conditions de vie des travailleurs étrangers sous ses aspects les plus importants: les conditions de travail, de logement, l'interdiction du rapatriement familial, la solitdue du dimanche, la dureté de coeur des Helvètes et de la bureaucratie suisse. «Nous n'étions pas vus comme des sociologues ou des assistants sociaux, mais comme des «questionneurs» sans limites, et nous pouvons dire sans exception que nous étions les premiers suisses à nous intéresser vraiment à eux et à ce qu'ils avaient à dire, plutôt qu'à certains aspects de leur condition».
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Copilot
Anne Zohra Berrached
Allemagne
119′
Au milieu des années 90, Asli rencontre Saeed. Le premier amour d’Asli change sa vie à jamais – avant d’ébranler le monde entier. Quand Asli, étudiant en sciences, rencontre le charismatique Saeed au milieu des années 90, c’est le coup de foudre. Les amoureux se marient et Asli jure d’être fidèle à Saeed et de ne jamais trahir ses secrets. Leur avenir semble prometteur, mais à l’aube du XXIe siècle, Saeed prend une décision qui non seulement brise les rêves d’Asli, mais qui secoue le monde entier.
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Mémoires du sous-développement (1968)
Tomás Gutiérrez Alea
Cuba
99′
La révolution castriste marqua la fin, pour beaucoup de Cubains, de la dictature et le début de la construction d'une société où les rapports de classe seraient changés. Sergio fait partie de la bourgeoisie, toute sa famille a quitté l'île pour Miami, mais lui est resté. plus par paresse que par conviction. Seul, il prétend rédiger ses mémoires et observer le nouvel ordre qui se met en place. Mais que peut-il comprendre en restant en-dehors du processus, et en conservant ses préjugés de classe? «Memorias del subdesarrollo» eut un immense retentissement à l'époque, non seulement à Cuba où il marqua la naissance d'un cinéma nouveau qui accorda toujours un soutien critique à la révolution cubaine, mais dans le monde entier et particulièrement en Amérique latine. La structure même du film, mélangeant scènes de fiction et scènes documentaire, présentait une originalité certaine au moment de sa sortie. Surtout, il existe, au cœur du récit et de sa mise en scène, une réflexion à la fois théorique et très concrète, sur les conditions nécessaires, préexistantes ou à créer, à un changement radical de société.
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Compañeros - La noche de 12 años
Álvaro Brechner
Uruguay
117′
Ils sont trois que les militaires enlèvent de leurs cellules, sans ménagement, après les avoir encagoulés. Pour les exécuter? Ou les faire disparaître? Le titre nous prévient déjà que non. Trois hommes partent pour une longue nuit de douze ans. Álvaro Brechner signe, avec une œuvre forte, émouvante et, étonnamment, tout de même optimiste. La réalité plus forte que la fiction Le spectateur au fait de l’Histoire et de la politique en Amérique latine aura certainement entendu parler de ce président uruguayen, José «Pepe» Mujica, qui fut un ancien guérillero Tupamaro. Président atypique qui ne changea pas son train de vie, modeste, et qui lança de vraies réformes sociales. Qu’il ait été emprisonné est connu, mais on ignore souvent qu’il fut détenu au secret pendant douze longues années. Compañeros - La noche de 12 años relate cette période dramatique. L’action démarre donc en 1973, lorsque les militaires prennent le pouvoir en Uruguay, et traite de l’emprisonnement de trois anciens Tupamaros dont celui de José «Pepe» Mujica. Álvaro Brechner ne s’est pas senti le besoin d’ajouter des scènes imaginaires pour créer de faux suspens ou susciter de l’émotion factice. Il fait le choix du réalisme et s’en tient aux souvenirs que lui ont raconté les trois protagonistes. Le soin apporté aux reconstitutions, les performances des acteurs, le montage, feront le reste. On est happé par les images dont la justesse permet de quasiment ressentir dans les tripes l’état psychique et physique des personnages. A certains moments, on en oublierait même que les prisonniers verront la fin de leur calvaire, tant les personnages sont à un doigt de craquer. Leur état de délabrement physique rend ces hommes si méconnaissables qu’on a de la peine à les distinguer les uns des autres. Et effectivement, nul besoin de faux suspens, car on se demande à chaque scène comment ces hommes arrivent à survivre à tant de souffrance, à quelles nouvelles avanies ils seront confrontés. Comme les personnages, on se surprend à chercher, avec eux, la moindre lueur dans cette nuit sans fin, à trouver de l’humour là où on s’y attend le moins. Tiens, un «feel-good movie», mais un vrai qui nous parle d’une belle idée de dignité humaine. Martial Knaebel
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Zama
Lucrecia Martel
Argentine
114′
Magistrat subalterne de la couronne d’Espagne, Don Diego de Zama exerce sa fonction dans une colonie lointaine d’Amérique latine. Chaque année, il espère une mutation qui le rapprocherait de sa famille. Mais cet ordre ne vient pas. La réalisatrice argentine Lucrecia Martel revient avec une adaptation d’un chef-d’œuvre éponyme de la littérature latino-américaine. Il n’y a pas de véritable linéarité dans le récit de Lucrecia Martel, mais une succession de scènes décrivant le héros Don Diego de Zama servant le roi d’Espagne sans grande célérité, ni avec beaucoup de compétence. Ses journées, il les passe surtout à épier les femmes autour de lui, qu’elles soient esclaves ou comtesse. Il les fixe, espérant un regard en retour qui ne vient jamais, ou alors il n’est qu’ironique, comme celui de la comtesse espagnole, ou même méprisant venant des jeunes esclaves qui se moquent de lui. Les gouverneurs se succèdent, mais l’édit royal tant espéré, annonçant son transfert, n’arrive toujours pas. De guerre lasse, Zama se porte volontaire pour partir à la chasse du brigand Vicuña Porto. Film d’époque, Zama ne doit pas être vu comme un film historique. Lucrecia Martel le reconnaît volontiers: elle a pris des libertés avec l’Histoire. Sans aucun remords, car celle-ci fut écrite par des mâles blancs déniant toute qualité aux autochtones... et aux femmes. Cela étant, la réalisatrice crée un monde dystopique qui reflète pourtant bien l’atmosphère des colonies espagnoles d’Amérique latine au XVIIIe siècle, où les hommes peinent à conserver leur identité d’Européens qui reste leur dernière fierté, quand tout le reste n’est que déchéance. Zama est une symphonie picturale phénoménale mise en image par le chef opérateur portugais Rui Poças qui fait de chaque scène un tableau avec ses choix de couleurs tourmentées, de cadres saisissant gestes et regards avec une proximité sidérante. La bande son est habitée par le même esprit fantasmagorique, trouvant des tonalités lancinantes et des bruitages mystérieux. Zama demande à se laisser emporter, une fois cela accepté par le spectateur, l’expérience est inoubliable. Martial Knaebel
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The Hunter
Rafi Pitts
Iran
88′
Il y a peu de temps qu'Ali est sorti de prison. Il travaille maintenant comme veilleur de nuit à Téhéran. Il a trouvé un emploi dans une usine de telle façon qu'il peut nourrir sa petite famille, sa femme Sara et leur fille Saba. Toutefois, un jour qu'Ali revient du travail, Sara et Saba ont disparu. Quand il n'en peut plus d'attendre, Ali décide de s'adresser à la police. Mais le chaos règne au commissariat et des heures s'écoulent avant qu'on puisse lui fournir une information. C'est alors qu'on lui apprend qu'il y a eu une fusillade avec des manifestants. Sara, la femme d'Ali, se trouvait par hasard sur place et a été tuée. Quant à Saba, elle passe encore pour disparue. Ali recherche sa fille dans un état de profond désespoir d'autant plus que pour finir, on retrouve son cadavre. Dans un acte de vengeance aveugle, Ali tue alors au hasard deux officiers de police. Il prend ensuite la fuite en direction des forêts du Nord. Mais la police est depuis longtemps sur ses traces. Cela se termine par un accident d'Ali qui court à nouveau vers la forêt en cherchant à se cacher parmi les arbres - mais en vain. Hassan et Nazem, les deux policiers qui le talonnaient, finissent par le capturer. Ali semble s'abandonner à son sort. Il suit les deux hommes qui le gardent de près. C'est alors qu'ils se perdent dans la forêt; ils ne voient plus que des arbres de toutes parts. Dans un tel environnement, à l'écart de tout, il est difficile de faire la distinction entre chasseurs et chassé...
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Al asfour - Le moineau (1972)
Youssef Chahine
Egypte
102′
Un peu plus de quinze ans après Gare centrale, en 1974, Youssef Chahine réalise Al Asfour (Le moineau). Il y pousse à l'extrême une mise en scène éclatée qui semble partir dans tous les sens, où de multiples histoires débutent chaque fois qu'un nouveau personnage apparaît, où la compréhension de l'ensemble semble n'apparaître qu'à la fin. Il ne s'agit pas pour autant d'un film «à se prendre la tête», car Chahine n'abandonne pas son regard affectueux vis-à-vis des petites gens. Le récit se déroule au printemps 1967, le jeune officier Raouf est envoyé dans la campagne pour arrêter un voleur, Abou Kehder, qui se révèle n'être qu'un sous-fifre employé par un réseau mafieux dont les ramifications vont jusque dans les hautes sphères du pouvoir. Mais Raouf est un poète qui se pose des questions. Il veut arrêter le bandit alors que tout le monde veut le voir mort, dont Cheikh Ahmed qui veut venger la mort de son frère. Lorsqu'il rentre au Caire, sans avoir pu empêcher la mort de Kehder, la guerre des Six jours a commencé. Ces quelques ne reflètent pas l'ensemble de l'intrigue foisonnante, où les développements multiples donnent un aperçu presque documentaire, au-delà de la fiction, de l'atmosphère qui régnait à ce moment-là dans la population égyptienne, fière de son armée, sûre de pouvoir se défendre victorieusement contre l'ennemi israélien. Et c'est dans cette atmosphère et celle qui a frappé le peuple à l'annonce de la défaite, qu'on pourrait voir le personnage principal du film. Dans un très beau texte, le critique de cinéma tunisien Tahar Chikhaoui, évoque, à propos d'Al Asfour, d'une «esthétique de la défaite» découverte par Chahine. Une forme esthétique qui permette de rendre compte, et de porter à l'écran, des sentiments, et de la réalité, de cette défaite qui a consterné les populations du monde arabe. Le moment-clé du film, à la fin, quand la voix de Nasser annonçant sa démission (il s'agissait là de l'enregistrement véritable qu'on entendait) s'est tue. La caméra se promène dans un silence intégral dans les rues du Caire. Puis, un cri, celui d'une femme, et voici la rue qui se remplit, la rumeur qui enfle pour ne devenir qu'un cri: «Non!». Le peuple est dans la rue et refuse la démission du Raïs. Non par idolâtrie, ou par peur, simplement parce que, comme le disait Chahine dans une interview (qu'on trouvera dans le bonus du DVD), «après une telle défaite, on ne peut pas partir comme ça et simplement démissionner pour laisser le peuple tout seul». En raison de sa mise en cause directe du pouvoir dans la responsabilité de la défaite de 67, le film fut interdit et ne put être présenté qu'après la fin de la guerre d'octobre 73. Martial Knaebel
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Finye (1982)
Souleymane Cissé
Mali
105′
Bah, jeune étudiant, est le petit-fils de Kansaye, un descendant des grands chefs traditionnels de la région. Il est l'ami de Batrou qui, elle, est la fille d'un des représentants du nouveau pouvoir. Bah et Batrou appartiennent à une génération qui rejette l'ordre établi, la société de leurs pères, sans bien savoir quoi mettre à la place. La falsification des résultats des examens sera l'étincelle qui déclenchera la confrontation avec les autorités. La répression voulue et organisée par le gouverneur Sangaré, exacerbera encore le mécontentement des jeunes étudiants... Le titre n'est pas seulement une trouvaille poétique, il constitue le véritable programme esthétique du film: c'est par ses changements de vitesse que le vent exprime sa présence, par l'intensité des mouvements qu'il fait subir à la nature et aux hommes qu'il se matérialise visuellement: c'est par le rythme des corps, les tempos de l'action, les impulsions produites sur les visages et les voix que Souleymane Cissé nous donne à lire une page importante de l'Afrique contemporaine.
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Kosh ba Kosh (1990)
Bachtiar Chudonasarow
Tadjikistan
92′
Mira arrive de Russie à Douchanbe, capitale du Tadjikistan, pour revoir son père, un joueur invétéré. Il perd souvent, et à la dernière mise, il perd tout, jusqu'à sa fille, qu'il doit donner en gage, qui plus est à un vieux joueur. Heureusement, Daler, un jeune joueur, tombe amoureux de Mira et l'aide à s'évader. Il l'emmène dans son monde à lui. Daler est le responsable d'un téléphérique quelque peu déglingué. Ses cabines transportent de tout: des touristes, du foin, des caisses de bière, le butin de divers «casses». Elles servent aussi de havre à de fugitifs rendez-vous amoureux. C'est là qu'il arrange pour Mira un inoubliable repas entre ciel et terre. Ainsi commence l'histoire d'amour de Mira et Daler. A la fin du film (mais pas de l'amour), Mira aura découvert un monde étranger, parfois exotique. Elle aura entrevu une guerre civile. Elle aura accompagné son père dans son agonie et Daler sur le chemin d'une vi nouvelle. «Kosh ba kosh» raconte une histoire merveilleuse, drôle et généreuse, une histoire d'amour passionné. C'est une allégorie de la séparation entre des êtres, de la perte de repères, de la rupture avec des pays, avec un univers social et politique. Et plus important encore, c'est le récit de la plus vraie des séparations, celle qui s'ouvre sur l'avenir.
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In Her Eyes
Xiaolu Guo
Chine
109′
Kwok Yun vit dans un village reculé, où elle passe inaperçue. Elle y vit avec son père qui se désespère de ne pas la voir mariée alors qu’elle a dépassé la trentaine. Une vie monotone, entre son travail à la mine et les quelques étreintes qu’elle a avec l’instituteur du village. Mais tout bascule, pour elle, comme pour le village, lorsqu’elle croit avoir vu un OVNI. Tous deux vont sortir de leur anonymat, pour le meilleur et pour le pire, car la cheffe du village perçoit tout de suite les bénéfices que la bourgade va pouvoir tirer de cette célébrité soudaine. La jeune réalisatrice Xiaolu Guo nous propose un portrait, sous forme d’une satire noire, d’une communauté ordinaire confrontée aux changements radicaux d’une société chinoise contemporaine chaotique, prise dans le maëlstrom de la mondialisation de l’économie. OVNI et autres curiosités Avec cette adaptation de son propre roman éponyme, Xiaolu Guo continue de s’intéresser aux petites gens, ces hommes et ces femmes laissés de côté par le développement économique frénétique de la Chine, qui se contentent de leur horizon limité, autant par tradition que par manque d’ambition. L’aventure de Kwok Yun, sa vision d’un OVNI - à laquelle s’ajoute, le même jour, son sauvetage d’un Américain égaré et mordu par un serpent - va donc secouer la tranquille quiétude du lieu. D’abord en raison des ambitions de Cheffe Chang (sorte de Peppone au féminin, autant par le bagout et la rondeur, que par le discours très «parti communiste» des années cinquante), qui rêve de faire du village de l’Oiseau-Aux- Trois-Têtes un haut-lieu touristique, avec des visiteurs arrivant du monde entier. Ce décalage entre le discours et la réalité contemporaine donne des scènes du plus haut comique (Cheffe Chang en professeur d’astronomie, ou introduisant un millionnaire venu expliquer aux villageois comme s’enrichir rapidement). L’arrivée d’un policier enquêteur, envoyé par la capitale, illustre bien, aussi, le fossé existant entre la métropole et les campagnes de l’intérieur (images dont le noir et blanc correspond tout à fait à la description signalétique schématique faite des habitants). Mais le ton de la comédie s’efface petit à petit, car le bonheur mondialisé promis est d’abord précédé de destructions : plan d’eau du pêcheur du village, champs et rizières sacrifiés pour faire place à des constructions modernes, migrant dont la masure est démolie parce qu’elle ne fait pas «bien» dans le paysage. Yun sera, elle aussi, une victime, de la jalousie, des ambitions de Cheffe Chang. En fait, c’est tout le fragile équilibre de la communauté qui se voit mis en cause, où, ici comme ailleurs, ceux qui sont à la marge deviennent des victimes expiatoires. La réalisatrice Xiaolu Guo a gagné le Léopard d’Or à Locarno en 2009 avec son dernier film She A Chinese. Elle se proclame elle-même comme surréaliste et, de fait, c’est un portrait expressionniste de la Chine contemporaine, écartelée entre la rigidité d’une idéologie de plus en plus anachronique et le chaos d’un capitalisme débridé qu’elle nous propose. Le point commun entre ces deux extrêmes étant que les droits individuels n’y ont que peu d’importance pour l’un comme pour l’autre. La mise en scène est admirablement servie par les images splendides du caméraman Michal Tywoniuk et une musique, subtile mélange de mélodies tirées du folklore traditionnel et de compositions modernes plus abstraites, qui est en parfaite résonance avec le récit. Martial Knaebel
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Alive (2009)
Artan Minarolli
Albanie
90′
Koli s’est habitué à la vie de Tirana, où il étudie et a une relation amoureuse avec une jeune étudiante de la bonne société. A l’annonce de la mort de son père, il retourne dans sa province natale pour être confronté à une obscure affaire de dette de sang datant de son grand-père. Koli se retrouve alors au centre d’un tissu de relations sociales qui lui paraissent d’un autre âge, mais qui président toujours à la vie dans ces montagnes perdues d’Albanie. ******************* Deux mondes La vie de Koli à Tirana est celle de beaucoup d’étudiants de par le monde. Etudes, copains et fêtes. Même son retour dans la famille, pour les obsèques de son père, ne diffèrent pas vraiment des funérailles campagnardes auxquelles nous pourrions assister ici. Mais cette normalité se déglingue bien vite et le jeune homme se retrouve au centre d’une vendetta familiale à laquelle il ne comprend rien. Dès lors, les événements s’enchaînent et le jeune homme se fait ballotter, impuissant, par sa famille qui veut le protéger et par les rencontres que provoque sa fuite devant les conséquences mortelles d’une tradition qu’il avait oublié, pris qu’il était par ses études et la vie moderne de la capitale. On est d’ailleurs frappé par le nombre de personnages qui semblent fuir quelque chose ou quelqu’un dans ce film. Le grand mérite du réalisateur Artan Minarolli est d’avoir su éviter les poncifs sous-tendus par un tel sujet. En privilégiant une recherche quasi documentaire de son décor, il donne à la fois un accent de vérité à son histoire, tout en lui donnant une légèreté qui mêle l’humour au drame qui se déroule sur l’écran. En cela, il semble bien s’inspirer du cinéma néoréaliste italien. Il arrive surtout, en jouant sur la «normalité» de Koli, à permettre au jeune spectateur européen, qui verrait le film, de s’identifier au personnage. En fait, des Koli, nous pouvons en rencontrer tous les jours près de chez nous. On a là un autre grand mérite de ce film: celui de nous rendre plus proches d’une jeunesse dont on ignore trop souvent les raisons de sa présence ici, en Suisse, et surtout les conditions dans lesquelles elle est arrivée chez nous. Artan Minarolli a d’ailleurs dédié son film aux quatre-vingt six personnes mortes noyées en 1997 en essayant de fuir leur pays natal. Comme Koli, ils ne demandaient qu’à vivre mieux. Martial Knaebel
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Teza (2008)
Haile Gerima
Ethiopie
133′
Anberber revient dans son Ethiopie natale. C'est un homme blessé qui écoute et parcourt en claudiquant une campagne qu'il ne reconnaît plus, saignée par la guerre. Son enfance est bien loin. Entre-temps, il y a eu ses études de biologie en Europe et les espoirs levés par la chute du Négus, puis douchés par une autre dictature. Haïlé Gerima convoque l'Histoire dans une fresque émouvante superbement filmée. Teza met en scène un épisode de l'histoire de son pays, l'Ethiopie, dans une présentation analytique remarquable, au point que le récit ne paraisse jamais anecdotique. Au contraire, l'esprit analytique qui le sous-tend lui donne une dimension universelle. Il ne s'agit plus seulement du drame de la jeunesse éthiopienne des années 70 que nous avons sous les yeux, mais de tous ceux qui, dans le monde entier, étaient portés par l'espoir d'un monde nouveau en devenir. Anberber devient ainsi le personnage emblématique de cette époque, écrasé par un pouvoir trop vite oublieux des idéaux qui l'animait. Ce personnage, on pourrait le placer ailleurs en Afrique, en Asie, en Amérique latine, même en Europe, perdu par un échec qu'il cherche à comprendre, dévasté par les blessures, dans sa chair et son esprit. Le regard jeté sur cette époque par Haile Gerima est crû, sans concession aucune, mais il est aussi empreint d'une profonde humanité car il est fait de chair et de senti-ments et il nous montre aussi un Anberber qui saura réagir et reprendre vie. En faisant ainsi oeuvre de mémoire, Teza est un film qui se révèlera bien vite indispensable. Paradoxale-ment, on aura rarement éprouvé autant ce sentiment d'urgence, cette volonté catharti-que, à raconter l'Histoire. Mais cet aspect ne doit pas nous faire oublier que Gerima est avant tout, un cinéaste. Sa maîtrise de l'image et de la direction d'acteurs font ici merveille, où les plans majestueux sont capables de saisir à la fois la poésie des espaces de la cam-pagne éthiopienne et le drame des sentiments que vivent les personnages qui l'habitent. La tragédie d'Anberber, de ses amis et de sa famille prend ainsi, par la magie d'une mise en scène généreuse, la dimension de l'épopée émouvante de toute une génération. Martial Knaebel
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L'enfance d'Ivan (1962)
Andrei Tarkowski
Russie
95′
Témoin de l'exécution de ses parents par les troupes allemandes, Ivan, encore gamin, veut se battre. Il développe un talent certain pour se glisser au travers des lignes ennemies et glaner des informations. Mais l'état-major veut le transférer à l'arrière pour qu'il rejoigne l'académie militaire. Ivan refuse et part rejoindre les partisans... Le premier film de Andreï Tarkovski, tout juste sorti diplômé du VGIK, fut mondialement salué comme un chef d'oeuvre. Il reçut le lion d'or de Venise, ainsi que de nombreux prix dans le monde entier. On y retrouve déjà l'écriture du maître, mêlant le réalisme objectif à la contemplation subjective. Malgré son succès mondial, le film fut mis au placard en URSS pour des raisons de politiques internes qui tenaient à la version officielle de la deuxième guerre mondiale de l'époque. A l'inverse de «Requiem pour un massacre» d'Elem Klimov (1985), mettant en scène lui aussi un enfant, mais qui montra la guerre en Biélorussie avec un réalisme quasi insoutenable, Tarkovski laisse une grande place aux rêves d'Ivan, mondes poétiques de son enfance et de sa famille perdues, qui s'opposent à la réalité crue de la guerre et à son désir de vengeance qui conduira Ivan à la mort.
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Opera Java (2006)
Garin Nugroho
Indonesie
115′
Dans l'ensemble de son œuvre, Garin Nugroho s'est toujours soucié de son pays, de ses errements, des injustices qui y prévalent. Le plus souvent, cet engagement se faisait au premier degré. Tel n'est pas le cas avec OPERA JAWA. Il a choisi la métaphore, qui plus est, chantée et dansée. Comment peut-on traiter de la misère et de la libération du monde en Opéra? C'est pourtant bien ce que Verdi faisait au 19ème siècle. Ce que Bernstein a mis en musique avec WEST SIDE STORY. Et c'est ce que réalise le cinéaste indonésien. Cette mise en scène somptueuse qui suscite le plaisir des sens, nous rappelle ce que l'art peut apporter aux peuples du monde. Le plaisir d'entendre une musique et des chants qui ne soient pas folkloriques mais modernes, de voir des tableaux - comment qualifier autrement ces plans si esthétiquement construits? - aux couleurs chatoyantes et celui, enfin, de suivre une histoire d'amour universelle. N'oublions pas les ballets dont la grâce et la légèreté sont merveilleusement bien rendues par une prise de vue presque voluptueuse. OPERA JAWA va marquer le cinéma indonésien, il devrait aussi marquer le cinéma contemporain, prouvant qu'il n'est pas besoin de gros budget pour accomplir un film à la mise en scène ample et spectaculaire. L'engagement, l'imagination et le talent sont plus utiles. Garin Nugroho en possède à revendre. Il aime aussi la vie. Il n'y a pas d'autre explication à cette réussite. Martial Knaebel
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Downpour (1972)
Bahram Beyzaie
Iran
130′
Le premier long métrage de Bahram Beyzaie sur un instituteur bien intentionné de Téhéran assailli par les revers de fortune a connu un énorme succès en son temps, mais était tombé dans l'oubli dans l'Iran post-révolutionnaire. Cette version présente le film tel qu'il a été restauré en 2011 par la World Cinema Foundation de la Fondazione Cineteca di Bologna / Laboratoire L'immagine Ritrovata, avec la participation de Bahram Beyzaie lui-même.
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Das schweigende Klassenzimmer
Lars Kraume
Allemagne
111′
Allemagne de l'est, 1956. Kurt, Theo et Lena ont 18 ans et s'apprêtent à passer le bac. Avec leurs camarades, ils décident de faire une minute de silence en classe, en hommage aux révolutionnaires hongrois durement réprimés par l'armée soviétique. Cette minute de silence devient une affaire d'Etat. Elle fera basculer leurs vies. Face à un gouvernement est-allemand déterminé à identifier et punir les responsables, les 19 élèves de Stalinstadt devront affronter toutes les menaces et rester solidaires.
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Qissa
Anup Singh
Inde
109′
Qissa se déroule dans l'Inde post-coloniale et raconte l'histoire d'Umber Singh, un Sikh qui a dû fuir son village à cause du nettoyage ethnique au moment de la partition, en 1947. Umber décide de lutter contre le destin et construit une nouvelle maison pour sa famille. Quand Umber marie son plus jeune fils Kanwar à Neeli, une fille d'une caste inférieure, la famille fait face à la vérité sur son identité. Ambitions et destins individuels se heurtent dans la lutte avec l'éternité.
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Wonderful Town (2008)
Aditya Assarat
Thailand
92′
Takua Pa est une petite ville du Sud de la Thaïlande. Depuis le passage du tsunami, elle a radicalement changé de visage. Ton, un architecte de Bangkok, vient vivre dans cette bourgade en reconstruction afin de superviser l’avancée d’un chantier. Il loge dans un modeste hôtel tenu par Na, jeune femme au doux sourire. Leur histoire d’amour naissante n’est pourtant pas du goût de tout le monde. Une première oeuvre parfaitement maîtrisée. ******* Pour l’écriture de Wonderful Town, Aditya Assarat, originaire de Bangkok, s’est inspiré de la ville de Takua Pa, où 8’000 personnes perdirent la vie lors du tsunami de 2004. Deux ans après la catastrophe, il se rend dans cette bourgade côtière et y ressent une sensation étrange, puissante. La ville lui paraît à la fois paisible et magnifique. Les traces du tsunami avaient presque entièrement disparu. Les routes avaient été réparées, la plupart des maisons reconstruites et les cocotiers remuaient calmement au rythme du vent, comme si de rien n’était. Malgré l’apparence guérie de la ville, il constate que les habitants semblent quelque peu étourdis, repliés sur eux-mêmes, émotionnellement figés, comme s’ils venaient de se réveiller et qu’ils ne savaient pas comment rentrer chez eux. L’économie locale était toujours en ruine, les touristes n’avaient pas encore réinvesti les plages. Les stigmates étaient encore présents, le temps n’avait pas tout effacé. Selon Aditya Assarat, l’amour est le sentiment dont on se souvient le plus clairement. En premier lieu, le cinéaste s’intéresse aux gens, à leurs relations, à leurs histoires d’amour. Il est aussi influencé par les lieux. L’histoire d’amour naissante et pleine de fraîcheur de Wonderful Town contraste ainsi avec la tristesse fantomatique de la ville. Contraste aussi entre la rencontre, la naissance et la montée langoureuse, timide, du désir entre deux personnes et la volonté quasi organique d’une bourgade meurtrie d’exclure un étranger venu voler le coeur de l’une de ses parties. Au final, un hommage sobre et émouvant, soutenu par des cordes harmonieuses et épurées, une photographie sublime, des références qui lorgnent du côté de Kiarostami et de Weerasethakul, et qui nous rappelle avec délicatesse que la vie est précieuse et fragile.
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Los silencios
Beatriz Seigner
Brésil
90′
Après la disparition de son mari, victime du conflit armé entre les FARC, l'armée et les paramilitaires en Colombie, Amparo, accompagnée de ses deux enfants, vient se réfugier sur une petite île, coin perdu entre Brésil, Pérou et Colombie. Liant habilement rêve éveillé et naturalisme trivial, Beatriz Seigner offre une émouvante réflexion sur le statut de réfugié. Entre réalisme et fantastique C’est en pleine nuit qu’Amparo débarque sur l’Isla de la Fantasia, dont on aperçoit tout d’abord que quelques lumières, au loin, qui auraient aussi bien pu être des étoiles tant elles sont faibles et vacillantes. Le regard des enfants Nuria et Fabio donne à cette arrivée une touche de fantastique et de merveilleux. L’île est pauvre, mais elle accueille les réfugiés avec compassion. Nuria réalise, en visitant son nouveau domaine, que les habitants ne vivent pas seuls, qu’une autre communauté vaque à ses occupations, sans qu’on prenne conscience de sa présence, comme dans un monde parallèle. Et, parmi ces gens, le père des enfants, pourtant disparu. Los silencios, au départ observation naturaliste de la situation de réfugiés dans une région où Pérou, Colombie et Brésil se rencontrent, se révèle être une œuvre littéralement lumineuse, sensible et émouvante. Beatriz Seigner parvient, avec l’aisance d’Apichatpong Weerasethakul dans Uncle Boonmee Who Can Recall His Past Lives, à donner du naturel au surnaturel. Le tout rendu par le jeu des lumières et des couleurs sublimement travaillées et contrôlées de la cheffe opératrice Sofia Oggioni, osant même le fluorescent, ajoutant de la tendresse à l’émotion sur fond de mélopée chantée d’une voix grave par une vieille dame. La réalisatrice ne se contente pas d’une œuvre esthétiquement très belle, équilibrée. Elle n’oublie pas les réalités que vivent les habitants de cette région frontalière. Ce mélange des genres entre réalisme social et onirisme fantastique, c’est ce que Fernando Birri qualifiait de réalisme magique. Il est ici parfaitement à sa place, soutenu par une bande son où les bruits de la forêt, du fleuve sont omniprésents auxquels s’ajoutent des accords d’instruments autochtones, ajoutant au mystère, soulignant la poésie de chaque chose. Martial Knaebel
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Liyana
Aaron & Amanda Kopp
Swaziland
76′
Une fille du Swaziland entreprend une mission dangereuse pour sauver ses deux jeunes frères jumeaux. Ce conte africain d’animation est né de l'imagination de 5 enfants orphelins qui, ensemble, racontent une histoire de persévérance tirée de leurs souvenirs les plus sombres et de leurs rêves les plus fous. Le parcours de leur personnage de fiction est ponctué de scènes documentaires poétiques qui défient le genre et célèbrent la narration collective.
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Tel Aviv on Fire
Sameh Zoabi
Palestine
97′
Pas évident de tourner une comédie sur un thème aussi chaud que l’occupation de la Palestine. Eh bien, Sameh Zoabi relève le gant et réussit à nous faire rire avec Tel Aviv on Fire. Exercice d’autant plus réussi que le jeune réalisateur n’élude pas la situation politique réelle. Tout au plus adoucit-il les protagonistes. Mais n’est-ce pas là le but de toute comédie? Micmac à Ramallah Nous sommes en 1967, Tala, une jeune activiste palestinienne, est à Paris pour voler des plans d’invasion à un général israélien qu’elle doit séduire et abattre si nécessaire. Telle est l’intrigue d’une sitcom palestinienne qui colle à leurs télévisions les ménagères des deux côtés du mur de séparation. Engagé par son oncle, le producteur, Salam y travaille corrigeant les dialogues en hébreu des acteurs et l’arabe sommaire de la star internationale tenant le rôle principal. Habitant Jérusalem, il doit passer le mur tous les jours. C’est là qu’il a l’idée malencontreuse de tester un dialogue avec une soldate israélienne. Ni une, ni deux, le voici menotté face au commandant lisant un scénario où on parle de bombe ... Un commandant dont la femme, elle aussi, suit la sitcom avec passion. L’officier voit là une bonne occasion d’épater son épouse et de réviser une histoire qu’il juge trop antisioniste. On ne dira plus rien des aventures du pauvre Salam obligé de naviguer à vue au gré des récriminations des uns et des autres. Tel Aviv on Fire est une réussite. Sameh Zoabi arrive à nous faire rire sur un sujet qui, a priori, n’a rien de gai: une situation politique bloquée pour longtemps. Cependant, ce rire n’a rien de moqueur, et encore moins d’humiliant, car il n’évacue pas la réalité de cette région où la vie des Palestiniens est balisée par ces queues aux barrages de l’armée d’occupation, où la méfiance envers l’autre semble insurmontable alors qu’ils aiment tous le même houmous. Au contraire, le réalisateur joue avec cela pour introduire les rebondissements les plus inattendus, ménageant un suspens gratiné quant à savoir comment son héros va se tirer du guêpier dans lequel il s’est mis. Après un final ébouriffant, on est d’accord avec les ménagères des deux bords: vivement la saison 2!
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La hora de los hornos (1968)
Fernando Solanas
Argentine
88′
«Notre film est un film d'agitation et de propagande. C'est encore plus: un film d'action, un film-acto», a dit Fernando Solanas à propos de l'œuvre clé du nouveau cinéma latino-américain. Réalisé dans la seconde moitié des années soixante, La hora de los hornos est clairement un film destiné à un public averti et engagé. Dans une véritable orgie de montages de sons, d'images et de textes, les auteurs compilent des images qui ont façonné et déterminé l'histoire et la vie sur le continent latino-américain. L'attitude est clairement et sans équivoque celle d'un éclairage politique: «Le film n'est pas encore terminé, si l'on considère qu'un film historique actuel ne peut pas avoir de fin. Il ne se terminera que lorsque nous aurons le pouvoir, lorsque la révolution aura eu lieu», a dit Solanas à l'époque. Entre-temps, au moins deux choses sont claires: le processus décrit et dénoncé dans le film se poursuit avec l'évolution de la géographie. Et Solanas lui-même a repris en 2001 le travail de l'époque et réalisés deux suites, Memoria del saqueo et La dignidad de los nadies. La hora de los hornos fascine aujourd'hui encore comme document contemporain et par sa force.
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Le regard d'Ulysse - To vlemma tou Odyssea (1995)
Theo Angelopoulos
Grèce
169′
Un cinéaste grec exilé aux États-Unis revient chez lui pour la projection de son dernier film. C'est l'occasion d'un voyage initiatique à la recherche du mythique premier film à avoir jamais été tourné en Grèce.
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Les oiseaux de passage - Pájaros de verano
Ciro Guerra et Cristina Gallego
Colombie
125′
Rapayet veut épouser Zaida, mais Ursula, la mère, se méfie du prétendant et exige une dot qu’elle pense au-delà de ses possibilités. Le jeune homme trouvera pourtant un moyen et c’est ainsi que débutera le trafic de drogues en Colombie. Ciro Guerra et Cristina Gallego insèrent une action «à la Coppola» dans un contexte historique et culturel étrange et palpitant. Ursula est la Marraine Nous sommes dans les années 70 et c’est la fête dans le clan wayúu qui célèbre l’entrée dans l’âge adulte de Zaida. Rapayet profite de la danse traditionnelle pour demander la main de la belle. Ursula, la mère, est méfiante car la famille du jeune homme est pauvre. Elle exige alors une dot au-delà des moyens du prétendant. Celui-ci ne renonce pas et profite du passage de jeunes États-uniens pour leur vendre une cargaison de marijuana. La richesse s’installe alors dans ce groupe ethnique oublié du développement de la Colombie. Richesse qui suscitera jalousie et guerres de clans. On se souvient de la force d’évocation de El abrazo de la serpiente, où l’intrusion des Blancs et missionnaires détruisit le fragile équilibre entre nature et population indigène. S’il change de décor, quittant la forêt luxuriante pour une zone aride et quasi-désertique, Ciro Guerra ne renonce pas à la théâtralité d’une mise en scène épurée qui donne aux personnages toute leur dimension tragique. Bien sûr, Le Parrain de Coppola vient immédiatement à l’esprit lorsqu’on admire la présence de Carmiña Martinez campant une Ursula, sorte de Doña Corleone wayúu. Par ailleurs, le chef opérateur David Gallego filme magnifiquement ces paysages de western au point qu’on se surprend à attendre une musique de Ennio Morricone. On ne peut toutefois oublier le caractère avant tout latino-américain du film et l’apparition des Peace Corps évoquerait plutôt Le sang du condor, du Bolivien Jorge Sanjines, où ces jeunes gens stérilisaient en douce les femmes des communautés indiennes. Ici, les oiseaux de passage pourraient bien être ces petits avions atterissant pour repartir avec leur cargaison d’herbe. Voici ce qui fait la force des films de Ciro Guerra et Cristina Gallego: une intrigue passionnante évoquant un contexte historique très bien dessiné. Martial Knaebel
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La charge
Ognjen Glavonić
Serbie
98′
En route Vlada travaille comme chauffeur de poids lourds durant les bombardements de la Serbie par l'OTAN, en 1999. Chargé de conduire un mystérieux chargement du Kosovo jusqu'à Belgrade, il traverse un territoire marqué par la guerre. Alors que sa tâche touche à sa fin, Vlada doit rentrer chez lui, faire face aux conséquences. «La Charge» retrace l’histoire de Vlada, un homme qui vient de perdre son poste de chauffeur. L’armée lui propose une mission bien rémunérée qu’il accepte malgré ses suspicions. Le film le suit au cours de cette journée durant laquelle il conduit un camion à travers la Serbie. Au cours, aussi, de son cheminement intérieur - dans une plongée métaphysique qui le confronte à lui même et à la société dans un sombre moment de déchéance. C’est de là que naît la tension du film: du sentiment d’angoisse lié à cette vérité que Vlada ne veut pas regarder mais qui peut surgir à tout moment, au détour d’un carrefour. La pression imposée au spectateur est celle que notre protagoniste génère et supporte.
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Kick Off (2009)
Shawkat Amin Korki
Iraq
81′
Des réfugiés occupent le stade de Kirkouk, n’ayant toujours pas trouvé de lieu où vivre. Deux amis passionnés de football veulent monter, après la victoire de l’Irak à la coupe asiatique, un tournoi entre Turcs, Arabes, Kurdes et Assyriens. Mais rien n’est simple en Irak. Dans un style enlevé, Shawkat Amin Korki livre une comédie dont la fraîcheur et l’humour soulignent d’autant plus le destin tragique de ces réfugiés dans leur pays. * * * * * * La joie de jouer En réalisant Kick Off, le jeune cinéaste kurde Shawkat Amin Korki réussit, avec peu de moyens et, surtout - car leur présence crève l’écran -, des acteurs nonprofessionnels, à exprimer la réalité d’une situation où la nécessité de la survie n’empêche pas de vouloir vivre. C’est-à-dire aussi aimer et jouer. Et ces acteurs le démontrent eux-mêmes, laissant voir leur propre joie de jouer, en faisant parfois des tonnes, pour notre plus grand plaisir. Aucun artifice pourtant, pour nous faire oublier la guerre et l’occupation: le bruit récurrent d’un rotor d’hélicoptère, le son des bombes, au loin, le petit frère d’Asu qui se traîne sur une jambe, une mine lui ayant enlevé l’autre, la situation précaire de ces réfugiés dans le stade. C’est ce stade qui sera d’ailleurs le lieu unique de l’action, dont les tribunes sont les remparts, protection hypothétique contre les agressions du monde extérieur. Le réalisateur nous en fera découvrir quasiment tous les recoins, montrant l’ingéniosité de leurs occupants à les utiliser. Korki ne nous cachera pas non plus les difficultés de coexistence entre les différentes nationalités, au moment de trouver un arbitre pour le tournoi d’Asu et Sako. Mais, là encore, il usera du ton de l’humour. Le choix du noir et blanc à la fois apporte une touche vériste, proche du documentaire - certaines scènes donnent l’impression du « direct », accentué par le sentiment d’improvisation qu’elles laissent - sentiment qu’il faut prendre ici dans un sens positif: car il apporte une telle vie au récit. Paradoxalement, cette absence de la couleur rappelle également certaines vieilles comédies italiennes des années cinquante avec leurs personnages haut en couleurs. S’il fallait trouver un film pour nous faire aimer l’Irak et les Irakiens, ce serait Kick Off qu’il faudrait choisir. Sans discussion. Martial Knaebel
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A peine j'ouvre les yeux
Leyla Bouzid
Tunisie
102′
Tunis, juste avant la chute du président Ben Ali. Farah vient d’avoir son bac, rêve de musique et joue dans un groupe de rock contestataire. Elle aime, boit et chante dans des cafés où il n’y a que des hommes. Sa mère a peur et voudrait la protéger contre elle-même. Leyla Bouzid nous offre un film d’une vivacité incroyable et, d’une certaine manière, un hommage à une jeunesse qui voudrait vivre, elle aussi. Une jeunesse tunisienne Été 2010. Farah vient de réussir son bac avec mention. Sa famille fait la fête et la voit déjà étudier la médecine. Mais ce n’est pas ce que voudrait la jeune fille qui chante dans un groupe de rock contestataire et rêve de faire musicologie. Alors elle sort la nuit, malgré les promesses faites à sa mère, boit et chante, aime, enfin, Borhène, le parolier et leader du groupe. Elle fait tout cela avec la fougue et l’énergie de la jeunesse. Sa mère essaie bien de la brider en l’absence de son père qui travaille loin de Tunis. Mais rien n’y fait, elle veut vivre, à l’image de toute une jeunesse qui supporte de moins en moins la police secrète de Ben Ali. Celle-ci commence à s’intéresser à ce groupe qui prend trop de libertés: des concerts sont annulés et un ami de sa mère, la prévient: sa fille est en danger elle aussi. Hayet décide alors d’envoyer Farah à Gafsa, rejoindre son père. Au moment de prendre le taxi collectif, Farah disparaît.Leyla Bouzid insuffle autant d’énergie dans son premier film que la jeune Baya Medhaffer met à incarner son personnage de Farah. La caméra de Sébastien Goepfert suit le mouve-ment avec la même fougue, captant les envies de liberté de la jeune fille et de ses amis avec une maestria remarquable. À peine j’ouvre les yeux est un film fait de coups de poing, où s’opposent les émotions des protagonistes du récit. Aux envies de vivre de la fille, la mère répond par l’inquiétude et la crainte, donnant l’image d’une femme conservatrice. Puis, tout bascule avec la disparition de sa fille, une autre femme apparaît, courageuse, prête à mordre. Leyla Bouzid saisit et met en scène ce changement d’atmosphère, où l’angoisse prend le pas sur l’envie de vivre, avec autant de justesse qu’elle suivait les escapades des jeunes gens. Quelques mois avant la chute du président Ben Ali, voici un superbe instantané du climat régnant en Tunisie. Pas de démons-tration, juste du beau cinéma. Martial Knaebel
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L'intrepido
Gianni Amelio
Italie
111′
Antonio Pane est un homme apaisé. On pourrait presque dire qu’il vole à la façon dont il avance dans le quotidien d’une Italie qui va mal. Nous le suivons dans l’exercice des nombreuses professions qu’il exerce car Antonio a inventé une occupation particulière: il remplace qui le lui demande, pour quelques heures ou plus, pour un mariage, une visite chez le médecin, une conversation avec sa fille. Voici Antonio, l’Intrepido, l’inébranlable. Comment réaliser un film sur un pays en crise profonde? Comment parler du bonheur alors que tout va mal? Comment passer entre les écueils du récit à l’eau de rose ou au contraire noir et désespéré? Comment surtout rendre justice aux sans-grades, aux victimes d’un système mondialisé sans tomber dans la démagogie facile? Partant de là, on ne peut qu’apprécier le tour de force réalisé par Gianni Amelio nous livrant une histoire ciselée, sensible, émouvante. Antonio fait des remplacements quel que soit le travail, maçon, livreur, cuisinier et même conducteur de tram. Il traverse une Milan revêtue d’un costume futuriste où tours et grattes-ciel s’élèvent parmi les fourmis qui les montent (travail fantastique du décorateur Giancarlo Basili). Il émane de cet homme solitaire une aura étrange: une sorte de paix intérieure, le sentiment qu’il voit et ressent ce que les autres qu’il côtoie ne voient et ne ressentent pas. Elle lui permet d’entrer en contact avec les êtres les plus désespérés, comme Lucia par exemple. Il se dégage une sensibilité d’une force irrésistible de la mise en scène d’Amelio, dans la façon qu’il a de filmer Antonio (Antonio Albanese qui nous offre une composition sublime) et ses rencontres improbables, sa solitude, les gestes les plus banals de son quotidien. On voit bien que le regard d’Amelio est des plus désespérés, que le Miracle à Milan de de Sica ne serait plus possible aujourd’hui, ou alors il serait factice, pas crédible. Ainsi L’Intrepido n’est pas un héros qui arrive à bout de tout. Il ne sauve rien, ni personne. Et pourtant... Malgré les échecs, les avanies, les pertes, Antonio l’inébranlable continue de chercher ce que ses protagonistes ne voient plus depuis longtemps, le bonheur. Et c’est cette attitude que l’on retient de tout le film: Antonio, envers et contre tout, ne survit pas, il vit.
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Memories on stone
Shawkat Amin Korki
Iraq
96′
Une histoire kurde Hussein et Alan, deux amis d’enfance kurdes décident de tourner un film qui retracerait le génocide perpétré par Saddam Hussein et ses troupes dans les années 80 où près de 200’000 Kurdes furent massacrés. Mais tourner dans l’Irak de l’après-guerre ne s’avère pas une chose si facile. La plus grosse difficulté arrive lorsqu’il s’agit de trouver la femme qui devrait jouer le rôle principal. Toutes celles pressenties se désistent l’une après l’autre. Alors qu’Hussein voit le projet capoter pour cette seule raison, une jeune femme apparaît et se propose. Sinur correspond tout-à-fait à ce qu’ils espéraient, il reste maintenant un dernier obstacle à franchir: obtenir l’accord de sa famille, c’est-à-dire celui de son oncle Hamid et de son cousin Hiwar qui en est follement amoureux et voudrait l’épouser. Etrangement, Sinur, elle, est prête à tout pour jouer ce rôle. Cependant, les problèmes ne s’arrêtent pas là pour nos deux amis, l’argent vient à manquer, mais ils sont prêts pour pouvoir finir le tournage. Le dernier jour du tournage, un coup de feu se fait entendre, Hussein s’écroule sans connaissance. Le film pourra-t-il enfin être vu sur un écran? Après CROSSING THE DUST (2006) et KICK OFF (2009), Shawkat Amin Korki poursuit son exploration du passé douloureux du peuple kurde irakien. Encore une fois, il évite la pose mélodramatique, usant de rebondissements parfois rocambolesques pour adopter un ton léger qui n’enlève pourtant rien au sérieux de son propos et où les allusions au cinéaste Yilmaz Güney sont fréquentes, qui rappellent les années héroïques du cinéma kurde.
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Ajami (2009)
Scandar Copti et Yaron Shani
Israël
120′
A Jaffa, le jeune Nasri, âgé de 13 ans, et son grand frère Omar vivent dans la peur depuis que leur oncle a tiré sur un membre important d’un autre clan. Malek, un jeune réfugié palestinien d’un camp de West Bank, travaille illégalement en Israël pour financer l'opération que sa mère doit subir. Binj, palestinien, rêve d’un futur agréable avec sa petite amie chrétienne. Dando, un policier juif, recherche désespérément son jeune frère disparu. Des destins croisés au coeur d’une ville déchirée. La réalité telle qu’elle se présente Le quartier d’Ajami, à Jaffa, est un lieu cosmopolite où cohabitent Juifs, Musulmans et Chrétiens. Depuis toujours, la situation est complexe et sensible. La tragique fragilité de l’existence humaine est expérimentée quoti-diennement dans cette communauté cloison-née, où les ennemis sont voisins. Véritable fiction-réalité, alliant la force du documentaire à la finesse de la narration fictive, travail magistral (7 ans ont été nécessaires à la fabrication du film), Ajami est une oeuvre puissante, dérou-tante et unique, qui tente de dépasser les clivages religieux afin de présenter la réalité telle qu’elle est, véritablement. Submergés par la violence de leur réalité respective, les deux réalisateurs, transformant leurs différences en ressources – l’un est un juif israélien, l’autre est un citoyen palestinien d’Israël – ont donc décidé de se plonger ensemble dans le quotidien des habitants d’Ajami, le plus grand quartier arabe de Jaffa. «Nous avons écrit Ajami car nous voulions raconter l’histoire de personnes que nous connaissons et, à travers elles, transmettre quelque chose que nous partageons tous: l’ambivalence tragique de la réalité humaine. Nous ne connaissons pas d’autre endroit exprimant mieux la collision de “mondes” différents que les rues d’Ajami. Ajami est un melting pot de cultures, de nationalités et de perspectives humaines opposées. Notre but était de montrer cette réalité avec la plus grande sincérité.» Yaron Shani & Scandar Copti
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Timbuktu
Abderrahmane Sissako
Mali
95′
Timbuktu est occupée par les djihadistes qui y font régner leur ordre nouveau. Sous leur tente, Kidane et sa famille mènent une vie paisible qui semble loin de cette folie meurtrière. Leur destin basculera avec la mort d’Amadou le pêcheur, tué accidentellement par Kidane. A la folie de l’obscurantisme, Abderrahmane Sissako oppose un poème d’une profonde humanité, justement récompensé par le jury œcuménique du festival de Cannes. La caméra suit une gazelle galopant dans le désert, mouvements harmonieux, elle épouse la couleur et la texture du désert. Coups de feu, elle est chassée par un 4X4, objet outrageusement hexogène au décor qui l’entoure. Voici les djihadistes envahissant Timbuktu, imposant une loi tout aussi étrangère à une population paisible. Comme tous les films de Sissako, le récit se déroule à la fois dans une histoire linéaire, celle de Kidane, et par une suite de tableau installant une atmosphère, le tout dans un décor grandiose d’un désert merveilleusement filmé, dominé par les ocres du sable et des murs de la ville. Récit à la fois poétique, musical, chez Kidane, et traversé d’humour lorsqu’il s’agit de suivre les comportements des occupants incapables de communiquer leurs lois et leurs règles car ils ne connaissent pas la langue du lieu, ni ne sont vraiment capables de se comprendre entre eux. Récit intense, qui déploie une énergie émotionnelle extraordinaire lorsqu’une femme trouve encore la force, sous les coups de fouet, de chanter d’une voix déchirante. Les femmes, premières victimes de l’ordre nouveau islamique, sont aussi celles qui offrent le plus de résistance: Zabou la folle, tête à l’air qu’on n’ose pas toucher, Satima la femme de Kidane. A elles, aux autres, les djihadistes n’ont que la force de leur kalachnikov à opposer lorsque leur langue de bois ne les convainc pas eux-mêmes. La caméra magnifie ces courages, démonte le discours des extrémistes en montrant leur statut d’homme commun. Et si, au lieu de diaboliser ces «fous de Dieu», on les humanisait en les regardant tels qu’ils sont: des hommes ordinaires? Ils y perdraient à coup sûr leur dimension mythique aux yeux de beaucoup. Et c’est ce que fait, le plus simplement du monde, et de la plus belle des manières, Abderrahmane Sissako.
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Bab el-oued City (1994)
Merzak Allouache
Algérie
92′
Nous sommes à Bab el-Oued, quartier historique et populaire d'Alger. Boualem est employé dans une boulangerie du quartier. Il travaille dur la nuit et dort le jour. Un après-midi, alors qu'il se repose après une nuit de labeur, la voix amplifiée du prêche de l'imam Rabah, diffusée par un haut-parleur au volume sonore maximal, réveille Boualem en sursaut. Celui-ci, dans un accès de colère incontrôlable, grimpe sur la terrasse, arrache le haut-parleur, l'emporte et le jette à la mer. Ce geste, que Boualem ne peut expliquer véritablement, va mettre le quartier en émoi. Un groupe de jeunes, dirigé par Saïd, se met à la recherche du coupable pour lui infliger une punition exemplaire pour son acte provocateur. Ces péripéties nous font découvrir un quartier, Bab el-Oued, avec ses ambiances populaires, parfois attachantes et drôles. Il y a les femmes, vivant avec dérision leur quotidien routinier. Il y a les jeunes dans les rues, sans espoir ni travail, partagés entre la drogue et l'embrigadement, il y a les souvenirs nostalgiques d'une splendeur passée. Il y a l'amour, enfin, entre Boualem et Yamina, la jeune sceur de Saïd... Portrait d'une jeunesse perdue, à l'avenir obscurci par une crise économique et une montée de l'extrémisme. «Bab el-Oued City» donne une image universelle d'une génération. Les rêves de la jeunesse algéroise sont les mêmes que ceux de la jeunesse européenne, ce sont les mêmes que la jeunesse du monde entier. Comme partout, le désespoir et l'exclusion sont le terreau idéal pour les fondamentalismes de tout bord.
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Theeb
Naji Abu Nowar
Jordanie
100′
Le jeune Theeb vit avec son grand frère Hussein dans un campement de Bédouins en plein désert. Lorsque son frère sera chargé de guider un officier britannique vers un vieux puits abandonné, Theeb voudra les suivre. Ce sera le début d'une aventure qui changera Theeb à tout jamais. Tourné sur place, avec une équipe restreinte et les Bédouins comme acteurs, Theeb a tous les ingrédients d'un film d'aventure: suspens, action, émotion. Grandir dans le désert 1916, au loin la guerre fait rage, mais les échos n'en atteignent pas cette partie du monde, la province ottomane de Hijaz. Leur père mort, Hussein a pris en charge l'éducation de son petit frère Theeb à qui il apprend à survivre dans cette contrée ingrate. Une nuit, surgissent un officier britannique et son guide bédouin. Ils sont à la recherche d'un vieux puits abandonné. Hussein est désigné par les anciens pour les mener à destination. Theeb est fasciné par cet homme blond en uniforme et décide de les suivre. Repéré la première nuit, il intègrera la petite troupe car le Britannique et le Bédouin refusent qu'Hussein le ramène au campement pour ne pas perdre de temps. Les craintes d'Hussein se révèlent pourtant fondées, ces contrées désertiques sont des repères de brigands que le petit groupe ne va pas tarder à rencontrer. Et ce sera une lutte sans merci dont Theeb sera le seul à sortir à indemne. Comment va-t-il alors pouvoir retrouver une zone plus hospitalière? Theeb a été tourné dans les décors du Wadi Rum, sauvages et majestueux, situés au sud de la Jordanie. Les mêmes espaces où a été filmé le mythique Lawrence d'Arabie de David Lean. L'histoire se déroule d'ailleurs à la même époque de la première guerre mondiale, période qui a vu les révoltes des Bédouins contre un empire ottoman déliquescent. L'entrelacs de gorges sablonneuses et reliefs impressionnants s'y impose comme un personnage orgueilleux qui ne pardonne pas la moindre distraction et donne au film l'ampleur d'un film d'aventure à grand spectacle. Face à ce décor, les combats des hommes pourraient paraître comme dérisoires s'il n'y avait Theeb, ce gamin obligé de grandir très vite pour pouvoir survivre dans un monde où l'homme est un loup pour l'homme. Premier film du Jordanien Naji Abu Nowar, Theeb fascine par la simplicité de son intrigue et la maîtrise de l'action dramatique dont il fait preuve. Martial Knaebel
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Durak
Juri Bykow
Russie
121′
Avec Durak, Yuri Bykov nous dévoile tous les maux et toutes les tares dont souffre le monde politique russe. Cela part de la corruption, en passant par l’incompétence et la prévarication, et ça peut aller jusqu’au crime pour dissimuler les premières. Et cette situation déteint sur l’ensemble de la société russe, montrée elle aussi en pleine déliquescence. Ainsi Dmitri doit défendre ses convictions de justice jusqu’au sein de sa propre famille. Lorsqu’il arrive dans le locatif délabré, ses habitants l’accueillent avec une méfiance dont ils ne se départiront pas. Comment le pourraient-ils, puisqu’à chaque fois les visites d’officiels et de techniciens se sont soldées par de vagues promesses jamais tenues? Durak tire aussi sa force d’une grande finesse dans l’installation, puis l’évolution des personnages montrés dans toute leur humanité, avec leurs côtés sombres, mais aussi avec leurs qualités quand ils en ont. Ainsi, à cette dénonciation politique, portée par une narration fluide et nerveuse, s’ajoute une étude de caractères passionnante, ajoutant à chaque fois de nouveaux détails au tableau brossé par Bykov. Pas de portraits au carré, mais une profondeur qui enrichit le drame de ses retournements, qui souligne aussi l’ampleur de la corruption et la gravité des maux auxquels sont confrontés les Russes. Yuri Bykov instille du suspens dans un drame cousu de fil blanc, surprenant son public malgré tout et maintenant une tension dramatique de bout en bout de son récit. Durak est une performance dramatique extraordinaire et stupéfiante avec des scènes d’anthologie. Brûlot politique, performances d’acteurs et d’actrices, mise en scène en staccato qui ne nous laisse pas une minute de répit. Tous les critiques le disent, on en sort éreinté, mais on aura jamais été aussi heureux de l’être.
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Abluka
Emin Alper
Turquie
119′
En liberté conditionnelle, Kadir cherche à reprendre contact avec son jeune frère Ahmet dès sa sortie de prison. Mais ce dernier ne semble pas intéressé à renouer avec son aîné. Autour d’eux, c’est le chaos total, les bruits de bottes succèdent aux explosions. C’est un Istanbul apocalyptique que nous montre Emin Alper dans un suspens haletant de bout en bout. De la suspicion à la folie Nous sommes dans un avenir à la fois proche et indéfini. Istanbul est secoué par des explosions presque quotidiennes. Des groupes armés se dissimulent dans les bidonvilles qui entourent la ville et que la police chasse sans ménagement. C’est ce climat de suspicion, de peur et de violence que découvre Kadir à sa libération. Il a été condamné à vingt ans de prison pour crime. Deux ans avant l’accomplissement de sa peine, on lui octroie une liberté conditionnelle pour autant qu’il intègre un groupe chargé de fouiller les ordures pour y trouver des objets qui pourraient servir ou avoir servi à la fabrication de bombes. Le premier geste de Kadir est de rendre visite à son jeune frère qu’il a quitté alors qu’il n’était qu’un enfant. Cependant, Ahmet ne semble pas enclin à renouer les contacts avec son aîné. Il est engagé par la municipalité pour tuer les chiens errants. Mais il en soigne un en cachette dans sa maison. Affolé à l’idée d’être découvert, il ne répond pas aux appels de son frère. Kadir est alors persuadé qu’il est retenu en otage ... Nul besoin de lourds et dispendieux effets spéciaux pour créer une atmosphère paranoïaque et anxiogène. Amin Alper a su choisir ses décors, user de la lumière, travailler la bande son et, surtout, diriger des acteurs hors pair pour créer un climat de suspens et de malaise qui scotche le spectateur à son fauteuil. Le réalisme des scènes de jour et d’extérieur, où Kadir et Ahmet vont travailler chacun de leur côté, s’opposent aux nuits solitaires et fantasmatiques des deux hommes dont le montage subtile entrelace les cauchemars et les hallucinations de l’un ou de l’autre au milieu du silence oppressant d’une ville où les vrombissements des lourds convois militaires répondent aux secousses des explosions nocturnes. Abluka démonte superbement le mécanisme qui, de la suspicion, mène à la folie.
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Valley of Saints
Musa Syeed
Inde
81′
Dans les contreforts de l'Himalaya, au Cachemire indien, s'étend le lac idyllique de Dal, un lieu plein de mythes où vit le jeune batelier Gulzar avec son vieil oncle, dans un maison sur pilotis. Il gagne sa vie en emmenant des touristes sur son bateau pour des promenades sur le lac. En raison de l'état de guerre qui persiste, mais aussi de la misère, il décide de partir pour New Dehli avec son meilleur ami Afzal. Mais ce plan devra être repoussé en raison d'une interdiction totale de quitter le territoire. Il rencontre alors une jeune scientifique, Asifa qu'il aidera dans son étude écologique du lac. Il tombera amoureux de la jeune fille qui, de son côté, essaie de le sensibiliser à l'extrême pollution subie par le lac. Celle-ci va aussi le pousser à réfléchir à sa décision de quitter son pays natal pour la capitale. Question qu'il se pose d'autant plus qu'il n'a pas le courage d'annoncer à son vieil oncle qu'il va le quitter et que celui-ci devra se débrouiller tout seul.Si les documentaires écologiques sont nombreux en Inde. Les fictions traitant de ce thème sont bien plus rares. C'est qui fait déjà l'intérêt du film de Musa Syeed, avec en plus un angle d'attaque adopté qui présente un intérêt certain, spécifique qu'il est à l'Inde: comment certaines traditions millénaires peuvent arriver à "tuer" un lieu du fait de la surpopulation. Car le lac de Dal se meurt. On voit donc se lier la guerre latente qui règne au Cachemire, la pauvreté qui pousse à l'immigration et, ce qui semble moins toucher les populations, mais n'est pas moins grave: la pollution qui devient un danger presque aussi grand que la guerre. La mise en scène est modeste dans ses prétentions, elle n'en est pas moins complexe par la richesse des personnages, la profondeur des dilemmes auxquels ils sont confrontés, enfin par leur humanité. A tout cela s'ajoutent les images superbes d'un décor majestueux.
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Soy Nero
Rafi Pitts
Mexique
117′
Nero rejoint son frère aîné qui vit à Los Angeles et veut s’y installer comme lui. Il réalise très vite qu’il n’a pas trop de choix, comme immigrant illégal aux Etats-Unis: pour obtenir le précieux sésame que représente la «green card», il doit s’engager dans l’armée et partir combattre. Rafi Pitts explore à sa manière, ironique, les notions de frontières, d’appartenance et de citoyenneté. Nero court dans le désert, profitant des feux d’artifice du 4 juillet pour traverser la frontière qui sépare les Etats-Unis et le Mexique. A Los Angeles, il rejoint son frère aîné qui vit dans une luxueuse villa. La précarité de sa situation lui apparaîtra bien vite et Nero choisira le raccourci le plus efficace pour obtenir le Graal que recherche chaque migrant illégal chez le grand frère américain: la fameuse carte verte. Le voici donc soldat, gardant lui-même un autre poste frontière, dans un autre désert, quelque part au Moyen-Orient. Né d’un père britannique et d’une mère iranienne remariée avec un Français, Rafi Pitts, qui vit lui-même à Paris, sait de quoi il parle lorsqu’il traite de la relativité des frontières et des origines. On reconnaît aussi - dans la façon dont se développe le récit - la patte d’un des maîtres de la nouvelle vague roumaine, Razvan Rudulescu, qui a participé à l’écriture du scénario: scènes mêlant l’absurde au drame, ironie grinçante des dialogues, pour évoquer une situation paradoxale qui ne choque pourtant plus personne. La réalité de nombreux migrants qui risquent leur vie pour une société qui ne veut pas d’eux, simplement pour échapper à la misère qu’ils subissaient dans leur pays d’origine. Rafi Pitts nous offre un jeu de miroirs audacieux, où deux Nero semblent se regarder et s’opposer. Ils sont nombreux déjà, les films tournés, que ce soit sur les migrants illégaux, ou sur la guerre au Moyen-Orient. Etonnamment, Rafi Pitts semble être le premier à avoir pensé à lier les deux thèmes qui sont le reflet d’une situation admise officiellement par l’administration américaine. Pris sous le feu d’un ennemi invisible, les soldats sont obligés de fuir et d’abandonner leur poste de garde. Et voilà Nero courant à nouveau dans le désert, raccourci saisissant d’un destin absurde.
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Sankofa (1993)
Haile Gerima
Burkina Faso
119′
Mona est mannequin, elle est aussi afro-américaine. Elle est envoyée au Ghana, à Cape Coast, pour une série de prises de vue. Mais, sur place, alors qu’elle visite les ruines du port d’où partaient les navires convoyant les esclaves vers les Amériques, elle est prise de malaises et sent une présence inexplicable qui l’entoure. Les esprits des anciens prennent possession d’elle et elle se trouve transportée dans une plantation au temps des esclaves, où son maître convoite sa beauté. Les événements la pousseront à réagir et à prendre son destin en main. Sankofa, œuvre à la fois limpide et complexe, est une affirmation radicale du Noir non plus objet mais sujet de son Histoire. Il s’agit là d’un thème récurrent dans l’œuvre de Hailé Gerima: pour maîtriser son présent, le Noir doit maîtriser son passé et son Histoire. C’est la signification de «sankofa» en langue Akan : «Nous devons retourner en arrière et revendiquer notre passé pour avancer». Il ne s’agit donc pas d’un simple film historique, mais aussi d’une critique fondamentale du néocolonialisme dans une mise en scène subtile et magistralement tournée.
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Il était une fois en Anatolie
Nuri Bilge Ceylan
Turquie
157′
Dans le noir, au loin, de petites lueurs apparaissent. Quelques secondes et on s’aperçoit qu’il s’agit d’une colonne de trois voitures. Policiers, gendarmes et procureur sont à la recherche du corps d’une victime d’un meurtre. Plusieurs haltes, plusieurs explorations seront nécessaires pour enfin trouver le cadavre dans un petit matin blême. Le temps pour le spectateur de faire connaissance avec les membres de ce cortège officiel: commissaire, procureur, médecin, plus ou moins loquaces sur leurs vies et leurs drames personnels. Il suffit à Nuri Bilge Ceylan de quelques phrases, de quelques plans même pas rapprochés, pour que ses personnages prennent corps et nous révèlent tout de leurs vies. Il était une fois en Anatolie représente une magistrale mise en scène de la comédie humaine, turque sûrement, universelle, tout aussi bien. * * * De l’ombre à la lumière Il était une fois... Cela sonne comme un conte ou comme une histoire vraie, que l’un des protagonistes nous relate. Et comme toutes les histoires qu’on raconte, Il était une fois en Anatolie est faite de digressions apparentes qui enrichissent, en fait, le récit par strates successives. Ici, la trame est composée de deux parties bien distinctes - on pourrait presque parler des deux actes d’une pièce classique, l’unité de temps, d’action et de lieux étant scrupuleusement respectée: la recherche la nuit dans la campagne, et le rapport le matin à l’hôpital. Entre-temps, nous aurons eu l’occasion de faire connaissance avec chacun: le commissaire de police dont l’enfant est malade chronique, le jeune médecin divorcé et le procureur d’Ankara pas très futé, à moins qu’il ne se cache la réalité à lui-même... Nous aurons eu aussi le temps de faire la connaissance de la région - pourtant plongée dans une nuit noire! On se rend alors compte de la magie du cinéma de Nuri Bilge Ceylan, dont les images et les dialogues suggestifs nous en disent bien plus qu’il n’y paraît. Ainsi, aucune nuit n’est totalement aveugle, avec le temps, nos yeux s’accommodent de l’obscurité la plus totale et les détails du paysage se révèlent. Et la caméra de Gökhan Tiryaki - qui semble être devenu le chef opérateur attitré du réalisateur - prend son temps, ou plutôt nous laisse prendre le nôtre à distinguer les lignes et les courbes d’une campagne bien moins monotone qu’elle n’en a l’air, réservant même quelques fois des surprises et des sursauts. De la même manière, les paroles ou les phrases suspenduesdans le silence de la nuit se laissent ingurgiter tranquillement. Là aussi, des phrases anodines que les personnages se disent, mais qui se révèlent détenir un double sens ou un secret qui se dévoile petit à petit, au détour d’un mot, d’un point de suspension. Au lever du jour, de retour à la bourgade, les visages blêmes et fatigués se révèlent, un peu des âmes aussi, le procureur perd de son assurance, le commissaire ne cache plus ses sentiments, alors que le jeune médecin semble prendre la direction des opérations. L’économie des gestes et des mots préside toujours à la narration et la mise en scène, mais, encore une fois, avec des moments surprenants, parce qu’inattendus : finalement, les personnages sont-ils bien ceux qu’ils montrent? La magie du cinéma de Nuri Bilge Ceylan tient à cette faculté qu’il a de sonder, au sens premier du terme, une communauté, des individus, des sentiments et des attitudes, et d’en enregistrer les échos, puis de nous les mettre en scène, avec la virtuosité, le rendu des nuances et des tonalités, qui donnent le relief à son récit. Martial Knaebel
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Ecuador
Jacques Sarasin
Équateur
75′
Dans un monde à sens unique, où les pays du nord exportent leur modèle économique et politique dans le monde entier, il existe un pays d’Amérique latine qui s’est engagé dans une réforme profonde de ces modèles et invente une nouvelle gouvernance, pragmatique et humaniste.Ce pays est l’Equateur.Rafael Correa, économiste réputé, venu à la politique comme on part en mission, en est devenu le Président en 2006.Il a transformé un pays aux structures archaïques en une démocratie participative, sociale, indépendante et écologique.Aux équatoriens, il a apporté l'espoir que les vieilles structures figées n'étaient pas une fatalité, que tous les citoyens avaient leur mot à dire et qu'il y aurait enfin quelqu'un pour les écouter. Ce film est fait pour tous, habitants des pays riches et en développement ; il ouvre des perspectives concrètes vers une nouvelle façon de vivre la globalisation. Il montre que d’autres projets politiques, écologiques et économiques sont possibles.Ce film n’est pas un film sur l’Equateur, mais sur un projet politique, sur une utopie devenue réalité. Il est porteur d’idées, de réflexions et de solutions sur les crises actuelles, et il propose un vrai débat autour de l’avenir de nos sociétés.
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Children of Sarajevo
Aida Begic
Bosnie et Herzegovina
89′
Rahima, 23 ans, travaille dans la cuisine d’un restaurant huppé de Sarajevo. Elle vit avec son frère Nedim, 14 ans. Elle a du mal à joindre les deux bouts avec son maigre salaire, mais elle essaie, envers et contre tout, de reconstruire une atmosphère familiale et de protéger Nedim. Dans une mise en scène superbement travaillée, Aida Begic laisse entrevoir une petite lueur dans une Sarajevo qui n’a pas fini de panser ses plaies dues à la guerre. Nedim et sa grande soeur Il y a les événements historiques, ceux qui font la une des journaux, les guerres, les coups d’Etat, les soulèvements. Puis, il y a l’«après», le plus souvent oublié car peu spectaculaire. Cet «après», ce sont les blessures psychiques et morales qui ne se cicatrisent pas, ou si mal, ce sont les sociétés exsangues où les repères se perdent. Et c’est de cet «après», dont nous parle Aida Begic, dans Sarajevo où les pétards des fêtes de fin d’année ont le son d’autres détonations de sinistre mémoire. Rien de lourd pourtant, ni de didactique, dans cette évocation. Les enfants de Sarajevo a trouvé sa propre respiration, en fait celle de Rahima que la caméra suit sans discontinuer. Nerveuse, sèche, comme la jeune femme qui cherche à se protéger, elle et son petit frère à qui elle voudrait offrir un semblant de cellule familiale. Nedim est en effet suivi par des services sociaux vaguement corrompus qui reprochent à Rahima, comme d’autres personnes de son entourage, son engagement religieux. Leur situation, déjà précaire, se compliquera encore lorsque Nedim se collettera avec le fils d’un personnage politique influent. Rahima devra vite trouver de l’argent pour rembourser la casse, découvrant au passage que l’adolescent se livre à de petits trafics. Des images d’archives, chaotiques, fuyant les balles des snipers, rappellent à quoi ont échappé les deux orphelins obligés de survivre envers et contre tous. La beauté de Rahima, hiératique dans ce voile qui lui enserre la tête, - magnifiquement incarnée par la jeune Serbe Marija Pikic - est comme un bras d’honneur fait à ce monde qui n’a pas su faire la paix. Car elle porte le film à bout de bras, l’adoucit et fait sourdre, malgré tout, une lueur d’espérance, à l’image de la complicité retrouvée entre Nedim et sa grande sœur. Martial Knaebel
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Ken Bugul
Silvia Voser
Sénégal
64′
Ken Bugul est une écrivaine sénégalaise qui vit là où son âme est ancrée, en Afrique. Et sa vie est exceptionnelle. Le film que lui consacre Silvia Voser en fait une existence emblématique de la condition de toutes les femmes et de tous les rapports entre l’Afrique et l’Occident. Ken Bugul est considérée comme l’un des plus brillants écrivains sénégalais et de la littérature en langue française de ces dernières décennies. Au fil des ans, empreint d’une grande maîtrise de la langue française et d’une intransigeante attention apportée au respect de l’énoncé des signifiés de sa langue originelle, le wolof, ses romans sont devenus de véritables points de référence dans le domaine des études de linguistique. "Ce que vous lisez en français dans mes romans, c’est la façon dont on pense et parle, en wolof, dans mon village". L’histoire personnelle de Ken Bugul est assombrie par l’histoire mouvementée de l’Afrique. Elle naît en 1947 dans un village isolé du Sénégal alors colonie française. Son père a déjà 85 ans et sa mère les quittera quand elle n’aura que cinq ans. Cette expérience est fondamentale pour Ken Bugul. Mal aimée mais pleine d’énergie et de goût pour la liberté, elle fait d’exceptionnelles études pour une fille villageoise, à cette époque. En 1971, elle part en Europe poursuivre des études supérieures, elle y fréquente la haute bourgeoisie, y découvre de nouvelles idéologies et libertés, l’art moderne, la drogue, l’alcool, la solitude, l’incompréhension et le mépris, la prostitution par besoin d’affection. Comme elle écrit dans « Le baobab fou » : « Pendant vingt ans je n’avais appris que leurs pensées et leurs émotions. Je pensais m’amuser avec eux, mais en fait j’étais plus frustrée encore : je m’identifiais en eux, ils ne s’identifiaient pas en moi." C’est une jeune femme brisée qui rentrera, seule et pauvre, au Sénégal. Considérée comme folle, rejetée par sa famille et la société. Durant deux ans, elle dort dans les rues de Dakar, fréquente les marginaux, les mendiants, les prostituées et les artistes. C’est dans ces conditions, sale, affamée, presque dénudée, qu’elle commence l’ébauche de son premier roman « Le baobab fou ». Epuisée, elle rentre dans sa famille. Elle trouvera refuge, écoute et réconfort chez le Sérigne, un homme sage et vénéré. Il la prendra comme 28ème épouse, lui permettant ainsi de se réintégrer dans sa société et la soutiendra dans son désir d’écriture et de liberté. Il décède en 1981, un an avant la sortie de son premier roman « Le baobab fou ». C’est un succès. Ken Bugul est invitée à présenter son livre de par le monde, rencontre un médecin béninois avec lequel elle se marie et s’installe au Bénin. Ils ont une fille Yasmina. Il décède quatre ans plus tard. Depuis près de trente ans, roman après roman, Ken Bugul compose une peinture de sa vie de femme, de ses amours, des rapports entre son continent et l’occident. « Ecrire, dit Ken Bugul, c’est éblouir les sens, et les sens n’ont pas de couleurs ». Silvia Voser nous introduit avec délicatesse dans ce monde secret et tourmenté, celui d’une artiste dont l’œuvre nous projette vers une compréhension du monde rarement atteinte.
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El boton de nacar
Patricio Guzmán
Chili
82′
Avec Nostalgia de la luz, Patricio Guzmán, nous emmenait dans le désert d’Atacama, à l’extrême nord du Chili. Là-bas, il y sondait le cosmos pour scruter les rocs et les sables du désert. El botón de nacár nous emporte, lui, à l’extrême sud du pays, 4000 km plus bas où c’est maintenant l’eau qu’on trouve dans les étoiles. Mais c’est encore sur l’histoire des hommes et de leur mémoire que revient Patricio Guzmán. Ces deux films, Nostalgie de la lumière et Le bouton de nacre, forment bien un diptyque cohérent. Au premier, illuminé par la lumière si pure et la sécheresse du désert du nord, répond le ciel chargé et la froide humidité de l’archipel du sud. Ici, ce sont l’eau et le froid qui ont formé les hommes et les civilisations. Car ces îles innombrables étaient habitées, bien avant que les colons n’arrivent et massacrent - ils étaient encore 8000 au 18e siècle, ils ne sont plus que 20 descendants directs aujourd’hui. C’est la première idéeforce: l’existence d’une civilisation capable de survivre dans des conditions extrêmes, de traverser le Cap en petit canoë, de compositions musicales sophistiquées. La deuxième idée-force: faire ressentir par le spectateur, physiquement, la géographie bizarre de ce pays qu’est le Chili - tout en longueur, ouvert sur la mer qui est sa plus grande frontière, et pourtant profondément terrien. Un pays si long, qu’on ne peut le représenter en un seul morceau. Enfin, il y a la mémoire de l’eau. Celle qui vient du cosmos - qui se compte en millions d’années - et celle, plus macabre et contemporaine, qui vient de l’océan - car ici, comme au nord, les militaires ont essayé d’effacer les traces de leurs crimes. Ces trois idées-forces sont exprimées dans de véritables mises en scène de cinéma qui offrent des moments sublimes: la musique jouée par le musicologue Claudio Mercado, ou la leçon de vocabulaire de Christina Calderon, descendante des Yagán. Emma Malig, artiste, déroule une étrange et longue bande de papier froissé, le Chili, en un seul morceau. Enfin, se déroule sous nos yeux la reconstitution du «travail» fastidieux et minutieux qu’impliquait cette volonté des militaires d’effacer des milliers d’individus des mémoires. C’était sans compter ce bouton de nacre ramené à la surface. Martial Knaebel
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Snow - neige (2008)
Aida Begic
Bosnie et Herzegovina
100′
"La neige ne tombe pas pour couvrir la colline, mais pour que chaque animal laisse une trace de son passage." Six femmes, un grand-père, quatre petites filles et un garçon vivent à Slavno, village isolé et dévasté par la guerre. Leurs familles et amis ont été tués et leurs corps n’ont jamais été retrouvés. Les premières neiges vont les couper du monde et risquent de mettre la vie des villageois en danger. Tandis que la menace se rapproche, les villageois, menés par Alma, tentent d’échapper à la misère en vendant des confitures, des fruits et des légumes, qui ont fait la réputation du village. Un jour, deux hommes d’affaires débarquent à Slavno en leur demandant d’abandonner leurs maisons en échange d'une certaine somme d’argent. Les villageois se trouvent face à un dilemme: doivent-ils accepter une offre qui pourrait leur sauver la vie, mais leur prendre leur âme? Une tempête soudaine piège les visiteurs dans le village, les contraignant à affronter un problème plus grave encore, la vérité. Premiers flocons L’histoire se déroule au coeur d’un petit village isolé de l’Est de la Bosnie, largement marqué par la guerre. Dans cet endroit figé par le temps, où toute trace de modernité semble n’avoir jamais existé, la jeune réalisatrice bosniaque Aida Begic' dresse les portraits de femmes vivant sans hommes, survivantes d’un proche passé douloureusement chargé. Entourées d’un vieil imam et d’un petit garçon mutique dont la chevelure repousse étrangement vite, elles sont les dernières rescapées du village. A la fin du conflit, elles ont dû s’organiser, pour continuer à vivre. Couture, confection de tissus, culture de fruits et légumes, fabrication de savoureuses compotes de prunes. Leur quotidien est rythmé par de nouvelles activités. Alma, par exemple, est convaincue qu’il est possible de redonner un peu de prospérité au village en vendant des pots de confiture au bord de la route. Sabrina, elle, est amoureuse d’un étranger et rêve de quitter cet endroit et l’isolement qui le caractérise. Malgré leurs multiples différences, cette petite communauté reste pourtant unie par un lien particulièrement fort: ils sont les gardiens de la mémoire du passé. Entre tristesse et furtifs instants de joie, les relations sont intenses et contrastées. L’illusion et le doute nourrissent encore l’espoir que l’être cher pourrait réapparaître, le deuil n’est pas envisageable. L’arrivée au village de deux hommes va venir accélérer la tournure des événements. Comme le dit le proverbe, la neige ne tombe pas pour couvrir la colline, mais pour que chaque animal laisse une trace de son passage... Après plusieurs années de recherches et de travail, Aida Begic' propose un film touchant, engagé, poétique et empreint de réalisme, soutenu par une photographie ample et pure.
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Le cuirassé Potemkine (1925)
Sergej M. Eisenstein
Russie
49′
Le film révolutionnaire par excellence. Celui qui déclare que Le cuirassé Potemkine est le «meilleur film de tous les temps» ne doit pas oublier que ce «classique» se distingue aussi en restant une œuvre de renversement politique et d'enthousiasme.
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L'ami allemand - El amigo alemán
Jeanine Meerapfel
Argentine
103′
Sulamit Löwenstein et Friedrich Burg, enfants d'immigrés allemands, ont grandi ensemble dans le Buenos Aires des années 1950. La famille de Sulamit est une famille juive qui s'est exilée en Amérique du Sud pour échapper à l'holocauste ; le père de Friedrich a fait partie des SS et est recherché en tant que criminel de guerre. Dans sa fuite, il a changé de nom. Sulamit et Friedrich deviennent amis et tombent amoureux l'un de l'autre. Quand Friedrich découvre le passé de son père, il décide de rompre tout lien avec sa famille et de partir en Allemagne. Là-bas, il rejoint les mouvements étudiants des années 1960. Sulamit le suit à Francfort grâce à une bourse. Mais l'engagement politique de Friedrich ne laisse pas de place à une relation amoureuse. Sulamit rencontre alors Michael, un professeur, et tombe amoureuse de lui. Elle continue cependant de prendre des nouvelles de Friedrich. Friedrich retourne en Argentine pour lutter contre la dictature militaire et est arrêté et emprisonné lors d'une action armée. Sulamit, informée de la disparition de Friedrich, part en Argentine et retrouve l'endroit où il est détenu. Elle réussit à lui rendre visite en prison grâce à l'aide d'un groupe de soutien des disparus politiques qui lui procure un faux passeport. Elle se rend compte alors qu'elle aime Friedrich par-dessus tout et se sépare de Michael à son retour en Allemagne. À la suite du changement de gouvernement en Argentine en 1983, Friedrich est libéré. Il se rend en Patagonie pour soutenir les Mapuches qui luttent pour garder leur territoire. Sulamit revient en Argentine pour rejoindre l'homme qu'elle a toujours aimé. L'intrigue du film s'inspire de la vie de la réalisatrice elle-même, dont la famille juive allemande s'était réfugiée en Argentine durant la 2e guerre mondiale.
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avec bonus
Le sel de la mer (2008)
Annemarie Jacir
Palestine
105′
Soraya, née et élevée à Brooklyn, décide d’aller vivre en Palestine, le pays de ses ancêtres. Dès son arrivée à Ramallah, elle cherche à récupérer l’argent de ses grands-parents, gelé sur un compte après leur exil, mais se heurte au refus de la banque. Sa route va alors croiser celle d’Emad, un jeune Palestinien qui rêve de s’en aller. Ce road movie intense, guidé par l’urgence, revient avec force et sincérité sur les traces d’un passé évanoui. Chassés de leur foyer lors de la guerre de 48, les parents de Soraya ont subi l’exil dans des camps au Liban, avant de finalement pouvoir partir s’installer aux Etats-Unis. Soraya est donc née à Brooklyn, même si, depuis qu’elle est petite, elle fait le même rêve, celui d’une réfugiée: retrouver ses racines, retourner sur sa terre d’origine, la Palestine. Son père vient de mourir, elle a 28 ans. Elle décide de faire le grand saut, s’achète un billet d’avion et traverse l’atlantique. Dès son arrivée, pleine d’espoir, elle découvre une facette qu’elle ignorait. Au contrôle de l’aéroport, une fois ses origines dévoilées, elle est mise de côté et subit plusieurs interrogatoires, de rigueur.Un dérisoire visa de deux semaines en poche, Soraya rencontre Emad, qui a connu l’occupation et la réalité de la Palestine, qu’il rêve, contrairement à elle, de quitter. Après le refus de la banque de lui rendre l’argent que ses grands-parents avaient laissé sur un compte à Jaffa, Soraya décide de la braquer. S’ensuit une fuite à travers Israël, clandestinement, avec en filigrane, à travers les paysages et les vestiges d’une terre désormais interdite, l’histoire de la Palestine. Proche du réel, Salt of this Sea a eu une genèse difficile. Outre les difficultés propres au financement, le tournage a souffert de multiples difficultés: contrôles répétées, check points, interdictions de passage, circulation du matériel complexe. Au final, le film est là, somptueusement interprété par un duo de comédiens bouleversant de sincérité: Suheir Hammad, par ailleurs aussi poète, et Saleh Bakri, qui a reçu le Prix du Meilleur Acteur en Israël pour son rôle dans La visite de la fanfare. Pour ces raisons, Salt of this Sea n’est pas seulement une oeuvre puissante, saisissante, elle est aussi le témoignage d’une réalisatrice qui veut combattre le silence, l’invisibilité et l’oubli.
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Une affaire personnelle
Paolo & Vittorio Taviani
Italie
84′
Milton apprend incidemment que son ami Giorgio avait une liaison secrète avec Fulvia que lui-même aimait d’une passion folle. Il part à la recherche de Giorgio pour en avoir le coeur net. Mais nous sommes en 1943 et la guerre fait rage au Piémont comme dans toute l’Italie. Una questione privata marque un retour aux sources de deux grands maîtres du cinéma italien. La jeunesse de deux patriarches En 1943, au hasard d’un mouvement de son groupe de résistance, Milton retrouve la maison où il passait ses vacances, adolescent, avec la belle Fulvia et son ami Giorgio. Il y apprend que Fulvia, dont il est éperdument amoureux, lui préférait Giorgio. Il veut alors retrouver Giorgio qui se bat aussi contre les fascistes, mais celui-ci est fait prisonnier. Milton cherche alors un fasciste qu’il pourrait échanger contre son ami. Pénétrer dans un film des frères Taviani, c’est comme entrer en littérature. Bien sûr, il y a le fait que Una questione privata est une adaptation libre du roman autobiographique de Beppe Fenoglio. Cependant, il s’agit surtout du style inimitable des réalisateurs italiens dont la mise en scène épurée s’appuie sur des dialogues travaillés, qui tombent juste et vivants, bien qu’ils paraissent littéraires, justement. Regarder Una questione privata, c’est aussi aller au théâtre avec ce décor submergé par une brume shakespearienne, témoin d’une action unique, d’une question unique: Fulvia a-t-elle trompé avec Giorgio la passion que lui porte Milton? Regarder une oeuvre des deux frères, c’est aussi remonter le temps, retrouver la mémoire des temps dramatiques où les forces fascistes de Mussolini massacraient encore des villages entiers soupçonnés d’aider la résistance. Alors, que doit-on admirer le plus dans cette oeuvre tardive des deux patriarches? Certainement l’audace de la jeunesse! D’aucuns les avaient déjà installés au panthéon des cinéastes, les revoilà toujours en verve, dirigeant magnifiquement de jeunes acteurs sublimes, osant des références surprenantes - John Milton, le poète anglais républicain avant l’heure. Et pour conclure, une scène de poursuite qui restera dans les annales. Comment dit-on déjà? Voir un film des Taviani, c’est que du bonheur. Martial Knaebel
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Shanghai, Shimen Road
Haolun Shu
Chine
84′
La trame de ce premier film se passe à la fin des années 1980, à Shanghai. Dans cette ville tentaculaire, un garçon de 16 ans, Xiaoli dont la mère a émigré aux Etats-Unis, vit apparemment en paix, entouré de son voisinage et de son grand-père. Et surtout de sa meilleure amie, Lanmi qui travaille en usine. Très proche d'elle, Xiaoli commence à souffrir lorsqu'il prend conscience que Lanmi dérive loin de lui, attirée par les possibilités nouvelles de la Chine qui s'ouvre à la culture occidentale, aux produits et biens étrangers, et aux milieux des affaires. Alors qu'il rêve de rejoindre sa mère, il se rapproche de sa camarade de classe Lili. Et le pays qui change très vite va vivre les évènements de 1989, qui forcent alors Xiaoli à grandir et à quitter le monde de l'adolescence et les rêves qui le parsèment. No. 89 Shimen road se révèle à la fois un film générationnel et universel/initiatique. Un film sur une jeunesse léthargique perdue dans une ville gigantesque, une jeunesse à l'avenir incertain, témoin de la naissance d'une nouvelle Chine. Un film sur une génération troublée, qui essaie de trouver sa propre voie mais pour laquelle le processus de croissance et la sortie de l'adolescence sont parfois difficiles.
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The Train of Salt and Sugar
Licínio Azevedo
Mozambique
92′
Un train s’apprête à quitter Nampula, au Nord du Mozambique, pour rejoindre le Malawi. En 1989, la guerre civile sévit dans le pays et entamer ce voyage signifie risquer sa vie, car le train entrera en zone rebelle. C’est ce convoi que prend Rosa pour rejoindre son hôpital. Elle y rencontre le lieutenant Taia, chargé de l’escorte militaire. Quittant le documentaire, Licínio Azevedo raconte toujours la réalité que vivent les Mozambicains. L’action se déroule dans des paysages grandioses qui n’ont rien à envier à la fameuse Monument Valley que prisait tant John Ford. Un train en guise de diligence, et voilà planté le décor. Mais les références au Western ne s’arrêtent pas là. Le réalisateur Azevedo avoue aimer le genre, citant John Ford et Georges Stevens. Et, effectivement, les références ne manquent pas tout au long du film de La charge héroïque à Il était une fois la révolution de Sergio Leone. Cependant, au-delà de l’aspect purement esthétique, on se rend compte que le genre permet d’évoquer avec précision cette lutte sanglante que fut la guerre civile opposant la Renamo au Frelimo et de lui donner une signification très concrète. Le soin apporté aux détails rend toute l’action parfaitement crédible, ce qui n’a rien d’étonnant: le réalisateur Licinio Azevedo ayant lui-même accompli plusieurs fois ce trajet à haut risque, encore aujourd’hui. En effet, la situation politique actuelle au Mozambique est redevenue instable, des foyers de guérilla pouvant apparaître à nouveau à tout moment parmi une population qui se sent délaissée par les administrations de la capitale, parfois prise en otage aussi bien par les rebelles que par les militaires censés les protéger. En outre «The Train of Salt and Sugar» (Convoi de sel et de sucre) trouve aussi son inspiration dans les légendes animistes africaines où les hommes initiés peuvent se changer en lion ou en singe, être invincibles aux balles, se relever après avoir été laissés pour morts. Et le spectateur trouve cela normal, car, comme le dit Azevedo lui-même, avec la magie, il n’y a plus de règle qui s’applique. Au cinéma, par contre, il y en a une à laquelle on n’échappe pas : maintenir le spectateur en haleine et de ce point de vue «The Train of Salt and Sugar» est une réussite. Martial Knaebel
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Quand passent les cigognes (1957)
Michail Kalatosow
Russie
91′
Dans l'ex-Union Soviétique, il y avait un cinéma d'Etat qui se perdait parfois dans l'ennui de la propagande et du sur-mesure. À la fin des années 1950, cependant, une production cinématographique indépendante s'est développée dans le cadre de la production étatique grâce à un climat culturel plus tard appelé «dégel». Le meilleur exemple en est ce film pionnier et légendaire qui s'élève de manière convaincante contre la guerre.
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Le pas suspendu de la cigogne (1991)
Theo Angelopoulos
Grèce
136′
Dans une ville du nord de la Grèce, des réfugiés de diverses nationalités attendent de pouvoir traverser le fleuve qui sert de frontière. Alexandre, journaliste de télévision, croit reconnaître parmi eux un ancien homme politique disparu mystérieusement dix années plus tôt. Quittant la tension toujours plus vive entre les réfugiés, il revient à Athènes et enquête sur le politicien. Il rencontre ainsi son ancienne épouse, qui veut oublier et assure que son mari est mort. Il parvient à la convaincre de l'accompagner jusqu'à la frontière. «Œuvre majeure, d’une beauté sombre et mélancolique (...), ce film qui traite des frontières, de l’exode, de l’intolérance, était brûlant d’actualité, prophétique même, vu les événements qui allaient ébranler les Balkans, mais rien ne laissait présager que le tournage en serait aussi mouvementé qu’il le fut.» (Jean-Claude Moireau) En effet, l’évêque orthodoxe de la ville avait mis tout en œuvre pour empêcher le projet du cinéaste, accusé d’indécence et d’antirationalisme: musique et discours militaires scandés toute la journée par des hauts-parleurs, excommunication des vedettes... Trente ans après La Notte, Theo Angelopoulos recrée le couple mythique formé par Jeanne Moreau et Marcello Mastroianni.
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Trans-Cutucu, retour à la forêt (2009)
Lisa Faessler
Équateur
92′
Deux énormes bulldozers jaunes creusent simultanément la terre rouge carmin alors que plusieurs chevaux se lèchent mutuellement leurs plaies dues aux lourdes charges qu’ils transportent. À quelques mètres de là se parque un car pour permettre à des touristes occidentaux de descendre. Ils souhaitent atteindre à pied les cabanes en bois au-dessus du chantier. Il s’agit de la construction de la route Trans-Cutucú Amazonía, qui traversera les terres quasiment vierges des Indiens. Elle servira à faciliter le transport du bois depuis les villages jusqu’à la capitale de la province Morona-Santiago. Dans Trans-Cutucú, la réalisatrice Lisa Faessler montre les rudes conditions de vie des indigènes Equatoriens, qui subissent une pression croissante de l’industrie. Un agriculteur cultivant la canne à sucre explique qu’il n’arrive plus à se débarrasser de sa récolte, car les marchands ne lui paient quasiment rien. Comme la plupart de ses camarades du village, il ne peut rien faire d’autre que s’attaquer à son propre espace de vie, la forêt tropicale, pour en vendre le bois à bon prix. Pour opérer un contraste aux images de la situation actuelle, la réalisatrice utilise des séquences en noir et blanc datant de 1986, dans lesquelles de vieux Indiens, tour à tour ivres et sobres, racontent des histoires sur la nature mystique. Ces anciens documents présentent aussi des actes rituels: la recherche de chutes d’eau sacrées ou le fait de boire un alcool fort particulièrement mauvais. Un documentaire subtil sur le profond fossé entre une tradition centenaire et le caractère irrémédiable de la modernisation.
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Trains étroitement surveillés (1966)
Jiri Menzel
République Tchèque
89′
Milos est un jeune garçon sympathique, mais qui n'a pas l'air très dégourdi. Surtout avec son uniforme des chemins de fer, où il vient d'entrer pour y tenir son premier emploi dans une petite gare de province. Il n'a pas beaucoup de travail car c'est la guerre et seuls quelques trains militaires allemands passent par là. Alors Milos a le temps de penser à Masa, cheminote comme lui mais nettement plus éveillée. Et celle-ci voudrait bien que le benêt lui prouve sa flamme. Mais c'est aussi la première expérience amoureuse du garçon qui ne prouve que sa maladresse à la jeune fille. Milos se croit impuissant et tente de se suicider. Sauvé in extremis, il revient à la gare. Le médecin l'a rassuré sur sa virilité mais il lui reste à la démontrer. D'autant que Masa insiste... Une occasion inattendue va lui être offerte d'apprendre l'amour avec une inconnue qui passait par là avec le projet de faire sauter un train allemand. C'est le sous-chef de gare qui devait accomplir cette délicate mission mais, au matin du jour de l'attentat, il est interpellé par ses supérieurs pour avoir décoré les fesses et les cuisses de la télégraphiste de la station avec tous les tampons du bureau. Aussi Milos, maintenant plein de confiance après la nuit passée avec la résistante, se substitue-t-il au fonctionnaire lubrique et, maladroit une dernière fois, saute avec le train. Masa ne saura donc jamais quel homme était devenu son petit ami.
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The Other Bank
George Ovashvili
Géorgie
89′
Tedo a douze ans. Il vit avec sa mère Keto, qui est encore très jeune, dans un modeste abri des alentours de Tbilissi. Tedo et Keto sont des réfugiés d’Abkhazie. La guerre civile leur a tout pris, même leur espoir d’un bonheur futur au sein d’une famille intact. Tedo n’avait que quatre ans lorsqu’ils ont dû fuir l’Abkhazie. Ils ont laissé sur place le père de Tedo qui souffre du coeur et n’aurait pas pu supporter ce voyage harassant. Le garçon est entretemps apprenti dans un garage, Keto travaille comme vendeuse. Tedo glisse en cachette à sa mère la menue monnaie qu’il gagne pour qu’elle n’ait plus besoin de prodiguer ses gentillesses à des étrangers déplaisants. Le garçon souffre beaucoup de ne pas pouvoir contribuer davantage aux dépenses de la maison et il a aussi du mal à accepter le style de vie de sa mère. Lorsqu’il découvre qu’elle a un amant, c’en est trop. Tedo décide de retourner auprès de son père en Abkhazie. Il y trouvera peut-être la solution à tous ses problèmes. Au cours de son voyage, Tedo fait la connaissance de beaucoup de gens et il doit aussi supporter pas mal de déboires. Il n’est pas le bienvenu partout. Mais lorsque son voyage se termine, il s’est enrichi d’une nouvelle prise de conscience. Il sait par exemple que ce n’est pas toujours mieux ailleurs que là où l’on est.
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In the Fog
Sergei Loznitsa
Belarus
123′
Sushenya n’a pas été exécuté avec ses compagnons, accusés de sabotage par l’occupant allemand. La résistance l’accuse alors de collaboration et le condamne à mort, refusant d’envisager l’éventualité d’un guet-apens. Lorsque deux partisans viennent le chercher pour l’exécuter, ils seront effectivement attaqués par la police.. Une mise en scène sobre pour une sublime apologie de ce qui reste de dignité dans l’homme confronté aux tragédies de l’Histoire. Sushenya est un humble cheminot, travaillant aux chemins de fer biélorusses. Le pays est occupé par larmée allemande. Les collègues de Sushenya sabotent les rails, plus par rancœur contre leur chef que par esprit patriotique. Ils seront pris et exécutés. Cependant lofficier allemand épargne Sushenya, lui proposant de collaborer. Celui-ci refuse, non par courage, simplement parce quil ne le pourrait pas. Pour la résistance, sa vie sauve ne peut que venir de sa trahison et elle envoie deux partisans pour lexécuter, ne voulant pas comprendre quil pouvait sagir dun piège. Les trois hommes seront effectivement interceptés par la police au moment fatidique, blessant un des résistants. Au lieu de senfuir, Sushenya prend soin du blessé, alors que le troisième va chercher du secours, quil ne trouvera pas car ils sont perdus dans la forêt immense. Véritable tragédie, au sens le plus classique du terme, Dans la brume nous montre des personnages impuissants à empêcher lenchaînement implacable dun destin décidé par une force immanente. Pour Serguei Loznitsa, le réalisateur, personne ne peut sortir indemne dune guerre qui broie autant les âmes que les chairs. Laction héroïque ne peut se situer que dans lintime. La grandeur du personnage de Sushenya tient justement à la compréhension de ce fait terrible dans sa simplicité: il sait, ou il pressent, quil ne peut échapper à la mort. Il ne lui reste alors quà lutter pour que limage quil laissera derrière lui, à ses enfants et à sa femme, soit celle dun homme digne. Loznitsa magnifie ce combat intérieur par une mise en scène épurée de tout effet inutile: musique absente, présence imposante dune nature indifférente au drame qui sy déroule, filmée avec une précision extraordinaire. Il se dégage alors de chaque plan une beauté transcendante et prodigieuse.
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Une famille respectable
Massoud Bakhshi
Iran
90′
Invité par l’université de Shiraz pour donner un enseignement, Arash se trouve en Iran après plus de 20 ans d’absence. Son retour coïncide avec l’agonie de son père avec qui il avait perdu tout contact. Il se laisse convaincre par son neveu Ahmed de lui rendre une dernière visite. Thriller avec tous les attributs du genre: angoisse, suspens et coup de théâtre. C’est un portrait au vitriol d’une société pour le moins angoissante que nous propose, pour son premier film, Massoud Bakhshi. Le ton est donné dès la première séquence, haletante, oppressante, confuse, de l’enlèvement d’Arash. A Shiraz, il loge chez sa mère qui, elle, vit dans le souvenir de son autre fils, Amir, le frère aîné d’Arash, mort durant la guerre contre l’Irak. La fortune de son père agonisant suscite des convoitises de tous côtés, Arash, seul fils vivant, devenant malgré lui, le centre, puis la victime, d’intrigues sanglantes. Cette atmosphère de film noir, qui prévaut dans Une famille respectable (Yek khanévadéh-e Mohtaram), est dominée par la mémoire pesante de la guerre entre l’Irak et l’Iran, au début des années 80. Le souvenir des «martyrs» est entretenu par le pouvoir alors que les familles pleurent toujours leurs chers disparus. Cependant, la guerre a eu aussi ses profiteurs, dont le père d’Arash. En arrière-fond, nous parviennent les échos de la contestation - et de sa répression. Et cette dernière prend une forme sournoise, car il s’agit aussi d’une lutte sourde pour le pouvoir. Thriller passionnant, Une famille respectable est en plus un document révélateur sur la société iranienne aujourd’hui. Martial Knaebel
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Nabat
Elchin Musaoglu
Azerbaïdjan
106′
Nabat vit avec son mari Iskander dans une maison éloignée du village où elle amène tous les deux jours le lait de leur unique vache. C’est leur seul revenu car Iskander est grabataire. A l’extérieur, c’est le son des canons et des explosions, particulièrement violents la nuit où meurt Iskander. Lorsqu’elle retourne au village, elle trouve complètement déserté. Seule, elle n’a plus pour voisine qu’une louve qui rôde aux alentours. La guerre dont il est question est celle qui opposa l’Azerbaïdjan et l’Arménie pour le Haut-Karabakh où une trêve fut signée en 1994 sous l’égide de la Russie. Nabat débute comme une chronique sociale au traitement minimaliste. Déjà là, c’est beau. Survient la mort d’Iskander dans une atmosphère fantastique. L’enterrement du défunt qui suit sera héroïque, filmé de manière sublime, à vous prendre aux tripes. A partir là, la chronique sociale laisse la place à quelque chose d’une tout autre dimension, de l’ordre de l’allégorie mystique ou prophétique. Le lendemain de l’enterrement, Nabat retourne dans au village qui est totalement désert, abandonné de toute évidence à la hâte. Elle visite chaque maison où elle retrouve le même chaos de choses laissées sur place, un véritable décor de film catastrophe. Les premiers gestes de Nabat paraissent alors étranges, hors de toute logique. Aurait-elle perdu la raison? La lumière se fera dans une conclusion aussi étonnante que le reste du film. Bourré d’allusions subtiles, citant ouvertement Tarkovski, Nabat est une prodigieuse surprise, alliant un brio dans la mise en scène formelle à une éloquence ardente dans son propos.
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Aqui no ha pasado nada
Alejandro Fernández Almendras
Chili
96′
Vicente prend ses vacances dans la maison familiale du bord de mer, après une année d’études à Los Angeles. Il passe son temps à flirter dans des parties arrosées de la jeunesse dorée du coin. Lorsque l’une d’elles se termine tragiquement, Vicente devient un coupable tout trouvé. Tourné dans l’urgence, Aqui no ha pasado nada (qu’on pourrait traduire par: «Circulez, il n’y a rien à voir») relate un fait réel. Celui d’un accident ayant impliqué le fils d’un politicien influent, blanchi par la justice grâce aux relations politiques de son père. L’affaire fit la une des médias chiliens. Almendras décida de s’emparer du sujet pour en faire une critique sociale acide d’une bourgeoisie confortablement assise sur ses privilèges. Pour financer son projet, le réalisateur lança une campagne de dons et les acteurs, ainsi que l’équipe du tournage, mirent leurs émoluments en participation. Cependant, au-delà de cette dénonciation, Aqui no ha pasado nada est aussi intéressant par le traitement qu’il utilise pour décrire une jeunesse qui ressemble à s’y méprendre à celle d’Europe: une jeunesse qui essaie de combattre sa solitude, son ennui et la vacuité de son existence dans des rassemblements où les saouleries sont élevées au rang de happenings. Almendras use alors de focales rapprochées isolant ses protagonistes au milieu de la foule des fêtards. De la même manière, les smartphones et leurs messages courts vides de sens, soulignent encore plus le caractère amputé des relations des protagonistes, accentué par une bande son au caractère punk envahissant. Dénonciation politique, le film essaie surtout de s’adresser aux jeunes, utilisant leurs codes et leurs outils. Martial Knaebel
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Pepe Mujica - El presidente
Heidi Specogna
Allemagne
93′
Ancien combattant de la résistance élu président de l'Uruguay et donnant presque 90% de son salaire pour des projets sociaux : Pepe Mujica, l'une des personnalités les plus charismatiques d'Amérique du Sud, est devenu célèbre en tant que « président le plus pauvre du monde ». Lui qui a passé de nombreuses années en prison pour des raisons politiques, est toujours resté fidèle à ses idéaux. Son train de vie modeste - au lieu du Palais présidentiel, il habite une petite propriété rurale - et sa façon d'agir en dehors du système des conventions, sont le ciment de sa crédibilité auprès de toute la population de son pays. Pepe Mujica défend ses priorités avec humour, intelligence et passion. Son action politique pour une société plus juste rencontre une résonance et un soutien international grandissants. La cinéaste Heidi Specogna et son caméraman Rainer Hoffmann ont rencontré Pepe Mujica et son épouse Lucía Topolansky à de multiples reprises pour les accompagner avec la caméra. De ces moments de rencontres, un film-hommage est né pour brosser le portrait d'une personne extraordinaire qui, à près de 80 ans, a su garder tout son courage, sa contagieuse joie de vivre, son humanité et son espoir de voir des changements se réaliser. « Pepe Mujica - el presidente » est un film optimiste et émouvant, qui donne de la force.
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