Primés à la Berlinale

Comme Cannes et de Venise, la Berlinale est l’un des événements cinéma les plus importants au monde. Afin de raviver les mémoires et (re)découvrir des œuvres majeures ou parfois méconnues, nous vous proposons ici une sélection des films primés lors des précédentes éditions de la Berlinale.

Bad Luck Banging or Loony Porn
Radu Jude
Roumanie
106′
Provocante, cette comédie du Roumain taquin Radu Jude s’ouvre sur une séquence pornographique : un couple filme ses ébats. Lesquels, pas de chance pour madame, vont atterrir sur Internet par la faute de monsieur. Le début des ennuis pour la professeure d’histoire au si sage tailleur gris, sommée d’aller s’expliquer avec les parents d’élèves de l’école huppée où elle enseigne.
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2021: Ours d'or
There Is No Evil
Mohammad Rasoulof
Iran
151′
Heshmat, Pouya, Javad et Bahram, quatre hommes, dans quatre histoires, qui ont dû faire un choix qui engagea leur existence entière et celle de leurs proches. Quatre histoires où Mohammad Rasoulof persévère dans sa démarche qui scrute la morale dans la démocratie autoritaire qui régit l’Iran son pays et dont les autorités lui dénient le droit de pratiquer son métier.
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2020: Ours d'or
So Long, My Son
Xiaoshuai Wang
Chine
185′
Yaojun et sa femme Liyun vivent dans un petit port du sud de la Chine. Manifestement, ils portent le souvenir d’une douleur profonde que le temps n’a pas atténuée. Wang Xiaoshuai embrasse les quarante dernières années qui ont marqué la Chine à la suite de ce vieux couple toujours en deuil de son enfant disparu. La petite histoire pour mieux comprendre la grande, et vice-versa.
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2019: Ours d'argent de la meilleure actrice et du meilleur acteur
2015: Ours d'argent de la meilleure actrice et du meilleur acteur
Le Ciel rouge - Roter Himmel
Christian Petzold
Allemagne
102′
Un été au bord de la Baltique. Il fait chaud, pas de pluie depuis une éternité. Dans une maison de vacances isolée entre forêt et plage, deux copains, Leon (Thomas Schubert) et Felix (Langston Uibel), rencontrent Nadja (Paula Beer) qui a un boulot d’été dans le village voisin et Devid (Enno Trebs), un maître-nageur. Pendant que Leon, qui cherche à terminer son deuxième roman, voit ses pensées tourner en rond, les trois autres vont nager, réparent un toit, cuisinent ensemble. Ce sont des journées hors du monde, comme en apesanteur. Et tel un feu de forêt dans cet environnement desséché, les désirs, les doutes et les espoirs de Leon, Felix, Nadja et Devid s’embrasent. « Le Ciel rouge » parle de l’être-au-monde et de la possibilité de passer à côté. Chacun est en quête de son propre chemin, de son accomplissement. Insouciance et malheur, légèreté et égarement se côtoient sans que cete histoire ne devienne jamais pesante, grâce à la poésie et à la tendresse du réalisateur et scénariste Christian Petzold (« Ondine »). Au Festival de Berlin, son film a remporté le Grand prix du jury. Interprété brillamment par Paula Beer, Thomas Schubert ou encore Mathias Brandt, « Le Ciel rouge » dégage une intensité magique, séduisante et enivrante.
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2023: Ours d'argent
Tótem
Lila Avilés
Mexique
95′
Dans un quartier tranquille de Mexico, la famille de Sol, sept ans, prépare l’anniversaire de son père gravement malade. Tandis que les adultes s’affairent, la jeune fille les observe avec attention. Dans son deuxième long-métrage mis en scène avec une fluidité impressionnante, Lila Avilés brosse un portrait de famille en mosaïque et nous emmène dans une célébration de l’existence. Récompensé du Prix du jury œcuménique au Festival de Berlin 2023.
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2023: Prix du Jury Œcuménique
Unrueh
Cyril Schäublin
Suisse
93′
Les nouvelles technologies amènent leur lot de changements dans une petite cité horlogère suisse à la fin du 19e siècle. La jeune ouvrière Joséphine fabrique la pièce maîtresse de l’horloge mécanique, le balancier. Elle subit les nouvelles formes d’organisation de l’argent, du temps et du travail. Dans ce contexte, elle commence à s’engager dans le mouvement local des horlogers anarchistes où elle rencontre le voyageur et cartographe russe Piotr Kropotkine. Le premier film de cinéma de Cyril Schäublin, « Ceux qui vont bien » (2017), avait été acclamé aux festivals du monde entier et primé de plusieurs prix. Avec « Unrueh », le réalisateur qui est le descendant d’une famille d’horlogers du Nord-Ouest de la Suisse, retourne à ses racines familiales tout en prolongeant son regard vers notre actualité. L’histoire de son film joue dans une époque marquée par les révolutions technologiques accompagnées de profonds changements de l’ordre social dont les effets se font sentir jusqu’à nos jours. Un film riche en facettes, brillant par sa forme et ses interprètes, au verbe enjoué et subtil, qui a remporté le prix de la meilleure réalisation dans la section Encounters à la Berlinale 2022.
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2022: Encounters Award - Meilleur réalisateur
I'm Your Man
Maria Schrader
Allemagne
103′
Tom, le rendez-vous d’Alma, est un bel homme, un bon danseur et est doté d’un charme certain. Dans un cadre agréable, les couples discutent avec entrain, l’atmosphère est électrique. Mais Alma n’est pas d’humeur romantique. Elle teste Tom : quelle est l’avantdernière lettre du poème Automne de Rilke ? Combien font 3.587 x 982 / 731 ? Les réponses correctes sont du tac au tac. Sur la piste de danse toutefois le doute n’est plus permis. Tom n’est pas humain, mais bien un robot humanoïde et son système vient de planter lamentablement. Alma est scientifique au Musée de Pergame à Berlin. Afin de réunir des fonds pour la recherche, elle participe à une étude. Elle doit vivre trois semaines avec Tom, programmé dans le seul but de la rendre heureuse. Il doit devenir, grâce à son intelligence artificielle, son compagnon idéal. Et si Alma était très réticente au début, elle ne tardera pas à avoir le coeur qui chavire. Cinéaste aux multiples talents, Maria Schrader adapte pour le grand écran cette nouvelle d’Emma Braslavsky, avec une belle dose d’ironie et des dialogues acérés. Elle réalise une comédie aussi divertissante que profonde sur l’amour, le languissement et la condition humaine. La première du film a eu lieu lors du Festival de Berlin 2021 où Maren Eggert a remporté l’Ours d’argent de la meilleure actrice. A ses côtés, Dan Stevens et Sandra Hüller livrent des prestations brillantes parmi un casting de haut vol.
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2021: Ours d'argent
1953: Ours de bronze
Contes du hasard et autres fantaisies
Ryusuke Hamaguchi
Japon
121′
Un triangle amoureux inattendu, une tentative de séduction qui tourne mal et une rencontre née d’un malentendu. La trajectoire de trois femmes qui vont devoir faire un choix… Le nouveau film de Ryusuke Hamaguchi (Drive My Car).
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2021: Ours d'argent
Une femme indonésienne
Kamila Andini
Indonesie
103′
Après que son mari a disparu, Nana a trouvé refuge auprès d’un riche cultivateur qu’elle a épousé en secondes noces. Vivant sous le poids d’un univers bourgeois corseté, elle rencontre un jour une femme libre et indépendante. Après Yuni, Kamila Andini aborde l’émancipation féminine par le prisme historique dans un film somptueux et enivrant, récompensé d’un Ours d’argent à Berlin.
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2022: Ours d'argent
Introduction
Hong Sang-soo
Corée du Sud
66′
Youngho cherche à se frayer un chemin entre son rêve de devenir acteur et les attentes de ses parents. Alors que sa petite amie part étudier à Berlin, le jeune homme y voit l’occasion d’un nouveau départ.
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2021: Ours d'argent du meilleur scénario
The Other Side of Hope
Aki Kaurismäki
Finlande
100′
Helsinki. Deux destins qui se croisent. Wikström, la cinquantaine, décide de changer de vie en quittant sa femme alcoolique et son travail de représentant de commerce pour ouvrir un restaurant. Khaled est quant à lui un jeune réfugié syrien, échoué dans la capitale par accident. Il voit sa demande d’asile rejetée mais décide de rester malgré tout. Un soir, Wihström le trouve dans la cour de son restaurant. Touché par le jeune homme, il décide de le prendre sous son aile. Le nouveau chef-d’oeuvre de Kaurismäki, « L'autre côté de l'espoir » est un film plein de coeur, d’espoir et de mélancolie. Après « Le Havre », il s’agit du deuxième volet de sa trilogie des villes portuaires, qui conte la vie comme un jeu de forces opposées qui se disputent sans cesse entre bonheurs, déceptions et déchirements de l’âme. Et bien entendu, les ingrédients qui rendent les films de Kaurismäki à nul autre pareils, y sont bien présents aussi : humour pince-sans-rire, dialogues d’anthologie, décors saisissants et images composées de main de maître. Avec le bijou cinématographique qu’est « L'autre côté de l'espoir », ce cultissime réalisateur finlandais a atteint le sommet de son art. Au Festival de Berlin, Aki Kaurismäki a été récompensé avec un Ours d’argent pour la meilleure réalisation.
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2017: Ours d'argent
Ondine
Christian Petzold
Allemagne
89′
L’eau est son élément. Historienne et experte en urbanisme, Ondine habite à Berlin. Sa vie est un long fleuve tranquille jusqu’au jour où son copain la quitte sans crier gare. L’amour d’Ondine étant trahi, elle doit, selon une vieille légende, tuer l’homme infidèle et retourner à l’eau d’où elle était sortie jadis. Mais Ondine ne veut rien de tout cela, elle ne veut pas s’en aller. Elle rencontre Christoph, plongeur, qui travaille dans le mystérieux monde subaquatique d’un lac. Ils tombent amoureux – mais Christoph a comme un pressentiment : un secret entoure Ondine… La légende d’Ondine a inspiré les artistes depuis toujours, parmi eux Friedrich de la Motte-Fouqué, Piotr Tchaïkovski ou Ingeborg Bachmann. Avec un doigté poétique certain, le réalisateur Christian Petzold adapte le récit au cinéma. Son film « Ondine » est une nouvelle interprétation fascinante et contemporaine du mythe de la mystérieuse femme aquatique. Comme dans son dernier film « Transit », Paula Beer (« Frantz », « Bad Banks ») et Franz Rogowski (« Happy End ») interprètent les premiers rôles avec brio. Un conte de fées enchanteur et moderne dans un monde désenchanté, du cinéma onirique avec des images pleines de magie.
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2020: Ours d'argent de la meilleure actrice et Prix de la critique (FIPRESCI)
Taxi Teheran
Jafar Panahi
Iran
81′
Un taxi roule dans les rues animées et bigarrées de Téhéran. Les gens les plus variés y montent. Le conducteur parle avec les passagers qui disent ouvertement ce qu'ils pensent. Comme ce pirate du web qui vend des films censurés en Iran. Ou cet homme qui a trop peur pour déposer plainte, ou ces deux dames superstitieuses qui doivent de toute urgence amener le contenu d'un bocal à poisson rouge vers une source afin d'éviter qu'un malheur ne les touche personnellement. Pendant les trajets tantôt drôles, tantôt dramatiques à travers la ville, le ton est soit à la blague soit au discours politique. Au volant, rien de moins que le réalisateur Jafar Panahi en personne. Il est frappé depuis des années par le régime iranien d'une interdiction d'exercer son métier et de voyager. Mais Jafar Panahi ne se décourage pas. Il réalise ses films en secret et les fait transporter hors du pays en contrebande. Avec beaucoup d'humanité et d'humour, il capte l'ambiance qui règne dans la société iranienne. «Taxi Téhéran», un film vibrant et dévoilant de multiples facettes, a remporté le prix principal du Festival de Berlin, l'Ours d'or.
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2015: Ours d'or
The Village (1953)
Leopold Lindtberg
Suisse
97′
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le village d’enfants Pestalozzi accueille des orphelins de toutes nationalités. Lorsque la Pologne ordonne le retour de ses jeunes ressortissants, Andrzey, 13 ans, est bouleversé: il ne veut pas quitter Anja à laquelle il s’est profondément attaché. Les deux enfants décident de prendre la fuite et de se cacher... Version internationale en anglais, telle qu'elle a été projetée dans les cinémas du monde entier.
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1953: Ours de bronze
avec bonus
Bal - miel
Semih Kaplanoglu
Turquie
100′
Le père du petit Yusuf est apiculteur. Il dépose ses ruches dans les branches hautes des arbres les plus grands de la forêt qui dévale de la montagne. Pour Yusuf, c'est un endroit empli de mystères où il aime suivre son père dans son travail. Lorsqu'il veut raconter son rêve à celui-ci, il est rembarré, car il ne faut jamais dire son rêve à voix haute, lui dit son père. Lorsque les abeilles se mettent à disparaître de manière incompréhensible, Yacup décide de porter ses ruches plus haut dans la montagne. Le petit Yusuf, lui, commence à bégayer à l'école, pour finalement garder le silence. Entre le père qui ne revient pas et le mutisme de Yusuf, l'inquiétude de la mère grandit. Ours d'Or 2010 au festival de Berlin, Bal (miel) est une plongée dans le monde de l'enfance où la beauté de la nature ne peut être que fantastique et mystérieuse. **** Dans la nature fantastique de l'enfance Il faut retrouver son âme d'enfant pour pleinement apprécier Bal, le cinquième film du jeune réalisateur Semih Kaplanoglu. Il faut la retrouver, car le film nous plonge dans le monde d'un petit garçon à l'imagination fertile, car la nature et les hommes sont filmés par le prisme du regard, des sentiments, de l'humeur et du moral du petit Yusuf. A cette condition, on pourra se laisser emporter par l'atmosphère magique que dégagent les images de ces montagnes turques, et de leurs habitants, aux abords de la Mer Noire. Celles-ci expriment aussi bien ce que Yusuf voit que ce qu'il ressent, donnant aux objets et aux personnages des dimensions parfois surhumaines, proches du fantastique des contes pour enfants. Et le jeune acteur Bora Altas - tout jeune puisqu'il a le même âge que Yusuf, 7 ans - a ainsi une présence imposante à l'écran, rarement vue pour un enfant, dans un registre où les sentiments peuvent apparaître dans toutes leurs nuances, qui nous renvoie à nos propres souvenirs, nous rappellent le monde que nous pouvions voir et ressentir quand nous étions enfants nous aussi. Cependant, il ne s'agit pas que de l'enfance, dans Bal. C'est aussi une ode à la nature, qui n'a rien à voir avec la nostalgie d'un monde perdu, mais au contraire d'un monde bien réel, où le destin des hommes et des plantes sont liés, où les méfaits des uns entraînant une réactions des autres. Une nature pourtant, dont la beauté rejaillit sur les êtres humains, sur le père Yacup, sur la mère, Zehra, et sur leurs gestes magnifiés. On a alors des couleurs intimistes de l'école hollandaise. Puis les plans, plus larges, s'emparent de la forêt, prennent l'ampleur de tableaux immenses, à la fois sonores et picturaux, où le peintre aurait su placer toutes les nuances du vert imaginables et qui habitent la nature, en fixer les mouvements les plus subtils et en saisir les moindres bruissements, jusqu'aux odeurs humides qui atteindraient nos narines. En ce sens, à l'image d'un Pourquoi Bodhi Dharma est-il parti vers l'Orient?, Bal est proche d'une expérience sensuelle totale. Exactement de celles que l'on pouvait avoir enfant.
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2010: Ours d'or
Favolacce
Damiano D'Innocenzo et Fabio D'Innocenzo
Italie
99′
La chaleur de l'été annonce les vacances prochaines pour les familles de cette paisible banlieue pavillonnaire des environs de Rome. Des familles joyeuses, qui parviennent à créer l'illusion de vraies vacances malgré leurs faibles moyens. Des familles normales. Enfin presque. Car leurs enfants vont bientôt pulvériser le fragile vernis des apparences…
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2020: Ours d'argent du meilleur scénario
Grâce à dieu
François Ozon
France
138′
Ils sont courageux, intelligents et se battent avec beaucoup de détermination et d’imagination pour leur cause. Parmi eux, Alexandre qui conjugue vie de famille épanouie et réussite professionnelle. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui quand il était petit garçon officie toujours auprès d’enfants. Toutes ses démarches pour le démettre de ses fonctions restent vaines : l’Eglise ne fera rien. C’est seulement quand d’autres personnes touchées rejoignent Alexandre, brisent le sceau du silence et se concertent pour planifier leur action que le vent commence à tourner… François Ozon est un réalisateur aux divers talents qui varie les genres avec bonheur. Sa filmographie comprend des comédies jubilatoires comme « Potiche », des drames poignants comme « Frantz » ou des polars haletants comme « Dans la maison ». Jamais à court d’idées surprenantes, il s’est inspiré pour son nouveau film d’un fait réel : le cas du prêtre Preynat, qui occupe actuellement tant la justice que les médias en France. Ozon n’a pas l’Eglise en tant qu’institution dans son viseur, il se focalise plutôt sur la perspective des victimes. « Grâce à Dieu » est un film émouvant aux multiples facettes et magnifiquement interprété, qui montre comment faire bouger un système ankylosé : en collectif, avec du courage et de la force.
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2019: Ours d'argent – Prix du jury
A Separation
Asghar Farhadi
Iran
123′
Simin voudrait quitter l’Iran avec son mari Nader et leur fille Termeh. Elle a entrepris toutes les démarches nécessaires et tout réglé en prévision de leur départ. C’est alors que son mari lui fait part de ses scrupules : il ne veut pas abandonner son père qui souffre de la maladie d’Alzheimer. Nader annule le voyage. Simin dépose alors une requête de divorce auprès du tribunal des affaires familiales. Sa requête étant rejetée, elle quitte le domicile conjugal et retourne vivre chez ses parents. La petite Termeh décide de rester avec son père tout en espérant que sa mère reviendra bientôt à la maison. Confronté aux nouvelles circonstances, Nader a du mal à se débrouiller, ne serait-ce que par manque de temps. Il engage alors une jeune femme pour s’occuper de son père malade. Razieh est enceinte et elle accepte cet emploi sans en informer son mari. Un jour, en rentrant du travail, Nader trouve son père tout seul à la maison ; le vieil homme déficient est en outre attaché à une table. Quand Razieh est de retour, la réaction de Nader a des conséquences tragiques qui bouleversent non seulement sa propre existence mais affectent aussi l’image que sa fille avait jusqu’alors de lui.
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2011: Ours d'argent du meilleur film, de la meilleure actrice et du meilleur acteur
2017: Ours d'or
2018: Mention spéciale du Jury Enfants
avec bonus
Félicité
Alain Gomis
Congo, La République Démocratique du
124′
Félicité, libre et fière, est chanteuse le soir dans un bar de Kinshasa. Sa vie bascule quand son fils de 14 ans est victime d’un accident de moto. Pour le sauver et régler les coûts de l’hôpital, elle se lance dans une course effrénée à travers les rues d’une Kinshasa électrique, un monde de musique et de rêves. Ses chemins croisent ceux de Tabu. Primé avec le Grand Prix du Jury au Festival de Berlin, ce film fait plonger dans la pleine vie. Alain Gomis à propos de Félicité «J’ai le sentiment qu’un film se construit sur des années, en convoquant une multitude de choses différentes. À l’origine de celui-ci, il y a des personnages existants, des femmes dont je suis proche, au Sénégal principalement. Des femmes fortes. Qui n’acceptent pas la compromission, qui prennent tout de plein fouet et ne plient pas sous les coups. J’avais une admiration certaine pour cette droiture, tout en m’interrogeant sur le fait de vouloir à tout prix plier la vie à sa volonté. J’étais donc intéressé par cette dialectique de la lutte et de l’acceptation qui est une idée qui traverse mes films. Sur cela est venu se greffer l’accident d’un jeune cousin très proche qui a perdu sa jambe, après qu’elle ait été mal soignée. Je me souviendrai toujours de son regard de gosse de 17 ans qui a perdu la légèreté, pour qui la vie est comme finie. Son histoire était aussi liée à celle de sa mère que l’on soupçonnait de pratiques obscures. Cette réalité simple qui confronte l’invisible au quotidien est à la base du film. J’avais alors envisagé une sorte de Faust ... et puis j’ai rencontré la musique du Kasai Allstars qui contenait tout cela. Tshanda, qui joue Félicité, me disait que c’était une femme à moitié en vie, à moitié morte. Toute sa vie, elle s’était tenue droite, affrontant le monde, et avec l’accident de son fils arrivait la défaite. Tout ce qu’elle avait tenu à bout de bras jusque-là s’écroulait. Pour elle, la question était est-ce que cette vie vaut le coup, est-ce que je reste là ou est-ce que je repars là d’où je viens? C’est un personnage qui se tient à la frontière de ces deux options. Il était évident que Tshanda comprenait absolument cette possibilité de renoncement. Ensuite, moi je ne dis pas grand-chose du personnage à un comédien, j’essaie de rester très concret sur la situation, mais c’était cette espèce de ligne-là qu’on avait définie.»
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2017: Ours d'argent – Prix du jury
Rara
Pepa San Martin
Chili
86′
Sara a 13 ans. Avec sa sœur, Catalina, elle vit avec sa mère Paula et sa partenaire Lia. Son père n’apprécie pas cette promiscuité et aimerait que ses filles aient une vie de famille «normale». Mais Sara a bien d’autres soucis, entre son premier amour et son corps qui se transforme. Une comédie légère, mais incisive, pour ausculter une société encore conservatrice. Sara aime les garçons, bien qu’elles les trouvent bêtes le plus souvent. Elle a aussi une amie à qui elle dit tout, mais elle lui cache aussi des choses. Sara est une petite fille au seuil de l’adolescence qui pense qu’elle mène la vie normale d’une fille à son âge. Ce n’est pas l’avis de son père, ni de son entourage. En cause, le fait que sa mère Paula - chez qui vivent les deux enfants - vit avec une femme et non un homme. À la suite d’une petite dispute futile avec sa mère, Sara quitte la maison pour aller vers son père. Ce dernier saute sur l’occasion pour tenter de récupérer ses filles. Toute l’histoire nous est racontée du point de vue de Sara, campée par une prodigieuse Julia Lübbert qui crève l’écran avec un naturel et une vivacité dignes de tous les éloges. Ce choix scénaristique a permis à la jeune réalisatrice Pepa San Martin d’éluder tout ce qui aurait pu alourdir son récit et donne un film au ton léger, tissant ses fils sans qu’on y prenne garde pour arriver à une conclusion (presque) inattendue. Rara, c’est une histoire de petits riens - de ces événements à première vue sans importance, qui font la vie de tous les jours. Cependant, un mot de trop, ou mal placé, et tout prend des proportions qu’on n’attend pas, ouvrant la porte à de nouveaux développements - à la merci eux aussi d’autres réparties, apportant de nouvelles petites surprises. Ne se départant pas du regard de Sara, le récit ne prépare pas, si ce n’est par quelques allusions, au dénouement final. C’est d’ailleurs cette subtilité du scénario, coécrit avec Alicia Scherson (Play, Turistas), ajoutée au soin apporté à la crédibilité des personnages, incarnés par des acteurs hors-pairs, qui donne à l’ensemble un naturel à la fois léger et sérieux, drôle et émouvant.
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Grand Prix Generation Kplus
Ixcanul Volcano
Jayro Bustamante
Guatemala
91′
María est promise à Ignacio, le contremaître de la plantation de café. Pour la famille, c’est l’assurance d’un logement et d’un travail pour le père. Mais pour la jeune fille, tout juste sortie de l’adolescence, cela signifierait la fin d’un rêve: celui d’aller voir au-delà du volcan. Le jeune réalisateur Jayro Bustamante est revenu sur sa terre natale filmer une histoire profondément enracinée dans les traditions mayas tout en étant radicalement d’actualité. María est belle, elle le sait. A 17 ans, elle voudrait aussi pouvoir embrasser le monde, celui qui se trouve derrière le volcan. Pepe, un jeune ouvrier qui ne pense qu’à partir aux Etats-Unis où se trouvent argent, voitures et maisons. En séduisant Pepe, María espère donc pouvoir partir avec lui vers le Nord. Mais le jeune homme partira sans elle et María, enceinte, n’aura plus que ses parents vers qui se tourner. Et ceux-ci, malgré cette tocade qui risque de les mettre tous sur la paille, vont montrer une solidarité sans faille. Mais la leçon pour María sera terrible.Les premiers plans nous montrent en détail les traditions mayas qui perdurent dans cette région du Guatemala, d’où Jayro Bustamante est lui-même originaire. On aurait tort pour-tant de confiner cette œuvre à son côté ethnologique, déjà passionnant, car il en déborde très vite pour mettre en scène les rapports de classe existant dans le Guatemala rural. Ce seront eux qui seront le moteur de la deuxième partie du récit. Traitement de l’image et montage s’allient pour exprimer la dureté implacable des relations entre les Mayas et les métis ou les blancs - passant de plans le plus souvent fixes, presque tranquilles, à des images de plus en plus mouvementées, caméra presque collée aux protagonistes. On réalise alors la misère dans laquelle sont maintenus les Indiens: logement et travail dépendant du bon vouloir du maître - et du contremaître, pas de scolarité pour les enfants, entraînant l’impossibilité de se faire comprendre, donc de se défendre, car ne parlant pas l’espagnol, langue de l’admini-stration. Et celle-ci, face à la mère de María, ne se souciant pas de la comprendre quand elle essaie de s’expliquer. Ils ne l’écoutent pas et voilà le drame des familles comme celle de María. Pour le pouvoir, elles n’existent pas. Le grand mérite de Ixcanul: elles vivent devant nous grâce à lui. Martial Knaebel
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2015: Ours d'argent
Body
Malgorzata Szumowska
Pologne
92′
Janusz est un homme qui ne se choque pas facilement. Médecin légiste, il procède à des fouilles précises, analysant les lieux de crimes dans des rapports détaillés. En dépit des situations extrêmes auxquelles il est confronté, il travaille dur. Peut-être trop. Mais face à sa fille Olga, anorexique et toujours en deuil de sa mère, Janusz se trouve désarmé. Affolé à l’idée qu’elle pourrait se suicider, il l’inscrit dans une clinique où travaille la psychologue Anna. Des années auparavant, Anna a perdu son enfant dans une mort subite du nourrisson. Maintenant, elle se claquemure, avec son grand chien, dans un appartement lourdement barricadé et appelle les esprits qui communiquent avec les vivants au-delà de la mort. Malgorzata Szumowska use de la comédie noire pour parler des difficultés que rencontrent les gens à surmonter la perte d’êtres aimés. Le film explore la peur, en même temps le désir, de l’intimité, l’automutilation en raison de l’angoisse mentale et l’évasion dans l’ésotérisme. Une méditation complexe sur la solitude du coeur et le conflit entre le rationnel et la croyance en un univers surnaturel.
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2015: Ours d'argent du meilleur réalisateur
El boton de nacar
Patricio Guzmán
Chili
82′
Avec Nostalgia de la luz, Patricio Guzmán, nous emmenait dans le désert d’Atacama, à l’extrême nord du Chili. Là-bas, il y sondait le cosmos pour scruter les rocs et les sables du désert. El botón de nacár nous emporte, lui, à l’extrême sud du pays, 4000 km plus bas où c’est maintenant l’eau qu’on trouve dans les étoiles. Mais c’est encore sur l’histoire des hommes et de leur mémoire que revient Patricio Guzmán. Ces deux films, Nostalgie de la lumière et Le bouton de nacre, forment bien un diptyque cohérent. Au premier, illuminé par la lumière si pure et la sécheresse du désert du nord, répond le ciel chargé et la froide humidité de l’archipel du sud. Ici, ce sont l’eau et le froid qui ont formé les hommes et les civilisations. Car ces îles innombrables étaient habitées, bien avant que les colons n’arrivent et massacrent - ils étaient encore 8000 au 18e siècle, ils ne sont plus que 20 descendants directs aujourd’hui. C’est la première idéeforce: l’existence d’une civilisation capable de survivre dans des conditions extrêmes, de traverser le Cap en petit canoë, de compositions musicales sophistiquées. La deuxième idée-force: faire ressentir par le spectateur, physiquement, la géographie bizarre de ce pays qu’est le Chili - tout en longueur, ouvert sur la mer qui est sa plus grande frontière, et pourtant profondément terrien. Un pays si long, qu’on ne peut le représenter en un seul morceau. Enfin, il y a la mémoire de l’eau. Celle qui vient du cosmos - qui se compte en millions d’années - et celle, plus macabre et contemporaine, qui vient de l’océan - car ici, comme au nord, les militaires ont essayé d’effacer les traces de leurs crimes. Ces trois idées-forces sont exprimées dans de véritables mises en scène de cinéma qui offrent des moments sublimes: la musique jouée par le musicologue Claudio Mercado, ou la leçon de vocabulaire de Christina Calderon, descendante des Yagán. Emma Malig, artiste, déroule une étrange et longue bande de papier froissé, le Chili, en un seul morceau. Enfin, se déroule sous nos yeux la reconstitution du «travail» fastidieux et minutieux qu’impliquait cette volonté des militaires d’effacer des milliers d’individus des mémoires. C’était sans compter ce bouton de nacre ramené à la surface. Martial Knaebel
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2015: Ours d'argent du meilleur scénario
An Episode in the Life of an Iron Picker
Danis Tanović
Bosnie et Herzegovina
74′
Nazif, rentrant de son travail, voit sa femme Senada se tordre de douleur. Le médecin leur apprend que l'enfant à naître est mort et qu'elle doit absolument se faire opérer de toute urgence. Mais la clinique de la région refuse de pratiquer l'opération car le couple n'a ni argent, ni assurance. Lorsque Danis Tanovic lit un reportage sur cette histoire, il est emporté par l'indignation et décide d'en faire un film. Ainsi est né An Episode in the Life of an Iron Picker. Tanovic avait le choix de monter une véritable production, mais cela aurait pris du temps, au minimum une ou deux années. Au lieu de cela, le réalisateur se rappelle qu'il fut d'abord documentariste durant la guerre des Balkans. Ils contacte alors Nazif et Senada, leur proposant, et arrivant à les convaincre, de revivre, devant la caméra, les événements dramatiques qu'ils ont vécus. Avec eux, tous les témoins et les protagonistes des événements rejoueront leurs rôles. A l'exception notable - et on n'a aucune peine à comprendre pourquoi -, des médecins qui ont refusé de soigner Senada. Tanovic a donc pu tourner tout de suite, en neuf jours, avec une équipe restreinte, une caméra Canon toute simple. Il en ressort une énergie, et une émotion aussi, toute brutes qui emportent tout.
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2013: Ours d'argent – Prix du jury et Ours d'argent du meilleur acteur
2013: Ours d'argent de la meilleure actrice
About Elly (2009)
Asghar Farhadi
Iran
114′
Ahmad, qui vit depuis longtemps en Allemagne, est de retour en Iran pour un bref séjour et ses anciens amis d’université décident de passer trois jours de vacances ensemble au bord de la mer Caspienne. Sepideh, une des femmes du groupe, de caractère très enjoué, a pris en charge l’organisation du séjour. Elle a également convié au voyage Elly, l’institutrice de sa fille qui est en maternelle, et ceci à l’insu des autres participants. Ahmad, qui sort d’un mariage malheureux avec une Allemande, est désireux de refaire sa vie avec une Iranienne et les amis se rendent compte peu à peu de la raison pour laquelle Sepideh a invité Elly. Elle va désormais capter toute leur attention, les uns et les autres lui trouvant mille qualités. Le second jour, alors que tout se passe bien et que la joie et l’harmonie sont au rendez-vous, un incident survient au cours duquel Elly s’éclipse dans la nature. L’ambiance joyeuse disparaît d’un seul coup et l’harmonie fait place aux diverses spéculations des amis sur le pourquoi et le comment de la disparition d’Elly. Ils contactent sa famille qui ne leur apprend rien de neuf ; l’inquiétude se transforme en panique. Les amis analysent alors de façon critique les entretiens du premier jour et les conversations téléphoniques avec la famille d’Elly. Finalement, Sepideh est même mise en cause pour avoir invité Elly, ce qui a perturbé leurs vacances. En deux jours, le jugement du groupe vis-à-vis d’Elly a viré du tout au tout - jusqu’au dernier jour de vacances où la réalité se révèle.
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2009: Ours d'argent de la meilleure réalisation
Las Herederas
Marcelo Martinessi
Paraguay
98′
Chela et Chiquita, toutes deux issus de riches familles du Paraguay, sont ensemble depuis plus de 30 ans. Suite à la détérioration de leur situation financière, les deux femmes sont contraintes de vendre leurs biens de famille. Lorsque Chiquita doit aller en prison pour fraude et dettes, Chela est forcée de faire face à une nouvelle réalité. Conduisant pour la première fois depuis des années, elle commence ainsi à offrir ses services comme chauffeuse de taxi à un groupe de dames riches et âgées. Alors que Chela s‘installe dans sa nouvelle vie, elle rencontre Angy, une femme plus jeune et dynamique avec laquelle elle développe une relation fraîche et vivifiante. Chela commence enfin à sortir du silence et de la tristesse dans lesquelles elle s’était murée pour s’engager dans de grands changements personnels. Récompensé à la Berlinale 2018 par différents prix dont l’Ours d’Argent de la meilleure actrice, ce film dresse de manière intime et délicate le portrait d’une femme complètement secouée dans ses habitudes quotidiennes par de profonds bouleversements.
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2018: Ours d'argent