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Suggestion de la semaine

C'eravamo tanto amati (1974)
Ettore Scola
Italie
120′
C'est l'une des plus belles déclarations d'amour au cinéma et c'en est une à l'italianité, à la vie et à l'amour. Nino Manfredi, Vittorio Gassman, Stefano Satta Flores et Stefania Sandrelli jouent les rôles principaux de ce voyage à travers l'histoire italienne du troisième quart du 20e siècle. Des figures telles que Vittorio De Sica, Federico Fellini et Marcello Mastroianni y apparaissent en personne, ces deux derniers pendant le tournage de "La dolce vita" à la Fontaine de Trevi, avec l'inoubliable scène où Anita Ekberg s'y baigne. La perle cinématographique d'Ettore Scola nous raconte le parcours de vie de trois amis dans l'Italie de l'après-guerre et nous montre comment les gens peuvent évoluer avec le temps. Le film mêle l'époque où il a été réalisé à celle de la Résistance pour raconter entre autres, comme un kaléidoscope, l'histoire de la gauche italienne entre utopie et accomodements, et aussi, à travers un des personnages, l'histoire du cinéma italien. "C'eravamo tanto amati" (Nous nous sommes tant aimés) est un film qui s'adresse au cœur et nous rapproche à la fois d'un pays et de ses habitants à travers un récit tangible. Une tragi-comédie enjouée, amusante et élégante qui pondère satonalité amère avec des nuances satiriques. Walter Ruggle
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Cette semaine, les cinémas reouvrent finalement. Regardons une des plus belles déclarations d'amour au cinéma, qu'Ettore Scola a tourné dans la ville éternelle du cinéma, Rome, avec Stefania Sandrelli, Nino Manfredi et Vittorio Gassman. C'est un triple film d'amour et un voyage nostalgique en Italie.
La saveur des Ramen (2018)
Eric Khoo
Singapur
90′
Pour le jeune cuisinier Masato, le ramen n’est pas qu’une soupe. Les odeurs et les arômes sont sa passion, sources de souvenirs qu’il conserve de sa mère morte jeune. Ses parents se sont connus à Singapour et ont ouvert des années plus tard leur propre restaurant à Takasaki au Japon. Après le décès brutal de son père, Masato voyage à Singapour pour un périple culinaire et pour mieux comprendre l’histoire de sa famille. En compagnie de la blogueuse culinaire Miki, il découvre les délices chinois et différents membres de sa famille. Masato et sa grand‐mère, ensemble aux fourneaux, cherchent à guérir leurs blessures intérieures. En cuisinant à quatre mains, ils trouvent la paix. Une soupe préparée avec amour est plus que la somme de ses ingrédients. Originaire de Singapour, Eric Khoo a été en 1997, avec «12 Storeys», le premier réalisateur à présenter au festival de Cannes un film de Singapour. Sa nouvelle œuvre «La Saveur des Ramen» se distingue par ses qualités de cœur et d’humanité et charme tant par sa sensualité que par sa recherche esthétique. Pour Eric Khoo, la nourriture n’est pas seulement un élément important de l’identité culturelle, c’est aussi une force fédératrice qui rassemble les gens. Dans le rôle principal, le célèbre chanteur et acteur japonais Takumi Saito livre une brillante interprétation.
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La vie devrait redevenir plus détendue, et manger au restaurant en fait partie. Joignez-vous à nous pour un voyage culinaire à Singapour, où dans le long métrage "Ramen Shop", le jeune cuisinier Masato nous montre qu'une soupe cuisinée avec amour est plus que la somme de ses ingrédients.
L'éternité et un jour (1998)
Theo Angelopoulos
Grèce
133′
Écrivain renommé, Alexandre retrouve une lettre de sa femme Anna alors qu'il est sur le point de quitter la maison dans laquelle il a toujours vécu. Lui reviennent alors en mémoire des souvenirs, des bonheurs, des moments à côté desquels il pense parfois être passés et qu'il aimerait faire revivre pour l'éternité.
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Le 73e Festival de Cannes serait en route. Le Festival a dû être annulé deux fois pour des raisons financières et en mai 68 en raison des protestations, et maintenant un virus paralyse le rendez-vous principal du cinéma. Nous ouvrons la fenêtre vers le passé et proposons 53 films primés depuis 63 ans sur la Croisette. Par exemple "L'éternité et un jour" de Théo Angelopoulos, la Palme d'or 2012.
Amour (2012)
Michael Haneke
France
127′
Georges et Anne sont octogénaires, ce sont des gens cultivés, professeurs de musique à la retraite. leur fille, également musicienne, vit à l'étranger avec sa famille. Un jour, Anne est victime d'un accident. L'amour qui unit ce couple va être mis à rude épreuve.
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Le 73e Festival de Cannes serait en route. Le Festival a dû être annulé deux fois pour des raisons financières et en mai 68 en raison des protestations, et maintenant un virus paralyse le rendez-vous principal du cinéma. Nous ouvrons la fenêtre vers le passé et proposons 53 films primés depuis 63 ans à la Croisette. Par exemple "Amour", la Palme d'or 2012.
La semaine dernière, on a célébré la libération de l'Europe et cette semaine, le Festival de Cannes aurait dû commencer. Un grand film de notre sélection, primé sur la Croisette en 1982, raconte comment un village italien a vécu la fin du fascisme et combien il est important de vivre en paix. En regardant autour de nous, cela semble plus important que jamais. Un film à regarder en se laissant suprendre.
The Lunchbox (2013)
Ritesh Batra
Inde
105′
Ila veut mettre un peu de piment dans son mariage devenu trop fade à son goût. Elle envoie à son mari une lunchbox remplie de mets particulièrement délicieux. Cette boîte à repas est livrée avec des milliers d'autres dans les bureaux de la ville de Mumbai. Manque de chance, la boîte d'Ila n'atterrit pas au bon endroit, mais sur le bureau du comptable Saajan, un veuf aux allures d'ours mal léché. Quand le mari d'Ila rentre du travail le soir, il ne pipe mot au sujet du repas. Alors, le lendemain, Ila dépose un petit message dans la boîte suivante. Mais celle-ci arrive encore chez Saajan qui écrit une réponse. Ainsi débute un échange épistolaire qui devient bientôt, pour les deux correspondants, le moment le plus précieux, le plus attendu de la journée. Même si Ila et Saajan ne se sont jamais vus, ils se sentent de plus en plus proches... Au cœur de la mégapole indienne de Mumbai, le film «The Lunchbox» raconte l'histoire émouvante de deux âmes solitaires que le destin s'ingénie à rapprocher. Parfois, le bonheur n'attend qu'un hasard pour surgir, et à tout moment la vie peut sortir une nouvelle tournure de son sac à malices, à condition qu'on lui laisse libre cours. Au Festival de Cannes, «The Lunchbox» a fait très forte impression grâce à son histoire attachante et à ses acteurs excellents dans leurs rôles. Un film littéralement enchanteur qui touche le cœur et les sens, et qui nous fait rêver et sourire en sortant du cinéma.
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L'acteur indien Irrfan Kahn est décédé la semaine passée. Pour lui rendre hommage, nous proposons deux films: "Qissa" d'une part et "The Lunchbox", cet "hymne au merveilleux goût de l'affection", comme l'a dit Deutschlandradio. Une comédie sensuelle sur le fait de manger à midi en ouvrant la boîte contenant son repas, ce qui nous manque quand on travaille chez soi.
Tel Aviv on Fire (2018)
Sameh Zoabi
Palestine
97′
Pas évident de tourner une comédie sur un thème aussi chaud que l’occupation de la Palestine. Eh bien, Sameh Zoabi relève le gant et réussit à nous faire rire avec Tel Aviv on Fire. Exercice d’autant plus réussi que le jeune réalisateur n’élude pas la situation politique réelle. Tout au plus adoucit-il les protagonistes. Mais n’est-ce pas là le but de toute comédie? Micmac à Ramallah Nous sommes en 1967, Tala, une jeune activiste palestinienne, est à Paris pour voler des plans d’invasion à un général israélien qu’elle doit séduire et abattre si nécessaire. Telle est l’intrigue d’une sitcom palestinienne qui colle à leurs télévisions les ménagères des deux côtés du mur de séparation. Engagé par son oncle, le producteur, Salam y travaille corrigeant les dialogues en hébreu des acteurs et l’arabe sommaire de la star internationale tenant le rôle principal. Habitant Jérusalem, il doit passer le mur tous les jours. C’est là qu’il a l’idée malencontreuse de tester un dialogue avec une soldate israélienne. Ni une, ni deux, le voici menotté face au commandant lisant un scénario où on parle de bombe ... Un commandant dont la femme, elle aussi, suit la sitcom avec passion. L’officier voit là une bonne occasion d’épater son épouse et de réviser une histoire qu’il juge trop antisioniste. On ne dira plus rien des aventures du pauvre Salam obligé de naviguer à vue au gré des récriminations des uns et des autres. Tel Aviv on Fire est une réussite. Sameh Zoabi arrive à nous faire rire sur un sujet qui, a priori, n’a rien de gai: une situation politique bloquée pour longtemps. Cependant, ce rire n’a rien de moqueur, et encore moins d’humiliant, car il n’évacue pas la réalité de cette région où la vie des Palestiniens est balisée par ces queues aux barrages de l’armée d’occupation, où la méfiance envers l’autre semble insurmontable alors qu’ils aiment tous le même houmous. Au contraire, le réalisateur joue avec cela pour introduire les rebondissements les plus inattendus, ménageant un suspens gratiné quant à savoir comment son héros va se tirer du guêpier dans lequel il s’est mis. Après un final ébouriffant, on est d’accord avec les ménagères des deux bords: vivement la saison 2! Martial Knaebel
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Le mot "Aviv" signifie "printemps". Nous le ressentons tous et toutes d'une manière ou d'une autre et malgré tout. Pourquoi donc ne pas se détendre avec une comédie qui nous fait osciller entre réalité et fantaisie? Ici l'émergence d'un soap populaire et là la vie avec ses embûches. Et ce qui est amusant, c'est de voir comment l'un influence l'autre - jusque dans le quotidien de l'amour.
Markus Raetz (2007)
Iwan Schumacher
Suisse
75′
Dans le monde de l’art, le Suisse Markus Raetz bénéficie d’une renommée internationale. Pour la première fois, l’artiste bernois a autorisé une équipe à pénétrer caméra au poing au sein du travail qu’il accomplit depuis 40 ans. Markus Raetz a un septième sens pour appréhender l’extraordinaire. Ses œuvres stupéfient comme les tours de passe-passe d’un magicien. Elles remettent en question nos habitudes visuelles et nous montrent les choses d’une manière tout à fait différente. Pour parfaire ses surprises visuelles déconcertantes, le plus clairvoyant des artistes suisse sait se servir de techniques, matières et médiums les plus divers. Une grande partie de l’œuvre de Markus Raetz est reliée au mouvement ; des installations et des sculptures modifient leur propre apparence du fait qu’elles se meuvent elles-mêmes ou que l’observateur se déplace autour d’elles. C’est ainsi qu’un homme portant un chapeau devient un lapin, ou qu’un OUI se transforme en NON. Markus Raetz est un homme érudit, plutôt timide, qui parle sans élever la voix et avec humour. Tout en découvrant comment fonctionne son regard très personnel sur le monde, nous apprenons à connaître l’homme qui se cache derrière ces œuvres merveilleuses.
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L'art de Markus Raetz semble léger comme une plume et tendrement exaltant. On regarde, on est étonné et ravi, on se demande ce que nos propres yeux vont évoquer avec son aide. Iwan Schumacher le saisit dans son portrait d'une manière si émouvante que l'on ne veut jamais cesser de regarder et de s'émerveiller et que l'on se rend compte: la perception est la moitié de la vie. Merci, Markus Raetz.
Un amor (2012)
Paula Hernández
Argentine
100′
Lisa surgit dans la vie de Bruno, un scénariste de télévision à succès, après trente ans d'absence. Les souvenirs d'adolescence reviennent, lorsque lui et son meilleur ami, Lalo, tombèrent amoureux de Lisa, venue de nulle part, dans la chaleur étouffante d'un été de vacances dans la province argentine. Dans son troisième film, la jeune réalisatrice Paula Hernandez continue d'explorer, avec une belle subtilité, la psyché de ses personnages et confirme une maîtrise de la mise en scène peu commune. Bruno est un adolescent timide et romantique, tout le contraire de Lalo, expansif et prenant les choses comme elles viennent. Ce qui ne les empêche pas dêtre les meilleurs amis du monde. L'apparition de Lisa, au cours des vacances, n'arrivera pas à détruire cette amitié, bien que les sentiments des deux adolescents pour elle deviennent de plus en plus clairs, comme ceux de la jeune fille d'ailleurs. Lisa disparaîtra comme elle est apparue, sans crier gare. Et trente ans plus tard, la voilà à Buenos Aires, toujours imprévisible, sur le pas de la porte d'un Bruno marié et père de famille. Elle lui propose de contacter Lalo, perdu de vue lui aussi depuis longtemps. Le passé et le présent sentrechoquent, les sentiments, que Bruno croyait enterrés à jamais, remontent à la surface. Lalo, lui, n’avait pas oublié, mais il a du mal à croire à ce retour. Il est un moment de la vie, quand on approche de la cinquantaine, où on réalise que l’on a moins de futur que de passé, où la mémoire est encore douloureuse des regrets de l’adolescence, mais où on peut aussi encore espérer changer le cours des choses. C’est cette crise de la cinquantaine, la prise de conscience de la perte définitive de la jeunesse, que Paula Hernandez met en scène avec une justesse de style étonnante, s’inspirant d’une nouvelle, «Un amor para toda la vida», de l’écrivain poète Sergio Bizzio auteur déjà de nombreux scénarios à succès en Argentine. Les images évoquent superbement le passage du temps - tons plus chaleureux, et grain plus grossier pour les années 70, couleurs plus dures et plus sombres pour le temps présent. Jouant sur les non-dits, évitant les effets faciles, Paula Hernandez s’appuie aussi sur les prestations époustouflantes de ses acteurs, rendant perceptibles en quelques mots, regards ou gestes, le maelstrom des émotions qui les transperce.
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"Un amour pour la vie" est le titre de la nouvelle que la cinéaste argentine Paula Hernández adapte merveilleusement. Lisa revient 30 ans plus tard sur le lieu de ses deux amours d'adolescente, elle qui a fait tourner la tête de Lalo et Bruno. Le passé devient présent dans cette histoire où l'on peut se retrouver, quel que soit notre étape de vie.
303 (2018)
Hans Weingartner
Allemagne
120′
Sur le chemin de Berlin au Portugal dans son camping-car rouillé '303', la jeune étudiante en biologie Jule prend l'auto-stoppeur Jan. Tout en ayant des conversations intenses sur la société, le monde et la nature de l'homme, ils essaient de ne pas tomber amoureux. Hans Weingartner («Die fetten Jahre sind vorbei») lui-même dit: «‹303› est pour ainsi dire le ‹film Anti-Tinder›. Au lieu de 3 secondes de wipe-and-go, le lent rapprochement de deux âmes.»
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On nous dit que nous devrions rester à la maison pour Pâques. Et ça fait sens. Nous pouvons au moins partir avec Jule et son vieux camping-car 303 en direction de l'Espagne. Jan nous rejoindra en route et nous vivrons avec eux une belle expérience significative et divertissante, pour réaliser que les bonnes choses prennent du temps. Qu'est-ce qui compte plus que l'amour?
Stray Dog (1949)
Akira Kurosawa
Japon
122′
Il est encore jeune, l'acteur qui va être connu dans le monde entier avec des chefs-d'œuvre tels que "Rashomon" ou "The Seven Samurai", celui qui va rester l'acteur d'Akira Kurosawa jusqu'à "Doctor Rotbart". Le voici dans un film policier sur fond du récent passé de la guerre japonaise, un passé de loin pas encore digéré dont parlent de nombreux personnages, qu'ils soient féminins ou masculins. «Stray Dog» (Chien enragé) se déroule à Tokyo pendant l'été étouffant de 1949. Dans un bus bondé, le tout jeune et totalement inexpérimenté inspecteur Murakami (Toshiro Mifune) se fait voler dans la poche de sa veste son arme de service chargée. Murakami est hors de lui. Il craint les pires conséquences sur sa carrière naissante. Avec son collègue Sato du service des vols, il part à la recherche du malfaiteur. Ce qui nous emmène dans la vie quotidienne du Japon de l'après-guerre, tandis que Murakami accumule les expériences et que Sato, le vieux renard, lui apprend comment garder son calme. Même des femmes impliquées dans ce qui s'est passé le traitent comme un blanc-bec. Une saisissante étude de milieu avec laquelle le maître Akira Kurosawa fait ses preuves dans le film de genre et nous montre de quoi il est capable en matière de narration, d'atmosphère et d'image. Walter Ruggle
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Le 1er avril, Toshiro Mifune fêterait son 100e anniversaire. Il était la star d'Akira Kurosawa, qui aurait à son tour eu 110 ans le 23 mars. Fêtons cela, profitons de notre belle sélection de films du magnifique duo et commençons avec ce thriller éblouissant dans le style du Film Noir avec le jeune Mifune dans le rôle d'un inspecteur inexpérimenté.
C'est quoi le bonheur de la vie? Fernando Pérez a envoyé trois personnages à Cuba à la recherche de leur bonheur. Son film a rendu le grimpeur suisse Daniel Anker si heureux qu'il a donné le nom du film à une nouvelle voie sur la face nord de l'Eiger, en 1999.
Le moment redouté est arrivé: les cinémas sont fermés. En hommage à nos voisins/es d'Italie, nous vous recommandons le joyeux road movie d'une amitié féminine touchante et pleine d'énergie. Nous en avons tous et toutes besoin en ce moment. Thelma et Louise vous saluent.
Beaucoup préfèrent rester à la maison ces jours-ci. Nous espérons tous que les nuages s'en iront bientôt. Toutefois, le virus nous montre qu'on peut aussi réaliser un rêve là où l'on vit, comme la serveuse du «Dubrovnik» à Helsinki et le conducteur de tram qui tire la mauvaise carte. Local au lieu de global: avec Aki Kaurismäki, c'est plus qu'un plaisir tranquille.
Un homme intègre (2017)
Mohammad Rasoulof
Iran
118′
Reza et sa femme se sont installés en province, espérant échapper à la corruption de la capitale. Lui a créé une pisciculture, elle enseigne. Las, une compagnie convoite le terrain où se situe leur ferme. Mais Reza refuse toujours la compromission, seul face à tout un système. Le récit de Mohammad Rasoulof est, lui aussi, sans concession qui nous plonge dans un thriller politique à portée universelle. Mohammad Rasoulof n’attend pas, dès les premières images, on perçoit quelle sera l’intrigue. Reza, en face d’une banque, est avec un des employés lui expliquant comment contourner les règles et ne pas rembourser ses dettes. On imagine le courage qu’il a fallu à toute l’équipe de tournage - techniciens et acteurs y compris - pour se lancer dans la réalisation d’un tel brûlot politique. Car dans Un homme intègre, on appelle un chat un chat. La corruption qui gangrène quasiment toute la population de cette province y est décrite sans ambiguïté aucune. Ce franc-parler a l’immense mérite de rendre l’intrigue fluide et intelligible même pour un public qui ne serait pas au fait de la politique iranienne. Cependant, Rasoulof ne se contente pas de ce constat politico-social. Ses personnages sont faits de chair et de sang, ils ne peuvent pas être simplement tout d’une pièce. Comment peuvent-ils réagir et se défendre face aux attaques multiples auxquelles ils font face? Les drames intimes se mêlent alors aux conflits économiques. Voici alors une autre qualité qui fait de Un homme intègre un vrai film à suspens où les protagonistes se démènent pour survivre. Le récit est porté par une image très naturaliste, une bande son ultra-minimaliste qui ne garde que les bruits de la nature qui laissent au spectateur le temps de se concentrer sur l’intrigue elle-même. Il ne fait aucun doute que le film est destiné avant tout au public de son pays. Profondément enraciné dans la vie iranienne, le film développe pourtant une réflexion plus universelle : jusqu’à quel point un homme peut-il conserver son intégrité en luttant contre un système corrompu? Martial Knaebel
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Mohammad Rasoulof a remporté l'Ours d'or à Berlin pour «There Is No Evil». Nous vous recommandons son précédent film sur la corruption, qu'il a également dû tourner clandestinement. La liberté est un mot étranger en Iran. Le cinéma indépendant qui prend des libertés est d'autant plus convaincant.
«Undine», le nouveau film de Christian Petzold, a été présenté à la Berlinale. En 2012, il nous a invités avec «Barbara» et la grande actrice Nina Hoss à revisiter l'Allemagne divisée. Prix de la meilleure réalisation.
La teta asustada (2009)
Claudia Llosa
Pérou
94′
A la mort de sa mère, la jeune et belle Fausta se retrouve seule pour affronter les peurs qui lui ont été léguées d’un passé de guerre civile dans les Andes, théâtre d’une lutte sanguinaire de l’armée et la police péruviennes contre la guérilla du Sentier lumineux. Pour répondre au vœu de sa mère d’être enterrée dans son village, Fausta doit trouver rapidement de l’argent permettant de payer le voyage et le cercueil car son oncle ne veut pas d’un cadavre dans la maison au moment des noces de sa propre fille sur le point de se marier. Après le succès de son premier film, Madeinusa, la jeune réalisatrice péruvienne Claudia Llosa reprend les éléments fantastiques de croyances populaires pour nous livrer une parabole émouvante par la modestie apparente d’une mise en scène, pourtant toute en finesse, qui lui valut l’Ours d’Or de la 59e Berlinale. ******************** Les indiens sont toujours là Claudia Llosa a su trouver le ton juste, dans une mise en scène foisonnante de trouvail-les, qui ne cessent de nous surprendre tout au long des 100 minutes que dure son film. En refusant de sombrer dans un pathétique convenu, la réalisatrice joue, au contraire, sur les oppositions de caractères ou le regard décalé. Elle ne lâche rien pourtant sur l’âpreté des situations, sur la tragédie vécue par la jeune héroïne, sur la dureté des rapports sociaux et de la vie de ces laissés pour compte de la société péruvienne. Car ce film reflète bien ce qu’est le Pérou d’aujourd’hui, où une riche minorité continue d’accaparer, où les Indiens sont toujours méprisés et exploités, au mieux oubliés. Et pourtant, ce deuxième film, qui est un miracle d’équilibres audacieux, va bien au-delà de la simple dénonciation sociale. Les échappées scénaristiques y prennent, à chaque fois, le spectateur à contre-pied, naviguant sur la poésie des émotions, jouant du physique de ses personnages - en particulier d’une Magaly Solier imposante dans sa façon d’exprimer, ou plutôt de réprimer, les états d’âmes de Fausta. A l’image de sa façon de chantonner, psalmodier, la chanson que lui a apprise sa mère, d’une voix rauque, rugueuse, dont la mélodie faussement monotone finit par vous prendre aux tripes. Paradoxalement, ce drame, avant tout intérieur, nous paraît ainsi très « physique ». Un sentiment encore accentué par des dialogues presque monosyllabiques, qui prennent parfois la forme de coups de poing, pour rappeler les personnages à leur réalité. Bref, La teta asustada est une véritable œuvre de cinéma dont le souffle nous remue et nous interpelle et dont le style effronté ne peut qu’enchanter le cinéphile. Martial Knaebel
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Il y a onze ans, grâce à la Péruvienne Claudia Llosa, une réalisatrice remportait enfin l'Or à la Berlinale, qui est l'un des trois plus grands festivals du monde. Ce fut aussi le premier Ours d'Or pour l'Amérique latine hispanophone.
«La tragédie de ma mère n'a pas donné lieu à un film sur la maladie, mais à un film d'amour rempli de gaieté mélancolique», écrit le cinéaste David Sieveking. Et il a raison. Un film profondément émouvant et en même temps si gai sur la vie, la famille et l'amour face à la démence.
Elena Ferrante et sa saga napolitaine sont cultes. Dès son premier roman «L’amore molesto», elle a convaincu le public avec l'histoire d'une fille et de sa mère qui fascine toujours, 25 ans plus tard, dans l'adaptation cinématographique de Mario Martone.
Pepe Mujica - El presidente (2014)
Heidi Specogna
Allemagne
93′
Ancien combattant de la résistance élu président de l'Uruguay et donnant presque 90% de son salaire pour des projets sociaux : Pepe Mujica, l'une des personnalités les plus charismatiques d'Amérique du Sud, est devenu célèbre en tant que « président le plus pauvre du monde ». Lui qui a passé de nombreuses années en prison pour des raisons politiques, est toujours resté fidèle à ses idéaux. Son train de vie modeste - au lieu du Palais présidentiel, il habite une petite propriété rurale - et sa façon d'agir en dehors du système des conventions, sont le ciment de sa crédibilité auprès de toute la population de son pays. Pepe Mujica défend ses priorités avec humour, intelligence et passion. Son action politique pour une société plus juste rencontre une résonance et un soutien international grandissants. La cinéaste Heidi Specogna et son caméraman Rainer Hoffmann ont rencontré Pepe Mujica et son épouse Lucía Topolansky à de multiples reprises pour les accompagner avec la caméra. De ces moments de rencontres, un film-hommage est né pour brosser le portrait d'une personne extraordinaire qui, à près de 80 ans, a su garder tout son courage, sa contagieuse joie de vivre, son humanité et son espoir de voir des changements se réaliser. « Pepe Mujica - el presidente » est un film optimiste et émouvant, qui donne de la force.
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Les Journées de Soleure ont consacré leur «Rencontre» à la cinéaste Heidi Specogna. Nous vous recommandons l'un de ses excellents portraits: celui du combattant uruguayen pour la liberté et plus tard président, José Pepe Mujica. Où y a-t-il aujourd'hui des politiciens comme lui, qui pensent aux gens et pas à eux-mêmes?
The Death And Life of Otto Bloom (2016)
Cris Jones
Australie
83′
Qui est donc cet Otto Bloom surgi de nulle part, qui possède une mémoire du futur et n’en a aucune du passé? Est-il un extraterrestre, ou un charlatan? Un homme malade ou un génie? A partir de cette trame fantastique, le réalisateur Cris Jones nous propose une réflexion sur la relativité du temps et des choses, illustrée par une émouvante histoire d’amour. Cris Jones, voici un nom qu’il faudra retenir. Pour son tout premier film, après à peine deux courts métrages, ce jeune réalisateur australien y est allé au culot. En effet, plutôt que de chercher les effets spéciaux, du côté fantastique et extraordinaire de l’intrigue, Cris Jones choisit le faux documentaire pour insister sur l’aspect humain de l’aventure et du personnage-titre du film. Celui-ci est donc structuré autour d’interviews de personnages, s’adressant directement à la caméra et aux spectateurs, qui vont essayer de cerner Otto Bloom, de raconter son histoire et tenter de percer son mystère. Ces séquences neutres sont illustrées par une série d’images d’archives - fausses, bien entendu, mais plus vraies que nature - et de coupures de presse (tout aussi fausses) des quotidiens les plus prestigieux de la planète, se posant tous la même question: cet Otto Bloom est-il un phénomène ou un imposteur? Questions auxquelles des universitaires, un policier, tentent en vain de répondre face à la caméra.Décrit tel quel, The Death and Life of Otto Bloom pourrait donner l’idée d’un objet froid et austère. On en est loin, grâce à celle qui se trouve être au centre de cette histoire étrange, Ada, le grand amour d’Otto Bloom, celle aussi qui l’a examiné en premier - elle est neurologiste. Mais comment peut-on aimer lorsque la mémoire du passé n’existe pas? Ada, âgée, vit avec sa mémoire des moments heureux passés avec un homme qui les oubliait l’instant d’après. Et c’est une deuxième idée de génie de Cris Jones: point d’artifices et de maquillage ridicule pour exprimer le vieillissement d’Ada: Ada au passé est incarnée par la propre fille de l’actrice Rachel Ward, qui joue Ada au présent. Matilda Bloom est tout aussi émouvante et formidable que sa mère. The Death and Life of Otto Bloom, une très belle histoire sur les mystères de l’amour. Martial Knaebel
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L'Australie vient de nous montrer une triste conséquence du changement climatique, et voici que le tennis est à l'ordre du jour. L'Australie propose également du cinéma. Par exemple cette histoire folle dans laquelle un homme vit le temps à l'envers. C'est raconté de façon faussement réaliste, divertissante et stimulante pour le cerveau. Le temps, c'est quoi ?
Les Journées de Soleure vont bientôt commencer. C'est le moment de regarder un classique fraîchement restauré et toujours fascinant. On y suit six personnages et la vie qui va. Pio Corradi a filmé avec sensibilité, Matthias von Gunten et Bernhard Lehner en ont fait un montage raffiné. L'image d'une époque.
Le détroit d'Hormus est actuellement souvent mentionné. C'est la porte d'entrée du Golfe Persique, sur laquelle se trouve l'île de Qeschm, où se déroule l'un des films iraniens les plus fous, une fantastique ruée d'images avec un détective censé résoudre le suicide d'un exilé. De façon ludique, des événements mystérieux sont reconstitués et des inventions sont mises en scène, de sorte qu'à la fin, comme dans la vie réelle, on se demande: Qu'est-ce qui est vrai et pourquoi ?
The Party (2017)
Sally Potter
Royaume-Uni
71′
Janet s’est battue pour arriver au top: elle est nommée Ministre de la santé. Un succès qui mérite une fête, avec son mari Bill et ses amis les plus proches. À peine les invités sont-ils tous arrivés que Bill dévoile deux secrets très bien gardés jusqu’ici. Ce déballage bouleverse sérieusement l’existence de Janet et bien d’autres choses encore. La petite fête connaît bientôt quelques dérapages incontrôlés. Amours, amitiés, convictions politiques, projets de vie – tout vole en éclats. Sous la lisse surface cultivée aux valeurs d’une gauche libérale, colères et furies grondent, et dans les échanges d’amabilités acerbes, on n’hésite pas à sortir l’artillerie lourde – littéralement… Le post-féminisme, l’ésotérisme, le système de santé publique, la virilité – rien n’est à l’abri du regard caustique de Sally Potter qui manie avec bonheur un humour précis et implacable. Au cours de leur fête, Janet, Bill et leurs invités n’ont cure de sauver les apparences, une vérité après l’autre fuse, faisant des ravages. Le film « The Party » de Sally Potter est un feu d’artifices cinématographique, servi par des dialogues endiablés et une brochette d’interprètes au sommet de leur art, dont Kristin Scott Thomas, Bruno Ganz et Timothy Spall.
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Même si la raison de la fête de Sally Potter n'est pas le tournant de l'année: pour ses personnages, elle signifie un nouveau départ. C'est le succès politique de Janet qui est célébré, Bill met les disques et en tant qu'invité Gottfried nous pouvons apprécier encore une fois Bruno Ganz. - Filmingo souhaite une année stimulante et garantit de continuer avec sa sélection de films soignée.
Herencia (2001)
Paula Hernández
Argentine
92′
Peter arrive à Buenos Aires, venant d’Allemagne. Il espère retrouver une jeune femme avec laquelle il a eu une aventure, mais il fera la connaissance de Olinda, tenancière d’un petit restaurant de quartier qui était elle-même venue en Argentine retrouver son grand amour. Paula Hernández (Un amor) démontrait déjà dans ce premier film son talent de conteuse de l’amour et de créatrice d’ambiances chaleureuses. Une découverte tardive d’une belle histoire d’amour. Le jeune allemand qui arrive à Buenos Aires est à la recherche d’une jeune femme qu’il ne trouve pas. Il persuade une tenancière de gargote d’âge mûr et légèrement caractérielle de lui prêter le comptoir pour y dormir. Elle est d’origine italienne, et son amitié avec le jeune homme permettra de faire ressurgir des désirs de retour, alors que lui, déçu dans sa recherche, préférera au contraire rester. Les personnages secondaires sont les clients, un homme qui est amoureux de la patronne et dessine tous les jours ce qu’il voit sur la nappe en papier; une jeune femme qui se dispute avec son amoureux et finit par trouver le jeune Allemand bien sympathique et exotique, moins macho que son beau brun. Herencia (Héritage) est un film extrèmement sympathique, qui dessine avec une grande tendresse et sensibilité des gens ordinaires, avec leurs doutes et leurs tristesses et la vie d’un quartier de Buenos Aires. Tout est filmé de façon classique, mais en gardant les atouts pour le moment propice, afin de réserver de belles surprises. Les effets de la nostalgie et de l’exil volontaire sont bien vus et on s’y laisse prendre avec plaisir.
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Une petite perle argentine pour les fêtes, un film qui tourne doucement autour des relations humaines et du fait qu'il existe différentes formes de familles et de lieux où l'on peut être chez soi. Olinda est arrivée par amour d'Italie à Buenos Aires. Elle y dirige un bistrot depuis des années et continue à y préparer des plats italiens.
Noël s'approche. D'une part, c'est le temps idéal pour des cadeaux comme un abonnement filmingo (un conseil pour les cinéphiles) et d'autre part, vous pouvez vous détendre un peu pour être prêt à la fête. Par exemple avec une comédie d'amour dans laquelle un mec s'obstine et remarque un jour qu'il fuit et perd du sable.
Nostalgia de la luz (2010)
Patricio Guzmán
Chili
90′
Au Chili, à 3000 mètres d’altitude, les astronomes du monde se rassemblent dans le désert d’Atacama pour observer les étoiles. Car la transparence du ciel est telle qu’elle permet de regarder jusqu’aux confins de l’univers. C’est aussi un lieu où la sécheresse du sol conserve intacts les restes humains: ceux des momies, des explorateurs et des mineurs. Mais aussi ceux des prisonniers de la dictature, que certaines femmes continuent de rechercher. Le désert d’Atacama Le désert est un immense espace hors du temps, fait de sel et de vents. Une parcelle de la planète Mars sur la planète Terre. Tout y est immobile. Pourtant, cette étendue est remplie de traces mystérieuses. Quelques villages vieux de deux mille ans sont toujours là. Les trains abandonnés dans les sables par les mineurs du 19e siècle n’ont pas bougé. Partout, il y a des ossements. Il y a aussi de gigantesques coupoles qui ressemblent à des vaisseaux spatiaux échoués et dans lesquelles vivent les astronomes. A la nuit tombée, la Voie Lactée est si lumineuse qu’elle projette des ombres sur le sol. Le présent invisible Pour un astronome, le seul temps réel est celui qui vient du passé. La lumière des étoiles met des centaines de milliers d’années à parvenir jusqu’à nous. C’est pourquoi les astronomes regardent toujours en arrière. Vers le passé. Il en est de même pour les historiens, les archéologues, les géologues, les paléontologues et les femmes qui cherchent leurs disparus. Tous ont un point commun: ils observent le passé pour mieux saisir le temps présent et futur. Face à l’incertitude de l’avenir, seul le passé peut nous éclairer. La mémoire invisible La mémoire assure nos vies, tout comme la chaleur de la lumière solaire. L’être humain ne serait rien sans mémoire -un objet sans palpitations - sans commencement et sans avenir. Après 18 ans de dictature, le Chili connaît de nouveau la démocratie. Mais à quel prix... Beaucoup ont perdu leurs amis, leurs parents, leur maison, leur école, leur université. Et d’autres ont perdu la mémoire, peut-être pour toujours. Patricio Guzmán
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La troisième partie de la trilogie de Patricio Guzmán sur ce qu'on appelle «Heimat» est à l'affiche. Sur la plateforme filmingo vous pouvez rattraper la deuxième et la première partie ou les revoir. Peu de films ont lié de manière aussi lucide et stimulante l'infinité de l'univers à la finitude de l'action humaine que "Nostalgie de la lumière".
God Exists, Her Name Is Petrunya (2019)
Teona Strugar Mitevska
Macédoine du Nord
100′
Une jeune femme dans la trentaine s’immisce dans une célébration de l’Epiphanie jusque là exclusivement masculine. Ce «sacrilège» secoue la petite bourgade macédonienne où vit l’héroïne Petrunya. Comédie mordante et narquoise, Dieu existe, son nom est Petrunya nous plonge dans une société patriarcale et phallocrate, mais finalement impuissante pour peu qu’on lui résiste. Qui est le loup, qui est l’agneau? Petrunya a la trentaine, vit toujours chez ses parents et n’a toujours pas trouvé de travail. Au retour d’un x-ième entretien d’embauche qui, en plus d’être infructueux, fut humiliant pour la jeune femme, Petrunya croise la procession de l’Epiphanie et la suit jusqu’à la rivière où le prêtre jette une croix en bois que les jeunes gens du village vont chercher à récupérer en affrontant les flots glacés. Dans un geste spontané et irréfléchi, la jeune femme se jette à l’eau, elle aussi, et récupère la croix la première. Scandale chez les jeunes hommes frustrés qui veulent récupérer leur dû. Petrunya s’enfuit sous les quolibets et les menaces pour se réfugier chez elle. Pour le prêtre, non plus, elle n’avait pas le droit de participer à la cérémonie. Il fait appel à la police pour récupérer ce qu’il considère comme son bien. Dieu existe, son nom est Petrunya est d’abord le portrait d’une femme qui se révèle à nous et à elle-même. Entre la chipie paresseuse, réfugiée sous les draps, du début et la jeune femme à la fin, il y a un univers. Zorica Nusheva nous fait vivre, avec un talent phénoménal, cette évolution de Petrunya. Ou plutôt cette révélation, petit à petit, d’une femme éduquée, plus sûre d’elle-même à mesure qu’elle voit la faiblesse des représentants du sexe fort. La fable du loup déguisé en agneau est ici carrément inversée: Petrunya se dit l’agneau déguisé en loup... Mais le film, à un niveau plus général, est aussi une satire d’une société qui se voudrait moderne, mais qui n’arrive pas à se défaire d’oripeaux d’un autre âge. Une société où, d’ailleurs, l’histoire semble être juste utile à perpétuer des légendes. Pour mettre tout cela en scène, la réalisatrice Teona Strugar Mitevska use d’un ton humoristique qui ne déplairait pas à Ken Loach, entre ironie vis-à-vis des structures et empathie pour ses personnages. Martial Knaebel
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Le film de Teona Strugar Mitevska avait déjà fait sensation à la Berlinale et voici que le 27 novembre, le Parlement européen lui a décerné le Prix LUX du meilleur film de l'année 2019, en se réjouissant qu'en Macédoine du Nord, une femme fasse comprendre aux hommes à quel point la religion et la politique ont cimenté les modèles de genre.
Bruno Manser (1954-2000), ethnologue et militant écologiste, est redevenu d'actualité car une partie de son histoire est racontée dans un film de fiction actuellement à l'affiche. On peut voir chez nous le vrai Bruno Manser dans l'approche prudente qu'en a fait Christoph Kühn en 2017 avec des enregistrements originaux d'images et de sons.
Longing (2017)
Savi Gabizon
Israël
104′
Ariel, célibataire déjà grisonnant et économiquement à l’aise, retrouve Ronit, un amour du temps où ils étaient étudiants, il y a vingt ans. Elle lui annonce en larmes qu’elle était enceinte lorsqu’elle l’a quitté, sachant qu’il ne voulait pas d’enfant. D’autres «bombes» seront lâchées au cours de cette comédie à l’humour aussi noir que le ton est feutré. Savi Gabizon est un habitué du box-office dans son pays et son dernier film Longing, qu’on peut traduire par «désir», semble bien parti pour suivre la même voie du succès, ayant déjà conquis les faveurs des publics des festivals de Venise (dans la section Giornati degli autori) et de Jérusalem. De fait, le film est une véritable perle de mise en scène où l’auteur se joue de tous les codes de la comédie et du drame tout à la fois, où rien ne va se passer comme on s’y attendrait. Chaque épisode réserve au spectateur son lot de développements inattendus quoique très logiques si on se laisse prendre par ce regard décalé qui use de l’absurde avec finesse. Ariel, donc, apprend qu’il est le père d’un garçon qui a maintenant vingt ans. Son premier réflexe est de prendre rendez-vous avec son avocat. Cependant, dans la foulée, son ex Ronit lui annonce que son fils vient de mourir dans un accident de voiture... À partir de là, Savi Gabizon va nous mener de situations improbables en circonstances surréalistes, voire fantasmagoriques. Étonnamment, cela fonctionne grâce à une mise en scène épurée - on ne voit quasiment que les protagonistes dans des rues désertes et des appartements impersonnels - où chaque geste, chaque dialogue, est filmé avec une concision remarquable. Où, pourtant, on assiste à quelques retournements - parfois carrément plusieurs dans un même plan - qui ne laissent pas souffler le spectateur. Cette mécanique si fluide serait vaine si elle n’évoquait, sans avoir l’air d’y toucher, des sujets bien réels et concrets, et à portée universelle, tels que les relations parents-enfants, ou notre attitude face à la mort - la nôtre ou celle de proches. Longing, c’est du Woody Allen accommodé à la sauce Altman. Martial Knaebel
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La Journée internationale de l'homme est célébrée le 19 novembre depuis 20 ans. Nous aimerions vous recommander un long métrage à l'humour réfléchi dans lequel un homme d'une cinquantaine apprend qu'il est père d'un fils depuis près de 20 ans. Mais il doit créer lui-même l'image de son fils. Sur les traces de l'homme.
Hirokazu Kore-eda est l'un des réalisateurs les plus importants du Japon. Ses films mettent l'accent sur les enfants et sur ce qui constitue une famille. Pour la comédie "Shoplifters", il a reçu la Palme d'or à Cannes et une nomination aux Oscars à L.A.. Chez nous vous pouvez regarder le film et en plus les œuvres antérieures du maître sensible.
Santiago, Italia (2018)
Nanni Moretti
Italie
80′
Après le coup d'État militaire du général Pinochet de septembre 1973, l'ambassade d'Italie à Santiago (Chili) a accueilli des centaines de demandeurs d'asile. À travers des témoignages, le documentaire de Nanni Moretti raconte cette période durant laquelle de nombreuses vies ont pu être sauvées grâce à quelques diplomates italiens.
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Le Chili et sa capitale Santiago font la une des journaux. Plus d'un million de personnes ont manifesté contre le gouvernement néolibéral. Le peuple chilien sait ce que cela signifie de vivre sous une dictature; il ne veut pas y retourner. Dans son film, Nanni Moretti examine une période de l'Histoire d'un point de vue italien. Cela fut une époque dans laquelle la solidarité jouait un rôle fondamental.
Das schweigende Klassenzimmer (2018)
Lars Kraume
Allemagne
111′
Allemagne de l'est, 1956. Kurt, Theo et Lena ont 18 ans et s'apprêtent à passer le bac. Avec leurs camarades, ils décident de faire une minute de silence en classe, en hommage aux révolutionnaires hongrois durement réprimés par l'armée soviétique. Cette minute de silence devient une affaire d'Etat. Elle fera basculer leurs vies. Face à un gouvernement est-allemand déterminé à identifier et punir les responsables, les 19 élèves de Stalinstadt devront affronter toutes les menaces et rester solidaires.
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Il y a 30 ans le monde célebrait à l'Est et à l'Ouest: le mur de Berlin est tombé et en même temps le système qui l'avait construit. Même avant la construction du mur, la RDA comptait déjà sur l'attrition. Lars Krumme raconte l'histoire de la vie des jeunes en 1956.
Dersu Uzala (1975)
Akira Kurosawa
Japon
136′
Une nuit de 1902, alors qu’il bivouaque avec quelques soldats lors d’une expédition dans la région de l’Oussouri, le capitaine russe Vladimir Arseniev, grand explorateur de l’Extrême-Orient, voit arriver un petit homme trapu, Dersou Ouzala, habile chasseur d’origine mongole et familier de la région. Les deux hommes sympathisent immédiatement et Dersou accepte de servir de guide à l’expédition bientôt soumise à de terribles obstacles tels que le froid, la fatigue et la faim. Cinq ans plus tard, les deux hommes se retrouvent pour un nouveau périple. «Dodeskaden (1970), le précédent film du réalisateur japonais, fut un échec commercial. Ostracisé par les producteurs, malade, suicidaire, Akira Kurosawa s’enferma dans un long silence qu’il ne rompit qu’après avoir accepté la proposition de tourner en Russie. Kurosawa, féru de culture russe, se souvint alors de sa lecture des mémoires de l’écrivain et explorateur Vladimir Arseniev (Derzu Uzala, 1907, Dans la contrée de l’Oussouri, 1921), par ailleurs très appréciés par Maxime Gorki. L’humanisme généreux de Kurosawa avait été frappé par les qualités morales qui faisaient du chasseur mongol un vieux sage, ainsi que par la très forte amitié qui soudait deux hommes a priori très différents. Ayant obtenu carte blanche de la part des producteurs, le cinéaste put tourner sur les lieux mêmes explorés par Arseniev et donner ainsi le souffle nécessaire à la beauté de son sujet.» (CNDP)
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C'est le temps du vert, la couleur de l'espoir. Partons pour un voyage à la taïga dans l'un des plus beaux films sur la nature qui soit. Il est basé sur la vraie rencontre d'un géomètre avec le nomade Dersu Uzala. Akira Kurosawa l'a tourné en conscience «que l'homme a oublié qu'il fait partie de la nature».
L'autrichien Peter Handke vient de recevoir le prix Nobel de littérature 2019. Il a entre autres écrit des livres qui sont devenus des films mémorables. Si vous souhaitez découvrir l'œuvre et le personnage de Handke dans un portrait personnel, regardez le film de Corinna Belz.
Demain! Les élections sont proches, le moment d'une sensibilisation sur ce qui pourrait arriver, si on le décidait. La situation est déjà grave, pourquoi ne pas la regarder d'une manière plaisante comme l'ont dans leur documentaire la comédienne Mélanie Laurent et l'activiste Cyril Dion. La nature et avec elle l'humain peuvent améliorer leur état de santé, le monde est plein d'idées. Le duo a créé un merveilleux voyage cinématographique à travers des thèmes importants de notre époque.
L'été touche à sa fin, les températures automnales sont à l'ordre du jour et la saison principale de film à l'horizon. Cette semaine, nous revenons encore une fois sur un été, celui de 1993 en Espagne, où Frida, six ans, de Barcelone, est amenée à la campagne. Un film sur l'enfance, sensible et d'une belle atmosphère.
Les oiseaux de passage - Pájaros de verano (2018)
Ciro Guerra, Cristina Gallego
Colombie
125′
Rapayet veut épouser Zaida, mais Ursula, la mère, se méfie du prétendant et exige une dot qu’elle pense au-delà de ses possibilités. Le jeune homme trouvera pourtant un moyen et c’est ainsi que débutera le trafic de drogues en Colombie. Ciro Guerra et Cristina Gallego insèrent une action «à la Coppola» dans un contexte historique et culturel étrange et palpitant. Ursula est la Marraine Nous sommes dans les années 70 et c’est la fête dans le clan wayúu qui célèbre l’entrée dans l’âge adulte de Zaida. Rapayet profite de la danse traditionnelle pour demander la main de la belle. Ursula, la mère, est méfiante car la famille du jeune homme est pauvre. Elle exige alors une dot au-delà des moyens du prétendant. Celui-ci ne renonce pas et profite du passage de jeunes États-uniens pour leur vendre une cargaison de marijuana. La richesse s’installe alors dans ce groupe ethnique oublié du développement de la Colombie. Richesse qui suscitera jalousie et guerres de clans. On se souvient de la force d’évocation de El abrazo de la serpiente, où l’intrusion des Blancs et missionnaires détruisit le fragile équilibre entre nature et population indigène. S’il change de décor, quittant la forêt luxuriante pour une zone aride et quasi-désertique, Ciro Guerra ne renonce pas à la théâtralité d’une mise en scène épurée qui donne aux personnages toute leur dimension tragique. Bien sûr, Le Parrain de Coppola vient immédiatement à l’esprit lorsqu’on admire la présence de Carmiña Martinez campant une Ursula, sorte de Doña Corleone wayúu. Par ailleurs, le chef opérateur David Gallego filme magnifiquement ces paysages de western au point qu’on se surprend à attendre une musique de Ennio Morricone. On ne peut toutefois oublier le caractère avant tout latino-américain du film et l’apparition des Peace Corps évoquerait plutôt Le sang du condor, du Bolivien Jorge Sanjines, où ces jeunes gens stérilisaient en douce les femmes des communautés indiennes. Ici, les oiseaux de passage pourraient bien être ces petits avions atterissant pour repartir avec leur cargaison d’herbe. Voici ce qui fait la force des films de Ciro Guerra et Cristina Gallego: une intrigue passionnante évoquant un contexte historique très bien dessiné. Martial Knaebel
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Le Festival de Zurich consacre un focus à la Colombie, Ciro Guerra est membre du jury. Avec «Les oiseaux de passage», il a captivé le public de la Piazza de Locarno en 2018. Il dépeint, dans les années 70, une famille Wayúu qui se retrouve dans le trafic de drogue. Un récit à couper le souffle, une mise en scène saisissante, une excellente interprétation et des images grandioses.
Le 23 septembre est l'anniversaire de la mort du poète chilien et prix Nobel Pablo Neruda. Le cinéaste Pablo Larraín, qui vient de s'illustrer avec EMA au Festival de Venise, a ici réinventé la vie de l'artiste, qui était aussi politiquement engagé. Il éclaire sa personnalité pour ceux qui le connaissent déjà et donne envie aux autres de le découvrir.
Le Musée Rietberg à Zurich consacre une exposition au miroir. Le film le plus personnel du Russe Andrei Tarkovski en fait partie. Une œuvre complexe d'une grande beauté dans sa composition, entrelacée comme nos souvenirs, palpant et visualisant le passé, cherchant comme la vie. Disponible sur filmingo avec d'autres œuvres du Russe, en version restaurée, intégrale et originale.
A Venise le Festival du film est en cours, mais aussi la Biennale de l'Art. Derrière l'art, il y a un marché et beaucoup d'argent. Nathaniel Kahn explore d'une manière divertissante l'univers bizarre de ce marché et retrace comment l'art s'est transformé en objet de placement. Des collectionneurs et des artistes racontent, de Jeff Koons à Gerhard Richter en passant par Marilyn Minter et Larry Poons, qui s'est retiré du marché et ne vit que pour sa propre création artistique. Tout seul. Un plaisir.
Il comandante e la cicogna (2013)
Silvio Soldini
Italie
109′
Léo a du pain sur la planche. Il a une petite entreprise d'installation sanitaire. Et il est le père célibataire de deux ados. Diana est une artiste, une douce rêveuse. Son art ne se vend pas du tout. Et voilà que son proprio la met sous pression pour percevoir son loyer. Elle flaire la bonne affaire quand un avocat arrogant lui demande de peindre un tableau sur le mur de son bureau. C'est là qu'elle rencontre Léo, ce dernier ayant besoin d'un conseil juridique parce que des images érotiques de sa fille ont été publiées sur Internet. Les autres personnages sont Elia, qui élève en secret une cigogne, l'ermite urbain Amanzio, Teresa, l'épouse décédée de Léo, le collègue de Léo, un héros qui craint sa femme, et un mystérieux détective privé... Silvio Soldini a acquis sa renommée internationale grâce à des films comme «Cosa voglio di più», «Giorni e nuvole» ou «Pane e tulipani». Dans son nouveau film, le réalisateur tisse adroitement plusieurs histoires pour composer un tableau très vivant. «Il comandante e la cicogna» est plein de fantaisie et respire la vie à pleins poumons. Soldini y exprime avec subtilité sa critique de l'Italie d'aujourd'hui avec des scènes enjouées et légères.
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Oui, elle existe encore, la comédie d'amour italienne intelligente et rafraîchissante. Le réalisateur Silvio Soldini, l'Italien aux racines suisses (Pane e tulipani), raconte une vie pleine de charme, d'italianité et d'esprit. Même des statues de Milan commencent à s'interroger - face à la situation de 2013. Tout est politiquement beaucoup plus absurde aujourd'hui, mais peut-être le beau pays reviendra-t-il à la raison.
Wajib (2017)
Annemarie Jacir
Palestine
97′
Shadi, installé à Rome, revient à Nazareth pour aider à la préparation du mariage de sa sœur Amal. Avec son père, il va délivrer en mains propres les invitations à tous ceux dont ils espèrent la présence. Road-movie urbain, mêlant humour et drame, Wajib prend prétexte des tensions entre le père et le fils pour évoquer la situation des Palestiniens d’Israël. Petites disputes et grande Histoire «wajib» pourrait se traduire par devoir ou obligation. C’est une obligation que vont accomplir Abu Shadi et son fils en remettant les invitations pour le mariage d’Amal. Shadi, le fils, s’est expatrié à Rome où il travaille comme architecte et vit avec la fille d’un responsable de l’OLP en exil. Le père resté au pays est instituteur et aimerait bien finir comme directeur d’école. Les rencontres de maisons en maisons sont autant d’occasions d’évoquer le passé, et d’attiser des disputes entre père et fils. Annemarie Jacir, dont c’est le troisième film, use d’un drame familial pour évoquer l’histoire de son pays. Dans le premier, Salt of this Sea, une jeune femme venait réclamer à une banque les avoirs qu’y avait laissés son grand-père parti en exil. Dans le deuxième, When I Saw You, le petit Tarek s’enfuit d’un camp de réfugiés pour retrouver son père. Avec Wajib, si le ton est toutefois plus léger et les occasions de sourire plus nombreuses, les dilemmes auxquels est confrontée la population arabe d’Israël sont toujours et bien présents, évoqués par les souvenirs des anciens que les deux hommes rencontrent, ou par les disputes entre père et fils - imposants Mohamed Bakri et Saleh Bakri, père et fils aussi dans la vraie vie. Vivant à Rome, Shadi est encore bardé d’une intransigeance idéologique dont se moque son père obligé de composer avec les autorités israéliennes. Jacir montre encore une fois sa parfaite maîtrise de la direction d’acteurs. Principaux ou seconds rôles, ils trouvent tous le ton juste pour donner au récit une touche à la fois de réalisme et d’humour. Cependant, la grande réussite de Wajib tient certainement à un personnage invisible: la mère, partie aux Etats-Unis et dont le père ne se console pas. Une occasion pour Mohamed Bakri de montrer tout son talent d’acteur. Martial Knaebel
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Le 72e Festival du film de Locarno est terminé. Il y a deux ans, en Compétition, le film d'Annemarie Jacir avait conquis le coeur des médias et du public et, un an plus tard, des cinéphiles dans les salles. Grâce à filmingo, cette joyeuse réflexion sur une relation père-fils à Nazareth peut être vue ou redécouverte en ligne, tout simplement. Tout tourne autour des invitations à un mariage qu'un père et son fils vont remettre personnellement.
Wir Bergler in den Bergen (1974)
Fredi M. Murer
Suisse
112′
Un «film en trois mouvements avec des Uranais». Le premier mouvement témoigne de l’industrialisation du village de Göschenen et de toute la vallée de Göscheneralp depuis le percement du tunnel du Saint-Gothard et la construction du barrage. Le second mouvement présente la vallée de montagne du Schächental. Bien que lieu de passage et de tourisme, elle reste fidèle à l’exploitation familiale de la ferme et des alpages. Enfin, le dernier mouvement nous mène dans une troisième vallée, celle du Maderanertal et de son chef-lieu, Bristen où les formes de vie traditionnelles ne persistent que par la volonté de ses habitants à sauvegarder une solidarité par le biais d’une coopérative paysanne. La partition du film en trois mouvements est à comprendre littéralement et musicalement; impliquant à la fois contenu et forme. Le titre et les sous-titres sont des citations de paysans de montagne. Eux, les montagnards, sont au centre du film et ce sont eux, exclusivement, qui ont la parole. Le film transmet donc des matériaux bruts, des informations de première source. Fredi M.Murer Le film se rattache à l’utopie sociale caractéristique de ses premières fictions, crées par un observateur qui, adepte du recueillement et de la méditation, n’en fait pas moins, en dernière analyse, résolument œuvre de militant.
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Fredi M. Murer reçoit le "Pardo alla carriera" cette semaine à Locarno. Pour Filmingo, il a choisi ses films préférés. Nous les présentons ainsi que les films les plus importants de Murer, dont son monument documentaire. Fascinant encore aujourd'hui, parce qu'il rencontre les gens et leur travail avec amour et attention, parce qu'il leur donne la parole et crée ainsi une vision de l'intérieur. Un voyage dans le temps.

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