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Écologie et changement climatique

La culture et la nature sont élémentaires pour l'être humain.

Centaure (2017)
Aktan Abdykalykow - Arym Kubat
Kirghizistan
89′
Projectionniste dans un village des environs de Bichkek, la capitale du Kirghizistan, Centaur tente de s’opposer à ce qu’il estime être une perte des valeurs morales engendrée par le développement d’une société d’économie libérale. Aktan Arym Kubat propose encore une fois, après Le voleur de lumière, une émouvante élégie, hommage à une culture confrontée à une mutation paraissant irréversible. Centaur vit avec sa jeune femme sourde et muette et leur fils dans un village des en‑virons de Bichkek, la capitale du Kirghizistan. A Nurberdi, son fils, il raconte les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient qu’un, les premiers donnant des ailes aux seconds. Ailleurs dans le village, un mystérieux voleur s’introduit dans les écuries, y volant des chevaux, justement, pour leur rendre leur liberté. Ce geste va au-delà de la compréhension de Karabay, le riche parvenu du coin, pour qui le cheval n’a plus d’autre valeur que marchande... Qu’on ne s’y trompe pas, l’intrigue de Centaur ne tourne pas autour d’une simple opposition entre tradition, forcément bonne, et modernité, forcément mauvaise. Le propos de Arym Kubat est plus subtil, comme le sont sa mise en scène et les parcours de ses protagonistes. Centaur est lui-même projectionniste, il n’est pas fermé à la technique apportée par le progrès, sa femme est russe et Karabay, le nouveau riche, n’est pas insensible au discours de son frère de sang. Le film doit plutôt être pris comme un instantané poétique, évitant les clichés exotiques, traçant le portrait d’une société en pleine mutation, subissant des influences multiples dans une région du monde secouée par la guerre - en Afghanistan tout proche - où un Islam rigoriste tente de s’imposer. Le sérieux du propos n’empêche pourtant pas l’humour de s’immiscer dans le récit, lui donnant une légèreté bienvenue. En fait, Centaur, tourné au Kirghizistan, narrant une histoire caractéristique de la culture et de la situation politique kirghizes, développe une intrigue à la portée universelle menée de main de maître par un réalisateur qui s’impose aussi - encore une fois - comme un acteur de talent. Martial Knaebel
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Grain (2017)
Semih Kaplanoglu
Turquie
128′
Dans un avenir proche, les récoltes permettant de nourrir les populations de villes ultra-protégées dépendent de semences OGM produites par des conglomérats privés. Mais ces graines ont un dramatique problème de reproduction. Pour tenter de le résoudre le professeur Erol Erin veut retrouver le généticien Cemil Akman, dont la thèse avançait une explication à cette énigme et fut pourtant censurée par les autorités. Pour le rencontrer, Erin devra quitter la ville protectrice pour les Terres Mortes. Après avoir remonté le temps avec sa trilogie de Yusuf magistralement conclue avec Bal (Miel, 2010, Ours d’or à Berlin), Semih Kaplanoglu s’aventure cette fois-ci dans le futur. Et, même si nous sommes loin des films catastrophes à la sauce Hollywood, cet avenir n’a rien d’engageant. D’autant plus que Kaplanoglu ne s’éloigne que de très peu de ce que vivent déjà certaines parties du monde. Cela est d’ailleurs si «vrai» que les décors choisis par le réalisateur sont directement filmés de la réalité: la ville en ruine, c’est Detroit. La barrière électrique, c’est celle dont rêvent certains hommes politiques. Cependant, là où le matérialisme occidental cherche des solutions techniques face à la destruction de la planète, Kaplanoglu préfère explorer des voies plus philosophiques. Comme l’avait fait avant lui Andreï Tarkovsky avec son Stalker. Dans ce film aussi, deux hommes pénètrent dans un no man’s land pollué et supposé mortel pour l’homme. C’est cette recherche philosophique - certains diront même mystique en pensant au cinéaste russe - qui intéresse Semih Kaplanoglu, qui guidera ses choix esthétiques. Comme le noir et blanc qui imprime une beauté austère aux images, qui souligne aussi le vide de ces plans larges, déserts de dunes ou de béton. La particule humaine est ainsi un film d’aventure - car de l’action, il y a - où le progrès scientifique est confronté à une barrière techniquement infranchissable, essaie de nous dire Kaplanoglu qui semble chercher une clé dans la philosophie soufie. Une pensée et des images nous semblent alors familières : Nacer Khemir, avec son instituteur dans Les Baliseurs du désert, cherchait lui aussi une réponse parmi les dunes d’une terre hostile. Martial Knaebel
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Le vent tourne (2018)
Bettina Oberli
Suisse
86′
Une ferme dans le Jura, loin de tout. C’est ici que Pauline et Alex ont réalisé leur rêve d’une vie en autarcie, en harmonie avec la nature. Leur projet est soudé par leur amour, leurs idéaux et leur travail. Le couple veut désormais franchir l’étape de l’indépendance totale et produire sa propre électricité. L’arrivée de Samuel, venu installer une éolienne, va profondément troubler Pauline et bouleverser son couple et ses valeurs. La réalisatrice Bettina Oberli s’est fait connaître avec des films comme « Vent du Nord », et avec « Les Mamies ne font pas dans la dentelle » elle a signé l’un des plus grands succès cinématographiques suisses des dernières décennies. Si chacun de ses films est très différent, il y a néanmoins un dénominateur commun dans son travail : la réalisatrice sonde avec justesse la nature humaine. « Le vent tourne », filmé dans les paysages impressionnants du Jura, évoque une histoire universelle sur la fragilité des rêves et sur les responsabilités, individuelles et collectives. Un film poignant, magistralement interprété, aux images fortes, qui ne laissera personne indifférent.
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Fukushima - No Man's Zone (2012)
Toshi Fujiwara
Japon
105′
Fukushima. Un nom célèbre dans le monde entier après le 11 mars 2011, où la côte nord-est de l’île d’Honshu fut secouée par un séisme, puis submergée par un tsunami. C’est aussi la centrale nucléaire qui a subit des dommages équivalents à ceux de Tchernobyl. Quelques mois plus tard, le documentariste japonais Toshi Fujiwara s’est rendu sur place, dans la zone d’exclusion, la No Man’s Zone. Des rues couvertes de gravats, des bateaux échoués loin du rivage... et le silence. L’impact d’un tsunami est bien visible avec ses dégâts spectaculaires. Puis, plus rien. Ou plutôt un panorama champêtre avec un arbre en fleurs majestueux attestant de l’arrivée du printemps. Les suites les plus dramatiques du tsunami sont invisibles. Une voix neutre, où pointe pourtant une certaine émotion, nous en parle. Nous sommes dans la zone d’exclusion de la centrale nucléaire qui a cessé de fonctionner, lâchant dans l’atmosphère une énorme quantité de particules radioactives. Une zone interdite où nous rencontrons des gens qui essaient de sauver leur maison, ou qui simplement refusent de quitter leur foyer pour l’inconnu, organisé par un gouvernement dépassé par l’ampleur de la catastrophe, réagissant sans logique apparente, incapable d’informer correctement les populations, ballottées entre centres de réfugiés et hôtels, qui ne savent pas quand elles pourront retourner chez elles. Fujiwara ne dénonce pas, tel un Stalker - allusion pertinente d’un critique japonais au film de Tarkovski - il nous guide dans les recoins de cette zone interdite. No Man’s Zone nous propose et nous invite ainsi à une réflexion sur notre rapport à l’image et notre dépendance vis-à-vis d’elles.
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