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La famille

La famille est très présente au cinéma. Dans cette sélection, vous allez trouver des histoires de famille en tout genre.

Loveling (2017)
Gustavo Pizzi
Brésil
97′
Entre la vieille maison en lambeaux, la nouvelle qui n’en finit pas d’être achevée, une sœur qui débarque avec son fils et un oeil au beurre noir, Irene a fort à faire. Ajoutons un mari aimant nul en affaires, mais prompt à lancer des plans sur la comète et on peut imaginer le quotidien chaotique de cette mère de 4 gars dans une tragi-comédie brésilienne enlevée et chaleureuse. Si on peut se permettre le jeu de mots, voici une authentique comédie authentique. Authentique comédie parce que c’en est une véritable, au rythme affolant et aux gags surprenants. Comédie authentique, car les situations que Gustavo Pizzi met en scène - avec l’aide de Karine Teles, son épouse, coscénariste en plus d’être Irene à l’écran -, reflète sans conteste des réalités vécues par une classe moyenne brésilienne en voie de paupérisation. La famille (et le film) est portée à bout de bras par Irene obligée de courir dans tous les sens, pour gérer ses fils et son mari, puis pour accueillir sa soeur, en plus de pratiquer des petits boulots pour joindre les deux bouts. Lorsque Fernando, l’aîné, rentre à la maison pour annoncer qu’il est engagé par une équipe de handball allemande, et qu’il pourra poursuivre ses études là-bas, tout le monde se réjouit. Mais il part dans 3 semaines et, du coup, Irene redevient une mère poule affolée à l’idée de voir son fils quitter le nid. La réussite de Loveling tient à l’accumulation de détails dans des situations si vraies qu’elles pourraient bien être réelles. Cette somme donne de la profondeur à l’intrigue et de l’émotion à la comédie. On s’entiche aussi de tous ces personnages qui tiennent tous une place unique, apportant chacun son lot de complications à la cascade de problèmes déjà nombreux auxquels doit faire face la mère. Cela pourrait tourner à la tragédie, mais non, le duo Pizzi-Teles évite l’écueil en retournant les situations scabreuses vers quelque chose de poétique et de tendre. Grâce à l’immense talent de Karine Teles, dont la performance à elle seule vaut déjà le détour. Mais il ne faut pas oublier les autres acteurs, tous convaincants, jusqu’aux petits jumeaux espiègles qui semblent s’amuser de tout. Martial Knaebel
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Aga (2018)
Milko Lazarov
Bulgarie
96′
Un vieux couple de Yakoutes de Sibérie vit isolé dans une des régions les plus désolées et les plus froides du monde. Nanook chasse et pêche, tandis que Sedna tanne les peaux et en fait des vêtements. Mais le gibier se fait rare alors que la glace fond chaque année plus tôt. Le Bulgare Milko Lazarov est allé à l’extrême nord de la Sibérie orientale pour rendre compte de la fin irréversible d’une civilisation. Cantate sibérienne Ils sont minuscules, perdus au loin, au milieu de ces étendues immenses et glacées, filmées en plans larges. Ils sont vieux et seuls: lui perd la mémoire, elle soigne une douleur sur le côté que Nanook ne remarque pas. Le scooter des neiges de Chena est leur seul lien avec le monde au-delà des steppes. Le jeune homme leur apporte du bois, pour le chauffage, et du pétrole, pour la lumière. Il donne aussi des nouvelles d’Ága, leur fille partie travailler au loin, abandonnant les traditions ancestrales. Ce que son père n’a toujours pas pardonné. Il y a cent ans, Robert Flaherty tournait son premier documentaire sur les «esquimaux», comme on les appelait à l’époque. Trois ans plus tard, il retournait dans le Grand Nord canadien pour filmer une famille Inuit dont le chef était Nanook, qui donnera le titre à son film Nanook of the North, marquant le début de l’histoire du documentaire filmé. Si c’est bien une fiction que Milko Lazarov est allé tourner dans la république russe de Sakha, avec des acteurs professionnels du cru, l’hommage rendu à Flaherty est évident, ne serait-ce que par le nom donné au vieil homme. La référence au cinéaste américain pourrait d’ailleurs être poursuivie à propos des frontières entre documentaire et fiction. Autant Flaherty introduisit plusieurs scènes «arrangées» dans son film - ce qui lui fut reproché longtemps -, autant Lazarov, avec Ága, donne des images mises en scène certes, mais fidèles au possible à la réalité, avec un rythme posé et une caméra respectueuse et précise, avec une musique discrète mais émouvante. Le résultat est à la hauteur de l’ambition: éviter le récit cataclysmique convenu pour exprimer la fin d’un monde, en proposant une cantate somptueuse qui rend honneur à toutes ces cultures, au nord comme au sud, qui disparaissent inexorablement. Martial Knaebel
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Lugares comunes (2003)
Adolfo Aristarain
Argentine
108′
Fernando est professeur de pédagogie à Buenos Aires. Il est marié depuis de nombreuses années à Liliana, d'origine espagnole, qui exerce son métier d'assistante sociale dans les quartiers les plus pauvres de la ville. Ils s'aiment, se respectent, se sont mutuellement fidèles. Aucun des deux ne conçoit la vie sans l'autre. Le monde placide et intellectuel de Fernando est profondément altéré quand il reçoit, sans préavis, une lettre qui l'informe de sa mise en retraite anticipée. Un événement qui les force à s'interroger sur leur vie commune. Du plaisir, tout simplement Un vieil homme blasé, que la vie arrive pourtant encore à faire aimer. Les idéaux galvaudés par la politique, qui restent et continuent de vivre. Le cinéma, art de divertissement, permettant néanmoins continuellement de ciseler des dialogues et des sentiments. Voilà les pensées qui nous viennent lorsque nous voyons un film d'Adolfo Aristarain. Quasiment dans toute son oeuvre, nous retrouvons ce personnage revenu de tout, le plus souvent incarné avec bonheur par Federico Luppi - cabotin ou tragique, et qui pourtant n'arrive pas à abandonner ses idéaux ni ses sentiments. Aristarain n'a jamais voulu coller d'étiquette politique à ses films. Néanmoins, ils le sont car ils vont bien au-delà des discours pour rechercher le fond des convictions des personnages qu'ils mettent en scène. De la même manière, le réalisateur ne prétend jamais être à la découverte de nouvelles voies cinématographiques. Pourtant, chacun de ses films est une tentative pour trouver la meilleure image, les meilleurs dialogues, les meilleurs décors, capables d'exprimer l'idée qui en est, en fait, le personnage même. Et voilà ce qui en fait un cinéma réellement populaire que souvent les critiques rejettent car il est «trop simple» ou «trop facile». Un cinéma populaire qui en appelle à l'intelligence du spectateur, non à ses références cinématographiques. Un cinéma où il suffit d'aimer pour comprendre les personnages. Un cinéma où il suffit de regarder, yeux et oreilles grandes ouvertes. Un cinéma de plaisir, tout simplement. Martial Knaebel
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La ballade de Narayama (1982)
Shohei IMAMURA
Japon
130′
Inspirée d'un texte de Fukazwa Shichirò écrit en 1956, "La ballade de Narayama" est probablement le plus beau film du maître japonais Shohei Imamura, une histoire émouvante sur les questions primordiales de l'existence, mise en scène dans un paysage d'une extraordinaire beauté, dans une nature à laquelle l'homme appartient. Si le vieux maître japonais Shohei Imamura a situé son film dans le passé, c'est afin de souligner que notre société actuelle perd, ou a perdu en partie depuis longtemps déjà les vraies valeur de la vie. La ballade de Narayama est un livre d'images opulent, venu d'une époque où l'existence se rattachait à la terre, où la nature dominait chaque événement, de l'ivresse amoureuse à la mort. Nous pénétrons dès les premières images dans le paysage hivernal d'une vallée de montagne retirée, aspirant à la chaleur que promettent les petites cabanes nichées en son creux. Bientôt le printemps fera fondre la neige, et la vie se déploiera dans toute sa munificence. C'est dans le temps compris entre deux hivers que s'accomplit cette ballade, dont l'histoire est la vie même, dans la profusion de ses manifestations. Au cours de la narration, on verra peu à peu se détacher une figure centrale, celle de la grand-mère Orin. Nous la suivrons en automne dans la montagne, où selon la tradition elle se rend pour mourir. En paix avec elle-même, son existence terrestre achevée dans une sérénité reconnaissante, la septuagénaire se fait porter par son fils sur le mont de la mort et on ne peut guère imaginer évocation plus saisissante prend congé de la vie. Venir et partir en sont deux des composantes, et c'est d'elles que traite le film, de ces deux pôles entre lesquels se dessine l'existence. Walter Ruggle
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Tigre (2017)
Silvina Schnicer
Argentine
92′
Pour tenter de renouer le contact avec son fils, une femme vient passer quelques jours dans la maison qu'elle possède sur une île du delta du Tigre. Mais elle constate que le retour et la réconciliation ne sont jamais faciles. Un drame familial atmosphérique de Silvina Schnicer et Ulises Porra Guardiola.
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Fireworks Wednesday (2006)
Asghar Farhadi
Iran
102′
Le dernier mercredi avant le début du solstice de printemps, au Nouvel An persan, on tire des feux d'artifice selon une ancienne tradition zoroastrienne. Rouhi, qui passe son premier jour dans un nouvel emploi, se retrouve au milieu d'un autre type de feux d'artifice - une dispute entre son nouveau patron et sa femme.
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Mère (1926)
Wsewolod Pudowkin
Russie
72′
Durant l'hiver 1905, lors de la Révolution russe, une femme - la Mère -, forcée de prendre parti lors d'une grève, doit choisir entre la fidélité qu'elle éprouve pour son mari, corrompu par les patrons afin d'obtenir son soutien, et son fils bien-aimé, un travailleur qui sympathise pour la cause des grévistes.
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The Hunter (2010)
Rafi Pitts
Iran
88′
Il y a peu de temps qu'Ali est sorti de prison. Il travaille maintenant comme veilleur de nuit à Téhéran. Il a trouvé un emploi dans une usine de telle façon qu'il peut nourrir sa petite famille, sa femme Sara et leur fille Saba. Toutefois, un jour qu'Ali revient du travail, Sara et Saba ont disparu. Quand il n'en peut plus d'attendre, Ali décide de s'adresser à la police. Mais le chaos règne au commissariat et des heures s'écoulent avant qu'on puisse lui fournir une information. C'est alors qu'on lui apprend qu'il y a eu une fusillade avec des manifestants. Sara, la femme d'Ali, se trouvait par hasard sur place et a été tuée. Quant à Saba, elle passe encore pour disparue. Ali recherche sa fille dans un état de profond désespoir d'autant plus que pour finir, on retrouve son cadavre. Dans un acte de vengeance aveugle, Ali tue alors au hasard deux officiers de police. Il prend ensuite la fuite en direction des forêts du Nord. Mais la police est depuis longtemps sur ses traces. Cela se termine par un accident d'Ali qui court à nouveau vers la forêt en cherchant à se cacher parmi les arbres - mais en vain. Hassan et Nazem, les deux policiers qui le talonnaient, finissent par le capturer. Ali semble s'abandonner à son sort. Il suit les deux hommes qui le gardent de près. C'est alors qu'ils se perdent dans la forêt; ils ne voient plus que des arbres de toutes parts. Dans un tel environnement, à l'écart de tout, il est difficile de faire la distinction entre chasseurs et chassé...
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Les oiseaux de passage - Pájaros de verano (2018)
Ciro Guerra, Cristina Gallego
Colombie
125′
Rapayet veut épouser Zaida, mais Ursula, la mère, se méfie du prétendant et exige une dot qu’elle pense au-delà de ses possibilités. Le jeune homme trouvera pourtant un moyen et c’est ainsi que débutera le trafic de drogues en Colombie. Ciro Guerra et Cristina Gallego insèrent une action «à la Coppola» dans un contexte historique et culturel étrange et palpitant. Ursula est la Marraine Nous sommes dans les années 70 et c’est la fête dans le clan wayúu qui célèbre l’entrée dans l’âge adulte de Zaida. Rapayet profite de la danse traditionnelle pour demander la main de la belle. Ursula, la mère, est méfiante car la famille du jeune homme est pauvre. Elle exige alors une dot au-delà des moyens du prétendant. Celui-ci ne renonce pas et profite du passage de jeunes États-uniens pour leur vendre une cargaison de marijuana. La richesse s’installe alors dans ce groupe ethnique oublié du développement de la Colombie. Richesse qui suscitera jalousie et guerres de clans. On se souvient de la force d’évocation de El abrazo de la serpiente, où l’intrusion des Blancs et missionnaires détruisit le fragile équilibre entre nature et population indigène. S’il change de décor, quittant la forêt luxuriante pour une zone aride et quasi-désertique, Ciro Guerra ne renonce pas à la théâtralité d’une mise en scène épurée qui donne aux personnages toute leur dimension tragique. Bien sûr, Le Parrain de Coppola vient immédiatement à l’esprit lorsqu’on admire la présence de Carmiña Martinez campant une Ursula, sorte de Doña Corleone wayúu. Par ailleurs, le chef opérateur David Gallego filme magnifiquement ces paysages de western au point qu’on se surprend à attendre une musique de Ennio Morricone. On ne peut toutefois oublier le caractère avant tout latino-américain du film et l’apparition des Peace Corps évoquerait plutôt Le sang du condor, du Bolivien Jorge Sanjines, où ces jeunes gens stérilisaient en douce les femmes des communautés indiennes. Ici, les oiseaux de passage pourraient bien être ces petits avions atterissant pour repartir avec leur cargaison d’herbe. Voici ce qui fait la force des films de Ciro Guerra et Cristina Gallego: une intrigue passionnante évoquant un contexte historique très bien dessiné. Martial Knaebel
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L'apiculteur - O melissokomos (1986)
Theo Angelopoulos
Grèce
117′
Le dernier voyage Après avoir assisté au mariage de sa fille, Spyros prend la route avec son camion chargé de ruches. Il est apiculteur et, à chaque début de printemps, il part à la recherche de champs de fleurs où ses abeilles pourront butiner. Mais d'étranges rencontres vont émailler son voyage. Une jeune auto-stoppeuse qui s'offre à lui dans une chambre d'hôtel, et qu'il repousse tandis qu'il va faire l'amour, sous ses yeux, avec un jeune garçon. Un vieil ami hospi-talisé avec qui il va évoquer leurs souvenirs de la Résistance et de l'époque où ils croyaient tous deux pouvoir «changer le monde»! Il revoit aussi sa femme dont il est séparé, puis sa seconde fille qui avait quitté le foyer familial pour se marier. Et l’auto-stoppeuse revient dans ce périple. Film inracontable, car Theo Angelopoulos sait nous entraîner, avec sa lenteur habituelle, fascinante, renouant, après une longue méditation sur l'histoire et ses mythes, avec un certain réalisme intimiste. Spyros, magnifiquement incarné par Mastroianni, est un être mal dans sa peau, et qui, de rencontre en rencontre, ira jusqu'au bout de sa tragédie. Les abeilles veillent!
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Heureux comme Lazzaro (2018)
Alice Rohrwacher
Italie
127′
Lazzaro a bon cœur et il offre généreusement son aide, à tel point qu’il semble venir d’une autre planète. Il vit et travaille avec d’autres dans la communauté rurale d’Inviolata. Propriétaire sans scrupules, Marchesa de Luna gouverne le domaine d’une main de fer, et tout le personnel est sous sa coupe. Son fils Tancredi, doté d’une imagination débordante, arrive un beau jour à Inviolata et doit également faire ses quatre volontés. Tancredi demande à Lazzaro de l’aider à feindre son enlèvement. Une amitié naît entre ces deux jeunes hommes. Elle se solidifiera et durera malgré la découverte d’une grande tromperie qui fera voler en éclats la communauté d’Inviolata et mènera Lazzaro jusqu’en ville à la recherche de Tancredi. Après son film « Le meraviglie », la réalisatrice Alice Rohrwacher confirme à nouveau sa place singulière et significative dans le cinéma italien. Lauréat du Prix du scénario à Cannes, « Heureux comme Lazzaro » est une trouvaille d’une merveilleuse beauté, comme un vestige d’une période disparue du cinéma, tout en restant d’actualité à chaque instant. Du réalisme magique et de la modernité dramatique qui fusionnent pour former une histoire saisissante racontée avec humour et élégance – une perle cinématographique rare et enchanteresse.
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Menashe (2017)
Josua Weinstein
États-Unis
82′
Borough Park, quartier juif ultra-orthodoxe de Brooklyn. Menashé, modeste employé d'une épicerie, tente de joindre les deux bouts et se bat pour la garde de son jeune fils Ruben. En effet, ayant perdu sa femme, la tradition hassidique lui interdit de l'élever seul. Mais le Grand Rabbin lui accorde de passer une semaine avec son fils ; l’ultime occasion pour Menashé de prouver qu’il peut être père dans le respect des règles de sa communauté.
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Voyage à Tokyo (1953)
Yasujiro OZU
Japon
137′
Shukichi et Tomi Hirayama, un vieux couple ayant vécu depuis toujours avec sa fille Kyoko dans le petit port d'Onomichi au sud du Japon, se rend à Tokyo pour visiter ses enfants. C'est un très long voyage et c'est sans doute la dernière fois de leur vie qu'ils peuvent l'entreprendre. "A travers l'évolution des parents et des enfants, j'ai montré, a déclaré Ozu, comment le système familial japonais commençait à se désintégrer".
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Los silencios (2018)
Beatriz Seigner
Brésil
90′
Après la disparition de son mari, victime du conflit armé entre les FARC, l'armée et les paramilitaires en Colombie, Amparo, accompagnée de ses deux enfants, vient se réfugier sur une petite île, coin perdu entre Brésil, Pérou et Colombie. Liant habilement rêve éveillé et naturalisme trivial, Beatriz Seigner offre une émouvante réflexion sur le statut de réfugié. Entre réalisme et fantastique C’est en pleine nuit qu’Amparo débarque sur l’Isla de la Fantasia, dont on aperçoit tout d’abord que quelques lumières, au loin, qui auraient aussi bien pu être des étoiles tant elles sont faibles et vacillantes. Le regard des enfants Nuria et Fabio donne à cette arrivée une touche de fantastique et de merveilleux. L’île est pauvre, mais elle accueille les réfugiés avec compassion. Nuria réalise, en visitant son nouveau domaine, que les habitants ne vivent pas seuls, qu’une autre communauté vaque à ses occupations, sans qu’on prenne conscience de sa présence, comme dans un monde parallèle. Et, parmi ces gens, le père des enfants, pourtant disparu. Los silencios, au départ observation naturaliste de la situation de réfugiés dans une région où Pérou, Colombie et Brésil se rencontrent, se révèle être une œuvre littéralement lumineuse, sensible et émouvante. Beatriz Seigner parvient, avec l’aisance d’Apichatpong Weerasethakul dans Uncle Boonmee Who Can Recall His Past Lives, à donner du naturel au surnaturel. Le tout rendu par le jeu des lumières et des couleurs sublimement travaillées et contrôlées de la cheffe opératrice Sofia Oggioni, osant même le fluorescent, ajoutant de la tendresse à l’émotion sur fond de mélopée chantée d’une voix grave par une vieille dame. La réalisatrice ne se contente pas d’une œuvre esthétiquement très belle, équilibrée. Elle n’oublie pas les réalités que vivent les habitants de cette région frontalière. Ce mélange des genres entre réalisme social et onirisme fantastique, c’est ce que Fernando Birri qualifiait de réalisme magique. Il est ici parfaitement à sa place, soutenu par une bande son où les bruits de la forêt, du fleuve sont omniprésents auxquels s’ajoutent des accords d’instruments autochtones, ajoutant au mystère, soulignant la poésie de chaque chose. Martial Knaebel
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Sibel (2018)
Guillaume Giovanetti, Çagla Zencirci
Turquie
95′
Sibel, 25 ans, vit avec son père et sa sœur dans un village isolé des montagnes de la Mer Noire. Sibel est muette mais communique grâce à la langue sifflée ancestrale de la région. Rejetée par les autres habitants, elle traque sans relâche un loup qui rôderait dans la forêt, objet de fantasmes et de craintes des femmes du village. C’est là que sa route croise un fugitif qui pose, pour la première fois, un regard neuf sur elle. Femme sauvage Guillaume Giovanetti et Çagla Zencirci parlent de leur film et expliquent comment ils voient la jeune femme Sibel: «Elle n’est pas l’apanage de la société turque. Il existe des Sibel partout dans le monde, ces femmes confinées à un cadre, auxquelles la société inflige des limites. Mais la trajectoire de Sibel est celle d’une forme d’affranchissement. Du fait de son handicap, elle n’est pas polluée par ce qu’on impose quotidiennement à la gent féminine. Elle a été élevée de manière plus libre et indépendante par son père. Au village, on la laisse tranquille car les règles sociales ne s’appliquent pas à son profil. Elle se développe autrement, avec une acuité dans sa vision du monde, à la recherche d’une force intérieure originelle et primitive. La quête de son identité s’incarne dans celle de la bête sauvage, du fameux loup.»
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Familia sumergida (2018)
María Alché
Argentine
91′
Après la mort de sa sœur Rina, le petit monde de Marcela lui devient étrange et inconnu. Elle se sent perdue dans sa propre maison et ses relations avec son mari et ses enfants semblent en souffrir. Mais lorsque Nacho, un jeune ami de sa fille, leur rend visite à l’improviste, elle se met à lui parler et à se promener avec lui. Peu à peu, Marcela commence à avoir des conversations avec ses proches d’une autre dimension.
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Lola (2009)
Brillante Mendoza
Philippines
110′
Deux grands-mères philippines usées par le poids du temps et la vie dans les quartiers pauvres de Manille se rencontrent, sans savoir qu’un événement les lie, fatalement. La première vient de perdre son petit-fils, assassiné par celui de la seconde. Avec cette chronique sociale bouleversante, le réalisateur philippin Brillante Mendoza propose son film le plus humain, le plus moralement retentissant. Chronique sociale bouleversante Frêle et dérisoire silhouette courbée sous un parapluie déchiré par la pluie battante, Lola Sepa allume une bougie sur le trottoir où son petit-fils a été tué d’un coup de couteau par un voleur qui voulait lui prendre son téléphone portable. Lola Puring, la grand-mère du meurtrier, vit elle aussi dans la plus grande précarité, dans l’impitoyable ville de Manille. Toutes deux déambulent dans une fourmilière urbaine bruyante et inondée, chaotique et misérable, contractant auprès d’usuriers des prêts afin de pouvoir payer, l’une l’enterrement, l’autre, le procès, et luttant infatigablement, malgré leur grand âge, pour le salut de leur famille. Tourné à la façon d’un documentaire, comme ses précédentes oeuvres, Brillante Mendoza a su une nouvelle fois s’entourer d’acteurs au jeu et à la justesse particulièrement impressionnantes. Les deux héroïnes sont des comédiennes professionnelles. L’une est actrice depuis les années 50. L’autre est une brillante professeure de littérature qui a étudié à New York et joue la comédie depuis les années 70.
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Tokyo Sonata (2008)
Kiyoshi Kurosawa
Japon
120′
Tokyo Sonata dresse le portrait d'une famille japonaise ordinaire. Le père, licencié sans préavis, le cache à sa famille. Le fils aîné est de plus en plus absent. Le plus jeune prend des leçons de piano en secret. Et la mère, impuissante, ne peut que constater qu’une faille invisible est en train de détruire sa famille.
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La naissance (1988)
Shaji N. Karun
Inde
108′
Un petit village du sud-ouest de l'Inde. Sous un arbre, un vieil homme qui attend son fils de retour de Trivandrum où il étudie. A la nuit tombée, le bus arrive enfin. Le vieux cherche interroge les passagers, en vain. Son fils n'est pas là. Il reprend alors le bateau pour rentrer chez lui. Les jours qui suivent, c'est le même manège qui recommence: le vieil homme attend le fils aimé, une attente où l'angoisse pénètre, de plus en plus. Jusqu'au jour où il apprend que son fils a été arrêté lors d'une manifestation d'étudiants. Il part alors à Trivandrum. Il s'en suit une longue quête à travers les méandres de la bureaucratie dont il revient bredouille, mais vaguement rassuré par quelques fonctionnaires marrons. Ce sera au tour de la soeur de partir à la recherche du fils et les choses se précisent. Le pire, la mort du jeune homme à la suite de tortures de la police semble de plus en plus évident. De retour, la fille ne sait comment annoncer la nouvelle à son père. Celui-ci n'est de toute façon plus en état de l'appréhender. Il retourne attendre le bus. C'est en revenant sur ses pas qu'il tombe. La folie, la mort sont son ultime refuge.
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Heavenly Nomadic (2015)
Mirlan Abdykalykow
Kirghizistan
78′
Une histoire paisible, au milieu du décor sublime d’une vallée encore sauvage. Une famille qui perpétue des traditions et un mode de vie centenaire, mais consciente de leur fragilité. Cette sérénité n’est qu’apparente, les drames et les tensions affleurent. Premier film, Nomades célestes nous fait pénétrer simplement dans un monde en voie de disparition. La famille de la vallée perdue Trois générations d’une même famille vivent dans une yourte plutôt spacieuse au milieu d’une vallée herbeuse entourée de sommets enneigés. Shaiyr, veuve encore jeune et cavalière chevronnée, s’occupe du troupeau de chevaux, entourée des parents de son mari, mort noyé alors qu’il essayait de sauver un poulain, et de sa petite fille Umsunai. Son fils aîné, Ulan, étudie l’architecture à la ville et ne revient que pour les vacances. Une station météo se trouve également dans le voisinage, occupée par Ermek, célibataire dans la quarantaine. La grand-mère, Karachach, s’en méfie depuis qu’il montre un goût prononcé pour le lait de jument que trait Shaiyr. C’est que la veuve est toujours attirante et Ermek lui-même ne la laisse pas indifférente. Les journées s’écoulent dans ce vaste décor magnifiquement peint par Talant Akynbekov dont les cadres larges rendent bien le côté imposant. La caméra à hauteur d’homme souligne la symbiose des personnages avec le paysage, ils ne sont pas petits, ils sont. Peu de mots sont prononcés, mais les regards échangés en disent plus que de longs dialogues. Ce sont d’ailleurs eux qui expriment les tensions qui traversent le groupe, car tensions il y a - entre Shaiyr et sa belle-mère, entre la première et Ermek, mais pas pour les mêmes raisons. Par-dessus tout, la tension créée par la menace pesant sur un monde appelé inéluctablement à disparaître et qui se concrétise avec l’arrivée d’un bulldozer vorace balafrant le sol. Et cette fois, l’homme est minuscule et sans défense. Il n’y a pas de nostalgie dans Nomades célestes, juste une observation chaleureuse et empathique de la fin d’un mode de vie. Avec son premier film, Mirlan Abdykalikov nous offre une ode poétique qui subjugue par la beauté de ses images et la simplicité des émotions qui s’y expriment.
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Notre petite soeur (2015)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
127′
Trois sœurs vivent ensemble à Kamakura, une station balnéaire proche de Tokyo. En se rendant aux obsèques de leur père, qui les avait abandonnées une quinzaine d’années auparavant, elles apprennent l’existence d’une demi-sœur adolescente à qui elles proposent de venir habiter dans la maison familiale. Chronique japonaise douce amère, filmée par un Hirokazu Kore-eda qui se rapproche toujours plus de son maître Ozu. Sachi et ses deux sœurs, Chika et Yoshino, ont dû se débrouiller seules, abandonnées qu’elles furent par leur père, puis par leur mère, au moment de leur adolescence. Lorsqu’elles rencontrent la jeune Suzu aux obsèques du père, il ne leur faut pas longtemps pour comprendre qu’elle risque de vivre la même expérience douloureuse. Spontanément, elles lui offrent de venir vivre avec elles dans le cadre vieillot mais chaleureux de la grande maison familiale. La famille reste le thème de prédilection du Japonais Hirokazu Kore-eda, comme cela l’était pour Yasujiro Ozu. Kore-eda reconnaît d’ailleurs volontiers que c’est du côté d’Ozu, plus que de Naruse, qu’il faut chercher une influence, avec une construction de plans typiques du maître, et aussi avec cette apparente placidité dont font preuve, et la caméra, et les personnages. On a droit ainsi à des images d’une sublime beauté dans un récit qui suit le rythme paisible des saisons, celles des prunes et des arbres en fleurs.Paradoxalement, cette sérénité amplifie le sentiment de violence latente qui se révèle dans les rapports entre les personnages et dans certaines situations. La complicité entre les trois sœurs, devenues quatre, n’empêche pas les tensions qui laissent imaginer ce que fut leur passé d’orphelines. Ainsi, Kore-eda observe et décrit le délitement du tissu familial et le vide creusé par l’absence des parents. On ne peut alors s’empêcher de se rappeler Nobody Knows, du même réalisateur, et ses enfants abandonnés et livrés à eux-mêmes. Pourtant, et paradoxalement encore, il se dégage toujours du film une douceur et un optimisme qui percent dans les petits riens qui meublent le quotidien des quatre jeunes femmes. Ces petits riens qui donnent au bout du compte un grand film. Martial Knaebel
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Tel père, tel fils (2013)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
120′
Deux bébés ont été intervertis à la maternité à leur naissance. Les parents l’apprennent 6 ans plus tard. Le père de Keita est un architecte dur et ambitieux, au travail comme à la maison. Le père de Ryusei, est un petit quincaillier de banlieue, faisant passer sa famille avant le travail. A partir de cette trame simple, Hirokazu Kore-Eda laisse son sens poétique nous offrir une oeuvre d’une infinie douceur justement récompensée au festival de Cannes. «C’est donc ça ...» C’est ainsi que Ryoata accueille la nouvelle de l’interversion des bébés à la maternité, exprimant ainsi sa déception de voir son fils Keita aussi peu combatif à l’école, aussi peu enclin à être le meilleur, alors que lui-même fait passer son ambition avant toute chose. A l’inverse, Yoko, l’autre père plus modeste, viveur un rien fainéant, mais adorant sa vie de famille, se dit qu’il pourrait récupérer de l’argent de cette erreur de l’hôpital. Deux milieux sociaux, deux conceptions de la vie que tout oppose. Il y avait déjà là de quoi tirer une trame simplement dramatique. Ce n’est pas ce que Hirokazu Kore-Eda recherche. Like Father, Like Son (Tel père, tel fils) va plus loin et plus profond, changeant de direction au moment où croit avoir trouvé le noeud de l’intrigue, au moment où on croit avoir découvert les tréfonds des personnages. Ce n’est pas le contraste social entre les deux familles, ni le bouleversement au sein du couple de Ryoata, ni la façon dont les deux enfants réagissent aux atermoiements de leurs parents respectifs. Cela pourrait être l’enfer psychologique dans lequel s’enferre Ryoata alors que quasiment toutes ses valeurs s’effritent autour de lui, pour le laisser désarmé et vaincu. En fait, Tel père, tel fils est tout cela à la fois car Kore-Eda n’est pas du genre à laisser un personnage sur le bord du chemin. S’il fallait à tout prix chercher une trame centrale se serait du côté des codes de la culture japonaise qui semblent être les premiers responsables des drames qui se déroulent sous nos yeux, qui s’imposent aux protagonistes. Cependant la douceur du regard de Kore-Eda, sa profonde empathie pour ses personnages, son envie de tous les aimer, de tous les sauver, qu’il nous fait partager. On reste alors surpris par la dimension universelle de ce film si profondément japonais. Martial Knaebel
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A Separation (2011)
Asghar Farhadi
Iran
123′
Simin voudrait quitter l’Iran avec son mari Nader et leur fille Termeh. Elle a entrepris toutes les démarches nécessaires et tout réglé en prévision de leur départ. C’est alors que son mari lui fait part de ses scrupules : il ne veut pas abandonner son père qui souffre de la maladie d’Alzheimer. Nader annule le voyage. Simin dépose alors une requête de divorce auprès du tribunal des affaires familiales. Sa requête étant rejetée, elle quitte le domicile conjugal et retourne vivre chez ses parents. La petite Termeh décide de rester avec son père tout en espérant que sa mère reviendra bientôt à la maison. Confronté aux nouvelles circonstances, Nader a du mal à se débrouiller, ne serait-ce que par manque de temps. Il engage alors une jeune femme pour s’occuper de son père malade. Razieh est enceinte et elle accepte cet emploi sans en informer son mari. Un jour, en rentrant du travail, Nader trouve son père tout seul à la maison ; le vieil homme déficient est en outre attaché à une table. Quand Razieh est de retour, la réaction de Nader a des conséquences tragiques qui bouleversent non seulement sa propre existence mais affectent aussi l’image que sa fille avait jusqu’alors de lui.
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En el nombre de la hija (2011)
Tania Hermida
Équateur
102′
En el Nombre de la Hija, c’est l’histoire d’une fille de neuf ans dont le nom est sujet à controverse. Manuela a été prénommée ainsi par son père socialiste et athée, mais sa grand-mère, catholique et conservatrice, insiste pour qu’elle porte le nom que les filles aînées de la famille portent depuis des générations: Dolores. Nous sommes dans une vallée des Andes équatoriennes, durant l’été de 76. Manuela et son petit frère Camilo passent leurs vacances avec leurs cousins et leurs grands-parents dans le domaine familial. Dans son enthousiasme à défendre les idées de son père, Manuela se confronte à ses cousins et ses grands-parents, mais une rencontre inattendue l’amène surtout à se faire face à elle-même. Tenu au secret dans la bibliothèque abandonnée de la famille, l’oncle Felipe, schizophrène, se voue à la libération des mots de la contrainte des dogmes. Sa sagesse libère Manuela de ses propres dogmes et change à jamais sa relation aux morts, y compris celle vis-à-vis de son propre nom.
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Tokyo Family (2013)
Yoji Yamada
Japon
146′
Un vieux couple habitant sur une petite île proche d’Hiroshima vient rendre visite à ses trois enfants devenus adultes et vivant à Tokyo. Ceux-ci, ayant leurs propres problèmes et obligations, auront peu de temps à consacrer à leurs parents. 50 ans après la mort de Yasujiro Ozu, Yoji Yamada rend hommage à son maître en tournant une adaptation contemporaine d’un de ses chefs-d’œuvre, Tokyo monogatari (Le voyage à Tokyo), réalisé en 1953. Une belle histoire d’amours Shukichi et Tomiko Hirayama décident de se rendre à Tokyo pour rendre visite à leurs enfants qu’ils n’ont pas vus depuis longtemps. Qui sait? Vu leur âge avancé, ce sera peut-être la dernière fois qu’ils pourront les voir. L’aîné, Koichi, est médecin et dirige un petit dispensaire de banlieue. Leur fille, Shigeko, tient un salon de coiffure avec son mari. Le deuxième fils, Shuji, est accessoiriste de théâtre et travaille en indépendant, courant après les boulots et les acceptant à toute heure du jour et de la nuit. Tous les enfants ont donc leurs occupations et leurs propres problèmes qui les accaparent et le vieux couple va très vite se retrouver seul. Koishi et Shigeko auront bien l’idée de leur offrir un séjour dans une villégiature du bord de mer, mais trop bruyante à son goût, le vieux couple la quittera au bout d’une nuit. La mère, Tomiko, trouvera finalement refuge chez Shuji où elle fera la connaissance de sa fiancée, Noriko. Cette rencontre remplira Tomiko de joie et c’est heureuse qu’elle retrouve son mari et le reste de la famille. Avec Tokyo Family, Yoji Yamada nous offre une adaptation très fidèle, pourtant également très personnelle, du film de Yasujiro Ozu. Fidèle parce qu’on retrouve tous les personnages, avec leurs caractères identiques, de l’œuvre originale - à l’exception notable de Shuji, mort à la guerre chez Ozu. Personnelle car Yamada a su adapter l’intrigue au temps présent et n’a pas abandonné l’un de ses thèmes favoris - qu’on trouvait déjà dans sa trilogie des Samouraïs (Twilight Samurai, Love and Honor) -, l’amour opposé à la rigidité des codes traditionnels japonais. Yoji Yamada nous livre ainsi une histoire familiale à l’esthétique proche d’Ozu (on retrouve ici la même précision dans les cadres et les déplacements des personnages), tout-à-fait moderne et, surtout, profondément touchante. Martial Knaebel
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The Orator (2011)
Tusi Tamasese
Samoa
110′
Véritable conte philosophique, The Orator (O le tulafale), premier long métrage jamais réalisé à Samoa, nous fait pénétrer dans une culture peu connue mais millénaire. Pour ses débuts, Tusi Tamasese joue avec maestria de la théâtralité du geste et du verbe dans un décor luxuriant aux couleurs chatoyantes. Planteur de taro, Saili veut que ses voisins respectent les tombes de ses parents et cessent d’y faire leur plantation. Son père fut de son vivant orateur et chef du village. Saili estime qu’il a le droit de revendiquer cette charge, ce que lui refusent les anciens. En effet, du fait de sa taille, il est nain, il est en butte aux quolibets des membres de sa communauté. Sa femme, Vaaiga, a été chassée de son propre village, ayant eu une fille, Litia, hors mariage. Et celle-ci, encore adolescente, tombe elle aussi enceinte d’un homme du village qui refuse de le reconnaître. Le frère de Vaaiga, Poto, voudrait qu’elle revienne au village, espérant que rendre justice à sa sœur guérira sa jambe blessée. La santé de Vaaiga décline... Tusi Tamasese tisse son récit comme une de ces nattes traditionnelles que les protagonistes ont toujours avec eux, assemblant des histoires disparates pour en faire une tragédie émouvante. Son évocation de la culture samoane n’a rien à voir avec un exotisme de paccotille. La brutalité des rapports sociaux a beau être canalisée par l’importance donnée aux joutes oratoires, elle est bien là et s’impose comme le fil de l’intrigue. Les silences de Saili (extraordinaire Fa’afiaula Sagote) et de Vaaiga (majestueuse Tausili Pushparaj, seule actrice professionnelle du film) expriment alors une émotion contenue mais poignante.
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La memoire de l'eau (2015)
Matias Bize
Chili
84′
Une seconde d’inattention peut bouleverser toute une vie et assécher une relation. Javier et Amanda ont perdu leur enfant lors d’un stupide accident dans leur propre jardin. Et elle ne supporte plus de partager sa douleur avec celui qui lui rappelle trop l’enfant disparu. La memoria del agua touche par sa sobriété pour décrire les peines qu’engendre la perte d’un être cher et pour en faire un drame universel. Amanda et Javier pleurent leur enfant de quatre ans. La jeune femme décide de quitter la maison et le mari qui lui rappellent trop le petit Pedro. Lui voudrait bien qu’ils puissent faire face ensemble, mais, pour elle, c’est au-dessus de ses forces et sa décision est prise. Elle part, et commence par se noyer dans son travail d’interprète. Javier se retrouve seul dans leur foyer maintenant vide avec sa douleur alors qu’architecte, il doit construire une maison pour un jeune couple qui, lui, rayonne de bonheur. Leur relation n’est pourtant pas totalement rompue. Ils se revoient à l’occasion mais, à chaque fois, c’est leur peine commune qui remonte à la surface. Ce drame qui les lie et les sépare à la fois. Si Amanda essaie de refaire sa vie avec un ami de jeunesse - Marcos, Javier espère encore son retour et qu’ils puissent se reconstruire ensemble. Et il lui propose une ultime sortie, une virée vers le sud qu’ils s’étaient promis de faire, avant. Memoria del agua ne traite pas de la séparation, du moins pas que de cela. Le Chilien Matías Bize, dont c’est le cinquième film, s’attache surtout à observer, avec précision et aussi empathie, les cheminements différents de ses deux protagonistes. Il nous montre, avec une grande délicatesse et sobriété, combien sont fragiles les édifices que se bâtissent Amanda et Javier pour essayer de continuer à vivre et de surmonter leur épreuve. Amanda semble la plus solide, malgré ses larmes, elle avance, travaille, entame une nouvelle vie avec Marcos. Pourtant, il suffira d’un événement anodin pour que tout s’écroule. Javier, lui, ne fait qu’attendre, espérant son retour, incapable de se refaire tout seul. Tout ceci se déroule au Chili, mais la simplicité de la mise en scène et des dialogues donne au récit une portée universelle.
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Worlds Apart (2015)
Christopher Papakaliatis
Grèce
105′
Trois récits parallèles, chacun suivant une histoire d'amour entre un étranger et un Grec. Trois générations tombent amoureuses dans la période de crise socio-économique qui domine l'Europe du Sud dans son ensemble. Leurs histoires se rejoignent à la fn du flm et montrent que même en cette époque diffcile, il reste de la place en Grèce pour la beauté et l'humanité. Et que l'amour peut y naître même dans les pires moments. Daphne échappe in extremis à un viol grâce à l’intervention de Farris, un réfugié syrien. Ils se reverront et s’aimeront. Giorgos vit mal ses problèmes de couple et sa situation professionnelle. Une rencontre fortuite dans un bar, et voilà la passion qui semble renaître. Sebastian, retraité allemand installé récemment en Grèce, rencontre Maria, une femme au foyer. Il lui parle d’Eros et de la riche culture grecque, elle lui répond bouches à nourrir. Trois émouvantes histoires d’amour situées dans la Grèce d’aujourd’hui. Quand on n’a que l’amour Il n’y a pas si longtemps encore, la Grèce faisait la une des journaux quasiment chaque jour. Désastre économique, crise sociale et politique, saignée imposée par l’Union Européenne nous étaient décrits dans le détail. Plus récemment, c’était l’afflux des réfugiés qui venait encore alourdir les difficultés du pays. Le grand mérite de Worlds Apart - littéralement Mondes séparés - est de rendre concrètes et réelles les conséquences de l’application des abstractions théoriques des économistes bruxellois. De fait, les trois histoires traitent, la première, de cet afflux des réfugiés, la deuxième d’une restructuration dans une entreprise, imposée de l’étranger. Le dernier épisode, de la misère qui s’installe dans les ménages et les familles. Pourtant, le film n’a rien de didactique, au contraire. Ce serait même paradoxalement presque un «feel good movie», tant ses personnages qui rencontrent l’amour y sont décrits avec tendresse, tant les images et les récits rendent leurs vies palpables et vraies, même si la cruauté des situations n’est pas évacuée. Cruauté rendue encore plus évidente lorsque la caméra sursaute, comme nous, avec l’explosion soudaine des violences. Mais, pour le réalisateur Christopher Papakaliatis, l’amour est aussi un facteur d’espoir car il accentue l’humanité chez chacun. D’où l’importance du professeur dissertant avec chaleur et poésie sur les apports de la culture grecque à l’histoire du monde. D’où l’importance aussi de ce choix d’interrompre abruptement chaque histoire dans un moment dramatique, puis de les rassembler dans un final étonnant.
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Honeymoons (2009)
Goran Paskaljevic
Serbie
92′
Dans l’espoir d’une vie meilleure, deux jeunes couples quittent leurs pays respectifs. Melinda et Nik quittent l’Albanie en bateau pour l’Italie, afin de vivre leur amour interdit. Vera et Marko, quant à eux, quittent la Serbie, en train, pour l’Autriche, via la Hongrie. Marko, violoncelliste talentueux, a la chance d’entrer dans le fameux orchestre philharmonique de Vienne. Mais, à leur arrivée à la frontière, bien qu’ils aient des visas en règle, pour eux, les problèmes commencent .  En dépit du fait qu’ils n’ont rien à voir avec un grave incident qui s’est déroulé la veille au Kosovo, et à cause de coïncidences malheureuses, ils sont arrêtés. Leur espoir de réaliser leurs rêves dans cette Europe, synonyme de Terre Promise, s’évanouit. Comme c’est souvent le cas avec les jeunes des Balkans, ils payent les erreurs des générations précédentes. Deux histoires pour un seul film, pour un seul message qui invite à transcender les frontières, Goran Paskaljevic nous invite à partager une lune de miel avec nos voisins, ceux d’à côté qu’on ignore et qu’on craint dans un film à la psychologie pointue et au réalisme délicat. Adeptes de l’angélisme s’abstenir.
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Hana (2006)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
128′
HANA, une délicatesse japonaise Hirokazu Kore-eda sait surprendre son monde. Le spectateur cinéphile se souvient certainement de NOBODY KNOWS et de AFTER LIFE, réflexions poétiques et cinématographiques sur la vie et la mort. Si la poésie est toujours présente dans son dernier film HANA, le ton, lui, n'a plus rien de dramatique. Qu'on en juge: le héros, Soza, est un jeune samouraï qui n'a rien d'un spadassin, perdu dans une époque de paix où ces soldats ne trouvent plus de maître à servir. Plutôt que de venger son père, il lorgne sur une jeune veuve, sa voisine, et préfère mettre en scène (comique) des duels qu'il ne sait pas pratiquer ou enseigner l'écriture à la marmaille qui l'entoure. Il vit dans un taudis en compagnie de pleutres souillons et buveurs qui sauront pourtant l'aider à sauver la face devant sa famille impatiente de voir la vengeance s'accomplir. Aller voir HANA ne relève que du plaisir: celui de voir une farce où Soza nous rappelle le jeune Buster Keaton énamouré et gaffeur. L'atmosphère même du village est une référence amusée au chef d'oeuvre de Kurosawa, LES SEPT SAMOURAIS. Une musique endiablée à la viole de gambe ajoute au burlesque des scènes où respirent la joie de vivre, en dépit de la misère de l'époque décrite avec force détails. Ce film est le cadeau d'un réalisateur qui sait manier les genres, sautant de l'un à l'autre avec un égal bonheur. Il est aussi une délicatesse savoureuse, un pied de nez à une production cinématographique mondiale de plus en plus formatée, car il nous redonne le goût des belles choses. Martial Knaebel
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Nobody Knows (2004)
Hirokazu KORE-EDA
Japon
141′
En plein Tokyo, quatre enfants, tous de pères différents, vivent seuls dans l'attente du retour improbable de leur mère. Pas un parent, pas un voisin ne s'en inquiète, car personne ne soupçonne leur existence. Aucun ne va à l'école. Seul l'aîné a la permission de sortir, pour aller faire les courses, subvenir aux besoins de la famille. Lorsque la mère disparaît pour de bon, laissant derrière elle un peu d'argent, les enfants s'amusent tout d'abord de cette situation incongrue: les interdits s'écroulent, la maison devient terrain de jeu, le supermarché un parc d'attraction, et la rue le lieu de toutes les aventures. Puis, livrés à eux-mêmes, forcés de se comporter en adultes dans un environnement de plus en plus hostile, ils glissent peu à peu, de manière presque imperceptible mais néanmoins inexorable, dans un état de délabrement physique et moral. Le récit est inspiré d'un fait divers réel, où le sensationnel le dispute au sordide, "l'affaire des quatre enfants abandonnés de Nishi-Sugamo ", qui bouleversa le Japon en 1988. Toutefois, "Nobody Knows" n'est pas un mélodrame. Le regard tendre porté par le réalisateur sur cette famille orpheline, qu'il a regardée vivre et évoluer physiquement pendant une année entière, empêche le film de tomber dans le pathos ou le misérabilisme, même si la noirceur de l'histoire n'est pas occultée. "Ce fait divers a suscité en moi diverses questions. La vie de ces enfants ne pouvait pas être que négative. Il devait y avoir une richesse autre que matérielle, basée sur des moments de complicité, de joie, de tristesse et d'espoir. Je ne voulais donc pas montrer "l'enfer" vu de l'extérieur, mais "la richesse" de leur vie, vue de l'intérieur ", explique-t-il. Suivant une ligne proche du documentaire, déjà présente dans "After Life", Kore-eda ne laisse certes planer aucun suspense, aucun espoir de happy end: il ne s'agit pas de savoir si les enfants vont s'en sortir, mais plutôt combien de temps ils vont tenir. Point de manichéisme non plus dans le portrait nuancé de cette mère, égoïste bien sûr, mais surtout d'une incroyable inconscience qui, lorsqu'elle apparaît à l'écran, est toujours aimante, chaleureuse et protectrice. Il reste de l'histoire originale le récit d'un équilibre précaire en train de s'effondrer, petit à petit, au fil des saisons. Extraits des dialogues: AKIRA (12 ans) : Quand nous laisseras-tu aller à l'école? LA MERE : Encore cette histoire d'école! Tu n'as pas besoin d'y aller! Il y a des tas de gens qui sont devenus célèbres et qui ne sont jamais allés à l'école. AKIRA : Qui ça? LA MERE : J'en sais rien, mais je suis sûre qu'il y en a plein. AKIRA : Tu es vraiment égoïste, maman. LA MERE : Tu as vu comment tu me parles? Tu veux savoir qui est le plus égoïste? Eh bien, c'est ton père qui est parti en me laissant toute seule.
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Pandora's Box (2008)
Yesim Ustaoglu
Turquie
109′
Lorsque Nusret disparaît de sa maison, dans les montagnes près de la Mer Noire, elle ne se doute pas qu'elle va mettre les nerfs de ses enfants à l'épreuve. Sa famille est d'ailleurs le dernier des soucis de cette vieille dame, frappée par la maladie d'Alzheimer. Et ses enfants, malgré leurs réussites sociales apparentes, vivent mal. Cette disparition en sera le révélateur, obligeant ses deux filles, Nesrin et Güzin, à se confronter au vide sidéral de leurs vies affectives, alors que Mehmet, le frère, ne peut cacher, quant à lui, ses échecs de prétendu artiste. Dans une tragicomédie au rythme enlevé, presque échevelé, à l'image de ses personnages, nous allons voir ces trois adultes courir après leur mère, et après leurs propres vies. Murat, adolescent rebelle, le fils de Nesrin, saura pourtant restaurer un lien avec cette grand-mère qu'il n'avait jamais vue. *************** Quelle belle ode à la vieillesse que ce film! Une actrice de 90 ans y crève l'écran, Tsilla Chelton, qui reçut une méritée Concha d'argent pour sa prestation, lors du 56è festival de San Sebastián. Une vieille dame qui illumine l'image, au propre comme au figuré, car chaque fois que Nusret, c'est son nom, apparaît, le soleil l'accompagne, avec les belles couleurs chaudes de l'automne dans les arbres. A l'opposé, lorsque ses filles et son fils partiront à sa recherche, ce seront des trombes d'eau et des intempéries qu'ils devront traverser pour atteindre le village. La jeune réalisatrice, Yeşim Ustaoğlu joue ainsi sur les oppositions symboliques pour donner un rythme soutenu à son récit, évitant les temps morts. Opposition de caractères, par exemple, entre cette vieille dame énergique et décidée, même si elle perd la boule, et ses enfants qui paraissent si impuissants à prendre leurs propres vies en main. La maladie d'Alzheimer n'est pas, à priori, un sujet très gai et le désarroi des personnages face à cette maladie aurait pu tourner au mélodrame larmoyant. Déjouant tous les poncifs attachés à ce genre de situation, Yeşim Ustaoğlu a, au contraire, trouvé un ton léger, relâché, pour son récit. Cette façon de dédramatiser les moments les plus forts donne une dimension profondément humaine aux personnages, laissant leurs états d'âmes s'exprimer sans pathos. On sourit souvent au long de cette tragicomédie traitant d'un sujet universel, pris de sympathie pour ces gens qui nous ressemblent tant. Avec ses escapades, la vieille Nusret aura ouvert une boîte de Pandore, mais, à l'inverse de la légende grecque, ce ne sont pas que des maux qui s'en sont échappés. L'espérance est, elle aussi, bien présente dans ce film, somme toute, optimiste pour l'avenir de l'homme. Martial Knaebel
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Yumurta - oeuf (2007)
Semih Kaplanoglu
Turquie
93′
Yusuf, un poète et libraire qui vit à Istanbul, retourne après cinq ans d'absence dans sa petite ville natale lorsqu'il apprend la mort de sa mère. Ayla, une jeune parente éloignée, l'attend dans sa maison maintenant délabrée. Ils deviennent amis. La mort de sa mère et le passé réactivé tourmentent Yusuf.
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Centaure (2017)
Aktan Abdykalykow - Arym Kubat
Kirghizistan
89′
Projectionniste dans un village des environs de Bichkek, la capitale du Kirghizistan, Centaur tente de s’opposer à ce qu’il estime être une perte des valeurs morales engendrée par le développement d’une société d’économie libérale. Aktan Arym Kubat propose encore une fois, après Le voleur de lumière, une émouvante élégie, hommage à une culture confrontée à une mutation paraissant irréversible. Centaur vit avec sa jeune femme sourde et muette et leur fils dans un village des en‑virons de Bichkek, la capitale du Kirghizistan. A Nurberdi, son fils, il raconte les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient qu’un, les premiers donnant des ailes aux seconds. Ailleurs dans le village, un mystérieux voleur s’introduit dans les écuries, y volant des chevaux, justement, pour leur rendre leur liberté. Ce geste va au-delà de la compréhension de Karabay, le riche parvenu du coin, pour qui le cheval n’a plus d’autre valeur que marchande... Qu’on ne s’y trompe pas, l’intrigue de Centaur ne tourne pas autour d’une simple opposition entre tradition, forcément bonne, et modernité, forcément mauvaise. Le propos de Arym Kubat est plus subtil, comme le sont sa mise en scène et les parcours de ses protagonistes. Centaur est lui-même projectionniste, il n’est pas fermé à la technique apportée par le progrès, sa femme est russe et Karabay, le nouveau riche, n’est pas insensible au discours de son frère de sang. Le film doit plutôt être pris comme un instantané poétique, évitant les clichés exotiques, traçant le portrait d’une société en pleine mutation, subissant des influences multiples dans une région du monde secouée par la guerre - en Afghanistan tout proche - où un Islam rigoriste tente de s’imposer. Le sérieux du propos n’empêche pourtant pas l’humour de s’immiscer dans le récit, lui donnant une légèreté bienvenue. En fait, Centaur, tourné au Kirghizistan, narrant une histoire caractéristique de la culture et de la situation politique kirghizes, développe une intrigue à la portée universelle menée de main de maître par un réalisateur qui s’impose aussi - encore une fois - comme un acteur de talent. Martial Knaebel
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Vieux chats - Gatos viejos (2011)
Sebastian Silva Pedro Peirano
Chili
86′
Isidora et Enrique forment un vieux couple de Santiago du Chili. Ils partagent leur appartement cossu avec deux chats tout aussi vieux. Leur quotidien paisible est soudain perturbé par l’annonce de la visite de leur fille Rosario. Cette arrivée impromptue ne semble pas les réjouir,bien au contraire. Il est vrai que c’est un ouragan qui s’engouffre dans leur appartement car Rosario est allergique aux poils de chat. Si ce n’était que cela. Car tout semble opposer la vieille Isidora, plutôt conservatrice et posée, et cette femme arrivant surexcitée. Dans une mise en scène réglée au cordeau, entretenant un suspens digne des meilleurs thrillers, et s’appuyant sur la performance d’un couple d’acteurs prestigieux, Gatos viejos passe sans crier gare de la comédie du fossé des générations au drame de la vieillesse et de ses déchéances. ********************** Retraite troublée Gatos viejos tient à la fois de la performance cinématographique et de la relation poignante de la perte de contrôle due à la vieillesse. La performance d’abord, puisque c’est elle qui porte la force de conviction de la seconde: il y a celle du cadre où toute la première partie se joue dans un appartement, dont l’enfermement est à l’image du rétrécissement du monde dans lequel vit la vieille dame, en raison de ses faiblesses physiques (sans l’ascenseur, trop souvent en panne, impossible pour elle de sortir) et mentales. Ce sera d’ailleurs d’abord au travers du regard étriqué d’Isidora que nous ferons la connaissance de sa fille Rosario: une vision réactionnaire de la lesbienne, droguée et irresponsable. Cette vision est tellement caricaturale qu’elle en devient comique avec cette boule de nerfs échevelée qui ne peut rester en place, qui a besoin de sa ligne toutes les cinq minutes. Il y a aussi la performance époustouflante de Bélgica Castro (90 ans! Une star du théâtre dans tout l’Amérique latine), qui campe avec une extrême sensibilité une Isidora d’abord sûre d’ellemême, puis perdant cette assurance au fur et à mesure que ses repères lui échappent, quilui interdisent de descendre les escaliers. Ce qu’elle va finir par faire pourtant, dans une scène d’anthologie au suspens à vous couper le souffle. Mais un suspens qui s’intéresse moins à l’issue finale qu’à celle de chaque mouvement de la vieille dame, marche après marche. Car la voilà à la lumière de la ville, de la réalité. Isidora n’est plus qu’une dame âgée qui présente les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer. Par contraste alors, sous cette même lumière, Rosario et son amie « Hugo » acquièrent une dimension plus humaine, moins junkie et certainement aussi plus proche de la réalité. Pedro Pereino et Sebastián Silva sont de tout jeunes réalisateurs chiliens qui confirment ici le talent qu’ils avaient déjà laissé deviner lors de leurs deux premiers films. Ils ont su trouver le ton juste et la distance adéquate pour aborder ce thème si délicat que représentent le vieillissement et la sénilité. Réussissant à filmer, presque à la loupe, le visage crevassé d’Isidora sans paraître indécents, donnant à chaque personnage une dimension profondément humaine pour, finalement, nous livrer une oeuvre parfois drôle, le plus souvent poignante, qui ne tombe jamais dans le pathos larmoyant. Tablant sur une extrême simplicité d’une dramaturgie linéaire, Gatos viejos prend la même dimension que celle du sujet qu’il traite, universelle. Martial Knaebel
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Araf (2012)
Yesim Ustaoglu
Turquie
125′
Zehra est près de sortir de l’adolescence. Autour d’elle, tout ne semble que désolation, sentiment accentué par la grisaille de l’hiver. Le tempérament joyeux de Olgun, qui ne cache pas ses sentiments pour elle, ne lui suffit pas. Elle rêve de partir ailleurs, d’une vraie vie. Mahul, un chauffeur routier habitué de la cafétéria, pourrait être celui qui l’emmènerait au loin. Peu disert, la barbe grisonnante et le chapelet de prière toujours dans la main, il est l’«homme», alors qu’Olgun n’est encore qu’un compagnon de jeu. Le réveil sera dur. Araf signifie purgatoire ou limbes en turc. Un espace entre deux, Somewhere in Between, comme l’indique le titre anglais donné au film, symbolisé parfaitement par cette station-service qui semble se trouver dans un monde parallèle, d’où l’on voit se dérouler une autre vie sur l’autoroute si proche et si lointaine à la fois. Cet «entre deux», c’est aussi ce que vivent Zehra et Olgun, pas encore adultes, mais plus tout à fait enfants. Il y a aussi la bourgade qui périclite, comme ses industries, où le temps s’est arrêté. La caméra (tenue par Michael Hammon) de la réalisatrice Yesim Ustaoglu exprime magistralement ces atmosphères d’attentes. Elle sait saisir ces attitudes ambivalentes où les personnages cherchent à sortir de leurs limbes, mais, en même temps, sont effrayés à l’idée même de les quitter. Cependant, le véritable tour de force accompli par la cinéaste tient à ceci: malgré leur aspect souvent sombre et la froideur de l’hiver anatolien, les images n’ont rien de dépressif, bien au contraire. Car des moments lumineux parsèment le récit et ces images créent un entrelacs d’émotions visuelles sublimes. Et l’empathie de la cinéaste envers ses personnages est si évidente qu’on sent très bien qu’elle ne peut pas les abandonner ainsi. Ancré dans une réalité triste Araf est en fait un film d’espoir. Martial Knaebel
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Hedi Schneider steckt fest (2015)
Sonja Heiss
Allemagne
92′
Hedi, Uli et leur fils Finn se sont bien arrangés dans la vie: ils prennent la vie comme elle vient et rêvent de ce qu'ils pourraient faire. Mais soudain Hedi reste bloquée. La première fois dans l'ascenseur, puis dans sa tête. Et, plus rien n'est comme avant.
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So Long, My Son (2019)
Xiaoshuai Wang
Chine
185′
Yaojun et sa femme Liyun vivent dans un petit port du sud de la Chine. Manifestement, ils portent le souvenir d’une douleur profonde que le temps n’a pas atténuée. Wang Xiaoshuai embrasse les quarante dernières années qui ont marqué la Chine à la suite de ce vieux couple toujours en deuil de son enfant disparu. La petite histoire pour mieux comprendre la grande, et vice-versa.
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La vie invisible d'Eurídice Gusmão (2019)
Karim Aïnouz
Brésil
139′
Deux soeurs inséparables et pourtant séparées. Tel fut le destin de Guida et Eurídice, coupées l’une de l’autre par une société patriarcale et un père autoritaire et conservateur. Bien que l’histoire se situe dans les années cinquante, Karim Aïnouz offre une oeuvre profondément contemporaine, riche en émotions, avec ces héroïnes dignes, au courage jamais pris en défaut.
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The Florida Project (2017)
Sean Baker
États-Unis
111′
Nous sommes à Orlando, dans cette Floride gorgée de soleil, où des millions de touristes dépensent des fortunes dans les innombrables parcs d’attractions. La petite Moonee, âgée de six ans, déborde d’énergie, d’envie d’aventures et d’imagination. Elle vit dans le voisinage de Disney World au Magic Castle Inn, un motel un peu délabré qui accueille plusieurs familles en rade. Halley, la très jeune mère de Moonee, se livre à des trafics douteux pour faire vivre sa petite famille. Le sévère mais gentil directeur du motel, Bobby, fait de son mieux pour les aider et éviter les catastrophes. Pendant ce temps, Moonee traîne en compagnie de sa bande de gamins intrépides et insolents dans les parages et invente des bêtises à la pelle… Avec « The Florida Project », le réalisateur indépendant américain Sean Baker (« Tangerine ») parvient à brosser, avec sensibilité et légèreté, le portrait d’une population en marge de la société américaine. Outre le très polyvalent Willem Dafoe (« Spider-Man », « Antichrist »), le casting est composé en majorité d’acteurs amateurs, ce qui confère une authenticité supplémentaire à cette étude sociale haute en couleur. Un film enchanteur sur le monde magique de l’enfance où les problèmes des adultes sont clairement quantité négligeable.
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Kuzu (2014)
Kutlug Ataman
Turquie
87′
Médine, une mère vit en dans un village en Anatolie de l'est et doit, pour pouvoir faire circoncire son fils de 5 ans, servir un mouton grillé. La famille est pauvre et le père sans travail, mais Médine est résolue de faire perdurer la tradition. Chacun doit aider à rassembler l'argent pour le mouton.
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The Harvesters (2018)
Etienne Kallos
Afrique du Sud
106′
Afrique du Sud, Free State, bastion d’une communauté blanche isolée, les Afrikaners. Dans ce monde rural et conservateur où la force et la masculinité sont les maîtres-mots, Janno est un garçon à part, frêle et réservé. Un jour, sa mère, fervente chrétienne, ramène chez eux Pieter, un orphelin des rues qu’elle a décidé de sauver, et demande à Janno de l’accepter comme un frère. Les deux garçons engagent une lutte pour le pouvoir, l’héritage et l’amour parental.
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A Tale of Three Sisters (2019)
Emin Alper
Turquie
107′
Trois sœurs n’ont qu’une envie: quitter leur village et trouver à travailler à la ville. En installant son histoire d’amour et de rivalités familiales dans un village isolé, enserré par des montagnes enneigées, Emin Alper a trouvé le parfait équilibre entre la structure dramatique du théâtre et un cinéma ample où le conte fantastique épouse naturellement la chronique réaliste.
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Sorry We Missed You (2019)
Ken Loach
Royaume-Uni
101′
Ricky vit avec sa famille à Newcastle. Depuis la crise financière de 2008, sa femme Abby et lui sont criblés de dettes. Ils arrivent à peine à joindre les deux bouts avec ses petits boulots d'artisan et son travail d'infirmière gériatrique. Malgré tout, ils rêvent d'un peu d'indépendance et de posséder leur propre maison. D'autant plus que Ricky entrevoit la possibilité d'un avenir meilleur. Il devient coursier freelance pour un service de colis: Parcels Delivered Fast. Le nom est synonyme de promesses mais Ricky se retrouve rapidement sous pression du fait du manque de temps, de la surcharge de travail et d'encore plus de problèmes financiers. Les conflits familiaux ne disparaissent pas et, pourtant, la seule chose qui compte maintenant c'est qu’ils restent tous soudés. Le grand‐maître Ken Loach est de retour – sans rien avoir perdu de sa poigne. Après avoir remporté la Palme d’or du Festival de Cannes avec son dernier film «I, Daniel Blake», il en remet une couche avec son nouvel opus. Même s’il pose un regard critique sur le système social en Angleterre, son véritable intérêt se focalise sur l’humain, sur les petits numéros dans la grande machine. Ken Loach aime ses personnages, ce qui confère leur grande humanité à ses films.
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Drôles de rôles (2019)
Verena Endtner
Suisse
88′
Que se passe-t-il lorsque les pères font plus de travail familial que les mères ? Un aperçu des familles où les rôles classiques ont été inversés. Les expériences de la réalisatrice avec les enfants se retrouvent dans le film sous forme de courtes animations parodiques.
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Qui sommes-nous? (2019)
Edgar Hagen
Suisse
99′
Comment faire face à une situation qui est différente de celle que nous avions imaginée ? Helena, une jeune fille de 19 ans et Jonas, un garçon de 11 ans, sont handicapés et ont besoin d’un soutien important de la part de leurs proches. Jour après jour, ils sont ainsi grandement aidés par leurs parents, leur famille, leur école et leur environnement. A travers ce magnifique documentaire, le réalisateur suisse Edgar Hagen accompagne Helena et Jonas dans leur vie quotidienne et décrit avec sensibilité les joies et les difficultés auxquelles ils doivent faire face. Il pose aussi la question des échanges avec leur entourage et montre que ceux-ci sont tout à fait possibles grâce à des formes de communication alternatives. En suivant le récit de ces deux jeunes personnes, nous pouvons ainsi mieux comprendre les questions profondément ancrées en chacun de nous, à savoir qui sommes-nous et comment nous définissons-nous en tant qu’êtres humains. Grâce à son approche délicate, ce film nous encourage à réfléchir à la définition de la normalité et à l’inclusion des personnes handicapées dans notre société.
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Une Seconde mere (que horas ela volta?) (2015)
Anna Muylaert
Brésil
112′
Manger dans le salon au lieu de la cuisine ou sauter dans la piscine sans raison sont des choses impensables pour Val. Depuis des années, elle s’occupe du ménage d’une famille aisée de São Paulo. Pour le fils de cette famille, elle est comme une mère. Val a dû laisser sa propre fille, Jessica, dans sa région natale. Les deux ne se sont plus vues depuis une éternité. Mais maintenant, Jessica arrive en ville pour y faire ses études et au grand désarroi de sa mère la jeune femme ne compte pas s’en tenir aux règles. Ainsi, elle ne dort pas dans la chambre de bonne avec sa mère, mais dans la chambre d’amis et quand elle a une petite faim, elle va se servir dans le frigo sans vergogne. Val est horrifiée jusqu’à ce qu’un secret, que Jessica a longtemps gardé, soit dévoilé … La réalisatrice brésilienne Anna Muylaert signe avec « Une seconde mère » une comédie universelle dont les sujets de société ne sont pas dénués de sérieux. Les personnages, dont la charismatique Val campée par une excellente Regina Casé, séduisent par leur côté attachant et sensible. Un film magnifique au récit léger, plein de moments touchants et d’humour pétillant qui a gagné le Prix du public au Festival de Berlin et le prix de la critique au Sundance Festival.
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