Road-movies

The Last Bus
Gillies MacKinnon
Royaume-Uni
86′
Depuis 50 ans, Tom habite un village reculé tout au nord de l’Ecosse. Mais maintenant, cet homme de 90 ans se met en route pour un long voyage en bus de ligne, à destination de Land’s End, l’extrême pointe du sud-ouest de la Grande-Bretagne, son lieu de naissance. Son épouse bien-aimée est décédée et il lui a promis de ramener ses cendres là où ils se sont rencontrés, où ils sont tombés amoureux. Avec une bonne dose de courage, d’optimisme et de spontanéité, il affronte sa propre vulnérabilité. Jusque-là, la Grande-Bretagne moderne aux mille visages lui était inconnue. Elle lui réservera bon nombre d’aventures et de rencontres enrichissantes. « The Last Bus » est un road movie qui fait chaud au cœur car il rappelle au public que nous sommes tous d’une manière ou d’une autre en route… L’acteur britannique Timothy Spall est connu pour son talent à interpréter des rôles très différents aux traits marqués, devant la caméra comme sur scène. Parmi ses films les plus connus, « Mr. Turner » ou « The King’s Speech ». Dans « The Last Bus », Timothy Spall incarne le personnage de Tom qui a 25 ans de plus que lui. Avec beaucoup de subtilité, il capte les différentes facettes de cet homme à la constitution certes frêle, mais à la volonté de fer.
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Compartment No. 6
Juho Kuosmanen
Finlande
107′
Une jeune finlandaise prend un train à Moscou pour se rendre sur un site archéologique en mer arctique. Elle est contrainte de partager son compartiment avec un inconnu. Cette cohabitation et d’improbables rencontres vont peu à peu rapprocher ces deux êtres que tout oppose.
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303
Hans Weingartner
Allemagne
120′
Sur le chemin de Berlin au Portugal dans son camping-car rouillé '303', la jeune étudiante en biologie Jule prend l'auto-stoppeur Jan. Tout en ayant des conversations intenses sur la société, le monde et la nature de l'homme, ils essaient de ne pas tomber amoureux. Hans Weingartner («Die fetten Jahre sind vorbei») lui-même dit: «‹303› est pour ainsi dire le ‹film Anti-Tinder›. Au lieu de 3 secondes de wipe-and-go, le lent rapprochement de deux âmes.»
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Au sud des nuages (2003)
Jean-François Amiguet
Suisse
81′
Adrien, paysan de montagne de 70 ans, propose à ses amis un voyage à bord du Transsibérien. Les montagnards taiseux embarquent dans le train mais ne se laissent jamais vraiment aller. Sans cartes à jouer ni petit coup de blanc, rien ne va plus. Le seul à arriver à Pékin est Adrien. Pour le paysan têtu, ce long voyage est au bout du compte un voyage vers lui-même, à la rencontre de ses propres sentiments.
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To the Ends of the Earth
Kiyoshi Kurosawa
Ouzbékistan
120′
Des Japonais sont en Ouzbékistan pour une émission de voyage à la découverte des côtés originaux et exotiques du pays. Mais rien ne se déroule vraiment comme espéré et il manque du temps de prises de vue pour boucler l’émission. Kiyoshi Kurosawa abandonne sa vision pessimiste du monde moderne pour nous proposer un voyage plus apaisé et peut-être plus optimiste. Le film de clôture 2019 sur la Piazza Grande à Locarno.
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Sans signe particulier
Fernanda Valadez
Mexique
99′
Magdalena s’inquiète, sans nouvelle de son fils Jesús, parti pour la frontière avec son ami Rigo. Accompagnée de Chuya, la mère de ce dernier, elle va à la ville s’enquérir auprès des autorités. Parmi les photos qu’on leur montre, elles reconnaissent Rigo, mais Jesús n’y apparaît pas. Magdalena décide alors de poursuivre ses recherches à la frontière. Si son fils est aussi mort, elle veut en être sûre.
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Wajib
Annemarie Jacir
Palestine
97′
Shadi, installé à Rome, revient à Nazareth pour aider à la préparation du mariage de sa sœur Amal. Avec son père, il va délivrer en mains propres les invitations à tous ceux dont ils espèrent la présence. Road-movie urbain, mêlant humour et drame, Wajib prend prétexte des tensions entre le père et le fils pour évoquer la situation des Palestiniens d’Israël. Petites disputes et grande Histoire «wajib» pourrait se traduire par devoir ou obligation. C’est une obligation que vont accomplir Abu Shadi et son fils en remettant les invitations pour le mariage d’Amal. Shadi, le fils, s’est expatrié à Rome où il travaille comme architecte et vit avec la fille d’un responsable de l’OLP en exil. Le père resté au pays est instituteur et aimerait bien finir comme directeur d’école. Les rencontres de maisons en maisons sont autant d’occasions d’évoquer le passé, et d’attiser des disputes entre père et fils. Annemarie Jacir, dont c’est le troisième film, use d’un drame familial pour évoquer l’histoire de son pays. Dans le premier, Salt of this Sea, une jeune femme venait réclamer à une banque les avoirs qu’y avait laissés son grand-père parti en exil. Dans le deuxième, When I Saw You, le petit Tarek s’enfuit d’un camp de réfugiés pour retrouver son père. Avec Wajib, si le ton est toutefois plus léger et les occasions de sourire plus nombreuses, les dilemmes auxquels est confrontée la population arabe d’Israël sont toujours et bien présents, évoqués par les souvenirs des anciens que les deux hommes rencontrent, ou par les disputes entre père et fils - imposants Mohamed Bakri et Saleh Bakri, père et fils aussi dans la vraie vie. Vivant à Rome, Shadi est encore bardé d’une intransigeance idéologique dont se moque son père obligé de composer avec les autorités israéliennes. Jacir montre encore une fois sa parfaite maîtrise de la direction d’acteurs. Principaux ou seconds rôles, ils trouvent tous le ton juste pour donner au récit une touche à la fois de réalisme et d’humour. Cependant, la grande réussite de Wajib tient certainement à un personnage invisible: la mère, partie aux Etats-Unis et dont le père ne se console pas. Une occasion pour Mohamed Bakri de montrer tout son talent d’acteur. Martial Knaebel
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L'apiculteur - O melissokomos (1986)
Theo Angelopoulos
Grèce
122′
Le dernier voyage Après avoir assisté au mariage de sa fille, Spyros prend la route avec son camion chargé de ruches. Il est apiculteur et, à chaque début de printemps, il part à la recherche de champs de fleurs où ses abeilles pourront butiner. Mais d'étranges rencontres vont émailler son voyage. Une jeune auto-stoppeuse qui s'offre à lui dans une chambre d'hôtel, et qu'il repousse tandis qu'il va faire l'amour, sous ses yeux, avec un jeune garçon. Un vieil ami hospi-talisé avec qui il va évoquer leurs souvenirs de la Résistance et de l'époque où ils croyaient tous deux pouvoir «changer le monde»! Il revoit aussi sa femme dont il est séparé, puis sa seconde fille qui avait quitté le foyer familial pour se marier. Et l’auto-stoppeuse revient dans ce périple. Film inracontable, car Theo Angelopoulos sait nous entraîner, avec sa lenteur habituelle, fascinante, renouant, après une longue méditation sur l'histoire et ses mythes, avec un certain réalisme intimiste. Spyros, magnifiquement incarné par Mastroianni, est un être mal dans sa peau, et qui, de rencontre en rencontre, ira jusqu'au bout de sa tragédie. Les abeilles veillent!
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Malaria
Parviz Shahbazi
Iran
89′
Deux mains gantées manipulent un téléphone portable sous les instructions d’une voix off. L’écran finit par s’éclairer pour montrer Hanna qui se filme elle-même et son ami Murry. Ce smartphone sera alors acteur et chroniqueur de l’odyssée d’Hanna et Murry. Ils vont entraîner avec eux Azi, musicien des rues, lorsque celui-ci les prendra en autostop. Ils atteindront ainsi Téhéran pour devoir la quitter lorsque le père et les frères d’Hanna auront retrouvé leur trace. Alors que le récit est un long flash-back, le mélange d’images provenant du smartphone ajoutées à celles d’une caméra le plus souvent portée, donne au spectateur le sentiment d’assister aux événements en temps réel. Sentiment accentué par le choix Parviz Shahbazi de tourner avec les rues de Téhéran comme décor. La vie de la jeunesse téhéranaise et sa vivacité, malgré les multiples contraintes, ses difficultés face à la police des mœurs, donnent du souffle au récit. En particulier cette soirée mémorable où les jeunes fêtent l’annonce de la signature de l’accord nucléaire entre l’Iran et le groupe des 5+1. Malaria est en fait une ode à la jeunesse iranienne, et aussi un portrait affectueux de Téhéran. Cependant, si la joie de vivre de la jeunesse existe bel et bien, Parviz Shahbazi n’élude pas la réalité et les dangers d’un avenir compromis par des politiques sur lesquelles cette jeunesse n’a aucune prise. Troisième film du réalisateur centré sur les jeunes, après Deep Breath (2003) et le thriller Trapped (2013), Malaria, joué par des acteurs amateurs mais inspirés, est un témoignage passionnant et émouvant sur une génération qui aimerait vivre sa vie, tout simplement. Martial Knaebel
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Bombón - le chien (2004)
Carlos Sorin
Argentine
97′
Avec une infinie tendresse, Bombón nous conte les joies, les peines et les espoirs de personnages attachants, croisés au détour des routes interminables de Patagonie. Juan vient d'être licencié de la station-service où il travaillait depuis vingt ans. Confronté au chômage alors qu'il a 52 ans et pas de formation, il sculpte des manches de couteaux qu'il essaie de vendre, sans succès. Un jour, après être venu en aide à une jeune femme en panne au bord de la route, il se retrouve propriétaire d'un chien de race, un magnifique dogue argentin baptisé Bombón. Il semble que la chance lui sourie enfin: son chemin croise bientôt celui de Walter, entraîneur professionnel enthousiaste, qui n'a de cesse de présenter Bombón au prochain concours canin. L'objectif: monnayer les services du champion pour donner une descendance à des femelles. Mais l'animal semble peu enclin à faire ce que l'on attend de lui... Après Historias minimas, le réalisateur argentin Carlos Sorín revient avec d'autres « petites histoires », racontées dans le même esprit minimaliste, à la limite du documentaire. Les histoires simples de personnages simples? Le réalisateur s'en défend : «L'univers intérieur du plus humble paysan est aussi insondable que celui d'un professeur de philosophie », explique-t-il. « La différence est que le second communique principalement par la parole, tandis que le premier s'exprime par des gestes et des silences. Au cinéma, j'ai toujours préféré le geste au texte.» Un regard, une expression, un mouvement que l'on devine à peine: il n'en faut pas plus pour exprimer la vérité des personnages. Une démarche soutenue par des comédiens amateurs qui jouent avec un naturel confondant. Ou plutôt, qui n'ont pas besoin de « jouer », car ainsi que le souligne le réalisateur, « les interprètes du film sont, dans leur essence même, dans leur âme, identiques à leurs personnages.» Au final, des émotions réelles pour une fiction qui sonne extraordinairement juste.
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Avé
Konstantin Bojanov
Bulgarie
86′
Parti de Sofia, Kamen se rend en stop à Roussé, dans le nord de la Bulgarie. Sur la route, il rencontre Avé, une jeune fugueuse un peu paumée de 17 ans, qui lui impose rapidement sa compagnie. A travers cette rencontre, c’est le portrait d’une jeunesse en errance et d’une Bulgarie oubliée de la mondialisation que Konstantin Bojanov nous fait découvrir. Mais le film est également une fine métaphore du passage à l’âge adulte et des sentiments ambivalents que cette phase de vie génère. Etudiant en art, Kamen rencontre Avé alors qu’il se rend au nord du pays en autostop. La jeune fille de 17 ans s’agrippe alors à lui et ne va plus le lâcher. Très vite, Kamen se rend compte de la tendance compulsive au mensonge d’Avé. Elle mélange vérité et fantasmes, s’invente des personnages. Elle ment pour s’amuser, par provocation, pour pimenter sa vie et celle des autres, mais elle ment surtout pour mieux accepter sa propre existence. Avé est en fugue. Sa réalité, c’est une relation conflictuelle avec ses parents et un frère accro à l’héroïne qu’elle aime et qu’elle veut sauver. Si Avé ment et affabule pour agrémenter sa vie, Kamen, lui, prend la réalité de face. Taciturne et résigné, il semble ployer sous la gravité des événements. La réalité du monde qui les entoure, et que Konstantin Bojanov nous montre, c’est la Bulgarie des faubourgs, des petites villes de province oubliées, des stations-services glauques et du bitume. C’est également les gens qu’Avé et Kamen vont croiser tout au long de leur errance: pervers, violents et paumés en tout genre. Les nouveaux riches et le développement économique de la capitale semblent bien éloignés, tout comme la dolce vita des côtes de la mer Noire. Et lorsque les personnages pensent enfin arriver à Varna et ses côtes ensoleillées, ils se perdent chacun en route. A travers ce road movie sensible et pudique, le cinéaste bulgare nous propose une magnifique réflexion sur la jeunesse et la construction de l’identité sociale et personnelle. Il réussit brillamment à mettre en évidence les mécanismes propres à cette phase et en retranscrire la lumière, l’énergie, mais également la noirceur. Avec cette œuvre émouvante et personnelle, Bojanov prend date et pose les jalons d’un cinéma intime et réaliste à la fois, dont il conviendra de suivre l’évolution.
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Modest Reception
Mani Haghighi
Iran
100′
Un couple étrange roule dans la montagne, le coffre bourré de sacs où sont empilés des billets de banque. A quel jeu peut-il bien jouer à distribuer ces sacs aux gens qu’il rencontre au hasard de la route? Aumône faite aux indigents ou jeu pervers auquel s’adonnent cet homme et cette jeune femme élégante? Une comédie burlesque aux multiples rebondissements qui offre une allégorie d’une extrême finesse de la société iranienne d’aujourd’hui. Modest Reception créa la surprise au festival de Berlin. Et il y avait de quoi: comment un tel brûlot avait-il pu échapper aux foudres de la censure de son pays, que l`on sait maintenant prompte à embastiller ceux des cinéastes qui ne marchent pas droit? Cependant, on s`excuse d`estimer que cet aspect resterait anecdotique si il ne s`y ajoutait, en plus, le côté résolument, et totalement, «non cinématographiquement correct» du film qui le place en parfaite adéquation avec l`état du monde, de celui de l`Iran, de celui des croyances. On y passe, en effet, de la comédie la plus dé- jantée à la réflexion la plus profonde sur l`état du monde, dans cette région perdue, oubliée, des montagnes arides et inhospitalières, proches de la frontière. Et le chaos de la fiction correspond en tout point au désordre de notre réalité où les certitudes vacillent comme celles des personnages, où la morale peut devenir perverse. Le réalisateur Mani Haghighi (il joue lui-même, magistralement, le rôle de l'homme dans le couple) nous promène, c`est le cas de le dire, dans ce road-movie ébouriffant, de surprise en surprise, ne ratant jamais une occasion pour dynamiter le confort dans lequel le spectateur aurait pu s`installer. On devrait en sortir épuisé et c`est tout le contraire qui se passe, car le culot que le cinéaste montre est tout sauf agressif, il est au contraire rafraîchissant: on se délecte des scènes drôles, on est touché aussi par le regard, malgré tout attendri, porté sur ces personnages rencontrés au hasard du récit. En cela, Modest Reception donne à voir du vrai cinéma et, sur ce point tout le monde ne peut que tomber d`accord, il prouve l`incro-yable vitalité d`un cinéma iranien, qui n`a de cesse de chercher de nouvelles formes, d`ouvrir de nouvelles voies, accepter de nouveaux défis. Martial Knaebel
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Nostalghia (1983)
Andrei Tarkowski
Italie
126′
Andrei Gortchakov, un écrivain russe, voyage à travers l'Italie sur les traces d'un compatriote compositeur, pour écrire sa biographie. Avec beaucoup de sensibilité pour les émotions de celui qui est loin de son pays, Andrei Tarkovski, soutenu par son co-scénariste italien Tonino Guerra, dessine une rencontre des cultures et des époques.
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Il était une fois en Anatolie
Nuri Bilge Ceylan
Turquie
157′
Dans le noir, au loin, de petites lueurs apparaissent. Quelques secondes et on s’aperçoit qu’il s’agit d’une colonne de trois voitures. Policiers, gendarmes et procureur sont à la recherche du corps d’une victime d’un meurtre. Plusieurs haltes, plusieurs explorations seront nécessaires pour enfin trouver le cadavre dans un petit matin blême. Le temps pour le spectateur de faire connaissance avec les membres de ce cortège officiel: commissaire, procureur, médecin, plus ou moins loquaces sur leurs vies et leurs drames personnels. Il suffit à Nuri Bilge Ceylan de quelques phrases, de quelques plans même pas rapprochés, pour que ses personnages prennent corps et nous révèlent tout de leurs vies. Il était une fois en Anatolie représente une magistrale mise en scène de la comédie humaine, turque sûrement, universelle, tout aussi bien. * * * De l’ombre à la lumière Il était une fois... Cela sonne comme un conte ou comme une histoire vraie, que l’un des protagonistes nous relate. Et comme toutes les histoires qu’on raconte, Il était une fois en Anatolie est faite de digressions apparentes qui enrichissent, en fait, le récit par strates successives. Ici, la trame est composée de deux parties bien distinctes - on pourrait presque parler des deux actes d’une pièce classique, l’unité de temps, d’action et de lieux étant scrupuleusement respectée: la recherche la nuit dans la campagne, et le rapport le matin à l’hôpital. Entre-temps, nous aurons eu l’occasion de faire connaissance avec chacun: le commissaire de police dont l’enfant est malade chronique, le jeune médecin divorcé et le procureur d’Ankara pas très futé, à moins qu’il ne se cache la réalité à lui-même... Nous aurons eu aussi le temps de faire la connaissance de la région - pourtant plongée dans une nuit noire! On se rend alors compte de la magie du cinéma de Nuri Bilge Ceylan, dont les images et les dialogues suggestifs nous en disent bien plus qu’il n’y paraît. Ainsi, aucune nuit n’est totalement aveugle, avec le temps, nos yeux s’accommodent de l’obscurité la plus totale et les détails du paysage se révèlent. Et la caméra de Gökhan Tiryaki - qui semble être devenu le chef opérateur attitré du réalisateur - prend son temps, ou plutôt nous laisse prendre le nôtre à distinguer les lignes et les courbes d’une campagne bien moins monotone qu’elle n’en a l’air, réservant même quelques fois des surprises et des sursauts. De la même manière, les paroles ou les phrases suspenduesdans le silence de la nuit se laissent ingurgiter tranquillement. Là aussi, des phrases anodines que les personnages se disent, mais qui se révèlent détenir un double sens ou un secret qui se dévoile petit à petit, au détour d’un mot, d’un point de suspension. Au lever du jour, de retour à la bourgade, les visages blêmes et fatigués se révèlent, un peu des âmes aussi, le procureur perd de son assurance, le commissaire ne cache plus ses sentiments, alors que le jeune médecin semble prendre la direction des opérations. L’économie des gestes et des mots préside toujours à la narration et la mise en scène, mais, encore une fois, avec des moments surprenants, parce qu’inattendus : finalement, les personnages sont-ils bien ceux qu’ils montrent? La magie du cinéma de Nuri Bilge Ceylan tient à cette faculté qu’il a de sonder, au sens premier du terme, une communauté, des individus, des sentiments et des attitudes, et d’en enregistrer les échos, puis de nous les mettre en scène, avec la virtuosité, le rendu des nuances et des tonalités, qui donnent le relief à son récit. Martial Knaebel
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avec bonus
Le sel de la mer (2008)
Annemarie Jacir
Palestine
105′
Soraya, née et élevée à Brooklyn, décide d’aller vivre en Palestine, le pays de ses ancêtres. Dès son arrivée à Ramallah, elle cherche à récupérer l’argent de ses grands-parents, gelé sur un compte après leur exil, mais se heurte au refus de la banque. Sa route va alors croiser celle d’Emad, un jeune Palestinien qui rêve de s’en aller. Ce road movie intense, guidé par l’urgence, revient avec force et sincérité sur les traces d’un passé évanoui. Chassés de leur foyer lors de la guerre de 48, les parents de Soraya ont subi l’exil dans des camps au Liban, avant de finalement pouvoir partir s’installer aux Etats-Unis. Soraya est donc née à Brooklyn, même si, depuis qu’elle est petite, elle fait le même rêve, celui d’une réfugiée: retrouver ses racines, retourner sur sa terre d’origine, la Palestine. Son père vient de mourir, elle a 28 ans. Elle décide de faire le grand saut, s’achète un billet d’avion et traverse l’atlantique. Dès son arrivée, pleine d’espoir, elle découvre une facette qu’elle ignorait. Au contrôle de l’aéroport, une fois ses origines dévoilées, elle est mise de côté et subit plusieurs interrogatoires, de rigueur.Un dérisoire visa de deux semaines en poche, Soraya rencontre Emad, qui a connu l’occupation et la réalité de la Palestine, qu’il rêve, contrairement à elle, de quitter. Après le refus de la banque de lui rendre l’argent que ses grands-parents avaient laissé sur un compte à Jaffa, Soraya décide de la braquer. S’ensuit une fuite à travers Israël, clandestinement, avec en filigrane, à travers les paysages et les vestiges d’une terre désormais interdite, l’histoire de la Palestine. Proche du réel, Salt of this Sea a eu une genèse difficile. Outre les difficultés propres au financement, le tournage a souffert de multiples difficultés: contrôles répétées, check points, interdictions de passage, circulation du matériel complexe. Au final, le film est là, somptueusement interprété par un duo de comédiens bouleversant de sincérité: Suheir Hammad, par ailleurs aussi poète, et Saleh Bakri, qui a reçu le Prix du Meilleur Acteur en Israël pour son rôle dans La visite de la fanfare. Pour ces raisons, Salt of this Sea n’est pas seulement une oeuvre puissante, saisissante, elle est aussi le témoignage d’une réalisatrice qui veut combattre le silence, l’invisibilité et l’oubli.
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Chaque jour est une fête (2009)
Dima El-Horr
Liban
77′
Beyrouth, de nos jours. Trois femmes qui ne se connaissent pas prennent le même bus pour aller à la prison des hommes, dans l’arrière-pays libanais. Au milieu de cette terre aride, elles vont être, à travers ce voyage, confrontées bien malgré elles à la quête de leur propre indépendance.... Diama El-Horr: «Trois femmes figées dans un contexte social et politique très tendu, où rien ne bouge, de peur d’une catastrophe imminente. Les différents événements ne révèlent que la rigidité de la situation, les empêchant de réagir, d’évoluer, de se développer. À l’instar des héroïnes de ce film, les libanais n'ont pas les moyens de changer, mais nous savons nous amuser dans un monde où notre vie ne pèse pas lourd. Nous vivons aujourd’hui dans une région dévastée par des guerres perpétuellement renouvelées, incapables de jouer un rôle efficace dans une vie politique défaillante. Nous ne pouvons que faire appel à notre imaginaire comme alternative à un paysage en noir et blanc. Pour nous le cinéma est une petite lucarne à travers laquelle nous exposons certaines de nos pensées, de nos obsessions et de nos craintes. Ces femmes ne sont ni optimistes ni pessimistes, elles attendent simplement un "miracle", comme nous... Mais les miracles existent-ils vraiment ?»
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Gabriel and the Mountain
Fellipe Barbosa
Tanzanie, République-Unie de
131′
Gabriel est sur le point de clore un an de voyage à travers l’Asie puis l’Afrique de l’Est. Périple qu’il s’était promis de réaliser avant de poursuivre ses études dans une prestigieuse université californienne. A la fois témoignage plein de vie et hommage émouvant rendu à un ami disparu, Gabriel and the Mountain est un magnifique road-movie africain. Un globe-trotter brésilien En fait, Gabriel and the Mountain pourrait être considéré comme une suite du premier film de Fellipe Barbosa, Casa grande, dont le héros essayait déjà de surmonter les barrières sociales dans une école huppée de Rio. C’est d’ailleurs dans cette école que le réalisateur et Gabriel se sont rencontrés pour la première fois. Le temps a passé depuis et Gabriel, avant de poursuivre ses études aux Etats-Unis, a voulu découvrir le monde. Sur le point de terminer son périple, Gabriel débarque au Kenya où il ne veut pas être un touriste, mais un globe-trotter en contact étroit avec les gens du cru. Cet état d’esprit suscitera de belles rencontres - dont le spectateur profitera par la même occasion. L’ambiance changera quelque peu avec l’arrivée de son amie Cristina, venue le rejoindre pour quelques jours en Tanzanie, avant de connaître la Zambie, puis le Malawi. Fellipe Barbosa retrace le plus fidèlement possible les derniers jours de son ami Gabriel Buchmann. Pour cela, aux côtés des deux seuls acteurs professionnels João Pedro Zappa (Gabriel) et Caroline Abras (Cristina), ce sont les personnes réelles, qui ont rencontré le jeune Brésilien, qui jouent leur propre personnage, évoquant parfois en voix off leur expérience avec Gabriel. L’enthousiasme de Zappa à incarner Gabriel, la vivacité qu’il donne à son personnage, emporte l’adhésion et nous pousse même à oublier la fin tragique du héros, annoncée pourtant dès la première séquence. La richesse du récit et des rencontres tient aussi à l’ambivalence du personnage qui ne veut pas être un touriste, mais se comporte parfois comme tel. Et c’est peut-être la conscience de ce fait qui rend Gabriel plus fébrile et pressé de sortir des sentiers battus. Comme tous les road-movies réussis, c’est aussi à un cheminement intime que nous invite le film. Martial Knaebel
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Honeymoons (2009)
Goran Paskaljevic
Serbie
92′
Dans l’espoir d’une vie meilleure, deux jeunes couples quittent leurs pays respectifs. Melinda et Nik quittent l’Albanie en bateau pour l’Italie, afin de vivre leur amour interdit. Vera et Marko, quant à eux, quittent la Serbie, en train, pour l’Autriche, via la Hongrie. Marko, violoncelliste talentueux, a la chance d’entrer dans le fameux orchestre philharmonique de Vienne. Mais, à leur arrivée à la frontière, bien qu’ils aient des visas en règle, pour eux, les problèmes commencent .  En dépit du fait qu’ils n’ont rien à voir avec un grave incident qui s’est déroulé la veille au Kosovo, et à cause de coïncidences malheureuses, ils sont arrêtés. Leur espoir de réaliser leurs rêves dans cette Europe, synonyme de Terre Promise, s’évanouit. Comme c’est souvent le cas avec les jeunes des Balkans, ils payent les erreurs des générations précédentes. Deux histoires pour un seul film, pour un seul message qui invite à transcender les frontières, Goran Paskaljevic nous invite à partager une lune de miel avec nos voisins, ceux d’à côté qu’on ignore et qu’on craint dans un film à la psychologie pointue et au réalisme délicat. Adeptes de l’angélisme s’abstenir.
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Highway
Deepak Rauniyar
Nepal
72′
Un habitant de Katmandou et son épouse ont essayé sans succès d'avoir un enfant. L'homme se rend dans les montagnes de l'Est du Népal pour demander l'aide d'un miraculeux guérisseur. Celui-ci lui vend en effet une potion magique, mais dit à l'homme qu'il doit retourner voir sa femme dans les trente-six heures pour que le médicament fasse effet. Le bus qui serpente dans les rues étroites, les collines et les vallées du Népal est bondé de gens qui ont tous d'urgence besoin d'être ailleurs - pour retrouver une personne rencontrée sur Internet, pour apporter de l'argent pour des médicaments ou pour aller rendre visite à des parents. Mais les voyageurs sont obligés de s'arrêter encore et encore à cause des grèves générales, des embouteillages, des pannes et des villageois en colère. Certains de ces obstacles sont surmontés par les passagers eux-mêmes, qui apprennent à se connaître pendant le voyage - ils se déguisent même en fête de mariage pour pouvoir continuer à avancer. Entre temps, à la maison, tout a changé... Le premier long métrage de Deepak Rauniyar est un road movie plein de surprises et de passion; c'est aussi une représentation engagée de la vie contemporaine au Népal.
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Le regard d'Ulysse - To vlemma tou Odyssea (1995)
Theo Angelopoulos
Grèce
169′
Un cinéaste grec exilé aux États-Unis revient chez lui pour la projection de son dernier film. C'est l'occasion d'un voyage initiatique à la recherche du mythique premier film à avoir jamais été tourné en Grèce.
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Theeb
Naji Abu Nowar
Jordanie
100′
Le jeune Theeb vit avec son grand frère Hussein dans un campement de Bédouins en plein désert. Lorsque son frère sera chargé de guider un officier britannique vers un vieux puits abandonné, Theeb voudra les suivre. Ce sera le début d'une aventure qui changera Theeb à tout jamais. Tourné sur place, avec une équipe restreinte et les Bédouins comme acteurs, Theeb a tous les ingrédients d'un film d'aventure: suspens, action, émotion. Grandir dans le désert 1916, au loin la guerre fait rage, mais les échos n'en atteignent pas cette partie du monde, la province ottomane de Hijaz. Leur père mort, Hussein a pris en charge l'éducation de son petit frère Theeb à qui il apprend à survivre dans cette contrée ingrate. Une nuit, surgissent un officier britannique et son guide bédouin. Ils sont à la recherche d'un vieux puits abandonné. Hussein est désigné par les anciens pour les mener à destination. Theeb est fasciné par cet homme blond en uniforme et décide de les suivre. Repéré la première nuit, il intègrera la petite troupe car le Britannique et le Bédouin refusent qu'Hussein le ramène au campement pour ne pas perdre de temps. Les craintes d'Hussein se révèlent pourtant fondées, ces contrées désertiques sont des repères de brigands que le petit groupe ne va pas tarder à rencontrer. Et ce sera une lutte sans merci dont Theeb sera le seul à sortir à indemne. Comment va-t-il alors pouvoir retrouver une zone plus hospitalière? Theeb a été tourné dans les décors du Wadi Rum, sauvages et majestueux, situés au sud de la Jordanie. Les mêmes espaces où a été filmé le mythique Lawrence d'Arabie de David Lean. L'histoire se déroule d'ailleurs à la même époque de la première guerre mondiale, période qui a vu les révoltes des Bédouins contre un empire ottoman déliquescent. L'entrelacs de gorges sablonneuses et reliefs impressionnants s'y impose comme un personnage orgueilleux qui ne pardonne pas la moindre distraction et donne au film l'ampleur d'un film d'aventure à grand spectacle. Face à ce décor, les combats des hommes pourraient paraître comme dérisoires s'il n'y avait Theeb, ce gamin obligé de grandir très vite pour pouvoir survivre dans un monde où l'homme est un loup pour l'homme. Premier film du Jordanien Naji Abu Nowar, Theeb fascine par la simplicité de son intrigue et la maîtrise de l'action dramatique dont il fait preuve. Martial Knaebel
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La charge
Ognjen Glavonić
Serbie
98′
En route Vlada travaille comme chauffeur de poids lourds durant les bombardements de la Serbie par l'OTAN, en 1999. Chargé de conduire un mystérieux chargement du Kosovo jusqu'à Belgrade, il traverse un territoire marqué par la guerre. Alors que sa tâche touche à sa fin, Vlada doit rentrer chez lui, faire face aux conséquences. «La Charge» retrace l’histoire de Vlada, un homme qui vient de perdre son poste de chauffeur. L’armée lui propose une mission bien rémunérée qu’il accepte malgré ses suspicions. Le film le suit au cours de cette journée durant laquelle il conduit un camion à travers la Serbie. Au cours, aussi, de son cheminement intérieur - dans une plongée métaphysique qui le confronte à lui même et à la société dans un sombre moment de déchéance. C’est de là que naît la tension du film: du sentiment d’angoisse lié à cette vérité que Vlada ne veut pas regarder mais qui peut surgir à tout moment, au détour d’un carrefour. La pression imposée au spectateur est celle que notre protagoniste génère et supporte.
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La Novia del desierto
Cecilia Atan
Argentine
77′
Señora Teresa se lance dans une nouvelle vie. Trente ans qu’elle travaillait à Buenos Aires. La famille dont elle était la gouvernante n’est plus en mesure de l’employer. Mais on veut bien l’aider en lui trouvant un nouvel emploi, à 1000 kilomètres de là, à San Juan. Pendant le long périple à travers le désert argentin, Teresa perd ses bagages. Le marchand El Gringo, charmeur et un peu louche, lui propose son aide. Ensemble, ils partent à la recherche du sac de voyage de Teresa… Avec «Gloria» elle a fait un triomphe international. Voilà le retour de l’actrice chilienne Paulina García sur le grand écran. Dans le film « La novia del desierto », elle incarne avec brio Señora Teresa, une femme au départ silencieuse et renfermée mais qui se découvre au fil de l’histoire. A ses côtés Claudio Rissi dans le rôle du malicieux El Gringo. Cecilia Atán et Valeria Pivato ont coréalisé ce road movie qui se distingue par ses images de paysages époustouflants et son histoire subtilement touchante. Un bijou cinématographique au charme irrésistible.
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Green Book
Peter Farrelly
États-Unis
130′
En 1962, un vigile italo-américain nommé Tony Lip est engagé comme chauffeur pour le Dr. Don Shirley, un célèbre pianiste de jazz qui part en tournée dans le sud conservateur des Etats-Unis. "Green Book" raconte l'histoire vraie de Tony Lip (Viggo Mortensen), un videur italo-américain, qui a été embauché en 1962 pour conduire le Dr Don Shirley (Mahershala Ali), l'un des meilleurs pianistes de jazz du monde, sur une tournée de concerts entre New York et le sud conservateur des États-Unis. Afin de rendre le voyage plus agréable et surtout moins dangereux, Don demande à Tony de suivre les recommandations du Negro Motorist Green Book (également connu sous le nom de The Negro Traveler's Green Book), un guide touristique destiné aux Afro-Américains et publié annuellement de 1936 à 1966 par Victor H. Green dans le contexte de la ségrégation raciale aux États-Unis. Confrontés au racisme, au danger mais également à une forme d'humanité et de tolérance inattendues, Don et Tony se lieront d'une amitié profonde et ouvriront les yeux sur le monde qui les entoure. *Le film est uniquement disponible en v.o. anglais avec des sous-titres allemands.*
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Zu Fuss nach Santiago de Compostela (2007)
Bruno Moll
Suisse
96′
Roman Weishaupt, Grisonnais de Degen, a un but devant lui: en trois mois, il veut accomplir le pèlerinage de 2300 kilomètres qui l'amènera jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle. Le plaisir du défi et l'espoir d'apprendre à mieux se connaître constituent ses moteurs.
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