Adaptation de livre

La version cinématographique du premier roman de l'auteure culte Elena Ferrante (paru en français en 1992 sous le titre «L'amour harcelant»)
La mirada invisible (2010)
Diego Lerman
Argentine
93′
Buenos Aires, mars 1982. Dans les rues de la capitale argentine, la dictature militaire est contestée. Marita est surveillante au Lycée National de Buenos Aires, l’école qui forme les futures classes dirigeantes du pays. Elle a 23 ans et veut bien faire. Monsieur Biasutto, le surveillant en chef, décèle tout de suite chez elle l'employée zélée qu'il attendait. Il lui apprend à être l’oeil qui voit tout, mais qui échappe aux regards des autres: l’oeil invisible. Marita se lance alors dans une surveillance acharnée de ce petit monde clos, imaginant, décelant, traquant ... Un film plein de force, qui observe la vie quotidienne sous un régime qui ne laisse aucune place à la vie. Une des grandes découvertes de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes cette année. Lerman a réussi, entouré d’excellents acteurs, à identifier les mécanismes inhumains de la dictature, la méfiance croissante envers tout le monde et les dangers qui entourent cette spirale de la perversion. Un film qui rappelle dans son intensité les débuts de Bertolucci; un cinéma qui entend graver la politique dans ses images.
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Basé sur «Ciencias morales» de Martín Kohan (2007)
Anna Karenina (2017)
Karen Schachnasarow - Shakhnazarov
Russie
138′
L’adaptation cinématographique d’une oeuvre littéraire aussi monumentale que «Anna Karénine» de Léon Tolstoï se révèle toujours un exercice difficile. Le maître russe Karen Shakhnazarov a choisi de reprendre le récit à partir d’un point de vue original et iconoclaste: celui de l’amant de l’héroïne, le comte Vronski. Un hôpital de campagne, en 1904, en Mandchourie, en pleine guerre russo-japonaise. On amène un officier blessé au médecin commandant l’unité sanitaire, Sergueï Karénine. Celui-ci reconnaît le colonel Vronski qui fut l’amant de sa mère, Anna Karénine. Lorsque son malade est ranimé, Sergueï ne peut s’empêcher de lui demander des explications sur la mort de sa mère. Vronski raconte l’éclosion d’une passion amoureuse que rien ne pouvait empêcher, puis son étiolement inéluctable dans un monde qui les avait mis au ban. Tolstoï avait entrepris de décrire la société russe de son temps. Il développait aussi une réflexion sur la morale et la religion. Il ne recherchait pas les effets de style, mais s’attachait à décrire les situations de la façon la plus réaliste possible. Son récit s’appuyait en fait sur le traitement de plusieurs couples antinomiques. Karen Shakhnazarov s’est, lui, concentré sur la passion de Karénine et Vronski. Il a ainsi épuré sa mise en scène et, procédant par sauts dans le temps, a pu observer avec soin l’évolution de la relation entre les deux amants, et particulièrement les changements dans l’attitude de la jeune femme, se laissant aller à sa passion, mais se sachant en même temps coupable d’infidélité vis-à-vis de son mari. «Anna Karénine - L’histoire de Vronski» est ainsi une superbe étude de caractères placés dans une société figée et décadente. Martial Knaebel
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Enfin un version russe du classique Léon Tolstoï , «Anna Karenina»
Pamuk - Innocence of Memories (2015)
Grant Gee
Turquie
93′
Ni vraiment documentaire, ni fiction non plus, Innocence of Memories est une immersion à la fois charnelle dans le vieil Istanbul et psychologique dans l’œuvre du Nobel de littérature turc Orhan Pamuk. L’auteur, avec l’argent de son prix, s’est mis en tête de créer un musée qui raconterait une histoire d’amour malheureuse à Istanbul, dans les années 70. Fiction, le film est une mise en images, et en voix, du roman de l’auteur «Le musée de l’innocence», qui nous fait vivre l’amour de Fusun et de Kemal, abruptement brisé par la mort de la première. Ayla, amie de Fusun, et Kemal égrènent leurs souvenirs pendant que la caméra déambule parmi les vitrines du musée, somme d’objets appartenant à l’époque du récit, qui auraient pu être ceux des personnages du roman. Documentaire, voici que la caméra erre dans la nuit stambouliote, proposant des rencontres de personnages bien réels. En voix off, ou dans une interview en arrière-plan, Orhan Pamuk se livre à une réflexion sur son œuvre, sa vie et ses démêlées avec la politique, surtout sur son Istanbul de la nuit. On ne peut qu’être envoûté par ces images vagabondes et planantes s’attachant aux murs décatis, aux rues sales et encombrées où circulent chiffonnier, chauffeur de taxi ou photographe. Dans le musée même ces objets quelconques sont autant une accumulation romantique, illustrant la passion de Kemal et Fusun, qu’anthropologique exprimant une société en pleine occidentalisation. Innocence of Memories est aussi bien un essai littéraire que cinématographique qui nous offre une occasion superbe d’appréhender l’œuvre d’un auteur qui, même en exil, n’a jamais su vraiment quitter sa ville. (mk)
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Une lecture filmique du roman «Le Musée de l'Innocence» du Prix Nobel Orhan Pamuk
Solaris (1972)
Andrei Tarkowski
Russie
166′
Un ingenieur est envoyé en mission sur Solaris, station intersidérale, après le suicide de son predécesseur.
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«Solaris» se base sur un roman du Polonais Stanislaw Lem publié en 1961
Compañeros - La noche de 12 años (2018)
Álvaro Brechner
Uruguay
117′
Ils sont trois que les militaires enlèvent de leurs cellules, sans ménagement, après les avoir encagoulés. Pour les exécuter? Ou les faire disparaître? Le titre nous prévient déjà que non. Trois hommes partent pour une longue nuit de douze ans. Álvaro Brechner signe, avec une œuvre forte, émouvante et, étonnamment, tout de même optimiste. La réalité plus forte que la fiction Le spectateur au fait de l’Histoire et de la politique en Amérique latine aura certainement entendu parler de ce président uruguayen, José «Pepe» Mujica, qui fut un ancien guérillero Tupamaro. Président atypique qui ne changea pas son train de vie, modeste, et qui lança de vraies réformes sociales. Qu’il ait été emprisonné est connu, mais on ignore souvent qu’il fut détenu au secret pendant douze longues années. Compañeros - La noche de 12 años relate cette période dramatique. L’action démarre donc en 1973, lorsque les militaires prennent le pouvoir en Uruguay, et traite de l’emprisonnement de trois anciens Tupamaros dont celui de José «Pepe» Mujica. Álvaro Brechner ne s’est pas senti le besoin d’ajouter des scènes imaginaires pour créer de faux suspens ou susciter de l’émotion factice. Il fait le choix du réalisme et s’en tient aux souvenirs que lui ont raconté les trois protagonistes. Le soin apporté aux reconstitutions, les performances des acteurs, le montage, feront le reste. On est happé par les images dont la justesse permet de quasiment ressentir dans les tripes l’état psychique et physique des personnages. A certains moments, on en oublierait même que les prisonniers verront la fin de leur calvaire, tant les personnages sont à un doigt de craquer. Leur état de délabrement physique rend ces hommes si méconnaissables qu’on a de la peine à les distinguer les uns des autres. Et effectivement, nul besoin de faux suspens, car on se demande à chaque scène comment ces hommes arrivent à survivre à tant de souffrance, à quelles nouvelles avanies ils seront confrontés. Comme les personnages, on se surprend à chercher, avec eux, la moindre lueur dans cette nuit sans fin, à trouver de l’humour là où on s’y attend le moins. Tiens, un «feel-good movie», mais un vrai qui nous parle d’une belle idée de dignité humaine. Martial Knaebel
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D'après le roman «Memorias del calabozo» de Mauricio Rosencof et Eleuterio Fernández Huidobro
Il s'agit d'une adaptation du roman La Chambre bleue (1964) de Georges Simenon.
You will die at 20 (2019)
Amjad Abu Alala
Soudan
102′
Lorsque ses parents apportent leur bébé au cheikh du village pour qu’il soit béni, c’est le choc. Un chaman lui promet la mort à 20 ans. Il a beau n’en être qu’à son premier film, le jeune soudanais Amjad Abu Alala livre, avec ce récit de malédiction, une œuvre étonnante de maîtrise aussi bien au niveau de l’image que du point de vue de la mise en scène.
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D'après une nouvelle de l'écrivain soudanais Hammour Ziada
«La paranza dei bambini» est une adaptation cinématographique du roman « Piranhas » inspiré de faits réels de l’auteur napolitain Roberto Saviano
Mein Lotta-Leben (2019)
Neele Leana Vollmar
Allemagne
93′
Basé sur le best-seller du livre pour enfants de Daniela Kohl, le film raconte l'histoire de Lotte, une élève de sixième année, et de son meilleur ami Cheyenne.
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D'après le roman éponyme de Haruki Murakami
Notre-Dame du Nil (2019)
Atiq Rahimi
Rwanda
93′
Perché sur une colline, un pensionnat pour jeunes filles tenu par des religieuses. «Notre-Dame du Nil» forme la future élite rwandaise. Même si l’ambiance semble joyeuse, l’appartenance sociale prend très vite le dessus: au Rwanda, en 1973 déjà, l’animosité des Hutus vis-à-vis des Tutsis pouvait mener à l’horreur. Et quoi de mieux qu’une école pour illustrer les démons qui hantent une société?
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D'après le roman "Notre-Dame du Nil" de Scholastique Mukasonga.
The Bookshop (2016)
Isabel Coixet
France
113′
À la fin des années 50, nous sommes à Hardborough, une paisible petite ville côtière en Angleterre. Florence Green rêve d’ouvrir sa propre librairie. Son amour des livres est la seule chose qui lui reste de son défunt mari. Elle est prête à investir toute sa fortune et toute son énergie pour réaliser ce rêve. Les villageois sont d’abord sceptiques, mais commencent petit à petit à s’intéresser à cette librairie quand Florence y met en vente des œuvres progressistes et sulfureuses comme « Lolita » de Nabokov ou « Fahrenheit 451 » de Bradbury. La jeune veuve trouve un allié précieux en la personne de Mr. Brundish, un gentleman cultivé qui vit en solitaire et partage sa passion de la lecture. Mais elle a aussi une ennemie redoutable, Violet Gamart, l’éminence grise du village, de vieille souche… Le film « The Bookshop » est une adaptation cinématographique subtile du roman éponyme de Penelope Fitzgerald. Les mouvements intérieurs des personnages sont captés avec beaucoup de sensibilité et de nuances dans le cadre magnifique de ces paysages côtiers britanniques. Emily Mortimer, Bill Nighy et Patricia Clarkson incarnent leurs rôles à la perfection. Avec son dernier opus, la réalisatrice catalane Isabel Coixet a raflé trois Goyas, prestigieux prix du cinéma espagnol. Un film poétique qui célèbre l’amour de la littérature.
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D'après du roman du même nom de Penelope Fitzgerald paru en 1978.
Le film, inspiré par le roman de même titre de Fiodor Dostoïevski.
D'après la pièce de Friedrich Dürrenmatt La Visite de la vieille dame (1955).
Winter Sleep (2014)
Nuri Bilge Ceylan
Turquie
196′
Autrefois acteur de théâtre, Aydin est retourné dans son village natal dans le but d’écrire une histoire du théâtre turc. Là, il vit en compagnie de sa jeune femme et de sa soeur dans le petit hôtel Othello, qu’ils gèrent. L’hiver s’installe, les derniers clients s’en vont et le confinement obligé exacerbe un malaise diffus entre les trois personnages, alors qu’à l’extérieur les tensions sociales latentes obligent, elles aussi, le maître des lieux à sortir de son splendide isolement. Nuri Bilge Ceylan nous offre son oeuvre la plus achevée à ce jour, qui impressionne autant par sa mise en scène dans des décors superbes et sa mise en abyme des sentiments, que par les thèmes qu’elle aborde. Splendeur et violence Méditation sur les relations humaines, chronique sociale d’une région reculée marquée par un paysage accidenté et magnifique, il y a de tout cela dans Sommeil d’hiver. Nuri Bilge Ceylan reconnaît volontiers l’influence qu’exerce sur lui l’oeuvre d’Anton Tchekov dont les nouvelles furent d’une précision extrême dans la description de la vie provinciale russe à l’orée du 20e siècle. On retrouve ici ce même souci du détail lorsqu’il s’agit pour Ceylan de dépeindre - le mot est choisi ici à dessein, tant cadre, lumière et couleurs font de chaque plan de véritables tableaux - les rapports de classe qui lient Aydin, petit hobereau, et ses locataires et employés, et leur violence sous-jacente. Une violence d’autant plus poignante et ressentie qu’elle ne s’exprime que par les attitudes, les regards et les mots, avec un Aydin éludant en plus ses devoirs de propriétaire et de patron, qu’il délègue à son fidèle factotum. On retrouve la même tension, la même brutalité, au sein de la famille d’où suent les frustrations et le mépris pour les autres. Les dialogues que s’échangent Aydin et sa soeur Necla, ou sa jeune femme Nihal sont, eux aussi, d’une richesse et d’une netteté limpides dans leur expression des états d’âme des protagonistes. Là encore la mise en scène et le déroulement du récit font merveille. On découvre petit à petit le réel personnage qu’est l’écrivain Aydin, usant de casuistique pour réfuter tous les reproches - qu’on pourrait lui faire - et aussi pour fuir ses responsabilités aussi bien sociales que familiales avec la suffisance des gens de bien qui ont réponse à tout. Une assurance qu’on verra se craqueler dans une sorte de coup de théâtre final. En face de lui, Nihal, fragile, confond charité et justice sociale, alors que Necla s’enfonce dans la rancoeur d’une vie qu’elle croit avoir ratée. Nuri Bilge Ceylan montre ici une virtuosité sidérante, sublimant l’art du dialogue et du cadre, osant les citations théâtrales tout en réalisant du vrai cinéma. A tout cela s’ajoute un regard d’une profonde humanité sur ses semblables et un souci de ne pas laisser un seul protagoniste au bord du chemin. Sommeil d’hiver serait long? Et alors? Puisque cela fait en tout cas vraiment trois heures de bonheur.
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Adapté de la nouvelle "The Wife" d' Anton Chekhov et d'une sous-intrigue des Frères Karamazov de Fyodor Dostoyevsky.
Rashomon (1951)
Akira Kurosawa
Japon
88′
Trois hommes s'abritent à l'un des portails menant à Kyoto, attendant que la pluie cesse. Nous sommes sous l'ère Heian (IXe - XIIe siècles). Pour passer le temps, ils discutent d'un événement qui s'est déroulé récemment: la découverte du cadavre d'un samouraï, vraisemblablement tué par le bandit Tajomaru. Les trois hommes ont été en fait appelés à témoigner lors du procès. Ils relatent chacun ce qu'ils ont dit au procès, et ce qu'ils ont vu. Quatre versions s'opposent, la veuve - qui aurait été violée par le bandit - ayant aussi la sienne. Que s'est-il donc passé? «Les êtres humains sont incapables d'être honnêtes avec eux-mêmes sur eux-mêmes. Ils ne peuvent pas parler d'eux-mêmes sans broder. Le scénario décrit de telles personnes - le genre qui ne peut survivre sans mentir pour se sentir meilleur qu'il n'est en réalité. Il montre même ce besoin coupable de flatter le mensonge jusqu'au-delà de la tombe - même le personnage qui meurt ne peut arrêter de mentir lorsqu'il parle aux vivants à travers un médium. L'égoïsme est un péché que l'être humain porte avec lui depuis la naissance; il est le plus difficile à racheter. Ce film est comme un étrange défilement d'images qui est déroulé et étalé par l'ego. Vous dites que vous ne pouvez pas du tout comprendre ce scénario, mais c'est parce que le cœur humain lui-même est impossible à comprendre. Si vous vous concentrez sur l'impossibilité de vraiment comprendre la psychologie humaine et que vous relisez encore une fois le scénario, je pense que vous en saisirez l'essentiel» Akira Kurosawa à propos de Rashomon.
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D'après deux nouvelles de Ryūnosuke Akutagawa.
La vie invisible d'Eurídice Gusmão (2019)
Karim Aïnouz
Brésil
139′
Deux soeurs inséparables et pourtant séparées. Tel fut le destin de Guida et Eurídice, coupées l’une de l’autre par une société patriarcale et un père autoritaire et conservateur. Bien que l’histoire se situe dans les années cinquante, Karim Aïnouz offre une oeuvre profondément contemporaine, riche en émotions, avec ces héroïnes dignes, au courage jamais pris en défaut.
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D'après le roman "A Vida Invisível De Eurídice Gusmão" de Martha Batalha.
Paterson (2016)
Jim Jarmusch
États-Unis
118′
Paterson vit à Paterson, New Jersey, ville des poètes - de William Carlos Williams à Allan Ginsberg, aujourd'hui en décrépitude. Chauffeur de bus d'une trentaine d'années, il mène une vie réglée aux côtés de Laura, qui multiplie projets et expériences avec enthousiasme et de Marvin, son bouledogue anglais. Chaque jour, Paterson écrit des poèmes sur un carnet secret qui ne le quitte pas...
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D'après les poèmes Paterson de W. C. Williams.
D'après le roman autobiographique de Gavino Ledda
La ballade de Narayama (1982)
Shohei IMAMURA
Japon
130′
Inspirée d'un texte de Fukazwa Shichirò écrit en 1956, "La ballade de Narayama" est probablement le plus beau film du maître japonais Shohei Imamura, une histoire émouvante sur les questions primordiales de l'existence, mise en scène dans un paysage d'une extraordinaire beauté, dans une nature à laquelle l'homme appartient. Si le vieux maître japonais Shohei Imamura a situé son film dans le passé, c'est afin de souligner que notre société actuelle perd, ou a perdu en partie depuis longtemps déjà les vraies valeur de la vie. La ballade de Narayama est un livre d'images opulent, venu d'une époque où l'existence se rattachait à la terre, où la nature dominait chaque événement, de l'ivresse amoureuse à la mort. Nous pénétrons dès les premières images dans le paysage hivernal d'une vallée de montagne retirée, aspirant à la chaleur que promettent les petites cabanes nichées en son creux. Bientôt le printemps fera fondre la neige, et la vie se déploiera dans toute sa munificence. C'est dans le temps compris entre deux hivers que s'accomplit cette ballade, dont l'histoire est la vie même, dans la profusion de ses manifestations. Au cours de la narration, on verra peu à peu se détacher une figure centrale, celle de la grand-mère Orin. Nous la suivrons en automne dans la montagne, où selon la tradition elle se rend pour mourir. En paix avec elle-même, son existence terrestre achevée dans une sérénité reconnaissante, la septuagénaire se fait porter par son fils sur le mont de la mort et on ne peut guère imaginer évocation plus saisissante prend congé de la vie. Venir et partir en sont deux des composantes, et c'est d'elles que traite le film, de ces deux pôles entre lesquels se dessine l'existence. Walter Ruggle
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Adapté de la nouvelle de Shichirō Fukazawa.
Dersu Uzala (1975)
Akira Kurosawa
Japon
136′
Une nuit de 1902, alors qu’il bivouaque avec quelques soldats lors d’une expédition dans la région de l’Oussouri, le capitaine russe Vladimir Arseniev, grand explorateur de l’Extrême-Orient, voit arriver un petit homme trapu, Dersou Ouzala, habile chasseur d’origine mongole et familier de la région. Les deux hommes sympathisent immédiatement et Dersou accepte de servir de guide à l’expédition bientôt soumise à de terribles obstacles tels que le froid, la fatigue et la faim. Cinq ans plus tard, les deux hommes se retrouvent pour un nouveau périple. «Dodeskaden (1970), le précédent film du réalisateur japonais, fut un échec commercial. Ostracisé par les producteurs, malade, suicidaire, Akira Kurosawa s’enferma dans un long silence qu’il ne rompit qu’après avoir accepté la proposition de tourner en Russie. Kurosawa, féru de culture russe, se souvint alors de sa lecture des mémoires de l’écrivain et explorateur Vladimir Arseniev (Derzu Uzala, 1907, Dans la contrée de l’Oussouri, 1921), par ailleurs très appréciés par Maxime Gorki. L’humanisme généreux de Kurosawa avait été frappé par les qualités morales qui faisaient du chasseur mongol un vieux sage, ainsi que par la très forte amitié qui soudait deux hommes a priori très différents. Ayant obtenu carte blanche de la part des producteurs, le cinéaste put tourner sur les lieux mêmes explorés par Arseniev et donner ainsi le souffle nécessaire à la beauté de son sujet.» (CNDP)
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D'après le livre autobiographique éponyme de Vladimir Arseniev,
The Wild Pear Tree (2018)
Nuri Bilge Ceylan
Turquie
188′
A la fin de ses études, Sinan rentre chez lui, en province, bien décidé à publier son premier roman. Cependant, en financer la publication se révèle plus difficile que prévu. Après Winter Sleep, c’est un nouveau chef-d’oeuvre que nous offre le cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan avec ce Poirier sauvage (The Wild Pear Tree), poème magnifique et élégiaque, un récit sublime qui se développe directement sous nos yeux. L’homme derrière les mots Que faire quand on habite la province à la fin de ses études? Sinan n’a pas trop de choix, entre passer un concours d’enseignants et tâcher d’avoir le meilleur résultat possible et éviter ainsi d’être envoyé dans des régions troublées «à l’est», ou faire l’armée - en fait, à l’est certainement aussi. Mais, pour l’instant, Sinan est surtout pressé de faire imprimer son premier roman. Et cela coûte de l’argent qu’il n’a pas et ne peut pas espérer trouver auprès de la famille avec son père endetté jusqu’au cou. Et ses démarches pour en obtenir ne le mènent qu’à ses propres contradictions: que veut-il au juste et est-il si différent des autres? Sublime. Tout simplement sublime, ce récit qui se développe sous nos yeux. Nuri Bilge Ceylan continue dans la veine de sa palme d’or, Winter Sleep, scrutant la société turque - ici, provinciale -, au gré de dialogues superbement menés, qui nous entraînent dans des débats politiques, philosophiques ou littéraires. Rien d’ennuyeux dans ces joutes oratoires car chacune est à la fois claire et porteuse, en plus de sens, d’un suspens qui retient avec aisance l’attention du spectateur. L’image filme avec finesse les tensions sur les visages, suscitées par ces paroles. Ce sont alors véritables moments de cinéma auxquels on assiste, tels qu’on se surprend parfois à regretter qu’ils s’arrêtent. Pourtant, le réalisateur fait bien attention à ne favoriser aucun de ses personnages. Chacun laisse voir ses défauts et sa propension à faire les choix les plus faciles sans vraiment oser les assumer. Ainsi en est-il de Sinan, de son père et d’autres rencontrés au cours du film ... Il n’empêche qu’ils restent sympathiques: chez Ceylan, les mots sont importants, en ce qu’ils nous montrent l’humanité des gens qui s’abritent derrière eux. Martial Knaebel
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Literaturwerdung
Sheherazade (2011)
Nacer Khemir
Tunisie
81′
Shéhérazade, c’est cette princesse qui racontait chaque nuit une histoire à son Sultan de mari, lui promettant la suite la nuit suivante et qui sauvait ainsi sa tête, car le Sultan, après avoir été trompé et pour ne plus l’être, avait décidé de faire exécuter ses épouses le lendemain de la nuit de noces. Ces récits, qui s’emboîtent les uns dans les autres, provenant d’Inde ou de Perse et colportés par les marchands, forment le corpus des contes des Mille et Une Nuits. Ils ont traversé les siècles, transmis oralement par des générations de conteurs, et font maintenant partie, non seulement de la culture arabe, mais aussi du patrimoine universel. Il était donc logique, bien qu’audacieux, que le réalisateur Nacer Khemir filme, en toute simplicité, le conteur Nacer Khemir. Une scène plongée dans la pénombre, éclairée presque uniquement par une multitude de petites bougies, symbolisant les feux du désert, où le conteur est simplement assis sur une chaise. La magie du verbe peut alors se déployer et envoûter la salle du théâtre à Tunis - celle du cinéma aussi. Cela n’a l’air de rien, mais le charme agit, on écoute et on voudrait que cela ne finisse pas. Quelques séquences viennent illustrer les récits, filmés avec soin, dans des tons en harmonie avec le récit, mais cédant le premier rôle à la parole, afin que notre capacité d’écoute ne soit pas distraite. Ce dispositif, apparemment modeste, revêt, en fait, une richesse extraordinaire et, surtout, souligne le caractère oral de tous ces contes. Ou la parole contre la mort, surtitre à double sens donné au film, car aussi bien pour l’artiste que pour Shéhérazade, c’est la parole qui lui permet de continuer à exister. Martial Knaebel
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le livre de mille nuits et une nuit
In the Fog (2012)
Sergei Loznitsa
Belarus
123′
Sushenya n’a pas été exécuté avec ses compagnons, accusés de sabotage par l’occupant allemand. La résistance l’accuse alors de collaboration et le condamne à mort, refusant d’envisager l’éventualité d’un guet-apens. Lorsque deux partisans viennent le chercher pour l’exécuter, ils seront effectivement attaqués par la police.. Une mise en scène sobre pour une sublime apologie de ce qui reste de dignité dans l’homme confronté aux tragédies de l’Histoire. Sushenya est un humble cheminot, travaillant aux chemins de fer biélorusses. Le pays est occupé par larmée allemande. Les collègues de Sushenya sabotent les rails, plus par rancœur contre leur chef que par esprit patriotique. Ils seront pris et exécutés. Cependant lofficier allemand épargne Sushenya, lui proposant de collaborer. Celui-ci refuse, non par courage, simplement parce quil ne le pourrait pas. Pour la résistance, sa vie sauve ne peut que venir de sa trahison et elle envoie deux partisans pour lexécuter, ne voulant pas comprendre quil pouvait sagir dun piège. Les trois hommes seront effectivement interceptés par la police au moment fatidique, blessant un des résistants. Au lieu de senfuir, Sushenya prend soin du blessé, alors que le troisième va chercher du secours, quil ne trouvera pas car ils sont perdus dans la forêt immense. Véritable tragédie, au sens le plus classique du terme, Dans la brume nous montre des personnages impuissants à empêcher lenchaînement implacable dun destin décidé par une force immanente. Pour Serguei Loznitsa, le réalisateur, personne ne peut sortir indemne dune guerre qui broie autant les âmes que les chairs. Laction héroïque ne peut se situer que dans lintime. La grandeur du personnage de Sushenya tient justement à la compréhension de ce fait terrible dans sa simplicité: il sait, ou il pressent, quil ne peut échapper à la mort. Il ne lui reste alors quà lutter pour que limage quil laissera derrière lui, à ses enfants et à sa femme, soit celle dun homme digne. Loznitsa magnifie ce combat intérieur par une mise en scène épurée de tout effet inutile: musique absente, présence imposante dune nature indifférente au drame qui sy déroule, filmée avec une précision extraordinaire. Il se dégage alors de chaque plan une beauté transcendante et prodigieuse. Martial Knaebel
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Die schwarzen Brüder (2013)
Xavier Koller
Allemagne
103′
Jusqu'au milieu du 19ème siècle, les agriculteurs pauvres du Tessin vendaient leurs enfants pour ramoner les cheminées de Milan. C'est ainsi que le petit Giorgio doit grimper à travers les cheminées sombres. Mais il ne renonce pas et continue de rêver à une vie meilleure.
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